Depuis 2022, la Fédération régionale de recherche en psychiatrie et santé mentale (Ferrepsy) Occitanie impulse, au niveau territorial, une dynamique de réduction durable du recours à l’isolement et à la contention. En fédérant les acteurs autour d’objectifs communs, en valorisant les expériences de terrain et en créant des espaces de dialogue inter-établissements, cette région fait figure de pionnière dans la structuration d’une telle politique. Cet article présente un point d’étape.
A. Salis (Ferrepsy), I. Garcia (CH Béziers), B. Le Floch Meunier (SRA Occitanie), M. Bordes (Ferrpsy),
J. J Morfoisse (SRA Occitanie), F. Olivier (Ferrepsy), R. Haoui (CH Béziers/Ferrepsy).
Les pratiques d’isolement et de contention constituent aujourd’hui un enjeu majeur pour la psychiatrie, à la croisée des impératifs cliniques et du respect des droits des patients, dans une recherche d’équilibre au cœur d’une réflexion éthique sur les soins. La loi du 22 janvier 2022 (1) a profondément modifié le cadre juridique de ces mesures, en renforçant leur encadrement et le contrôle judiciaire, tout en réaffirmant leur caractère de dernier recours.
La réduction du recours à l’isolement et à la contention constitue un axe majeur de réflexion et de recherche pour la Fédération régionale de recherche en psychiatrie et santé mentale (Ferrepsy) depuis sa création. À ce titre, la Ferrepsy a conduit plusieurs travaux, dont la première étude multicentrique menée auprès des établissements autorisés de l’ex Midi-Pyrénées (2), une étude qualitative portant sur le vécu des patients (3), ainsi qu’une étude multicentrique en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, dont les résultats font actuellement l’objet d’un article en cours de rédaction.
C’est dans ce contexte que l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie a confié à la Ferrepsy, à la Structure Régionale d’Appui à la qualité et à la sécurité des soins (SRA) Occitanie une mission régionale inédite. Elle vise à coordonner et à accompagner des établissements autorisés à réaliser des soins sans consentement, afin de réduire durablement le recours à l’isolement et à la contention sur l’ensemble du territoire occitan.
La démarche régionale s’articule autour de quatre grandes étapes : la création d’une dynamique collective regroupant les établissements et les professionnels de terrain, la réalisation d’une enquête régionale pour objectiver et analyser les pratiques, le recueil d’indicateurs partagés et le déploiement progressif d’une Évaluation des Pratiques Professionnelles (EPP) régionale, destinée à structurer l’amélioration continue. Cette organisation permet de combiner animation territoriale, partage de savoir-faire, échanges inter-établissements et évaluation formalisée des pratiques, en cohérence avec les recommandations nationales et les objectifs de moindre recours à l’isolement et à la contention.
Une mission régionale structurante et fédératrice
Conduite depuis octobre 2022, cette mission a pour ambition d’animer et de structurer une communauté régionale de référents et de binômes soignants impliqués dans la mise en place des stratégies de moindre recours « isolement/contention » au sein des établissements.
Vingt-et-un établissements, couvrant l’ensemble de la région Occitanie, ont été mobilisés, avec la participation d’environnement 150 professionnels tout au long du projet, en tenant compte du turn-over des équipes.
Découvrez la Journée Régionale d’échange moindre recours isolement et contention, Ferrepsy Occitanie, en vidéo.
1 – Article 17 – LOI n° 2022-46 du 22 janvier 2022 renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique, Légifrance, en ligne: https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000045062872
2 – J.L. Senon, R. Carré, S. Porteau, A. Clénet, V. Dujardin, R. Haoui, Contention en psychiatrie : de nouvelles approches pour mieux la comprendre – Epidémiologie de la contention : première étude en France sur 13 établissements psychiatriques (Ferrepsy-Occitanie), French Journal of Psychiatry, https://doi.org/10.1016/S2590-2415(19)30012-1.
3 – Carré, R., Moncany, A.-H., Schmitt, L. et Haoui, R. (2017). Contention physique en psychiatrie : étude qualitative du vécu des patients. L’information psychiatrique, 93(5), 393-397. https://doi.org/10.1684/ipe.2017.1644
(…) Un article à télécharger gratuitement en pdf
L'Occitanie s'engage collectivement pour réduire les pratiques d'isolement et de contention - Santé Mentale
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21 février 2026
20 février 2026
Rencontre avec Charles Nécol, président de la Coordination régionale Santé mentale France Grand Est
Au fil des années, il a renforcé son engagement dans une dynamique collective et fédérative, au sein de Santé mentale France. Il anime un territoire vaste qui impose d’inventer des modes de fonctionnement adaptés, tout en maintenant des temps forts fédérateurs, comme les Ateliers du Rétablissement en Santé mentale, organisés tous les deux ans.
Son action témoigne d’un attachement constant à l’ancrage territorial et d’une volonté de décloisonner les pratiques, en articulant le local et le national. Il défend avec conviction une santé mentale fondée sur les droits, la citoyenneté, le pouvoir d’agir et la participation des personnes concernées, considérant leur parole comme un levier essentiel pour orienter les démarches et transformer durablement les pratiques.
