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29 juin 2026
Dépression, bipolarité, schizophrénie… La santé mentale, nouvel eldorado des laboratoires pharmaceutiques
Des médicaments qui marchent globalement bien… « pour 60 % à 70 % des patients. Mais les 30 % restants n’y répondent pas bien et c’est un problème majeur, explique Pierre-Michel Llorca, professeur de psychiatrie à l’université de Clermont Auvergne et membre de la fondation FondaMental. En psychiatrie, nous traitons des troubles dont nous ne connaissons souvent pas la cause précise. Certaines personnes souffrant de dépression ressentent, par exemple, beaucoup d’anxiété, d’autres sont ralenties, d’autres encore n’éprouvent plus aucun plaisir. On peut penser que les mécanismes sous-jacents sont différents. Pourtant, nous disposons des mêmes médicaments pour tous. »
Si la pharmacopée des psychiatres s’est si peu étoffée ces dernières décennies, c’est que les laboratoires se sont longtemps tenus relativement éloignés de ce champ de recherche, qu’ils considéraient comme trop risqué. Le taux de succès, s’agissant du développement d’un nouveau médicament, y est en effet « de l’ordre d’un sur dix, contre un sur six s’agissant des autres indications, souligne Bartlomiej Szabat-Iriaka, gérant santé chez Exane AM. Les principales raisons de cet écart sont simples : les patients sont très hétérogènes, les essais sur les animaux prédisent moins bien la réponse humaine, et l’efficacité est plus difficile à mesurer objectivement que dans des maladies guidées par des biomarqueurs. »
Regain d’intérêt avec de récentes découvertes scientifiques
Ces écueils n’ont pas disparu, mais les laboratoires sont de retour dans le champ de la psychiatrie. De récentes découvertes scientifiques ont suscité de leur part un regain d’intérêt pour les maladies mentales, qui touchent 20 % des Américains et des Européens.
En témoigne le rachat, en 2023, de la biotech Karuna Therapeutics par l’américain BMS, pour 14 milliards de dollars. Si le laboratoire américain a payé si cher cette société, c’est qu’elle disposait dans sa besace d’un candidat médicament, le KarXT, dont le mécanisme d’action rompt avec celui des antipsychotiques utilisés depuis trente ans. Au lieu de bloquer les récepteurs de la dopamine, ce qui occasionne des effets secondaires importants (troubles moteurs, cognitifs, prise de poids, effet sédatif…), le KarXT stimule un autre type de récepteurs (qu’on appelle les récepteurs muscariniques). À la clé : une efficacité plus grande sur les symptômes de la schizophrénie et moins d’effets secondaires. BMS ambitionne désormais d’étendre l’indication de ce médicament aux patients atteints de la maladie d’Alzheimer et souffrant à ce titre de symptômes psychotiques. Commercialisé sous le nom de Cobenfy, il n’est cependant pas encore disponible en Europe.
« Cette avancée illustre bien comment des traitements novateurs peuvent enfin voir le jour après des années de stagnation en matière d’innovation et d’échecs dans les essais cliniques dans le domaine de la santé mentale, note le cabinet Ixia dans une étude récente. Encouragés par ces résultats, biotechs et laboratoires pharmaceutiques se lancent à nouveau dans la R&D en santé mentale. »
Près de 200 molécules en développement
Plusieurs concurrents de BMS se sont engouffrés dans la brèche. En janvier 2025, Johnson & Johnson a acquis Intra-Cellular Therapies, un spécialiste des maladies des maladies mentales, pour près de 15 milliards de dollars. Intra-Cellular disposait notamment d’un médicament tout juste commercialisé et indiqué dans le traitement de la schizophrénie et de la bipolarité, le Caplyta. Depuis cette acquisition, le laboratoire américain a obtenu l’autorisation d’étendre son indication dans le traitement de la dépression sévère. L’année dernière, le Caplyta rapporté 700 millions de dollars à Johnson & Johnson.
