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22 avril 2026

Handicap et accès à la culture : quand le "metal" devient vecteur d’inclusion

Vingt ans après la loi de 2005 sur l’égalité des droits des personnes en situation de handicap, l’accessibilité des lieux culturels a nettement progressé en France. Mais la participation réelle des publics concernés reste limitée. Une expérimentation menée entre une pension de famille et le Hellfest, en Loire-Atlantique, montre en quoi l’inclusion ne se résume pas à des aménagements techniques.

Un samedi de juin 2023, au milieu des dizaines de milliers de festivaliers réunis au Hellfest (Clisson, Loire-Atlantique), six habitants d’une pension de famille découvrent pour la première fois l’un des plus grands festivals de France. Certains vivent avec des troubles psychiques, d’autres avec des limitations physiques et pourtant, tous participent à une expérience singulière : explorer ce que signifie réellement l’« inclusion » dans un événement culturel singulier. Cette expérimentation, menée avec des résidents de la pension de famille de l’Orangerie, une structure gérée par la Croix-Rouge française, invite à repenser en profondeur la manière dont les institutions culturelles abordent le handicap. Car malgré les progrès réalisés ces dernières années, l’accès à la vie culturelle reste encore limité pour de nombreuses personnes en situation de handicap.

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14 janvier 2025

[Opinion] : "Je commence à en avoir assez du mot inclusion"

Lue sur X, une réflexion autour du mot "Inclusion"

Florian Deygas

Je commence à en avoir assez du mot inclusion. 

On l’entend partout, et moi-même, je l’utilise souvent, presque par automatisme. Mais en y réfléchissant, ce terme me dérange profondément, surtout lorsqu’il est associé au handicap. Pourquoi ? Parce qu’il révèle une réalité : dans notre société, les personnes handicapées sont encore perçues comme "à part", comme si elles devaient être "intégrées" dans un système qui n’a pas été conçu pour elles.

Pourquoi parle-t-on encore d’inclusion ? 
Ce mot suggère qu’il y aurait un "dedans" et un "dehors". Que les personnes valides représenteraient la norme, et que celles vivant avec un handicap devraient s’adapter – ou bénéficier d’un geste pour y entrer. Mais ce cercle, pourquoi ne le détruit-on pas ? Pourquoi ne redéfinit-on pas une société où chacun a sa place, sans qu’il soit nécessaire de le revendiquer ou de se battre ? Regardez : les ministres du handicap se succèdent, et quelles sont leurs premières actions ? Ils visitent des ESAT, des centres spécialisés, des lieux bien cadrés, où tout semble fonctionner, mais où rien ne bouge depuis des décennies. Pourquoi ne commencent-ils pas par les MDPH, là où les personnes handicapées et leurs familles affrontent des obstacles quotidiens ? Pourquoi ne vont-ils pas dans des entreprises pour observer comment ces personnes sont accueillies, ou discriminées  ? Ces visites reflètent un système qui préfère maintenir le handicap à l’écart, dans des structures spécifiques, plutôt que d’affronter les vraies questions. 

Ces choix montrent bien qu’on continue de percevoir le handicap comme un domaine à part. 
Pourtant, les personnes handicapées ne sont ni des quotas, ni des exemples à valoriser uniquement lorsqu’elles "surmontent" leurs difficultés. Elles n’ont pas à prouver qu’elles méritent leur place. Ce sont des citoyens, comme les autres, avec les mêmes droits et aspirations. Et que dire de ces travailleurs handicapés qui, en 2025, sont encore employés dans des établissements spécialisés ? Ils travaillent hors du code du travail, sans avoir longtemps eu droit à la grève ou à l’appartenance syndicale. Ces établissements produisent pour de grandes entreprises, mais leurs travailleurs ne sont ni récompensés, ni reconnus à leur juste valeur. Combien sont contraints d’accepter cette réalité, faute d’alternatives ? Est-ce qu’on réalise qu’en 2025, des enfants handicapés sont encore enfermés dans des établissements spécialisés parce qu’on ne leur propose aucune autre solution ? Plutôt que de les accompagner dans un environnement inclusif, on préfère les éloigner, les rendre invisibles, au lieu de leur offrir des conditions pour vivre dignement parmi nous. 

