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Affichage des articles dont le libellé est suicide. Afficher tous les articles
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15 mai 2026

28 mai : Journée de sensibilisation pour rendre visible le trouble borderline - Strasbourg

Le service GREMO-PASS des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg organise le

Jeudi 28 mai 2026 à Strasbourg,

"La Vague Orange" 

Il s'agit d'une journée de sensibilisation autour du trouble de la personnalité borderline et de la prévention du suicide.

Déroulé de la journée :
📍 Place d’Austerlitz – Strasbourg
• 12h – 17h : village associatif avec stands, échanges et animations
• 14h – 15h30 : marche citoyenne dans le centre-ville → pour rendre visible une réalité encore trop souvent invisibilisée. Venez marcher avec nous !

📍 Le Shadok
• 17h30 – 19h30 : tables rondes ouvertes au public → échanges entre personnes concernées, proches, associations et professionnel·le·s
• 20h : moment musical

👉 Vous trouverez ci-dessous l’affiche et le dépliant de l’événement :
Dépliant vague orange 2026_0.pdf, 3.37 Mo
Affiche vague orange 2026.pdf, 2.67 Mo

27 juillet 2025

Suicide : ces idées reçues qui aggravent la souffrance

Le psychiatre David Masson remet en perspective dix idées reçues sur le suicide. Une méconnaissance, des représentations erronées qui nuisent au souvenir des personnes disparues, à celles en détresse et aux proches.

En février 2025, une étude parue dans la revue scientifique The Lancet signalait une baisse de près de 40 % du taux de suicide dans le monde entre 1990 et 2021. Quelques jours plus tard, la Drees, via l’Observatoire national du suicide affichait la tendance inverse : en France, le taux repart à la hausse.

En 2022, 9 200 personnes se sont donné la mort, soit 13,4 suicides pour 100 000 habitants, contre 13 l’année précédente. Une inversion de tendance après plus de trente ans de recul continu depuis le milieu des années 1980.

En février 2025, une étude parue dans la revue scientifique The Lancet signalait une baisse de près de 40 % du taux de suicide dans le monde entre 1990 et 2021. Quelques jours plus tard, la Drees, via l’Observatoire national du suicide affichait la tendance inverse : en France, le taux repart à la hausse.

En 2022, 9 200 personnes se sont donné la mort, soit 13,4 suicides pour 100 000 habitants, contre 13 l’année précédente. Une inversion de tendance après plus de trente ans de recul continu depuis le milieu des années 1980.

Que d’hommages maladroits liés à une méconnaissance du suicide

Le député Olivier Marleix a mis fin à ses jours le 7 juillet dernier. Rapidement, sur le réseau X on pouvait lire : « Dimanche, un Olivier Marleix tout sourire inaugure plusieurs projets dans sa circonscription, le lendemain il se suicide : ça ne tient pas debout », publiait un internaute sur le réseau X. Ou encore : « Depuis quand les gens se suicident sans laisser un mot à leurs proches ? »

Les commentaires vont bon train, aussi infondés que dommageables. Face à cette vague d’idées fausses, souvent alimentées par la théorie du complot, des hommages maladroits, ainsi que des phrases irrespectueuses, le Dr David Masson – psychiatre responsable médical du centre de réhabilitation psychosociale CURe Grand-Est Lorraine auteur et vulgarisateur en santé mentale – a choisi de prendre la parole sur X pour rétablir quelques vérités.

« Entre banalisation, instrumentalisation et expertises bidon qui pullulent dans cette triste actualité, il faut remettre un peu de clarté », écrivait-il dimanche 13 juillet.

10 principales idées reçues sur le suicide

Pour cela, le psychiatre a retenu, parmi la déferlante de commentaires sur les réseaux sociaux, ceux qui cristallisent le plus d’idées fausses, stéréotypées et préjudiciables.

« Il y a une épidémie suspecte de suicides en France »

Chaque année, près de 10 000 personnes meurent par suicide en France. Soit 28 par jour, environ 1 par heure. C’est plus que les morts sur la route. Ce n’est pas une « épidémie récente », mais une urgence de santé publique silencieuse.

