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Nouvelles
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30 mai 2026
L’infirmerie psychiatrique de la Préfecture de police de Paris à nouveau mise en cause par la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté
29 mai 2026
Pénurie de médicaments psy : l'État hors de cause ?
Quétiapine, sertraline, venlafaxine… Autant de noms se terminant en « ine » et surtout en dèche pharmaceutique. Depuis 2024, les pénuries de psychotropes plongent des milliers de patients dans l'angoisse. Pour les personnes en situation de handicap psychique, ces ruptures peuvent provoquer rechutes, hospitalisations ou décompensations sévères. Dans ce contexte, le syndicat Jeunes Médecins avait saisi en octobre 2025 le Conseil d'État pour dénoncer « l'insuffisance » des réponses publiques face à la crise. Mais dans une décision rendue le 7 mai 2026, la plus haute juridiction administrative a rejeté leur requête. Le Conseil d'État estime que le ministère de la Santé et l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ont déjà pris plusieurs mesures pour limiter les ruptures d'approvisionnement, notamment sur les médicaments psychotropes.
Des mesures d'urgence déjà activées par l'État
Le Conseil d'État détaille les actions engagées depuis 2024 : sanctions financières contre des laboratoires ne respectant pas leurs stocks de sécurité, interdictions d'exportation (autorisant dans le même temps des spécialités alternatives), importations de médicaments étrangers ou encore délivrance à l'unité pour certaines molécules comme la quétiapine (Handicap psy : la pénurie de quétiapine sème l'inquiétude). L'ANSM avait également autorisé des préparations magistrales pour pallier certaines ruptures. Une stratégie déjà dénoncée par plusieurs psychiatres et associations de patients, qui alertent sur une médecine « de bricolage ». Handicap.fr avait notamment documenté les conséquences de ces pénuries sur les personnes sous psychotropes, parfois contraintes de changer brutalement de traitement, avec des effets secondaires lourds.
Un "bouclier européen" contre les pénuries
Cette décision intervient alors que l'Union européenne tente d'organiser la « riposte » (Médicaments critiques : l'UE passe à l'action ). Le 12 mai 2026, un accord « provisoire » de trilogue a validé un futur mécanisme européen de solidarité pharmaceutique. Objectif : imposer un système d'alerte six mois avant les ruptures et organiser le partage des stocks entre États membres. Ce « bouclier européen » doit entrer progressivement en vigueur fin 2026, avec des obligations renforcées pour les industriels en 2027. Une avancée attendue dans un contexte où les personnes handicapées, notamment celles vivant avec un handicap psychique ou neurologique, restent particulièrement dépendantes de traitements parfois introuvables.
"Il subsiste des difficultés d'approvisionnement"
Malgré les dispositifs engagés, le Conseil d'État reconnaît noir sur blanc que « subsistent des difficultés d'approvisionnement, en particulier en quétiapine ». Mais pour la juridiction, cela ne suffit pas à démontrer une « méconnaissance caractérisée » des obligations de l'État. Pour les associations de patients, cette décision illustre surtout les limites d'un système de santé sous tension. Car derrière les débats juridiques, la réalité demeure brutale : pour de nombreuses personnes handicapées ou vivant avec des troubles psychiques, l'accès continu aux médicaments reste encore loin d'être garanti. Le Conseil d'État rappelle que l'État doit garantir la sécurité sanitaire, même si la responsabilité industrielle reste en première ligne dans cette crise systémique. De son côté, le syndicat des Jeunes médecins par la voix de sa présidente, le Dr Anna Boctor, a rétorqué que « les psychotropes ne sont pas des médicaments de confort. Derrière ces tensions, il y a des patients bipolaires, schizophrènes ou souffrant de troubles psychiatriques sévères, pour lesquels une rupture de traitement peut avoir des conséquences sévères ».
Pénurie de médicaments psy : l'État hors de cause ?
28 mai 2026
Schizophrénie – Un nouveau traitement mensuel franchit une étape clé vers son autorisation européenne
Lutter contre le défi de l’observance thérapeutique
La schizophrénie est une maladie chronique qui nécessite un traitement continu, souvent sous forme de comprimés quotidiens. Cependant, le suivi de ce traitement au long cours représente une difficulté majeure pour de nombreux patients, entraînant des rechutes et des hospitalisations. L’Olanzapine LAI a été spécifiquement conçue pour surmonter cet obstacle.
