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25 avril 2026

Reconnaissance des émotions dans la schizophrénie : les proches également concernés

Les personnes atteintes de schizophrénie ont des difficultés à reconnaître les émotions. Mais ces troubles pourraient aussi exister, plus discrètement, chez leurs proches. Une étude, portée par l’équipe PsyR2, explore les mécanismes cérébraux en jeu.

La schizophrénie est un trouble psychiatrique complexe qui affecte notamment la capacité à reconnaître les émotions, en particulier sur les visages. Ces difficultés ne sont pas anodines : elles sont liées à des problèmes relationnels, un repli social et une moindre autonomie.

Cependant, ces altérations ne concernent pas uniquement les patients. Des études montrent que leurs proches, pourtant en bonne santé, présentent eux aussi des difficultés, notamment face aux émotions négatives comme la peur ou la colère.

Portée par l’équipe PsyR2*, cette étude soulève une question clé : ces troubles pourraient-ils constituer un “endophénotype”, c’est-à-dire une signature intermédiaire entre les gènes et la maladie ?

Une approche plus proche de la vie réelle

Pour mieux comprendre ces mécanismes, les chercheurs ont étudié trois groupes :
= des patients atteints de schizophrénie,
= leurs frères et/ou sœurs non malades,
= et des personnes sans trouble psychiatrique.

Tous ont réalisé une tâche sous IRM fonctionnelle (IRMf), consistant à reconnaître des émotions sur des visages intégrés dans un contexte émotionnel (et non présentés isolément). Cette approche se veut plus proche des situations réelles.

.../...

Ce texte est une reprise de l’article « Reconnaître les émotions : un indice caché de la schizophrénie ? » publié par le CH Le Vinatier le 14 avril 2026.

Lire l'article complet : 
Reconnaissance des émotions dans la schizophrénie : les proches également concernés - Santé Mentale

24 avril 2026

Psychiatrie : quand le bon sens populaire devient toxique

"Quand on veut, on peut"💪

On vous a sûrement dit un truc comme ça en pensant vous aider.
En psychiatrie, certains proverbes ne sont pas juste faux, mais carrément contre-productifs.


1. "Quand on veut, on peut", justement
- certains troubles psy (dépression sévère, schizophrénie...) touchent directement la motivation
- demander à un patient de "vouloir plus fort", c'est comme demander à quelqu'un avec une jambe cassée de courir : "lève-toi et marche"

2. "Le temps guérit toutes les blessures"
- un trouble bipolaire ou une schizophrénie non traités ne s'arrangent pas seuls
- les mécanismes d'évitement dans les troubles anxieux se renforcent
=> Le temps sans soin n'est pas de la patience, c'est une perte de chance en fait

3. "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"
- non, une dépression, une addiction, une entrée en schizophrénie, des troubles dissociatifs après un trauma dans l'enfance, ça ne rend pas plus fort
- on peut se reconstruire, mais ça laisse des cicatrices. Pas des super-pouvoirs

4. "Il suffit de se secouer un bon coup"
- on ne se "secoue" pas d'une crise de panique ou d'un TOC (on l'est déjà bien assez...)
- cela suppose que le trouble psychique est une question de volonté ou de paresse
- faire cela, c'est surtout ajouter une couche de culpabilité

5. "La parole est d'argent, mais le silence est d'or"
- en santé mentale, c'est souvent l'inverse
- le silence peut alimenter l'isolement, la rumination, la honte
- mettre des mots sur ce qu'on vit (avec un soignant, un proche...) aide à mieux comprendre et à avancer

6. "L'oisiveté est la mère de tous les vices"
- en burn-out ou en dépression, le repos n'est pas de la paresse: c'est une prescription. Il faut recharger les batteries
- forcer l'activité à tout prix peut aggraver l'épuisement, la culpabilité, retarder le rétablissement

7. "Chassez le naturel, il revient au galop"
- implique que tout changement est impossible, donc pas d'espoir
- important: le cerveau avec sa neuroplasticité peut moduler ses schémas, même anciens. C'est le fondement même des psychothérapies comme les TCC