« Il n’a pas laissé de mot, donc ce n’est pas un suicide »

La majorité des suicides ne s’accompagnent d’aucune lettre. L’absence de mot ne prouve rien, mais ajoute au chagrin des questions sans réponse.

« Le suicide est un choix »

C’est avant tout la conséquence d’une souffrance psychique intense. La crise suicidaire enferme dans une impasse où la mort semble la seule issue pour éteindre la douleur. Ce n’est pas un choix.

« Il souriait, donc il ne pouvait pas aller si mal »

Ce qu’on voit n’est pas toujours ce qu’on vit. On peut sourire, même en pleine crise suicidaire. La détresse n’a pas toujours de visage. Ce n’est pas un bon critère pour repérer la détresse.

« Il n’avait pas l’air déprimé, donc ce n’est pas un suicide »

Le suicide est fréquent en cas de dépression, mais il peut aussi survenir dans d’autres troubles (bipolarité, schizophrénie, addictions). Parfois, il n’y a aucune pathologie.

« Ceux qui en parlent ne passent pas à l’acte »

Idée reçue. Parler de suicide est souvent un appel à l’aide. Beaucoup de personnes ayant fait une tentative ou s’étant suicidées en avaient parlé, parfois discrètement.

« Je ne suis et ne serai jamais suicidaire »

Personne n’est totalement à l’abri : jeunes, adultes actifs, personnes âgées…

« Le suicide, c’est un acte égoïste »

Dans une crise suicidaire, la souffrance déforme le raisonnement : la personne pense parfois soulager ses proches. Les conséquences sont tragiques, mais jamais intentionnellement malveillantes.

« Parler de suicide à une personne qui va mal, ça va lui donner des idées »

Faux. Poser la question n’incite pas à l’acte, au contraire. Cela ouvre un espace de parole, permet d’évaluer la souffrance. Il s’agit de lancer une bouée.

« Contre le suicide, il n’y a rien à faire »

C’est faux également. Chacun peut agir pour la prévention. Quelques exemples : connaître le 3114 (numéro national de prévention du suicide), en parler autour de soi, et signer la pétition Le suicide, une mobilisation pour pouvoir en parler.

Un tabou très ancien maintient le suicide dans l’ombre. Il suscite culpabilité, honte, déni, malaise, idées reçues… Ces freins bloquent la parole, entretiennent l’ignorance et empêchent d’agir. Ils entravent la prévention et le soutien aux personnes concernées, sans oublier leur entourage, souvent confronté à l’inquiétude ou au deuil.

À la lumière des connaissances actuelles, le suicide apparaît comme un drame du silence. Pourtant, en parler sauve des vies. C’est pourquoi un collectif de professionnels réuni autour du programme Papageno lance cette mobilisation. Avec le projet « Le suicide, pouvoir en parler », ces experts veulent ouvrir la voie vers une société où ceux qui souffrent trouvent de l’aide, et ceux qui accompagnent trouvent les mots justes.

Santé. Suicide : ces idées reçues qui aggravent la souffrance

08 février 2025

Espoir-Suicide.fr : une plateforme unique pour les personnes endeuillées par suicide

Le deuil par suicide touche de nombreuses personnes en France, souvent confrontées à la détresse et au manque de soutien. Espoir-Suicide.fr, une plateforme innovante co-construite avec des professionnels et des endeuillés, propose des outils concrets pour accompagner et soutenir ce deuil.

Une co-construction au cœur du projet

Le développement d’Espoir-Suicide.fr repose sur une étude participative menée entre octobre 2021 et mars 2023. Plus de 450 personnes endeuillées par suicide, des associations et des professionnels de santé mentale ont contribué à ce projet.

Cette étude s’est appuyée sur des méthodes mixtes :

Groupes de discussion pour identifier les besoins prioritaires.

Enquête en ligne pour recueillir des données à grande échelle.

Entretiens individuels pour approfondir les expériences personnelles.

Tests d’usabilité pour garantir une navigation intuitive.

Une collaboration interdisciplinaire

Le projet a rassemblé plusieurs partenaires clés :

Hôpitaux : Le Vinatier - Psychiatrie Universitaire Lyon Métropole, Hospices Civils de Lyon (HCL), CHU de Lille.