Lire l’interview complète
Son action témoigne d’un attachement constant à l’ancrage territorial et d’une volonté de décloisonner les pratiques, en articulant le local et le national. Il défend avec conviction une santé mentale fondée sur les droits, la citoyenneté, le pouvoir d’agir et la participation des personnes concernées, considérant leur parole comme un levier essentiel pour orienter les démarches et transformer durablement les pratiques.
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19 février 2026
Ne pas confondre maladie psychiatrique et radicalisation !
Publié le 10 février 2026
Dans un communiqué commun, des associations d’usagers et de professionnels de la psychiatrie s’insurgent contre une nouvelle proposition de loi qui envisage le recours systématique à la psychiatrie pour traiter la radicalisation violente de certains sujets étrangers sous Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Selon eux, cette dérive législative crée la confusion entre maladie psychiatrique et radicalisation et va à l’encontre des recommandations de bonnes pratiques médicales de l’Haute autorité de santé.
Les professionnels de terrain, les chercheurs et les experts souhaitent alerter sur les dangers de la Proposition de loi (PPL) visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat, n° 2180, déposée le mardi 2 décembre 2025, notamment sur la confusion véhiculée entre radicalisation et troubles psychiatriques, et sur les conséquences potentiellement désastreuses sur le système de soins psychiatriques d’une part et la sécurité de la société dans son ensemble d’autre part.
En préambule, si la PPL s’appuie sur 2 exemples dramatiques qui nécessitent une réflexion approfondie sur le devenir des personnes sous Obligation de quitter le territoire français (OQTF), rappelons qu’à ce jour aucune étude ne montre de lien entre maladie mentale et terrorisme. En outre, le deuxième crime mentionné ne concerne pas une problématique terroriste mais une problématique de violence sexuelle, qui, si elle n’est pas moins dramatique, appelle des réponses différentes (cf audition au Sénat).
Cette nouvelle proposition de loi envisage le recours systématique à la psychiatrie pour traiter la radicalisation violente de certains sujets étrangers sous OQTF. Il existe déjà des dispositifs d’évaluation au niveau départemental et national spécifiquement dédiés aux personnes radicalisées, dans lesquels des psychiatres interviennent, précisément afin d’identifier les rares situations relevant de soins psychiatriques :
-Les groupes d’évaluation départementaux (GED),
-Les dispositifs régionaux d’appui et de soutien des professionnels (CRESAM),
-L’unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT) au niveau national.
Lorsque la dangerosité d’un individu est en lien avec une pathologie psychiatrique, la loi permet déjà d’imposer une hospitalisation sous contrainte par arrêté municipal (en urgence) ou préfectoral (mesure de soins sans consentement sur décision du représentant de l’Etat), sur la base d’un certificat médical, et ce sans attendre un passage à l’acte.
Cependant, comme déjà souligné lors de plusieurs auditions de professionnels et d’experts de la psychiatrie devant le Sénat (en matière de violences sexuelles notamment), par définition et hors situation d’urgence, aucun parcours de soin cohérent ne peut être déployé pour une personne sous OQTF, dans l’incertitude permanente d’une expulsion à venir, rendant par là même inefficace la perspective d’un soin contribuant à la réduction des risques de violence pour des sujets malades.
Cette nouvelle PPL propose donc des réponses à forte puissance symbolique avec des effets contre-productif sur le plan global et systémique, puisque affaiblissant encore l’offre de soins pour les personnes qui en relèvent réellement. Cette approche détourne également l’attention sur les réels leviers et les nombreux problèmes qui alimentent ces parcours et aggravent le risque de commettre des actes violents (destruction du filet social, précarisation administrative des individus, solitude, addictions, désinsertion, etc…).
Enfin, plutôt que de subir avec la population générale, une dégradation du cadre de vie et des injonctions paradoxales, les professionnels de terrain, les chercheurs et les experts, qui restent attachés à la prévention des actes terroristes et à la sécurité publique, rappellent que la psychiatrie ne doit pas être instrumentalisée comme un outil de gestion de la dangerosité ou de la politique migratoire. Ils réaffirment leur volonté de contribuer au plus près du législateur et des pouvoirs publics à l’évolution d’un cadre législatif et sanitaire à la fois cohérent et efficient.
Ne pas confondre maladie psychiatrique et radicalisation ! - Santé Mentale
Dans un communiqué commun, des associations d’usagers et de professionnels de la psychiatrie s’insurgent contre une nouvelle proposition de loi qui envisage le recours systématique à la psychiatrie pour traiter la radicalisation violente de certains sujets étrangers sous Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Selon eux, cette dérive législative crée la confusion entre maladie psychiatrique et radicalisation et va à l’encontre des recommandations de bonnes pratiques médicales de l’Haute autorité de santé.
Les professionnels de terrain, les chercheurs et les experts souhaitent alerter sur les dangers de la Proposition de loi (PPL) visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat, n° 2180, déposée le mardi 2 décembre 2025, notamment sur la confusion véhiculée entre radicalisation et troubles psychiatriques, et sur les conséquences potentiellement désastreuses sur le système de soins psychiatriques d’une part et la sécurité de la société dans son ensemble d’autre part.
En préambule, si la PPL s’appuie sur 2 exemples dramatiques qui nécessitent une réflexion approfondie sur le devenir des personnes sous Obligation de quitter le territoire français (OQTF), rappelons qu’à ce jour aucune étude ne montre de lien entre maladie mentale et terrorisme. En outre, le deuxième crime mentionné ne concerne pas une problématique terroriste mais une problématique de violence sexuelle, qui, si elle n’est pas moins dramatique, appelle des réponses différentes (cf audition au Sénat).