8. "Il n'y a pas de fumée sans feu"
- dans les problématiques psychotiques, le patient peut être convaincu d'être persécuté sans aucun fait réel
- dans la phobie d'impulsion, les gens recherchent une origine aux pensées envahissantes...
=> il n'y a pas forcément de "feu" à retrouver

9. "Aide toi et le ciel t'aidera"
- attaque de panique, crise suicidaire... parfois, on ne sort pas seul d'une détresse psychique aiguë. Tout comme on ne gérerait pas seul une détresse respiratoire
- l'entourage, les soignants..ne sont pas un luxe. C'est ce qui permet de survivre

10. "Il faut savoir tourner la page"
- ça ne se décrète pas
- deuil pathologique, dépressions résistantes, traumatismes complexes... sont précisément des situations où "tourner la page" est très difficile même avec accompagnement
- ⚠️ couche de culpabilité ajoutée !

Les proverbes condensent une sagesse réelle.
Mais en santé mentale, le "bon sens" peut invalider, culpabiliser, retarder le soin.
À retenir : le cerveau est un organe, pas un muscle moral.

À diffuser si vous connaissez quelqu'un à qui ça peut servir !


Dr David MASSON, psychiatre

23 avril 2026

Schizophrénie : une mutation génétique en cause ?

Dans une nouvelle étude publiée dans Nature Neuroscience*, des chercheurs ont mieux compris le rôle d’une mutation génétique dans la schizophrénie.

Cette mutation du gène grin2a perturbe la capacité de la personne à adapter son interprétation du monde face à de nouvelles informations.

Mais en agissant sur cette mutation du gène grin2a, les scientifiques ont réussi à inverser son effet et à restaurer un comportement normal chez la Souris.

*Reduced mediodorsal thalamus activity underlies aberrant belief dynamics in a genetic mouse model of schizophrenia | Nature Neuroscience

Schizophrénie : une mutation génétique en cause ?

22 avril 2026

Handicap et accès à la culture : quand le "metal" devient vecteur d’inclusion

Vingt ans après la loi de 2005 sur l’égalité des droits des personnes en situation de handicap, l’accessibilité des lieux culturels a nettement progressé en France. Mais la participation réelle des publics concernés reste limitée. Une expérimentation menée entre une pension de famille et le Hellfest, en Loire-Atlantique, montre en quoi l’inclusion ne se résume pas à des aménagements techniques.

Un samedi de juin 2023, au milieu des dizaines de milliers de festivaliers réunis au Hellfest (Clisson, Loire-Atlantique), six habitants d’une pension de famille découvrent pour la première fois l’un des plus grands festivals de France. Certains vivent avec des troubles psychiques, d’autres avec des limitations physiques et pourtant, tous participent à une expérience singulière : explorer ce que signifie réellement l’« inclusion » dans un événement culturel singulier. Cette expérimentation, menée avec des résidents de la pension de famille de l’Orangerie, une structure gérée par la Croix-Rouge française, invite à repenser en profondeur la manière dont les institutions culturelles abordent le handicap. Car malgré les progrès réalisés ces dernières années, l’accès à la vie culturelle reste encore limité pour de nombreuses personnes en situation de handicap.

.../...

20 avril 2026

Quel rôle de l’inflammation dans les troubles psychiatriques sévères ?

Une étude menée à partir des données de plus de 7 000 patients par le centre de recherche académique dédié à l’avancement des connaissances scientifiques dans le domaine des troubles psychiatriques SINAPS, en partenariat avec la Fondation FondaMental (France), apporte un nouvel éclairage sur le rôle de l’inflammation dans les troubles psychiatriques sévères. Ce travail met en évidence de nouvelles pistes pour personnaliser la prise en charge des patients souffrant de dépression, de schizophrénie ou de trouble bipolaire. 

Communiqué.