Laboratoires : RESHAPE (INSERM U1290), Cermes3 (INSERM U988, UMR CNRS 8211), équipe de recherche PsyR2 (INSERM U1028, CNRS UMR 5292).

Agence digitale : Interlude Santé.

Cette approche collaborative a permis de créer une plateforme basée sur des données probantes, répondant aux besoins réels des utilisateurs.

Des fonctionnalités adaptées et efficaces

Espoir-Suicide.fr offre des outils variés pour soutenir les personnes endeuillées :

Informations fiables sur le deuil et la prévention du suicide.

Témoignages inspirants de personnes ayant vécu un deuil par suicide.

Chat interactif avec une équipe spécialisée en santé mentale.

Annuaire de ressources locales, regroupant déjà 117 structures en France.

L’expérience utilisateur a obtenu un score exceptionnel de 90,3 sur 100, confirmant la qualité et l’utilité de la plateforme.

Un projet pour un impact durable

Comme l’explique le Dr Édouard Leaune, auteur principal de l’étude publiée dans JMIR Mental Health   :
« La co-création avec les personnes concernées et les professionnels de santé a permis de développer une ressource innovante, sur le plan technique et humain, adaptée aux besoins concrets des personnes endeuillées par suicide. »

Espoir-Suicide.fr : une plateforme unique pour les personnes endeuillées par suicide - Centre Hospitalier Le Vinatier

03 novembre 2024

Dépression : des impulsions magnétiques ciblées sur deux régions du cerveau réduisent les symptômes en 5 jours

Une nouvelle thérapie basée sur la stimulation magnétique a atténué les symptômes chez des patients souffrant de dépression résistante aux traitements standards, en seulement 5 jours. Il s’agit d’une thérapie accélérée visant à diffuser des champs magnétiques simultanément au niveau de deux régions cérébrales. L’approche pourrait potentiellement étendre la gamme d’alternatives thérapeutiques pour les cas de dépression sévère, surtout ceux à tendance suicidaire.

Affectant environ un adulte sur vingt, la dépression constitue l’une des principales causes d’invalidité dans le monde. Bien qu’il existe des traitements, notamment les antidépresseurs et la psychothérapie, ils ne sont efficaces que pour moins d’un patient sur trois. Étant donné que la maladie est caractérisée par la sous- ou suractivité de certaines régions cérébrales, il a été suggéré que les patients résistants aux traitements standards pourraient être pris en charge par le biais de techniques alternatives, dont la neuromodulation.

.../...


18 septembre 2024

Nouvelle évaluation du risque de suicide sous sémaglutide

Une nouvelle étude décèle un risque d’idées suicidaires associé à l’agoniste du récepteur du peptide-1 de type glucagon (GLP-1 RA), le sémaglutide, plus particulièrement chez les personnes utilisant simultanément des antidépresseurs ou des benzodiazépines.

Toutefois, les chercheurs et les experts externes invitent à la prudence avant de tirer des conclusions définitives sur la base des observations de l’étude.

« Alors que notre étude de pharmacovigilance a montré une association entre l’utilisation du sémaglutide et le report d’idées suicidaires, les cliniciens ne doivent pas interpréter ces résultats comme la preuve d’une relation de cause à effet », a déclaré à Medscape Medical News l’investigateur de l’étude, Georgios Schoretsanitis du département de psychiatrie du Zucker Hillside Hospital, Northwell Health, (Glen Oaks, États-Unis).

Néanmoins, « les médecins qui prescrivent le sémaglutide devraient informer leurs patients des risques liés à ces médicaments et évaluer les antécédents psychiatriques et l’état mental des patients avant de commencer le traitement par le sémaglutide », a-t-il déclaré.

« Pour les patients ayant des antécédents de troubles mentaux, d’idées ou de comportements suicidaires et de tentatives de suicide, les médecins doivent être prudents et surveiller régulièrement leur état mental pendant le traitement par le sémaglutide. Si nécessaire, le médecin traitant doit faire appel à différents spécialistes, notamment un psychiatre et/ou des psychologues cliniciens », a-t-il ajouté.

L’étude a été publiée en ligne le 20 août dans JAMA Network Open.