« L’observance thérapeutique reste un défi majeur pour les personnes atteintes de schizophrénie, en particulier pour celles qui dépendent des formes orales d’olanzapine. Notre olanzapine injectable à libération prolongée, administrée par voie sous-cutanée, pourrait apporter une plus grande stabilité en offrant l’efficacité et la sécurité éprouvées de l’olanzapine sous la forme d’un traitement mensuel », a déclaré Eric Hughes, vice-président exécutif et directeur médical de Teva.
Il ajoute : « L’absence d’une formulation d’olanzapine à action prolongée viable a, pendant trop longtemps, limité les options thérapeutiques disponibles, et nous sommes impatients de collaborer avec l’EMA pour contribuer à répondre à ce besoin médical non satisfait ».
Une pathologie invalidante au lourd fardeau
La schizophrénie touche entre 0,3 % et 1,5 % de la population européenne. Il s’agit d’un trouble mental chronique et gravement invalidant qui altère la pensée, les émotions et le comportement. Les conséquences sont souvent lourdes : isolement social, instabilité professionnelle et une espérance de vie réduite de 15 à 20 ans par rapport à la population générale. Les rechutes sont fréquentes, avec environ 80 % des patients en connaissant plusieurs au cours des cinq premières années de traitement. Chaque épisode comporte un risque de dégradation fonctionnelle et de résistance au traitement.
« L’olanzapine orale quotidienne est l’un des antipsychotiques les plus couramment prescrits aux personnes souffrant de schizophrénie en Europe, où les traitements injectables à libération prolongée sont déjà largement utilisés », a souligné Christophe Douat, Directeur Général de Medincell.
« Nous sommes convaincus qu’une formulation d’olanzapine à libération prolongée, pratique et qui s’intègre naturellement dans la vie des patients, pourrait contribuer à répondre à un besoin réel et durable dans la prise en charge de la schizophrénie ».
Une technologie innovante et un dossier clinique solide
La demande d’autorisation déposée auprès de l’EMA s’appuie sur un programme de développement clinique complet, incluant l’étude de phase 3 SOLARIS. Selon les entreprises, les résultats de cette étude ont démontré un profil d’efficacité et de sécurité pour l’Olanzapine LAI conforme à celui des formulations orales d’olanzapine déjà commercialisées.
Le traitement repose sur la technologie SteadyTeq™, une innovation brevetée par Medincell. Elle utilise un copolymère qui, une fois injecté sous la peau, forme un dépôt entièrement biorésorbable. Ce dernier assure une libération contrôlée, régulière et prolongée du principe actif pendant un mois. Le produit n’est pour l’heure approuvé par aucune autorité réglementaire dans le monde. Une demande similaire a été acceptée pour examen par la FDA aux États-Unis en février 2026.
À propos des entreprises engagées
Teva Pharmaceutical Industries Ltd. (https://www.tevapharm.com/) est une société biopharmaceutique mondiale qui développe et produit des médicaments innovants et génériques.
Medincell (https://www.medincell.com/fr/) est une société biopharmaceutique basée à Montpellier, spécialisée dans le développement de traitements injectables à action prolongée grâce à sa technologie propriétaire BEPO®. UZEDY®, un autre traitement contre la schizophrénie utilisant cette technologie, est déjà commercialisé aux États-Unis par Teva.
TEL AVIV : Schizophrénie - Un nouveau traitement mensuel franchit une étape clé vers son autorisation européenne - Presse Agence
27 mai 2026
ONU : la France inspectée sur les lieux d'enfermement
Du 17 au 23 mai 2026, le Sous-Comité pour la prévention de la torture (SPT), organe de l'ONU, mène une visite officielle en France afin d'inspecter plusieurs lieux de privation de liberté : prisons, centres de rétention, commissariats mais aussi établissements psychiatriques. L'objectif ? Prévenir les « traitements cruels, inhumains ou dégradants » en accédant directement aux lieux d'enfermement et aux témoignages des personnes concernées. Cette mission intervient dans un contexte déjà tendu, alors que la France est régulièrement épinglée pour ses pratiques en matière de psychiatrie, de handicap et d'enfermement. « Cette visite est l'occasion de voir la réalité du terrain », prévient l'ONU, qui remettra des conclusions confidentielles aux autorités. Face à l'absence de chiffres officiels centralisés sur la maltraitance institutionnelle, cette inspection internationale sonne comme un nouveau signal d'alarme pour la protection des droits fondamentaux.