Cette nouvelle proposition de loi envisage le recours systématique à la psychiatrie pour traiter la radicalisation violente de certains sujets étrangers sous OQTF. Il existe déjà des dispositifs d’évaluation au niveau départemental et national spécifiquement dédiés aux personnes radicalisées, dans lesquels des psychiatres interviennent, précisément afin d’identifier les rares situations relevant de soins psychiatriques :
-Les groupes d’évaluation départementaux (GED),
-Les dispositifs régionaux d’appui et de soutien des professionnels (CRESAM),
-L’unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT) au niveau national.
Lorsque la dangerosité d’un individu est en lien avec une pathologie psychiatrique, la loi permet déjà d’imposer une hospitalisation sous contrainte par arrêté municipal (en urgence) ou préfectoral (mesure de soins sans consentement sur décision du représentant de l’Etat), sur la base d’un certificat médical, et ce sans attendre un passage à l’acte.
Cependant, comme déjà souligné lors de plusieurs auditions de professionnels et d’experts de la psychiatrie devant le Sénat (en matière de violences sexuelles notamment), par définition et hors situation d’urgence, aucun parcours de soin cohérent ne peut être déployé pour une personne sous OQTF, dans l’incertitude permanente d’une expulsion à venir, rendant par là même inefficace la perspective d’un soin contribuant à la réduction des risques de violence pour des sujets malades.
Cette nouvelle PPL propose donc des réponses à forte puissance symbolique avec des effets contre-productif sur le plan global et systémique, puisque affaiblissant encore l’offre de soins pour les personnes qui en relèvent réellement. Cette approche détourne également l’attention sur les réels leviers et les nombreux problèmes qui alimentent ces parcours et aggravent le risque de commettre des actes violents (destruction du filet social, précarisation administrative des individus, solitude, addictions, désinsertion, etc…).
Enfin, plutôt que de subir avec la population générale, une dégradation du cadre de vie et des injonctions paradoxales, les professionnels de terrain, les chercheurs et les experts, qui restent attachés à la prévention des actes terroristes et à la sécurité publique, rappellent que la psychiatrie ne doit pas être instrumentalisée comme un outil de gestion de la dangerosité ou de la politique migratoire. Ils réaffirment leur volonté de contribuer au plus près du législateur et des pouvoirs publics à l’évolution d’un cadre législatif et sanitaire à la fois cohérent et efficient.
Ne pas confondre maladie psychiatrique et radicalisation ! - Santé Mentale
18 février 2026
Démission du Délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie : le Collectif Santé mentale Grande Cause nationale demande des garanties claires sur la future gouvernance
Alors que la santé mentale a de nouveau été proclamée Grande Cause Nationale pour 2026, la démission du Délégué ministériel chargé de la santé mentale et de la psychiatrie est intervenue sans préparation ni visibilité sur les modalités de continuité du pilotage national.
Le Premier ministre vient d’annoncer la tenue prochaine d’un Comité interministériel ainsi que la nomination d’un nouveau Délégué, à ce jour non encore effective. Le Collectif Santé mentale Grande Cause nationale, interlocuteur incontournable du secteur représentant plus de 3 400 organisations, s’il prend acte de ces annonces nécessaires, redoute pour autant un pilotage à vue de cette Grande cause. C’est pourquoi elles doivent désormais se traduire par des garanties concrètes sur la gouvernance qui sera mise en place. Le Collectif juge indispensable quatre garanties structurantes :
● Un pilotage national fort et durable : une autorité clairement identifiée, dotée de moyens et d’une légitimité suffisante pour garantir la construction, la mise en œuvre, la cohérence et la continuité de la stratégie nationale de santé mentale.
● Une coordination interministérielle : une mobilisation structurée de l'ensemble des ministères qui intègre effectivement la santé mentale dans l’ensemble des politiques publiques (éducation, travail, logement, justice, jeunesse, solidarités, budget, etc.)
● Une gouvernance nationale concertée et participative : un pilotage associant durablement partenaires, professionnels et personnes concernées, dans une logique de transparence et de co-construction.
● Une déclinaison territoriale structurée : la mise en place et le renforcement de gouvernances régionales et infra-régionales clairement identifiées, capables d’assurer ces mêmes exigences de transversalité, de participation et de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé mentale. Cette gouvernance devra être pleinement ancrée dans une approche de santé publique. Le collectif sera particulièrement vigilant à ce qu'elle ne soit pas subordonnée à d’autres logiques, notamment sécuritaires. Le Collectif Grande Cause appelle désormais le Gouvernement à transformer rapidement ses annonces en décisions concrètes et à garantir un pilotage à la hauteur du renouvellement de la Grande Cause Nationale et des enjeux d’amélioration durable de la santé mentale des populations.
Démission du Délégué ministériel à la santé mentale : réaction du Collectif Grande Cause nationale - Santé mentale France
● Un pilotage national fort et durable : une autorité clairement identifiée, dotée de moyens et d’une légitimité suffisante pour garantir la construction, la mise en œuvre, la cohérence et la continuité de la stratégie nationale de santé mentale.