Nouvelle évaluation du risque de suicide sous sémaglutide (medscape.com)

05 juin 2024

14 juin : Webinaire VigilanS Alsace

 VigilanS est un dispositif de prévention de la récidive suicidaire


Vendredi 14 juin 2024 de 13h à 14h



Programme

13h00 : Début du Webinaire : présentation du déroulement de la séance

13h10 : Présentation du dispositif et de sa pertinence par la Mission Nationale d’Appui de VigilanS – Pr Guillaume VAIVA, Dr Christophe DEBIEN, Mme Elise CLEVA

13h40 : Questions/réponses

13h50 : Présentation du dispositif VigilanS Alsace et focus sur le territoire

14h10 : Questions et échanges libres avec les partenaires autour de la prévention du suicide sur le territoire

Vous pouvez confirmer votre présence à vigilans@chru-strasbourg.fr

18 janvier 2024

[5 février] Ciné-débat "Au nom de la terre"

Ciné-débat "Au nom de la terre"
Film d'Edouard Bergeron avec Guillaume Canet
📅 Lundi 05 février à 20h 
5€

L'équipe de VigilanS, S.O.S. Amitiés, Dites je suis là, le Ciné'Psy et l'Unafam 67 ont le plaisir de vous inviter à leur prochain ciné-débat sur le thème du suicide, autour du film de Edouard Bergeron, avec Guillaume Canet, Au nom de la terre


Synopsis : "Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l'exploitation s’est agrandie, la famille aussi. C’est le temps des jours heureux, du moins au début… Les dettes s’accumulent et Pierre s’épuise au travail. Malgré l’amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu… Construit comme une saga familiale, et d’après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l’évolution du monde agricole de ces 40 dernières années."

Durée du film : 1h44


Intervenants : 

      📌Dre Sougy Malvezin, médecin responsable de VigilanS Alsace, Pôle de Psychiatrie Santé Mentale et Addictologie des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, accompagnée de son équipe

      📌M. Peroche, infirmier en psychiatrie et un des ambassadeurs du dispositif de prévention du suicide "Dites je suis là"

      📌 M. Trautmann, président de l'association S.O.S. Amitiés

     📌 Dre Lozère et Dr Hansmaennel du CinéPsy (internes en psychiatrie)

     📌 Mme Escudié, présidente déléguée de l'Unafam 67

      

📪Cinéma Star St Exupéry, 18, rue du 22 Novembre à Strasbourg 

Tarif unique : 5€ 


Réservation fortement conseillée sur le site du cinéma Star St Exupéry ou par retour de mail


Nous vous attendons nombreux et nombreuses !

18 septembre 2023

Suicide : un tabou à briser

À l’occasion de la journée internationale de la prévention contre le suicide (10 septembre), Sandrine Broutin, directrice de l’association Falret, revient sur un sujet considéré depuispeu par l’OMS comme un grave problème de santé publique : le suicide. La prévention de ce drame réside dans la mobilisation et l’action pour le surmonter. Alors que divers facteurs peuvent conduire à son exécution, les personnes qui y sont sujettes font l’objet à présent d’une sensibilisation pour ne pas rester dans la détresse.

Ce dimanche 10 septembre a eu lieu la journée internationale de prévention du suicide. Et cela depuis plus de 20 ans ! C’est une co-organisation de L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’organisation internationale pour la prévention du suicide. L’OMS considère le suicide comme un très grave problème de santé publique, à l’origine de près de la moitié des morts violentes, toutes causes confondues. Outre le drame de ces décès, le coût économique se chiffre en milliards d’euros.

L'ampleur croissante de cette journée de mondiale de prévention du suicide vient de la prise deconscience de l’importance de la mobilisation. Quelques chiffres pour donner une idée : on estime que dans le monde, toutes les quarante secondes a lieu un suicide, et toutes les trois secondes, une tentative. Cela correspond à un million de suicides chaque année, un million de vies perdues, non vécues.

Pendant longtemps le sujet était tabou, les familles et les proches endeuillés vivaient dans unesorte de silence honteux. Plusieurs raisons à cela : le remords et les scrupules liés au sentiment de culpabilité, d’abord. L’effroi et le gouffre du "c’est arrivé, c’est trop tard" aussi. Une forme d’impuissance silencieuse accompagne souvent les proches. Une chape de fatalité et d’isolement. C’est contre cela que veulent lutter les associations et les pouvoirs publics.