Environ un tiers des personnes atteintes de troubles psychiatriques sévères (tels que la dépression résistante aux traitements, la schizophrénie ou le trouble bipolaire) présentent une inflammation chronique de bas grade. Ce phénomène biologique est associé à des formes plus sévères de la maladie et à une moins bonne réponse aux traitements.

Un marqueur biologique présent chez un tiers des patients

Publiée dans la revue scientifique internationale Brain, Behavior, and Immunity (1), cette recherche s’appuie sur les cohortes nationales FACE (FondaMental Advanced Centers of Expertise) de la Fondation FondaMental. Elle regroupe des patients atteints de dépression résistante, de schizophrénies ou de troubles bipolaires afin de mieux comprendre les facteurs communs associés à cette inflammation chronique. Les résultats montrent qu’environ 30 % des patients, quel que soit leur diagnostic psychiatrique, présentent des niveaux élevés de CRP (C-Reactive Protein), un biomarqueur sanguin révélateur d’inflammation chronique de bas grade.

Les chercheurs ont également utilisé plusieurs méthodes statistiques robustes (régression logistique pénalisée, forêts aléatoires et classification non supervisée) pour identifier les principaux facteurs associés à cette inflammation chronique de faible intensité :

= Le surpoids et l’obésité, de loin les facteurs les plus significatifs,
= Les déséquilibres métaboliques, notamment le cholestérol,
= Le tabagisme et la dépendance à la nicotine.

Ces facteurs liés au mode de vie et à la santé métabolique, bien connus en santé cardiovasculaire, jouent donc également un rôle clé dans l’inflammation associée aux troubles psychiatriques étudiés.

Cependant, l’étude montre que les facteurs liés à l’inflammation chronique diffèrent selon le sexe. Chez les femmes, l’inflammation est principalement associée au surpoids et aux troubles métaboliques. Un autre biomarqueur, l’acide urique, semble également impliqué. Chez les hommes, la situation est plus variée, mais le tabagisme apparaît comme un facteur particulièrement important.

Quelles perspectives pour les patients ?

Ces résultats plaident pour une prise en charge plus personnalisée, qui utilise la CRP non plus comme un simple indicateur général, mais comme un premier signal d’alerte pour orienter des actions ciblées. En complément des traitements standards (médicaments psychotropes et psychothérapie), cela pourrait inclure des interventions sur le mode de vie (alimentation, activité physique, arrêt du tabac) ou des traitements spécifiquement dirigés contre l’inflammation et/ou les anomalies métaboliques.

Ces travaux de recherche constituent une étape importante vers une psychiatrie de précision, adaptée aux caractéristiques individuelles. Les auteurs appellent désormais à des études prospectives pour évaluer l’impact de ces interventions ciblées sur l’inflammation.

1 – Tim Rietberg et al. From non-specific biomarker to targeted action: transdiagnostic and sex-specific drivers of high-CRP status in severe mental illness across the FondaMental Advanced Centers of Expertise (FACE) cohorts, Brain, Behavior, and Immunity, 2026. https://doi.org/10.1016/j.bbi.2026.106464

Quel rôle de l’inflammation dans les troubles psychiatriques sévères ? - Santé Mentale

17 avril 2026

UNAFAM : appel à contribution

Prestations de solidarité : où en sommes-nous ?

7 avril 2026, 
Lettre de la Présidente de l'Unafam 


La Cour des Comptes nous a proposé de participer à son enquête sur l’aide à domicile des personnes en situation de handicap. Elle a été saisie par le Sénat qui désire évaluer l’efficacité des mesures qui ont été votées en ce sens.

Vous le savez, la prestation de compensation du handicap est ouverte aux personnes ayant un handicap psychique depuis 2022. Ce fut un grand combat, mené et gagné par l’Unafam pour soutenir l’autonomie des personnes. Quatre ans plus tard, il importe de savoir si nos proches peuvent en bénéficier, et de quelle façon.

De manière plus large, la Cour s’intéresse à l’ensemble des prestations de solidarité : Allocation Adulte Handicapé et soins à domicile. Quelle opportunité pour nous de mesurer comment les textes de loi sont appliqués pour nos proches.

