Nouvelles fixes

Bonnes vacances


Prenez soin de vous et des vôtres et retrouvons nous à la rentrée, prêts à affronter les difficultés rencontrées pour avancer sur le chemin de l’espoir.

Nouvelles

Nous avons besoin de vous (adhésion ou simple don)

https://www.helloasso.com/associations/troubles-psychiques-tous-partenaires

Affichage des articles dont le libellé est yoga. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est yoga. Afficher tous les articles

15 décembre 2024

Pair-aidance et yoga dans nos vies...

Un dialogue en marge des pratiques psychiatriques contemporaines...

Camille Henry & Yann Derobert

Camille

Bonjour Yann, merci vraiment de m’aider à accoucher de ce besoin d’écriture !

Yann

Déjà c’est quoi ton projet ? Quel message tu as envie de faire passer ?

Camille

A propos du partage expérientiel et de la pair-aidance… avoir un langage plus imagé, dynamique, raconter une petite histoire…avec…des mots personnels, moins scientifiques, plus appuyés sur les ressentis… et par là toucher du monde dans sa chair à lui, atteindre sa propre expérience.

Yann 

OK. Et toi, ce serait… En sachant que c’est un public un peu généraliste, on va dire. Qu’est-ce que toi tu as envie de faire passer comme message auprès de ce public-là, concernant ce sujet ?

Pour lire le reste de notre dialogue, rendez-vous sur le site du REV !

Pair-aidance et yoga dans nos vies. Un dialogue en marge des pratiques psychiatriques contemporaines - REV France

19 février 2023

L’alternative "Yoga thérapie" contre les troubles psychiatriques

Depuis que la recherche sur le yoga s’est intensifiée et avec la création par l’ONU en 2014 d’une « Journée internationale du yoga » le 21 juin on observe un regain de popularité pour « cette discipline ». Ainsi le moteur de recherche de données médicales PubMed a enregistré chaque année 640 articles (sur des applications médicales du yoga) entre 2017 et 2021, contre seulement 180 de 2007 à 2011.

Les cliniciens ont par exemple exploré les effets du yoga dans plusieurs indications, en particulier certains troubles psychiatriques comme la dépression, la schizophrénie, l’anxiété, le trouble obsessionnel-compulsif, la douleur somatoforme, la toxicomanie ou les troubles cognitifs légers, y compris en géronto-psychiatrie et en pédo-psychiatrie. Des recherches futures devraient inclure la mise en place d’une réglementation pour superviser la formation à la pratique du yoga comme « thérapie complémentaire » et accorder une reconnaissance formelle du « yoga-thérapeute » dans différentes spécialités médicales, notamment la psychiatrie, la cardiologie et l’endocrinologie.

Comme un spray d’ocytocine dans la schizophrénie

B N Gangadhar évoque dans Indian Journal of Psychiatry* l’exemple de la schizophrénie où a déjà été proposée l’administration d’un spray nasal d’ocytocine pour améliorer la cognition sociale et, par conséquent, le fonctionnement global, dans la mesure où les taux sanguins d’ocytocine sont inférieurs à ceux des sujets témoins, appariés selon l’âge. Or des chercheurs ont démontré que l’intervention du yoga dans la schizophrénie produit des élévations du niveau d’ocytocine et que les patients bénéficiant de séances de yoga ont également une amélioration en matière de cognition sociale.

La pratique du yoga comme thérapie adjuvante chez le patient schizophrène peut donc être considérée comme une thérapie à l’ocytocine « endogène », comparativement à la thérapie à un spray nasal d’ocytocine « exogène ». En résumé, estime l’auteur, la base de preuves pour inclure le yoga dans le traitement des troubles psychiatriques augmente, ce qui lui semble ouvrir la voie à une utilisation sûre et efficace du yoga dans la pratique psychiatrique et permettre dès à présent (au moins en Inde) d’intégrer « un yoga- thérapeute » (yoga therapy/intervention) dans le cadre d’une équipe multidisciplinaire avec des psychiatres, en suscitant l’intérêt des médecins allopathes pour le yoga.

*Gangadhar BN : Evidence-based integration of yoga in psychiatric practice. Indian J Psychiatry 2023; 65(1): 5-11. DOI: 10.4103/indianjpsychiatry.indianjpsychiatry