Biogen espère encore racheter Sage Therapeutics, qui a développé un traitement contre la dépression post-partum, tandis qu’AbbVie a acquis Cerevel Therapeutics pour près de 9 milliards de dollars. Un échec dans ce dernier cas puisque la molécule développée par cette biotech a finalement échoué en phase 2. AbbVie n’en a pas moins persévéré dans le traitement des maladies mentales, et acquis en août dernier un candidat médicament contre la dépression, développé par la start-up Gilgamesh, qui présente la particularité d’être un psychédélique - une classe de médicaments qui suscite l’intérêt grandissant des laboratoires.
Enrichir la panoplie du psychiatre
L’ampleur des recherches dans le domaine des maladies mentales est encore faible comparé aux travaux menés en cancérologie. Près de 200 molécules sont néanmoins actuellement en développement, selon la société Iqvia. 20 % d’entre elles visent le traitement de la dépression, 13 % la schizophrénie et 10 % les troubles du sommeil.
« Ces nouveaux médicaments sont intéressants en ce qu’ils enrichissent la panoplie du psychiatre, estime Pierre-Michel Llorca. Nous revendiquons de disposer du plus grand nombre de molécules possible parce que, aujourd’hui, nous ne savons pas prédire laquelle fonctionnera le mieux sur tel ou tel patient. Il nous faut pouvoir les tester, de façon empirique, en attendant de pouvoir catégoriser précisément les patients comme c’est le cas en oncologie, et pratiquer une psychiatrie de précision. » Le praticien regrette dès lors que ces médicaments ne soient pour l’instant disponibles qu’aux États-Unis, pour ceux qui sont déjà sur le marché.
Dépression, bipolarité, schizophrénie… La santé mentale, nouvel eldorado des laboratoires pharmaceutiques
26 juin 2026
Santé mentale : va-t-on vraiment plus mal qu'avant ?
Jamais la santé mentale n'a autant occupé l'espace public. Au point parfois de donner le sentiment que tout vacille. Les chiffres, les spécialistes et les personnes concernées racontent pourtant une histoire plus nuancée. Décryptage.
« Les Français sont les plus gros consommateurs d'anxiolytiques en Europe. » « Les jeunes vont de plus en plus mal. » « Une personne sur six aurait connu un épisode dépressif au cours de l'année écoulée. » Dans les médias, ces titres alarmistes deviennent familiers et interrogent : allons-nous vraiment de plus en plus mal ?
Spoiler alert : ces solitudes et ces douleurs n'ont pourtant rien de nouveau. Seule la manière dont nous les racontons a changé. Ainsi, lorsque Nicolas Demorand révèle, en 2025, qu'il vit avec un trouble bipolaire, beaucoup saluent son courage. D'autres lui écrivent pour le remercier. Pas seulement parce qu'ils se reconnaissent dans sa maladie, mais parce qu'ils retrouvent dans son récit quelque chose qui nous concerne tous. Cette fatigue de devoir toujours aller bien. Cette difficulté à montrer ses fragilités. Une parole qui se libère et qui constitue une avancée incontestable. Mais elle soulève aussi une question plus troublante. Assistons-nous réellement à une aggravation sans précédent des troubles psychiques ? Ou avons-nous appris à regarder autrement nos fragilités ?
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https://informations.handicap.fr/a-sante-mentale-va-t-on-vraiment-plus-mal-qu-avant-39339.php
24 juin 2026
Autisme, TDAH, schizophrénie... Le paradoxe des troubles cognitifs et mentaux héritables ?
Si ces troubles engendrent des perturbations importantes sur la vie, pourquoi n'ont-ils pas été écartés par la sélection naturelle ?