Lorsqu’on parle de suicide, on parle d’abord de personnes dont la vie soudainement bascule. On pourrait citer l’excellent film d’Edouard Bergeon, avec notamment Guillaume Canet, dans “Au nom de la terre” ; ce film mettait en lumière la détresse et l’isolement de certains agriculteurs face à l’endettement. Il y a donc les accidents de la vie, ses aléas plus ou moins lourds qui peuvent durablement amener à la spirale suicidaire. La perte d’un emploi, une séparation, l’angoisse économique sont autant de coups portés à l’équilibre de l’un d’entre nous. Et si la solitude ou l’isolement s’en mêle, la chute est possible.

Mais il y a aussi les personnes dont la santé mentale est déjà fragilisée, voire malade. On estime par exemple que le risque d’acte suicidaire est 30 fois supérieur à celui de la population générale, chez une personne souffrant de dépression. Chez les personnes atteintes de schizophrénie, le suicide constitue la première cause de mortalité.
Tous ces chiffres ne sont pas donnés pour nous affoler mais bien pour prendre conscience de l’importance du sujet !

Alors comment lutter précisément ?

Lutter c’est d’abord en parler… et c’est ce que nous faisons maintenant. En effet, briser le tabou, passe par une sensibilisation de chacun. La journée mondiale du 10 septembre s'est déclinée en de très nombreuses manifestations dans toute la France, et pas seulement dimanche, je vous invite à ouvrir les yeux et les oreilles, il y a tout au long du mois de septembre de multiples propositions. Chacune invite à mieux comprendre, à se rendre présent auprès de ceux dont on perçoit la détresse… et bien sûr, à communiquer le numéro national de prévention du suicide, gratuit et confidentiel, le 31 14. Des personnes formées à l’écoute sont disponibles 24h sur 24 et sept jours sur sept.

Un article rédigé par Laetitia Forgeot d’Arc, Sandrine Broutin - RCF, le 8 septembre 2023

23 mai 2023

Un marqueur du cerveau pourrait indiquer un risque de suicide plus élevé.

"Notre étude fournit des preuves que ce marqueur de connectivité cérébrale peut être identifiable avant une tentative de suicide, suggérant qu'il pourrait aider à identifier les personnes à risque de suicide", explique Audreyana Jagger-Rickels. "Cela pourrait également conduire à de nouveaux traitements ciblant ces régions du cerveau et leurs fonctions sous-jacentes."

Chaque jour aux États-Unis, 130 personnes en moyenne se suicident. En 2021, 12,1 millions d'Américains ont sérieusement envisagé le suicide, selon les Centers for Disease Control and Prevention ; 3,5 millions d'entre eux ont même fait un plan.

Pour les proches laissés pour compte après un suicide, le chagrin est souvent assombri par le regret et la culpabilité : pourquoi ne savaient-ils pas que les choses allaient si mal ? Auraient-ils pu l'arrêter ?

Bien que de nombreux facteurs de risque de suicide soient bien connus (dépression, douleur chronique, violence familiale, présence d'armes à feu), on ne sait pas toujours pourquoi certaines personnes, et pas d'autres, passent de l'idéation à la planification d'une tentative.

Comme indiqué dans l'article publié dans le Journal of Affective Disorders , les chercheurs ont découvert que des connexions importantes dans le cerveau différaient entre les anciens combattants ayant des antécédents de tentatives de suicide - avant même qu'ils n'aient tenté de mettre fin à leurs jours - et ceux présentant des niveaux similaires de symptômes psychiatriques, mais sans une histoire de suicide.

Les différences résidaient dans la connectivité fonctionnelle entre les réseaux cérébraux impliqués dans le contrôle cognitif (ajuster notre comportement ou nos choix pour s'adapter à une certaine tâche ou à un objectif) et le traitement de la pensée autoréférentielle (réfléchir à ce que nous avons fait aujourd'hui ou à quelque chose d'embarrassant qui s'est passé il y a des années ou penser à ce que nous devons faire demain).

.../...