● Une coordination interministérielle : une mobilisation structurée de l'ensemble des ministères qui intègre effectivement la santé mentale dans l’ensemble des politiques publiques (éducation, travail, logement, justice, jeunesse, solidarités, budget, etc.)
● Une gouvernance nationale concertée et participative : un pilotage associant durablement partenaires, professionnels et personnes concernées, dans une logique de transparence et de co-construction.
● Une déclinaison territoriale structurée : la mise en place et le renforcement de gouvernances régionales et infra-régionales clairement identifiées, capables d’assurer ces mêmes exigences de transversalité, de participation et de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé mentale. Cette gouvernance devra être pleinement ancrée dans une approche de santé publique. Le collectif sera particulièrement vigilant à ce qu'elle ne soit pas subordonnée à d’autres logiques, notamment sécuritaires. Le Collectif Grande Cause appelle désormais le Gouvernement à transformer rapidement ses annonces en décisions concrètes et à garantir un pilotage à la hauteur du renouvellement de la Grande Cause Nationale et des enjeux d’amélioration durable de la santé mentale des populations.
Démission du Délégué ministériel à la santé mentale : réaction du Collectif Grande Cause nationale - Santé mentale France
17 février 2026
Centres Experts : un réseau national pour améliorer la prise en charge des patients et des aidants
Qu’est-ce qu’un Centre Expert ?
Un réseau national pour améliorer la prise en charge des patients et des aidants
Pour renforcer la qualité et l’efficacité de la prise en charge, la Fondation FondaMental a conçu et coordonne les Centres Experts. Hébergés au sein de services hospitaliers (sectorisés ou universitaires) partout en France, ces les Centres Experts proposent des bilans diagnostiques pluridisciplinaires, spécialisés, exhaustifs et standardisés. Ils permettent d’établir une évaluation précise et de formuler des recommandations thérapeutiques personnalisées.
Les Centres Experts couvrent quatre pathologies
- Bilan Dépressions résistantes
- Bilan Schizophrénie
- Bilan Troubles bipolaires
- Bilan Troubles du spectre de l’autisme
Tous les Centres Experts utilisent les mêmes outils d’évaluation, adaptés à chaque pathologie, et collaborent en mettant en commun les données recueillies. Les données cliniques et biologiques des patients consentants sont ainsi analysées, ouvrant la voie à la psychiatrie de précision, une approche innovante et individualisée de la psychiatrie de demain.
Les conditions d’accès en Centre Expert
Les Centres Experts s’adressent :
- aux patients déjà diagnostiqués,
- mais aussi aux personnes chez qui un trouble est suspecté et qui souhaitent bénéficier d’une évaluation diagnostique approfondie.
Les modalités d’accès
Les Centres Experts reçoivent uniquement sur demande écrite d’un psychiatre référent, transmise
En orientant son patient vers un Centre Expert, le psychiatre bénéficie d’un regard extérieur et de l’expertise pluridisciplinaire de l’équipe. Dans certains cas, l’adressage peut également être effectué par un médecin généraliste, mais cette possibilité dépend des Centres : il est donc recommandé de vérifier directement auprès du Centre le plus proche.
Contribution des patients à la recherche
Les patients reçus en consultation participent directement aux progrès de la recherche et contribuent à enrichir les connaissances sur leur maladie. L’analyse des données cliniques anonymisées permet d’étudier les facteurs de risque, l’évolution des pathologies et l’efficacité des traitements. Selon les cas, les patients peuvent également participer à des projets de recherche spécifiques.
Les Centres Experts | Maladies Mentales | Fondation FondaMental
Un réseau national pour améliorer la prise en charge des patients et des aidants
Pour renforcer la qualité et l’efficacité de la prise en charge, la Fondation FondaMental a conçu et coordonne les Centres Experts. Hébergés au sein de services hospitaliers (sectorisés ou universitaires) partout en France, ces les Centres Experts proposent des bilans diagnostiques pluridisciplinaires, spécialisés, exhaustifs et standardisés. Ils permettent d’établir une évaluation précise et de formuler des recommandations thérapeutiques personnalisées.
Les Centres Experts couvrent quatre pathologies
- Bilan Dépressions résistantes
- Bilan Schizophrénie
- Bilan Troubles bipolaires
- Bilan Troubles du spectre de l’autisme
Tous les Centres Experts utilisent les mêmes outils d’évaluation, adaptés à chaque pathologie, et collaborent en mettant en commun les données recueillies. Les données cliniques et biologiques des patients consentants sont ainsi analysées, ouvrant la voie à la psychiatrie de précision, une approche innovante et individualisée de la psychiatrie de demain.
Les conditions d’accès en Centre Expert
Les Centres Experts s’adressent :
- aux patients déjà diagnostiqués,
- mais aussi aux personnes chez qui un trouble est suspecté et qui souhaitent bénéficier d’une évaluation diagnostique approfondie.
Les modalités d’accès
Les Centres Experts reçoivent uniquement sur demande écrite d’un psychiatre référent, transmise
En orientant son patient vers un Centre Expert, le psychiatre bénéficie d’un regard extérieur et de l’expertise pluridisciplinaire de l’équipe. Dans certains cas, l’adressage peut également être effectué par un médecin généraliste, mais cette possibilité dépend des Centres : il est donc recommandé de vérifier directement auprès du Centre le plus proche.