Il est maintenant bien établi que la plupart des troubles neurodéveloppementaux - déficience intellectuelle, autisme, TDAH - et psychiatriques - schizophrénie, trouble bipolaire, etc. - ont une forte composante génétique. On sait aussi que ces troubles engendrent des perturbations importantes tout au long de la vie, des altérations des relations sociales et affectives et une diminution de la fécondité, car les personnes affectées ont, en moyenne, moins de descendants que les autres.
On devrait donc s’attendre à ce que les variants génétiques qui augmentent le risque de ces troubles fassent l’objet d’une sélection naturelle négative, c’est-à-dire qu'ils soient éliminés au fil des générations, puisqu'ils ne sont renouvelés que par de rares mutations. Ces troubles devraient donc être tout aussi rares. Or, leur prévalence se situe à au moins 1 % de la population.
Des troubles mieux considérés dans le passé ?
Pour résoudre ce paradoxe, certains chercheurs ont postulé que ces troubles n’avaient pas les mêmes effets délétères dans notre passé lointain et qu'ils étaient sans doute mieux tolérés et moins stigmatisés qu’aujourd’hui, ou qu’ils s’accompagnaient de qualités valorisées.
Par exemple, les personnes schizophrènes ayant des hallucinations étaient peut-être perçues comme communiquant avec les esprits, acquérant ainsi prestige et fonction sociale. Les personnes bipolaires étaient peut-être plus créatives que la moyenne et les personnes autistes se rendaient peut-être utiles grâce à des talents particuliers au sein de leurs intérêts restreints. Ainsi, ces troubles auraient offert des avantages adaptatifs qui contrebalançaient voire surpassaient leurs inconvénients. Et les variants génétiques y prédisposant auraient ainsi pu se maintenir dans notre génome, voire faire l’objet d’une sélection positive.
Une nouvelle étude fascinante*
Ces hypothèses ont longtemps été inaccessibles à l’investigation scientifique. Une nouvelle étude sur l’évolution récente du génome humain apporte enfin des éléments de réponse. Elle s’appuie sur deux grandes avancées scientifiques. La première est le développement des études génomiques révélant les prédispositions génétiques pour de nombreux traits et maladies, y compris pour des traits complexes comme les troubles psychiatriques.
La deuxième est le développement de techniques permettant de reconstituer et analyser l’ADN ancien, issu de restes humains âgés de centaines, de milliers et même de centaines de milliers d’années. Ensemble, ces avancées permettent d’évaluer les prédispositions génétiques chez nos lointains ancêtres et de déterminer si elles ont augmenté, diminué, ou sont restées stables.
Les résultats de cette étude fascinante montrent d’abord que, loin de la fable d’une espèce humaine libérée de l’évolution génétique depuis l’avènement de la culture, celle-ci n’a jamais cessé d’évoluer, son génome se modifiant sans discontinuer jusqu’à ce jour. Ils montrent aussi qu’au cours des 10 000 dernières années, les prédispositions génétiques pour l’intelligence générale ont fait l’objet d’une sélection positive, c'est-à-dire que leur fréquence a augmenté, alors que celles pour la schizophrénie, le trouble bipolaire ou encore le TDAH, ont fait l’objet d’une sélection négative.
Cela suggère que ces troubles ont diminué la descendance des personnes concernées tout au long des derniers millénaires, remettant en cause l’hypothèse d’un avantage adaptatif. Seul le trouble du spectre de l’autisme, au moins dans ses formes les moins sévères, échappe à ce constat, les variants génétiques associés ne semblant pas avoir subi de changements significatifs.
Notre cerveau est particulièrement sensible aux mutations
Alors, comment expliquer le paradoxe de la prévalence relativement élevée de ces troubles ? La meilleure explication est que, bien que les variants génétiques concernés soient régulièrement éliminés, ils se renouvellent constamment par l’apparition de nouvelles mutations. Certes, les mutations individuelles sont très rares, ce qui fait que la plupart des maladies génétiques sévères restent très rares. Mais le cerveau est notre organe le plus complexe, il mobilise plus du tiers de notre génome pour son développement et son fonctionnement, soit environ 7 000 gènes. Une mutation dans n’importe lequel d’entre eux est susceptible de le faire dérailler et d’engendrer des troubles cognitifs ou psychiatriques.