Lire la suite ICI

Si vous ne lisez pas l'anglais, vous pouvez utiliser le traduction automatique de GoogleChrome.

Source : Gina DiGravio et Andrew Thurston pour l'Université de Boston

DOI de l'étude originale : 10.1016/j.jad.2023.04.061



14 avril 2023

Que faire, face à des idées de suicide chez l'enfant et l'adolescent ?

Voilà un sujet épineux et pour tout dire, tabou dans notre société : un enfant qui a envie de se suicider. Ce thread (= fil d'informations sur Twitter) ne propose pas de solutions miracles à un problème complexe, mais il offre des pistes pour les recours qui existent et des conseils autour.

A lire ICI (vous n'êtes pas obligé d'avoir un compte Twitter)

15 octobre 2022

[20 octobre] : Wébinaire de lancement du numéro national de prévention du suicide

Wébinaire de lancement du numéro national de prévention du suicide

Les équipes du 3114, numéro national de prévention du suicide et de Santé Mentale France vous donnent rendez-vous 


le 20 octobre 2022 de 12h à 13h30 


afin de présenter la nouvelle plateforme de prévention, d’écoute, de réorientation, et de prise en charge du risque suicidaire.


12h-12h05 : Ouverture :
Denis Leguay, président Santé mentale France

12h05-12h10 : Pourquoi ce webinaire ?
Dr Bertrand Lièvre - Santé mentale France

12h10-12h20 : Le 3114 : pourquoi, comment ? Dr Chantal Mannoni - Pôle national 3114 & Dr Christophe Debien - Pôle national 3114 

12h20-12h50 : Une éthique au service d’une réponse clinique
Interventions croisées 

12h20-12h30 : Le cadre éthique, Dr Pierre grandgenèvre - Pôle national 3114

12h30-12h40 : Le cadre éthique
en pratique : Exemples cliniques :
Maxime Vieux - Psychologue - Chargé des réseaux au centre répondant de Lyon 


12h40-12h50 : Échanges avec le public 

12h50-13h : 3114 et Santé mentale France : quelles perspectives ? 

12h50-12h55 : Les chantiers au national Dr Chantal Mannoni 

12h55-13h : Au local, le partenariat pour faire réseau Dr Florian Giron, Psychiatre, responsable du centre répondant de Bordaux 

13h-13h05 : Comment s’emparer du 3114 : Jean Chelala, responsable de communication au Pôle national 3114 

13h05-13h25 : Questions/réponses Animation par le Dr Bertrand Lièvre - Santé mentale France

13h25 : Conclusion Santé Mentale France 



Inscription : 

Présentation du 3114, la plateforme nationale de prévention du suicide (actandmatch.com)

14 septembre 2022

[A lire] : Suicide - Comprendre, repérer et agir

Auteur : Pierre Vandel 
Edition Le Coudrier, Collection Avelines ; parution le 10/03/22

En expliquant ce qu’est une crise suicidaire, le psychiatre permet de comprendre qu’intervenir peut empêcher un passage à l’acte. Son propos s’appuie sur des situations réelles comme celles d'un professeur de yoga préoccupé par l’attitude inhabituelle d’un élève, d'un infirmier libéral alarmé par les propos d’une patiente âgée, d'une employée de bureau dont le collègue et ami s’isole de plus en plus, d'un jeune médecin sollicité par la femme d’un agriculteur en détresse… 

Chacune de ces personnes a le sentiment de devoir agir, sans savoir s’il a raison, ni comment s’y prendre. L’auteur éclaire ces situations et apporte les éléments essentiels pour agir selon sa place. 

Sans oublier la possibilité d’appeler le 3114.



29 juin 2022

Tri téléphonique aux Urgences psychiatriques : l’expérience stéphanoise est concluante

A l’occasion d’une session consacrée aux urgences psychiatriques lors du congrès Urgences 2022, la Professeure Catherine Massoubre, cheffe du service des urgences psychiatriques et de l'unité de crise du CHU de Saint-Etienne a décrit le dispositif, appelé Psy15, mis en place par son hôpital pour mieux prendre en charge les situations de détresse psychique.