Je vous serais donc très reconnaissante de répondre nombreux à cette enquête anonyme, en cliquant ICI.

Les résultats seront analysés par la Cour des Comptes, et rendus publics au mois de juin. La Cour nous transmettra également nos données analysée par ses soins.

Nous aurons ainsi une base de données solides pour faire entendre notre voix, et obtenir des améliorations en matière de solidarité et d’accompagnement des personnes les plus fragiles.

Plus que jamais, notre voix compte.

Emmanuelle Rémond, Présidente

16 avril 2026

L’ARS Grand Est poursuit le déploiement du plan "50 000 solutions" pour le handicap

Dans le Grand Est, l’Agence Régionale de Santé poursuit le déploiement du plan national "50 000 solutions", destiné à mieux répondre aux besoins des personnes en situation de handicap à chaque étape de leur parcours. 

Engagée depuis 2024, cette mobilisation a déjà permis la mise en place de plus de 6000 solutions nouvelles dans les dix départements de la région. Sur la période 2024-2026, 48,7 millions d’euros soutiennent ces projets, avec 2778 solutions créées en 2025 et 2345 réponses supplémentaires programmées pour 2026.

Un renforcement ciblé des réponses

Ce travail mené avec les Conseils départementaux, les MDPH et l’Éducation nationale porte notamment sur l’accompagnement des enfants dans leur scolarité, le développement de l’aide à domicile avec des temps de répit pour les aidants, ainsi que sur la création ou la diversification de l’offre médico-sociale. Il vise aussi des besoins précis, liés à l’autisme, aux troubles du neurodéveloppement, au handicap psychique ou encore au vieillissement.

Une trajectoire fixée jusqu’en 2030

La dynamique engagée doit se prolonger jusqu’en 2030. Pour 2027, trois priorités structurent déjà la poursuite du plan. La première concerne la réduction du déficit d’offre dans les périodes de transition, notamment entre l’adolescence et l’âge adulte, entre la sortie d’IME et l’autonomie, ou dans les situations de doubles vulnérabilités. La deuxième porte sur le développement du médico-social mobile, avec les SAMSAH, les SESSAD et les SAVS. La troisième vise à amplifier le travail autour de la sortie des établissements accueillant des enfants en situation de handicap, afin de rendre les parcours vers l’offre adultes plus fluides.

L’ARS Grand Est poursuit le déploiement du plan « 50 000 solutions » pour le handicap - Epinal Info

15 avril 2026

[Nouveau] : Association HopeStage

Rechutes, hospitalisations… il y a peut-être une autre voie
Transforme ta bipolarité en opportunité.

HopeStage est le premier réseau francophone créé par et pour les personnes bipolaires.

"Il offre des ressources et une communauté pour t'aider à te stabiliser gratuitement."

14 avril 2026

[Livre] : Aidants et fiers de l'être

Prendre soin de soi comme de son proche

Nicolas Franck, Romain Rey ; édition Odile Jacob ; Date de parution : 4 février 2026

Aider un proche malade ou âgé, ou encore atteint de troubles cognitifs ou d’une maladie dégénérative, bouleverse l’existence. Mais répondre à ses besoins ne doit pas exclure de respecter les siens propres.
La fonction d’aidant est essentielle, mais mal reconnue. Pour la personne qui l’exerce, prendre conscience de la charge qu’elle supporte permet de mieux y faire face.
Écrit à partir de nombreux témoignages, ce livre met en lumière le retentissement de ce rôle sur la santé physique et mentale des aidants, ainsi que sur leur quotidien. Son objectif est de leur permettre de prendre soin d’eux-mêmes pour prévenir l’épuisement, par une meilleure connaissance des états émotionnels et des tensions qu’ils traversent.
Toutes les questions liées à la condition d’aidant y sont abordées, dont celle du dialogue avec les soignants, avec l’entourage familial, et celle des aides et dispositifs existants, afin de pouvoir assumer ce rôle avec sérénité.