Contribution des patients à la recherche
Les patients reçus en consultation participent directement aux progrès de la recherche et contribuent à enrichir les connaissances sur leur maladie. L’analyse des données cliniques anonymisées permet d’étudier les facteurs de risque, l’évolution des pathologies et l’efficacité des traitements. Selon les cas, les patients peuvent également participer à des projets de recherche spécifiques.
Les Centres Experts | Maladies Mentales | Fondation FondaMental
16 février 2026
Non, un régime riche en gras ne soigne pas la schizophrénie !
Publié le mardi 10 février 2026
C’est la dernière allégation du ministre de la santé américain Robert F. Kennedy Jr. Si ce régime dit cétogène a démontré un intérêt dans certaines formes d'épilepsie, les données restent aujourd’hui beaucoup trop préliminaires concernant la schizophrénie.
Avec Boris Chaumette, psychiatre et enseignant-chercheur à l’Université Paris Cité, à l’INSERM et à l’Institut Robert-Debré du Cerveau de l'Enfant
Derrière ce nom de cétogène se cache un régime - et c’est un peu contre intuitif - un régime riche en graisses. Il consiste à réduire drastiquement les glucides, sucre, riz, pâtes, mais aussi une bonne partie des légumes et fruits, au profit de beaucoup de gras.
Un régime très gras utilisé dans certains cas d'épilepsie
Puisqu’il n’y a plus de glucides, le corps doit changer son métabolisme et se servir des graisses plutôt que le glucose comme carburant, c’est ce qu’on appelle la cétose. Évacuons d’emblée la question de la perte de poids, ce n’est pas un régime recommandé comme stratégie durable à ce niveau-là. En revanche, il est vrai qu’il a été étudié dans certaines pathologies neurologiques, notamment l’épilepsie.
Le psychiatre Boris Chaumette explique que le régime cétogène modifie profondément les voies du métabolisme en changeant le carburant énergétique des cellules, notamment au niveau des mitochondries qui sont nos usines énergétiques. « Quand les mitochondries sont dysfonctionnelles, elles peuvent générer du stress oxydatif et favoriser la mort cellulaire. Donc une des vertus du régime cétogène, c'est d'éviter cette mitochondrie et que les nutriments aillent dans d'autres voies et donc ne passent pas par cette usine défectueuse ». En fournissant une source d’énergie alternative, le régime cétogène peut réduire ce stress dans ces pathologies et a montré des bénéfices cliniques dans certaines formes d’épilepsie pharmacorésistantes. Pour l’une d’entre elle d’ailleurs, le déficit en GLUT1, c’est même un traitement de référence.
Pour la schizophrénie, une surinterprétation de résultats extrêmement limités
Pour une fraction de patients atteints de schizophrénie cette fois, certains scientifiques soupçonnent des anomalies de la mitochondrie, c’est ce parallèle qui a conduit à faire du régime cétogène une piste actuelle de recherche. Mais, évidemment, il y un « mais »... Kennedy, dans sa prise de parole au Tennessee State Capitol mercredi dernier, évoque les travaux récents d’un chercheur, vraisemblablement Christopher Palmer. Ce scientifique a bien publié une étude en juin 2019 dans Schizophrenia Research mais elle concerne seulement 2 patients.
Pour Boris Chaumette, ces observations restent largement insuffisantes pour tirer des conclusions générales : « Des patients qui bénéficient de certaines approches, ça c'est toujours intéressant, mais ça ne fait pas une loi pour autant. » De plus, l'étude est un rapport de cas et elle a été menée sans protocole en double aveugle. Ce qui signifie que patient et médecin connaisse la nature du traitement, ce qui expose à des biais. Il faudrait répliquer les résultats, déterminer à qui s'adresse vraiment ce type de régime et poursuivre les études. Des essais cliniques sont actuellement en cours pour évaluer rigoureusement cette piste. Mais à ce stade, selon Boris Chaumette, présenter le régime cétogène comme un traitement relève d'une « surinterprétation de résultats extrêmement limités. »
Des recommandations nutritionnelles à contre-courant
Ces déclarations s’inscrivent dans une vision plus large défendue par Robert F. Kennedy Jr pour sa campagne « Take Back Your Health », soit « Reprenez en main votre santé ». Le ministre de la santé affiche une recherche permanente de causes extérieures à des maladies dont la part génétique et biologique est importante, comme on l’a vu dans ses prises de position sur les vaccins et l’autisme. Et puis, on note également la présence d’un discours nutritionnel qui encourage une alimentation très riche en graisses animales, aux antipodes des recommandations de ces dernières décennies.
Peut-être qu’un jour, pour des profils très spécifiques de patients, le régime cétogène pourrait devenir un outil. C’est la logique de la médecine personnalisée ou de précision. Mais le régime cétogène ne soignera certainement jamais cette maladie. La schizophrénie est une pathologie chronique. Et si les traitements actuels améliorent nettement la santé et le quotidien des patients, on n’en guérit pas pour autant. La chronique est à écouter pour entendre l'intégralité des explications de Boris Chaumette.
Non, un régime riche en gras ne soigne pas la schizophrénie | France Culture
C’est la dernière allégation du ministre de la santé américain Robert F. Kennedy Jr. Si ce régime dit cétogène a démontré un intérêt dans certaines formes d'épilepsie, les données restent aujourd’hui beaucoup trop préliminaires concernant la schizophrénie.