Une plateforme téléphonique en lien avec le SAMU a été créée aux urgences pour répondre aux appels à motifs psychologiques de 9h à 17h30. L’objectif est de faciliter le conseil, d’orienter au mieux les patients en difficulté psychologique et d’éviter le recours massif aux urgences.


Une des originalités du système est que le psychiatre n’intervient qu’en deuxième ligne : ce sont des infirmières (IDE) expérimentées en psychiatrie et/ou psychologie qui prennent les appels. L’IDE doit pouvoir répondre – donner un conseil médical, proposer une téléconsultation adaptée, mobiliser le SAMU/SMUR ou permettre d’avoir un accès simple à un autre professionnel – par l’option la mieux adaptée à la situation de l’appelant. Pour ce faire, les IDE ont pour rôle de faire le lien avec l’appelant. 


Bilan avec 1 an et demi de recul

Parmi les motifs de recours aux Urgences Psy15, la psychiatre a listé 25% de patients suicidaires, 30% souffrant d’angoisse, 15% d’agitation, 13% de délires et d’hallucinations. "Quand le patient est extrêmement inquiétant, on bascule sur le médecin régulateur pour envoyer les secours".


Sur la période de janvier à septembre 2021, 55% des appels ont conduit à une arrivée aux Urgences contre 97% d’arrivage aux Urgences pour appels psy avant la mise en place dispositif.

"Ce chiffre est aujourd’hui plus bas, après 1 an et demi, on est passé à 40% d’envoi aux Urgences, ce qui s’explique par l’expérience acquise par les IDE", considère-t-elle.



Tri téléphonique aux Urgences psychiatriques : l’expérience stéphanoise est concluante (medscape.com)

06 avril 2022

VigilanS : nouvel outil pour la prise en charge des patients suicidants

Dispositif de prévention secondaire, VigilanS assure pendant les 6 mois qui suivent un passage à l’acte suicidaire, une  veille téléphonique ou épistolaire.

Il concerne les personnes ayant déjà fait un ou plusieurs gestes suicidaires. Ces personnes sont adressées à VigilanS le plus souvent par un service d’urgence hospitalier dont elles sont sortantes, mais tout soignant (médecin généraliste, infirmier,….) prenant connaissance d’un récent passage à l’acte suicidaire chez un de ses patients, est légitime pour nous l’adresser.

Télécharger la plaquette de présentation en cliquant sur l'image :


 

05 décembre 2021

Boire de l'eau contenant du lithium prévient du suicide

Le lithium est un oligoélément naturellement présent dans différents aliments comme les légumes, les céréales, ou les épices. On en trouve aussi dans le sol, les eaux souterraines et les eaux de surface, et donc dans l'eau du robinet. Selon les régions, l'eau du robinet contient ainsi entre 0,1 et 171 microgramme (µg) de lithium par litre, selon l'Ineris. Certaines eaux minérales, comme les eaux de Vichy, en contiennent même jusqu'à 5 milligrammes par litre ! Or, il se trouve que le lithium est aussi un médicament couramment utilisé dans les troubles de l'humeur, les troubles bipolaires et la dépression. Des chercheurs se sont donc demandé s'il était possible d'établir un lien entre les deux.

Selon plusieurs études, une exposition prolongée et régulière au lithium via l'eau du robinet permet de prévenir les suicides, de réduire l'anxiété, et même la consommation abusive de drogues ou les violences criminelles.


Lire l'article sur FUTURA



02 octobre 2021

Prévention du suicide : lancement du numéro national 3114

Un numéro d'écoute à l'attention des personnes souffrant d'idées suicidaires, de leurs proches de personnes ou de personnes endeuillées par le suicide, a été lancé ce vendredi 1er octobre alors que 9 000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année.

Écouter mais aussi orienter : le 3114, numéro national de prévention du suicide, a été lancé depuis Lille ce vendredi dans le cadre d'une stratégie visant à "casser la courbe" des suicides en France, où ils sont responsables de 9 000 morts par an.

Ce nouveau numéro gratuit garantit une écoute "professionnelle et confidentielle" 24h/24 et 7 jours/7, par des infirmiers et psychologues formés comme répondants.

Il vise les personnes souffrant d'idées suicidaires mais aussi leurs proches et les personnes endeuillées par un suicide.