Psychiatrie et handicap : des alertes déjà nombreuses
Ces dernières années, les critiques se sont en effet multipliées. Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) a récemment dénoncé des « dysfonctionnements majeurs » à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (I3P) (CGPL: Alerte sur l'infirmerie psy de la préfecture de police), évoquant des atteintes aux droits fondamentaux des patients psychiatriques handicapés. L'ONU elle-même avait sévèrement critiqué la politique française du handicap en 2021, pointant le recours massif à l'institutionnalisation, le manque d'accessibilité et les atteintes à l'autonomie des personnes handicapées (Politique du handicap : l'ONU ne ménage pas la France). Dans les établissements fermés, associations et défenseurs des droits alertent depuis des années sur les pratiques d'isolement, de contention ou les ruptures de soins psychiatriques.
Selon l'ONU, les experts du SPT rencontreront autorités, professionnels, associations et personnes privées de liberté afin d'évaluer les risques de torture ou de mauvais traitements.
Une visite très attendue avant les conclusions de l'ONU
Alors que 96 États ont ratifié ce protocole de prévention (la France l'a ratifié en 2008), la transparence de l'État français sera scrutée de près. Le gouvernement acceptera-t-il de publier l'intégralité du rapport de l'ONU ? « Le SPT encourage les autorités françaises à en autoriser la publication, dans un souci de transparence et de responsabilité », peut-on lire sur le communiqué officiel publié le 12 mai 2026. Dans le champ du handicap psychique et du médico-social, les enjeux sont larges : respect du consentement, dignité des patients, conditions d'hospitalisation et contrôle des mesures coercitives. Alors que les alertes se multiplient sur l'état de la psychiatrie française, cette inspection internationale place désormais la France sous le regard direct des Nations unies.
ONU : la France inspectée sur les lieux d'enfermement
26 mai 2026
Pour un statut légal de l’enfant hospitalisé en psychiatrie
La FNUJA EXIGE ainsi l’instauration d’un statut légal de l’enfant hospitalisé en psychiatrie, applicable tant aux enfants admis en soins psychiatriques sans consentement qu’à ceux admis en « soins libres » sur décisions de ses représentants légaux ou du juge des enfants, afin de garantir le respect effectif de leur dignité et de leurs droits et libertés fondamentaux ;
Elle APPELLE de ses vœux une réforme du code de la santé publique prévoyant :
● La délivrance obligatoire d’une information écrite, adaptée et accessible à l’enfant hospitalisé sur ses droits et ses voies de recours dès son admission,
● Le recueil systématique des souhaits de l’enfant dès son admission, dès lors qu’il est apte à exprimer sa volonté, et ce, quel que soit son âge,
● L’instauration d’un contrôle juridictionnel systématique, par le magistrat en charge du contrôle des mesures privatives et restrictives de libertés dans le domaine des soins sans consentement, pour toute hospitalisation en psychiatrie d’un enfant, et ce dans un délai de 12 jours maximum suivant l’hospitalisation, et l’assistance ou représentation obligatoire par un avocat ;
● La prohibition absolue du recours à l’isolement et à la contention pour les enfants,
● l’interdiction de l’accueil de tout enfant en services de soins pour adultes,
● La garantie effective du droit à l’éducation durant le temps de l’hospitalisation,
● La désignation d’un administrateur ad hoc en cas d’opposition d’intérêts entre l’enfant et ses
représentants légaux
Pour un statut légal de l'enfant hospitalisé en psychiatrie - Santé Mentale
22 mai 2026
"La radicalisation n’est pas un trouble psychiatrique !"
21 mai 2026
[Sélestat] : Pour la conseillère municipale Anne Wieder, "il faut déstigmatiser le handicap psychique"
Tous les jours, de nombreux Sélestadiens passent devant le centre de jour Liberté, à l’angle du boulevard Foch et de l’avenue de la Liberté, sans savoir qu’il abrite l’antenne sélestadienne du centre hospitalier (CH) d’Erstein. C’est là où Anne Wieder, nouvelle conseillère municipale déléguée (CMD) en charge de la santé, de la prévention et du handicap de la Ville de Sélestat, travaille en tant que psychologue.