Cela fait de notre cerveau, notre cognition et notre santé mentale des "cibles génomiques" tellement grandes que même des mutations rares sont susceptibles de les toucher régulièrement. Ainsi, quand bien même ils font l’objet d’une sélection génétique négative, les troubles n’en finissent pas de revenir à chaque génération et se maintiennent à une prévalence relativement élevée.
Franck Ramus, chercheur au CNRS et à l’Ecole normale supérieure (Paris)
* Ancient DNA reveals pervasive directional selection across West Eurasia Nature volume 654, pages419–428 (2026)
Autisme, TDAH, schizophrénie... Le paradoxe des troubles cognitifs et mentaux héritables, par Franck Ramus – L'Express
23 juin 2026
[Décembre] : 18e Congrès de Psychiatrie du 2 au 5 décembre 2026 à Strasbourg
22 juin 2026
La difficile problématique du poids chez les patients souffrant de troubles psychiatriques sévères
La prévalence du surpoids et de l’obésité est plus importante chez les adultes souffrant de troubles mentaux sévères qu’en population générale. Les causes sont multifactorielles (hygiène de vie, effet métabolique des traitements, facteurs psychosociaux…), ce qui impose une approche globale et intégrée des soins. La surveillance pondérale constitue en particulier un élément important de la prise en charge, qui doit combiner une approche pluridisciplinaire associant aux psychiatres les médecins généralistes, les nutritionnistes et des programmes de prévention incluant de l’activité physique. Différents types d’intervention hygiéno-diététique ont été évalués à ce titre. Il s’agit le plus souvent d’interventions hebdomadaires sur 6 à 12 mois, qui reposent classiquement sur l’autosurveillance, la définition d’objectifs, une éducation nutritionnelle, et la promotion de l’activité physique. Les méta-analyses ont cependant montré un effet modeste, voire une absence d’effet, sur la perte de poids. La nécessité d’un engagement et d’une participation régulière constituent en effet des freins importants à ces interventions dans cette population.
De nouvelles approches pour favoriser la perte de poids
De nouvelles approches tentent de contourner ces obstacles, à l’instar du programme Coach-ToFit. Cet essai contrôlé randomisé a récemment évalué une intervention sur 6 mois chez des sujets atteints de schizophrénie, de troubles bipolaires ou de troubles dépressifs majeurs et obèses (IMC ≥ 30 kg/m²). Il montre qu'une intervention délivrée via une application sur téléphone, avec soutien à distance (appels téléphoniques hebdomadaires) par des patients experts formés et supervisés, permet d'obtenir une perte de poids plus importante par rapport au groupe contrôle (−3,2 vs −1,6 kg). Toutefois, après ajustement, cette différence n'atteint pas le seuil de significativité statistique (différence ajustée : −1,62 kg ; IC 95 % : −3,38 à 0,14 ; p = 0,07). Environ un tiers des patients du groupe intervention atteignent une perte de 5 % de leur poids corporel (36,6 % versus 22 % dans le groupe contrôle), sans différence significative après ajustement. En revanche, la perte d'au moins 7 % du poids corporel était significativement plus fréquente dans le groupe intervention (22,6 % versus 8,2 % ; p = 0,007), représentant une probabilité 3,9 fois plus élevée.
Une relation bidirectionnelle entre troubles mentaux et excès pondéral
Ces approches préventives sont d’autant plus importantes que l’excès de poids concerne une part importante des sujets souffrant de troubles psychiatriques sévères. Une méta-analyse basée sur 120 études dans 43 pays a montré que 25 % de ces sujets sont obèses et 60 % obèses ou en surpoids.