Avec Boris Chaumette, psychiatre et enseignant-chercheur à l’Université Paris Cité, à l’INSERM et à l’Institut Robert-Debré du Cerveau de l'Enfant
Derrière ce nom de cétogène se cache un régime - et c’est un peu contre intuitif - un régime riche en graisses. Il consiste à réduire drastiquement les glucides, sucre, riz, pâtes, mais aussi une bonne partie des légumes et fruits, au profit de beaucoup de gras.
Un régime très gras utilisé dans certains cas d'épilepsie
Puisqu’il n’y a plus de glucides, le corps doit changer son métabolisme et se servir des graisses plutôt que le glucose comme carburant, c’est ce qu’on appelle la cétose. Évacuons d’emblée la question de la perte de poids, ce n’est pas un régime recommandé comme stratégie durable à ce niveau-là. En revanche, il est vrai qu’il a été étudié dans certaines pathologies neurologiques, notamment l’épilepsie.
Le psychiatre Boris Chaumette explique que le régime cétogène modifie profondément les voies du métabolisme en changeant le carburant énergétique des cellules, notamment au niveau des mitochondries qui sont nos usines énergétiques. « Quand les mitochondries sont dysfonctionnelles, elles peuvent générer du stress oxydatif et favoriser la mort cellulaire. Donc une des vertus du régime cétogène, c'est d'éviter cette mitochondrie et que les nutriments aillent dans d'autres voies et donc ne passent pas par cette usine défectueuse ». En fournissant une source d’énergie alternative, le régime cétogène peut réduire ce stress dans ces pathologies et a montré des bénéfices cliniques dans certaines formes d’épilepsie pharmacorésistantes. Pour l’une d’entre elle d’ailleurs, le déficit en GLUT1, c’est même un traitement de référence.
Pour la schizophrénie, une surinterprétation de résultats extrêmement limités
Pour une fraction de patients atteints de schizophrénie cette fois, certains scientifiques soupçonnent des anomalies de la mitochondrie, c’est ce parallèle qui a conduit à faire du régime cétogène une piste actuelle de recherche. Mais, évidemment, il y un « mais »... Kennedy, dans sa prise de parole au Tennessee State Capitol mercredi dernier, évoque les travaux récents d’un chercheur, vraisemblablement Christopher Palmer. Ce scientifique a bien publié une étude en juin 2019 dans Schizophrenia Research mais elle concerne seulement 2 patients.
Pour Boris Chaumette, ces observations restent largement insuffisantes pour tirer des conclusions générales : « Des patients qui bénéficient de certaines approches, ça c'est toujours intéressant, mais ça ne fait pas une loi pour autant. » De plus, l'étude est un rapport de cas et elle a été menée sans protocole en double aveugle. Ce qui signifie que patient et médecin connaisse la nature du traitement, ce qui expose à des biais. Il faudrait répliquer les résultats, déterminer à qui s'adresse vraiment ce type de régime et poursuivre les études. Des essais cliniques sont actuellement en cours pour évaluer rigoureusement cette piste. Mais à ce stade, selon Boris Chaumette, présenter le régime cétogène comme un traitement relève d'une « surinterprétation de résultats extrêmement limités. »
Des recommandations nutritionnelles à contre-courant
Ces déclarations s’inscrivent dans une vision plus large défendue par Robert F. Kennedy Jr pour sa campagne « Take Back Your Health », soit « Reprenez en main votre santé ». Le ministre de la santé affiche une recherche permanente de causes extérieures à des maladies dont la part génétique et biologique est importante, comme on l’a vu dans ses prises de position sur les vaccins et l’autisme. Et puis, on note également la présence d’un discours nutritionnel qui encourage une alimentation très riche en graisses animales, aux antipodes des recommandations de ces dernières décennies.
Peut-être qu’un jour, pour des profils très spécifiques de patients, le régime cétogène pourrait devenir un outil. C’est la logique de la médecine personnalisée ou de précision. Mais le régime cétogène ne soignera certainement jamais cette maladie. La schizophrénie est une pathologie chronique. Et si les traitements actuels améliorent nettement la santé et le quotidien des patients, on n’en guérit pas pour autant. La chronique est à écouter pour entendre l'intégralité des explications de Boris Chaumette.
Non, un régime riche en gras ne soigne pas la schizophrénie | France Culture
15 février 2026
Transformer la prison en réponse à la souffrance psychique est une impasse clinique, éthique et politique
TRIBUNE
Avec la création d’établissements pénitentiaires spécifiques pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques, la maladie mentale est traitée comme un facteur de danger plutôt que comme une souffrance à accompagner, déplore un collectif de psychiatres et de magistrats, dans une tribune au « Monde ».
Publié le 04 février 2026
Alors que le gouvernement a proclamé 2025 « année de la santé mentale » et a décidé de la prolonger en 2026, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, propose de créer des établissements pénitentiaires spécifiquement destinés aux personnes incarcérées souffrant de troubles psychiatriques. Ce choix, parce qu’il inscrit la prise en charge dans un cadre carcéral, dans un contexte où la psychiatrie publique de droit commun est profondément fragilisée, place d’emblée la souffrance psychique sous une logique de gestion du risque plutôt que dans celle du soin. Il ne s’agit pas ici de nier la souffrance des prisons françaises, ni de céder à la tentation d’opposer la sécurité aux soins. Il s’agit d’expliquer pourquoi la proposition avancée constitue une entrave au principe du soin, mission essentielle d’Etat.