300 personnes dans le réseau à terme

Au total, dix centres ouvrent leurs portes vendredi à travers le pays et seront rejoints par neuf autres d'ici le début de 2022, pour constituer un réseau employant à terme 300 personnes. Un tchat doit également être lancé en 2022.

Promis dans le cadre du "Ségur de la santé" et coordonné par le CHU de Lille, ce numéro vient compléter, entre autres, le système de suivi des personnes ayant fait une tentative de suicide VigilanS, créé en 2015 dans les Hauts-de-France.

Le centre de Lille assurera aussi, comme ceux de Brest et Montpellier, la réception des appels pendant la nuit.

"Casser la courbe" des suicides

L'ensemble de la stratégie nationale de prévention du suicide a pour objectif d'"arriver à une cassure de la courbe des décès par suicide", a expliqué lors d'une présentation à la presse le professeur Pierre Thomas, chef du pôle psychiatrie du CHU de Lille et coordinateur national du projet.

"ll y a encore 9 000 décès par suicides par an sur le territoire, c'est énorme, ce sont des décès évitables", a-t-il ajouté.

Pour le Dr Charles-Edouard Notredame, psychiatre et coordinateur-adjoint du projet, "la grande différence par rapport aux lignes d'écoute existantes en prévention du suicide, c'est que celle-ci est professionnelle alors que la plupart sont bénévoles et qu'elle a davantage une logique d'intervention et d'action, notamment dans le secours grâce à une collaboration très étroite avec le Samu".



31 août 2021

[Agenda] : Conférence de S.O.S Amitié : "Suicide : désir de mort ou désir de vivre"

Conférence de S.O.S Amitié : « Suicide : désir de mort ou désir de vivre »


avec David Le Breton, sociologue et anthroplogue



Jeudi 9 septembre 2021, à 20h


1, place Saint-Pierre-Le-Vieux, Strasbourg




(20+) SOS Amitié Strasbourg | Facebook 


18 mai 2021

Gestes suicidaires en France : des signaux de hausse chez les jeunes

Sandrine Cabut, Le Monde daté du 17 mai 2021

Si les tentatives de suicide avaient diminué pendant la première vague de la pandémie, plusieurs données font apparaître une hausse récente chez les enfants et les jeunes adultes. Le nombre des décès n’a, lui, pas augmenté, selon les dernières estimations de l’Inserm et Santé publique France.
 

Ce sont des chiffres à interpréter avec prudence, mais qui rejoignent ce qu’observent des pédopsychiatres sur le terrain depuis quelques mois. Les tentatives de suicide (TS) semblent à la hausse en France chez les enfants, mais aussi chez les adolescents et les jeunes adultes, selon plusieurs enquêtes s’appuyant sur différents indicateurs. Ainsi, le nombre d’appels aux centres antipoison (CAP) pour intoxication volontaire est en augmentation depuis le deuxième confinement de l’automne 2020, et la tendance s’accentue depuis début 2021, en particulier chez les jeunes, selon une étude en cours de publication. 


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13 avril 2021

Pourquoi l’insomnie est un mauvais signe chez les schizophrènes ?

Une étude publiée dans The Journal of Clinical Psychiatry montre que chez les patients schizophréniques, l’insomnie est liée à l’aggravation de l’anxiété et de la dépression, ainsi qu’à l’augmentation des pensées et des actions suicidaires.

L'étude suggère que mettre en place certaines habitudes, comme éviter les écrans et la caféine, peut être bénéfique pour traiter les troubles du sommeil, de même qu'une adaptation du traitement antipsychotique.



Les détails (en français) :

L'article original (en anglais) :

08 avril 2021

Gestes suicidaires, dépressions : des chiffres alarmants sur la santé mentale des enfants

Enquête du Journal "La Croix" du 30 mars 2021 

Les statistiques indiquent une hausse des passages aux urgences pour les moins de 15 ans pour des motifs psychiatriques, notamment pour des gestes suicidaires. Pour les pédopsychiatres, les enfants n’échappent probablement pas aux répercussions de la crise sanitaire sur leur vie, ni à l’angoisse de leurs parents.

https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Suicides-depressions-chiffres-alarmants-sante-mentale-enfants-2021-03-30-1201148466