J’ai milité pour qu’un ministre du handicap soit nommé, même si, au fond, je n’en voulais pas. Pourquoi ? Parce que notre société n’est pas prête à intégrer pleinement les personnes handicapées dans le droit commun. Pourtant, je rêve qu’un jour un ministre s’affirme et déclare qu’il fera tout pour que son poste disparaisse. Ce jour-là, ce sera parce que tous les ministères – éducation, travail, santé – auront pris leurs responsabilités. Ce sera un monde où l’on ne parlera plus d’inclusion, mais simplement de justice. Quand on met à l’écart des personnes handicapées, on perpétue une inégalité évitable. Personne ne devrait avoir à justifier son existence pour participer pleinement à la société. L’inclusion ne devrait même pas être un sujet. L’accessibilité, l’égalité des droits et les adaptations nécessaires ne sont pas des faveurs. Ce sont des bases indispensables pour une société équitable. Le simple fait qu’on parle encore d’inclusion montre combien il reste à faire. Le jour où ce mot disparaîtra, ce sera parce que chacun aura trouvé sa place, naturellement, sans conditions ni compromis.

06 novembre 2024

[18 novembre] De l’inclusion sociale à l’inclusion professionnelle : Etat des recherches sur le handicap

Journée d'étude à l'UNISTRA

Lundi 18 novembre 2024

Faculté de psychologie - Amphi Viaud
12 rue Goethe
67000 STRASBOURG

Michel Deneken, président de l’Université de Strasbourg

Elisabeth Demont, vice-présidente Ressources humaines et dialogue social

ont le plaisir de vous inviter à une journée d'étude dans le cadre de la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées (Seeph)

8h30–9h Accueil

9h–9h30 Introduction, Elisabeth Demont et Laetitia Felder

9h30–11h - Session 1 : Inclusion

« L’ESAT de demain », Sophie Bollinger - Bureau d’économie théorique et appliquée (Beta)

« Accessibilité des environnements urbains et des transports en commun pour améliorer l’inclusivité dans les villes : le projet JUSTICE », Alexis Conesa et Olivier Finance - Laboratoire Image, ville, environnement (Live) et Michel Koebel - Laboratoire sport et sciences sociales (E3S)

« Les technologies d’assistance au handicap », Valentine Gourinat - Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (LinCS)

11h–11h30 - Pause

11h30–12h30 - Session 2 : Parcours professionnel

« Accompagnement du retour à l’emploi après cancer », Julie Daul - Laboratoire de psychologie des cognitions (LPC)

« Emploi protégé : solution alternative ou ségrégative ? », Sarah Richard - Audencia Business School - ex membre Humanis

12h30-14h - Déjeuner offert (sur inscription en bas de page)

14h–15h - Session 3 : Dévoilement

« Voilement et dévoilement de la maladie : faire face au cancer », Anaïk Pian - Lincs

« Dévoilement du handicap chez les étudiant.e.s en situation de handicap invisible », Clémence Bonafé - Laboratoire interuniversitaire des sciences de l’éducation et de la communication (Lisec)

15h-15h30 - Pause

15h30–16h30 - Session 4 : L'identité de personne handicapée

« Les effets du maintien dans le travail sur les remaniements de l'identité dans les maladies neuromusculaires rares », Mélanie Jacquot - Unité de recherche Subjectivité, lien social et modernité (SuLiSoM)

« Les déterminants de l'intention d'effectuer les démarches administrative à la RQTH chez les agents Unistra », Camille Sanrey - LPC

18h–20h - Conférence grand public

« Minorités et majorités au travail : qui bénéficie réellement des politiques de diversité ? », Julia Oberlin - Université Libre de Bruxelles

Consultez le programme complet de la Seeph à l'Université de Strasbourg.

Afin de nous permettre de mieux vous accueillir, merci de vous inscrire avant le 9 novembre 2024 en cliquant ici : je m'inscris

04 juillet 2023

[Ouvrage] : Inclusion et handicap mental et psychique.

Inclusion et handicap mental et psychique.
Le rôle des établissements et services sociaux et médico-sociaux, 2ème édition

Gérard Zribi, Editions Presses de l’Ehesp, coll. Terrains Santé Social, mars 2023

Le concept d’inclusion et le rôle des établissements et services spécialisés provoquent des échanges vifs et  tranchés. Peut-on parler des besoins et des réponses à mettre en place pour des enfants, des jeunes et des adultes handi­capés, sans tenir compte de la gravité des atteintes et de la complexité des handicaps ? Un seul type de dispositif peut-il représenter le « tournant inclusif » ? L’école « normale », le logement personnel, l’emploi « ordinaire » permettent-ils l’accès de tous aux droits fondamentaux ?

De façon claire, incisive et documentée, cet ouvrage présente un panorama de la politique du handicap en France et un portrait général des publics accompagnés et suivis. Gérard Zribi détaille l’ensemble des dispositifs en établissement, à l’école, dans l’entreprise, ainsi que les mesures pour favoriser l’habitat inclusif.