L’idée avancée paraît simple : regrouper ces personnes dans un même lieu permettrait de mieux les prendre en charge. Mais c’est précisément cette inversion qui pose problème. Dès lors que le cadre est pénitentiaire, la maladie mentale est traitée comme un facteur de danger à organiser plutôt que comme une souffrance à accompagner. C’est d’ailleurs une tension qui encombre chaque jour les soignants en milieu pénitentiaire, dans les dispositifs de soins psychiatriques implantés dans les prisons, comme dans les neuf unités hospitalières spécialement aménagées.
La simple phrase : « Avez-vous bien pris votre traitement ? », prononcée en prison dans un quotidien rythmé par l’enfermement, les contrôles et les mesures d’ordre risque systématiquement d’éloigner la personne détenue du soin en l’associant à ces enjeux judiciaires. Cela risque également de fragiliser l’établissement d’une confiance et d’empêcher ainsi la mise en place d’une réelle alliance thérapeutique avec les soignants, ces derniers ayant pour mission principale l’apaisement d’une souffrance personnelle...
« Transformer la prison en réponse à la souffrance psychique est une impasse clinique, éthique et politique »
Avec la création d’établissements pénitentiaires spécifiques pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques, la maladie mentale est traitée comme un facteur de danger plutôt que comme une souffrance à accompagner, déplore un collectif de psychiatres et de magistrats, dans une tribune au « Monde ».
Publié le 04 février 2026
Alors que le gouvernement a proclamé 2025 « année de la santé mentale » et a décidé de la prolonger en 2026, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, propose de créer des établissements pénitentiaires spécifiquement destinés aux personnes incarcérées souffrant de troubles psychiatriques. Ce choix, parce qu’il inscrit la prise en charge dans un cadre carcéral, dans un contexte où la psychiatrie publique de droit commun est profondément fragilisée, place d’emblée la souffrance psychique sous une logique de gestion du risque plutôt que dans celle du soin. Il ne s’agit pas ici de nier la souffrance des prisons françaises, ni de céder à la tentation d’opposer la sécurité aux soins. Il s’agit d’expliquer pourquoi la proposition avancée constitue une entrave au principe du soin, mission essentielle d’Etat.
L’idée avancée paraît simple : regrouper ces personnes dans un même lieu permettrait de mieux les prendre en charge. Mais c’est précisément cette inversion qui pose problème. Dès lors que le cadre est pénitentiaire, la maladie mentale est traitée comme un facteur de danger à organiser plutôt que comme une souffrance à accompagner. C’est d’ailleurs une tension qui encombre chaque jour les soignants en milieu pénitentiaire, dans les dispositifs de soins psychiatriques implantés dans les prisons, comme dans les neuf unités hospitalières spécialement aménagées.
La simple phrase : « Avez-vous bien pris votre traitement ? », prononcée en prison dans un quotidien rythmé par l’enfermement, les contrôles et les mesures d’ordre risque systématiquement d’éloigner la personne détenue du soin en l’associant à ces enjeux judiciaires. Cela risque également de fragiliser l’établissement d’une confiance et d’empêcher ainsi la mise en place d’une réelle alliance thérapeutique avec les soignants, ces derniers ayant pour mission principale l’apaisement d’une souffrance personnelle...
« Transformer la prison en réponse à la souffrance psychique est une impasse clinique, éthique et politique »
14 février 2026
Psychik : le podcast consacré à la santé mentale
Laurent Karila, professeur de médecine, psychiatre et addictologue, expert régulier aux côtés de Faustine Bollaert dans Ça Commence Aujourd’hui sur France 2, vous propose de découvrir PSYCHIK, son nouveau podcast consacré à la SANTE MENTALE
Voir tous les épisodes :
Laurent Karila : Psychik | France TV
Laurent Karila : Psychik | France TV
12 février 2026
L'effectivité des voies de recours en psychiatrie
La Contrôleure générale des lieux de privation de liberté publie un rapport thématique sur
"L'effectivité des voies de recours en psychiatrie".
Publié le 22/01/2026
Depuis le début des années 2010, des décisions du Conseil constitutionnel ont progressivement contraint le législateur à renforcer l’encadrement du recours aux soins psychiatriques sans consentement et à le soumettre à un contrôle juridictionnel. Par la suite, une définition du recours à l’isolement et à la contention en psychiatrie a été inscrite dans le code de la santé publique et ces mesures ont également été soumises au contrôle du juge.
En France, en 2022, 285 947 personnes majeures ont été hospitalisées à temps plein en psychiatrie, dont 76 000 sans leur consentement. Lors de ses visites, le CGLPL constate de nombreuses atteintes aux droits des patients, en particulier concernant leur liberté d’aller et de venir et le recours à des mesures d’isolement et de contention hors du cadre strict défini par le code de la santé publique. Certains dysfonctionnements s’expliquent, au moins en partie, par la crise que traverse aujourd’hui la psychiatrie française, s’agissant tant de conditions d’accès dégradées, de la pénurie de moyens ou encore d’inégalités territoriales.