Inversement, les personnes obèses présentent un risque accru de troubles mentaux. Les addictions alimentaires sont notamment associées au surpoids et à l’obésité, surtout l’hyperphagie boulimique, qui touche entre 5 et 30 % des personnes obèses. La prévalence des pathologies psychiatriques augmente avec la sévérité de l’obésité. Les troubles dépressifs sont également plus fréquents chez les personnes obèses qu’en population générale, avec un risque de dépression augmenté de 55 % chez les personnes obèses et un risque d’obésité augmenté de 58 % chez les personnes dépressives. Les troubles bipolaires sont également plus fréquemment retrouvés chez les personnes obèses : un tiers des patients bipolaires souffrent d’hyperphagie boulimique. Il en va de même chez les schizophrènes : 58 % de patients obèses contre 27 % en population générale. Ce surrisque existe aussi chez les sujets atteints de trouble du déficit attentionnel avec ou sans hyperactivité (TDAH), la prévalence de l’obésité étant majorée de 70 % chez ces patients. Dans cette population psychiatrique, l’obésité est non seulement associée à une espérance de vie réduite de 15 à 25 ans, notamment du fait de pathologies cardiovasculaires, mais elle peut aussi affecter l’observance et aggraver les symptômes psychiatriques.
Ces traitements qui favorisent l’obésité
La prise de poids est un effet indésirable fréquent de nombreux psychotropes. Les antipsychotiques en particulier ont un effet obésogène : 15 à 72 % des patients traités sont concernés. La prise de poids peut être très importante, pouvant atteindre 30 à 40 kg, en particulier en début de traitement chez les sujets à indice de masse corporelle (IMC) bas, de sexe féminin et d’âge jeune.
Le risque de prise de poids est plus important avec l’olanzapine et la clozapine, moins important avec l’aripiprazole et l’amisulpride et intermédiaire pour la quétiapine et la rispéridone. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) recommande de rechercher les facteurs de risque et d’informer les patients avant initiation de traitement, puis de surveiller l’IMC au cours des premiers mois, de façon à pouvoir mettre en place rapidement des mesures hygiéno-diététiques et éventuellement un relai vers un antipsychotique moins obésogène. Cette dimension iatrogène du surpoids et de l’obésité est d’autant plus importante à prendre en compte que les patients schizophrènes ou atteints de troubles bipolaires ont une plus grande vulnérabilité : comportements plus sédentaires, alimentation déséquilibrée, tabagisme, accès plus limité aux soins, isolement social…
Cet article a d’abord été publié sur univadis.fr* qui, comme JIM, fait partie du réseau professionnel Medscape.
*La difficile problématique du poids chez les patients souffrant de troubles psychiatriques sévères | Univadis
La difficile problématique du poids chez les patients souffrant de troubles psychiatriques sévères
19 juin 2026
Baromètre des pratiques en santé mentale et en psychiatrie en France : quels constats ?
18 juin 2026
Présidentielle 2027 : participez à la consultation de France Assos Santé
France Assos Santé lance une consultation auprès de son réseau dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027.
Accès aux soins, suivi des personnes atteintes de maladies chroniques, qualité et sécurité des soins, prévention, protection sociale solidaire et universelle, soutenabilité du système, autant d’enjeux prioritaires sur lesquels France Assos Santé entend porter la voix des usagers.
L’objectif de la consultation : recueillir les attentes, propositions et témoignages des personnes concernées par les enjeux de santé afin de faire de la santé un sujet incontournable du débat public et de peser sur les politiques publiques à venir.
Votre avis compte ! En répondant à ce questionnaire, vous contribuerez directement à identifier les priorités que France Assos Santé pourra porter, au nom de ses associations membres, durant la campagne présidentielle.
Le questionnaire prend environ 20 minutes. Les réponses sont strictement anonymes et seront utilisées exclusivement pour nourrir le plaidoyer de France Assos Santé.
Lien vers le questionnaire : https://forms.office.com/e/
Date limite de réponse : 19 juin 2026
Merci par avance pour votre participation.