Cet ouvrage s’adresse aux professionnels et étudiants du social et médico-social, enseignants de l’Éducation nationale, acteurs associatifs et décideurs publics peuvent ainsi faire le point sur les notions clés, mieux connaître les responsabilités institutionnelles et les solutions pour une inclusion au plus proche des pratiques effectives et émergentes.



19 avril 2022

[Soirée débat] : "Hymne à l'inclusion"

"Hymne à l'inclusion" 


Soirée débat autour de la projection d’un film documentaire de Tarik BEN SALAH consacré à l’inclusion des personnes autistes en entreprise :


Mardi 26 avril 2022 de 18h à 20h30


Campus central de l’Université de Strasbourg
Institut Le Bel – Amphi 1
4 rue Blaise Pascal – 67000 STRASBOURG
(Station tram : Observatoire)


Toutes les informations en cliquant sur l'image :



https://drive.google.com/file/d/1tmPs9PJDcWuPvD4W-nZu_5B7Gd4__aVP/view?usp=sharing


Inscription auprès de  : m.patry@capemploi68-67.com

29 décembre 2021

Santé mentale : innover pour mieux accompagner

Ébranlé par la crise sanitaire et déjà fragilisé par le manque de moyens, le secteur de la santé mentale est en pleine mutation. Déstigmatisation de la maladie, inclusion sociale des personnes concernées, nouveaux types d’accompagnement… autant d’avancées positives que soutiennent les acteurs de la philanthropie.



Crédit/Copyright : Thomas Salva

Dépression, schizophrénie, bipolarité, état anxieux ou problème d’addiction… En France, une personne sur quatre a été, est ou sera concernée au cours de sa vie par des troubles psychiques. Face à cette situation alarmante que la crise sanitaire et les confinements ont aggravée, la santé mentale est devenue plus que jamais un enjeu majeur de santé publique. Après avoir été longtemps considérée comme le parent pauvre de la médecine, elle est aujourd’hui au centre des préoccupations des pouvoirs publiques qui inauguraient en septembre dernier les premières Assises de la santé mentale et de la psychiatrie.

Depuis 15 ans, la Fondation de France a fait de la santé mentale un axe prioritaire de son action. Elle agit notamment pour favoriser l’accès aux soins et l’inclusion des personnes vivant avec une maladie psychique, développer le dépistage chez les jeunes et soutenir la recherche. Cette mobilisation est aussi partagée par de nombreuses fondations abritées, parmi lesquelles les fondations Sisley d’Ornano, Chantelix, Vincent-Verry, Geneviève Allier ou plus récemment la Fondation Béa.

Lire les détails ici :

17 décembre 2021

Au collège de Schiltigheim, les élèves autistes ont toute leur place

Le collège Leclerc de Schiltigheim (dans la banlieue de Strasbourg) a ouvert, à la rentrée 2019, un dispositif d’inclusion scolaire des enfants atteints d'autisme : l'objectif est de permettre un accompagnement global qui profite à tous.

La rectrice Élisabeth Laporte, en visite au collège Leclerc, a assisté avec intérêt à une version revisitée du jeu "Questions pour un champion", lors de laquelle rien ne distinguait les deux participants porteurs d’un trouble du spectre de l’autisme. 
Les réponses fusent dans cette version de "Questions pour un champion" adaptée au programme de SVT (Science de la vie et de la terre) de 5e par Morgane Milesi, professeure au collège Leclerc de Schiltigheim. Au sein des équipes enthousiastes, rien ne distingue, ou presque, deux participants chez lesquels a été diagnostiqué un TSA (trouble du spectre de l’autisme). L’un en particulier, qui a "des difficultés de graphisme", n’écrit pas comme les autres sur une ardoise, mais représente simplement le groupe à l’oral. "La question de leur place dans la classe ne se pose plus", souligne l’enseignante spécialisée Justine Genet. En 4e , c’est d’ailleurs un élève porteur du même trouble qui est éco-délégué. "Il y a une bienveillance entre eux", ajoute Élisa Freysz, éducatrice spécialisée recrutée par l’Adapei Papillons Blancs.
L’inclusion scolaire n’est plus la même dans ce collège depuis l’ouverture, à la rentrée 2019, d’un dispositif d’autorégulation (DAR) innovant, que la rectrice d’académie Élisabeth Laporte est venue visiter fin novembre. Plutôt que d’être pris en charge en Ulis (Unité localisée d’inclusion scolaire) et ponctuellement intégrés dans d’autres cours, les sept collégiens autistes de l’établissement sont la plupart du temps en classe ordinaire, de la 6e à la 3e , afin "d’évoluer au milieu de leurs pairs".

Lire la suite sur les DNA.