Le CGLPL a souhaité procéder à une évaluation de l’effectivité de ce contrôle juridictionnel et examiner les autres voies contentieuses permettant l’amélioration de la situation des patients en soins sans consentement, étant précisé que le recours contentieux ne saurait constituer l’unique réponse au besoin de protection des droits fondamentaux.
La protection des droits des patients hospitalisés sans leur consentement passe par l’amélioration de la prise en compte de ces droits dans le cadre de la procédure de contrôle juridictionnel existante et par le développement d’autres types de contentieux de nature à contribuer à une évolution des pratiques. De telles évolutions ne sauraient toutefois se passer du déploiement d’une politique ambitieuse de moindre recours aux soins sans consentement et aux mesures d’isolement et de contention.
Ce rapport présente les voies de contrôle juridictionnel prévues par le droit au bénéfice des patients placés en soins sans consentement ou objet de mesures d’isolement et de contention, dresse un bilan de leurs effets sur les droits des patients et propose diverses pistes d’évolution pour renforcer ces effets.
Télécharger le rapport dans son intégralité
L'effectivité des voies de recours en psychiatrie - CGLPL
"L'effectivité des voies de recours en psychiatrie".
Publié le 22/01/2026
Depuis le début des années 2010, des décisions du Conseil constitutionnel ont progressivement contraint le législateur à renforcer l’encadrement du recours aux soins psychiatriques sans consentement et à le soumettre à un contrôle juridictionnel. Par la suite, une définition du recours à l’isolement et à la contention en psychiatrie a été inscrite dans le code de la santé publique et ces mesures ont également été soumises au contrôle du juge.
En France, en 2022, 285 947 personnes majeures ont été hospitalisées à temps plein en psychiatrie, dont 76 000 sans leur consentement. Lors de ses visites, le CGLPL constate de nombreuses atteintes aux droits des patients, en particulier concernant leur liberté d’aller et de venir et le recours à des mesures d’isolement et de contention hors du cadre strict défini par le code de la santé publique. Certains dysfonctionnements s’expliquent, au moins en partie, par la crise que traverse aujourd’hui la psychiatrie française, s’agissant tant de conditions d’accès dégradées, de la pénurie de moyens ou encore d’inégalités territoriales.
Le CGLPL a souhaité procéder à une évaluation de l’effectivité de ce contrôle juridictionnel et examiner les autres voies contentieuses permettant l’amélioration de la situation des patients en soins sans consentement, étant précisé que le recours contentieux ne saurait constituer l’unique réponse au besoin de protection des droits fondamentaux.
La protection des droits des patients hospitalisés sans leur consentement passe par l’amélioration de la prise en compte de ces droits dans le cadre de la procédure de contrôle juridictionnel existante et par le développement d’autres types de contentieux de nature à contribuer à une évolution des pratiques. De telles évolutions ne sauraient toutefois se passer du déploiement d’une politique ambitieuse de moindre recours aux soins sans consentement et aux mesures d’isolement et de contention.
Ce rapport présente les voies de contrôle juridictionnel prévues par le droit au bénéfice des patients placés en soins sans consentement ou objet de mesures d’isolement et de contention, dresse un bilan de leurs effets sur les droits des patients et propose diverses pistes d’évolution pour renforcer ces effets.
Télécharger le rapport dans son intégralité
L'effectivité des voies de recours en psychiatrie - CGLPL
11 février 2026
[BD] : Le monde est psy ! Voyage en santé mentale
Une exploration lumineuse et sensible de la santé mentale, où une psychiatre, un dessinateur et un écrivain vous invitent à un dialogue profond et décalé sur les troubles psychiques.
Benoît Broyard , Jasmina Mallet, Laurent Richard ; Editeur Hygee ; Paru le 06/11/2025
RÉSUMÉ
Entre conversation intime et enquête documentaire, ce roman graphique dessiné par Laurent Richard déjoue les idées reçues sur la psychiatrie. À travers un échange vivant entre Jasmina Mallet, psychiatre spécialiste des neurosciences, et Benoît Broyart, écrivain passionné par les liens entre maladie mentale et création artistique, découvrez une approche à la fois humaine des troubles bipolaires, schizophrénie, autisme : ce livre lève le voile sur ces réalités qui concernent près d'un Français sur cinq. Un parcours initiatique qui mêle histoire de la psychiatrie, témoignages, anecdotes personnelles et réflexions sur notre rapport à la santé mentale.
Une bande dessinée à la fois informative et profondément emphatique, qui invite le lecteur à déstigmatiser la maladie mentale et à regarder différemment la souffrance psychique.
RÉSUMÉ
Entre conversation intime et enquête documentaire, ce roman graphique dessiné par Laurent Richard déjoue les idées reçues sur la psychiatrie. À travers un échange vivant entre Jasmina Mallet, psychiatre spécialiste des neurosciences, et Benoît Broyart, écrivain passionné par les liens entre maladie mentale et création artistique, découvrez une approche à la fois humaine des troubles bipolaires, schizophrénie, autisme : ce livre lève le voile sur ces réalités qui concernent près d'un Français sur cinq. Un parcours initiatique qui mêle histoire de la psychiatrie, témoignages, anecdotes personnelles et réflexions sur notre rapport à la santé mentale.
Une bande dessinée à la fois informative et profondément emphatique, qui invite le lecteur à déstigmatiser la maladie mentale et à regarder différemment la souffrance psychique.
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