17 juin 2026
12 juin : C'était l'arrivée de Psycyclette !
Cet événement unique rassemble des personnes vivant avec des troubles psychiques, leurs proches, des soignants et des bénévoles autour d’un défi collectif : parcourir plusieurs centaines de kilomètres à vélo à travers la France. Au-delà de la performance sportive, l’objectif est de briser les tabous et les préjugés liés aux troubles psychiques, en allant à la rencontre des habitants lors d’étapes conviviales et festives.
L’édition 2026 en quelques chiffres :
- 2 parcours
- 8 jours de randonnée
- Environ 1200 km parcourus
Plus d'une centaine de « psycyclistes » se sont engagés dans cette aventure humaine, démontrant que le lien social et la solidarité peuvent dépasser toutes les différences.
16 juin 2026
[Podcast] : "Si besoin", le nouveau podcast de Nicolas Demorand
"Si besoin" : c'est ainsi que le personnel médical désigne les médicaments que le patient peut prendre uniquement s'il le juge utile. C'est aussi le titre choisi par Nicolas Demorand pour son nouveau podcast sur France Inter, une invitation aux auditeurs à écouter son témoignage, s'ils en ressentent le besoin.
Atteint de bipolarité qu'il avait rendue publique en mars 2025, le journaliste fait de la sensibilisation aux maladies psychiatriques un combat personnel. Dans cette série en six épisodes, il revient sur les mois qui ont suivi son départ de l'antenne, le temps passé à l'hôpital Sainte-Anne, l'aggravation de sa maladie et son parcours, à travers son propre témoignage mais aussi des entretiens avec des professionnels de santé, des soignants et des personnes touchées par des maladies psychiatriques
Si besoin est un podcast écrit par Nicolas Demorand, réalisé par Lola Costantini, préparé par Amelie Stadelman et Mathilde Khlat et mixé par Basile Beaucaire.
Écouter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/si-besoin#about
15 juin 2026
Dispositifs médicaux numériques en santé mentale : huit lauréats
Les projets lauréats sont :
• Projet PSYCHIATRY FM porté par CALLYOPE : solution fondée sur des modèles audio et l’IA pour mieux évaluer les symptômes en psychiatrie (schizophrénie, trouble bipolaire, etc.) et anticiper les rechutes.
• Projet DALIA BLOOM DPP porté par DALIA CARE : solution numérique innovante pour dépister précocement et améliorer le suivi de la dépression post-partum.
• Projet EOS RENAISSANCE porté par CLEER : plateforme numérique innovante en addictologie permettant un accompagnement personnalisé des patients et une optimisation du suivi médical grâce à l’intégration de données cliniques et médicamenteuses.
• Projet BEAM porté par SurgeCare : approche innovante combinant données multi-omiques et IA pour prédire la réponse des patients en dépression résistante et optimiser leur orientation thérapeutique.
• Projet POP10 porté par POPPINS : thérapie numérique innovante s’appuyant sur l’IA pour améliorer la prise en charge des troubles de l’apprentissage en mathématiques chez l’enfant.
• Projet LEOPAS porté par LEOPA : solution numérique innovante visant à améliorer le suivi des troubles bipolaires et à renforcer l’autonomie des patients grâce à des parcours thérapeutiques personnalisés.
• Projet MINDTRACK porté par MANITTY : dispositif médical numérique conçu pour la prévention, la détection précoce et le suivi longitudinal de la santé mentale, en particulier chez les enfants, adolescents et jeunes adultes. Il combine un suivi neurophysiologique continu en conditions de vie réelle avec des données cognitives, comportementales et psychosociales.
• Projet NEUROSCREEN porté par DEXTRAIN : solution numérique innovante combinant évaluation neurocognitive et IA pour accélérer le diagnostic précoce des troubles psychotiques.
Dispositifs médicaux numériques en santé mentale : huit lauréats - Santé Mentale