« Cela fait 21 ans que j’occupe ce poste », souligne-t-elle. Quand elle a commencé à travailler pour le CH, Anne Wieder, 46 ans cette année, habitait encore à Saint-Louis. Et devait se rendre tous les jours à Erstein, soit une centaine de kilomètres aller, la même chose retour. « J’ai fait les trajets pendant trois ans », confie-t-elle...
Sélestat. Pour la conseillère municipale Anne Wieder, « il faut déstigmatiser le handicap psychique »
20 mai 2026
Inflammation : une piste clé en psychiatrie
Et si une prise de sang permettait d'adapter les traitements en psychiatrie ? Une étude internationale menée par le centre SINAPS, en partenariat avec la Fondation FondaMental, met en lumière un levier concret : l'inflammation chronique de bas grade.
Selon les chercheurs, près de 30 % des patients souffrant de dépression résistante, de schizophrénie ou de troubles bipolaires présentent un taux élevé de CRP (protéine C-réactive), un biomarqueur de l'inflammation. Publiés dans la revue Brain, Behavior, and Immunity, ces travaux reposent sur l'analyse de plus de 7 000 patients suivis en France.
Des facteurs de risque bien identifiés
L'étude établit un lien clair entre inflammation et facteurs de santé déjà connus : surpoids, obésité, troubles métaboliques ou tabagisme. Autant d'éléments souvent associés aux maladies cardiovasculaires, mais désormais reconnus comme influençant aussi la santé mentale.
Autre enseignement clé : des différences selon le sexe. Chez les femmes, l'inflammation est davantage liée au poids et aux déséquilibres métaboliques, ainsi qu'à certains biomarqueurs comme l'acide urique. Chez les hommes, le tabagisme apparaît comme un facteur déterminant.
Vers une psychiatrie de précision
Ces résultats ouvrent la voie à une approche plus ciblée des soins. La CRP pourrait devenir un signal d'alerte clinique, permettant d'ajuster les traitements au profil de chaque patient.
« Comprendre si un patient présente une composante inflammatoire […] permet d'associer aux traitements classiques des interventions précoces ciblées », explique Tim Rietberg, doctorant à l'Université d'Anvers. Cela inclut des actions concrètes : activité physique, amélioration de l'alimentation, arrêt du tabac, voire traitements anti-inflammatoires spécifiques.
Pour la Pr Livia de Picker, « la psychiatrie de précision nous permet de sortir d'une approche standardisée », en affinant les diagnostics et les stratégies thérapeutiques.
Un enjeu majeur de santé globale
Au-delà des symptômes psychiatriques, ces travaux rappellent l'importance du lien entre santé mentale et physique. « Les personnes souffrant de maladies psychiatriques ont une espérance de vie réduite de 10 ans en moyenne », souligne la Pr Marion Leboyer.
En intégrant davantage les dimensions métaboliques et inflammatoires, cette recherche pourrait contribuer à améliorer le pronostic global des patients. Prochaine étape : des études prospectives pour mesurer l'impact concret de ces interventions ciblées.
Une avancée qui confirme une tendance de fond : la psychiatrie s'oriente vers des solutions personnalisées, où biologie et mode de vie deviennent des alliés majeurs du soin.
Inflammation : une piste clé en psychiatrie
19 mai 2026
Dépression résistante : une urgence de santé publique encore sous-estimée
La dépression résistante, qui se caractérise par la persistance de l’épisode dépressif malgré au moins deux traitements antidépresseurs successifs bien conduits ou qui n’évolue pas suffisamment favorablement, est trop souvent « synonyme d’errance thérapeutique », dénoncent, dans un document des psychiatres, les associations de patients et de familles France Dépression et l’Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ ou handicapées psychiques (Unafam). Pour mieux la prendre en charge, ce collectif fait cinq propositions :
– Renforcer la formation des professionnels de santé au repérage et à la prise en charge de la dépression résistante, grâce à des outils que devra élaborer Santé publique France (SpF), notamment car la détection précoce permet de « mieux traiter la dépression, l’empêchant de devenir résistante », alors que « le pic d’apparition des maladies psychiatriques, en particulier l’anxiété et la dépression, survient à 14 ans et demi« , précise le pédopsychiatre Pr Olivier Bonnot, nouveau président du Conseil national des universitaires de psychiatrie (CNUP). Le collectif propose ainsi « d’intégrer la dépression résistante dans les enseignements de psychiatrie et de médecine générale, dans les études médicales, en lien avec le Conseil national des universités en psychiatrie et les collèges universitaires », ou encore « l’élaboration de modules pédagogiques dédiés portant sur le repérage, la gradation thérapeutique, les innovations thérapeutiques et la prise en charge des comorbidités ». Le collectif préconise également « d’inscrire la thématique parmi les orientations prioritaires du Développement Professionnel Continu (DPC) ».
-Parmi les autres propositions, les auteurs de ce plaidoyer défendent une campagne de sensibilisation des professionnels de santé, grâce notamment à l’élaboration d’outils d’aide à la décision par Santé publique France (fiches cliniques, arbres décisionnels), à la diffusion d’informations via les canaux de l’Assurance Maladie et de l’Ordre des médecins ou encore à l’intégration d’outils de repérage directement dans les logiciels de prescription des médecins.
–Les signataires appellent aussi à établir un parcours de soins gradué articulant médecine de ville, structures spécialisées et centres experts, prenant aussi en charge les comorbidités et addictions des patients. Au niveau de la mise en œuvre de cette proposition, le collectif suggère « une saisine ou auto-saisine de la Haute Autorité de Santé afin d’élaborer des recommandations nationales précisant les critères de dépression résistante, les stratégies thérapeutiques selon les lignes de traitement et les modalités d’orientation vers les différents niveaux de recours » ou encore « la publication d’une instruction ministérielle demandant aux agences régionales de santé d’intégrer ce parcours dans les projets régionaux de santé et d’identifier les structures de recours sur leur territoire (psychiatrie hospitali.re, centres experts, dispositifs de prise en charge des addictions) ».
-Garantir un accès équitable aux approches thérapeutiques en psychiatrie
-Renforcer la qualité et l’harmonisation des pratiques de prise en charge de la dépression résistante :les auteurs souhaitent par exemple l’élaboration par la HAS d’un référentiel de bonnes pratiques couvrant le diagnostic et le suivi, la diffusion de ces recommandations auprès des professionnels via les sociétés savantes et les organismes de formation et l’intégration de ces critères dans les processus de certification de la qualité des établissements de santé.
Dépression résistante : une urgence de santé publique encore sous-estimée - Santé Mentale
18 mai 2026
[Enquête] : Donner la parole aux personnes vivant avec un trouble psychique
Nous vous relayons cette proposition...
Madame, Monsieur,
Je vous écris pour vous transmettre un questionnaire intitulé :
« Mieux accompagner les personnes vivant avec un trouble psychique ».
Je m’appelle Alexandre Haÿs. Je suis pair-aidant en santé mentale et co-fondateur de l’association poitevine Les (Im)patients.
Ce questionnaire s’adresse aux personnes qui vivent avec un trouble psychique.
Si c’est votre cas, vous pouvez y voir une occasion de partager votre expérience, avec vos propres mots : ce qui vous a aidé, ce qui vous a blessé, ce qui vous a soutenu, ce qui vous a redonné confiance, ou ce qui a parfois rendu votre parcours plus difficile.
Cette démarche part d’une idée simple : pour mieux accompagner les personnes concernées, il faut d’abord les écouter. Souvent, on parle d’elles, sur elles, ou à leur place. Ici, l’objectif est de partir de votre vécu, de votre quotidien, de votre rapport aux soins et à l’accompagnement.
Les réponses sont anonymes. Vous pouvez répondre librement, passer certaines questions, prendre votre temps et partager ce que vous voulez.
Voici le lien :
https://forms.gle/
Si vous recevez ce message en tant que structure, association, professionnel ou proche, auriez-vous la gentillesse de transmettre ce formulaire aux personnes directement concernées qui pourraient souhaiter y répondre ?
Les réponses recueillies permettront de faire émerger des repères concrets pour mieux accompagner les personnes vivant avec un trouble psychique, mieux outiller les proches et les professionnels, et encourager des pratiques plus justes, plus respectueuses et plus humaines.
Je vous remercie sincèrement pour votre lecture, votre réponse éventuelle ou votre relais.
Bien cordialement,
Alexandre Haÿs
Pair-aidant en santé mentale. Mail : hays86000@gmail.com
Co-fondateur de l’association Les (Im)patients, engagée auprès des personnes atteintes de troubles psychiques
www.impatients-entraide-psy.fr