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29 juin 2026
Dépression, bipolarité, schizophrénie… La santé mentale, nouvel eldorado des laboratoires pharmaceutiques
Des médicaments qui marchent globalement bien… « pour 60 % à 70 % des patients. Mais les 30 % restants n’y répondent pas bien et c’est un problème majeur, explique Pierre-Michel Llorca, professeur de psychiatrie à l’université de Clermont Auvergne et membre de la fondation FondaMental. En psychiatrie, nous traitons des troubles dont nous ne connaissons souvent pas la cause précise. Certaines personnes souffrant de dépression ressentent, par exemple, beaucoup d’anxiété, d’autres sont ralenties, d’autres encore n’éprouvent plus aucun plaisir. On peut penser que les mécanismes sous-jacents sont différents. Pourtant, nous disposons des mêmes médicaments pour tous. »
Si la pharmacopée des psychiatres s’est si peu étoffée ces dernières décennies, c’est que les laboratoires se sont longtemps tenus relativement éloignés de ce champ de recherche, qu’ils considéraient comme trop risqué. Le taux de succès, s’agissant du développement d’un nouveau médicament, y est en effet « de l’ordre d’un sur dix, contre un sur six s’agissant des autres indications, souligne Bartlomiej Szabat-Iriaka, gérant santé chez Exane AM. Les principales raisons de cet écart sont simples : les patients sont très hétérogènes, les essais sur les animaux prédisent moins bien la réponse humaine, et l’efficacité est plus difficile à mesurer objectivement que dans des maladies guidées par des biomarqueurs. »
Regain d’intérêt avec de récentes découvertes scientifiques
Ces écueils n’ont pas disparu, mais les laboratoires sont de retour dans le champ de la psychiatrie. De récentes découvertes scientifiques ont suscité de leur part un regain d’intérêt pour les maladies mentales, qui touchent 20 % des Américains et des Européens.
En témoigne le rachat, en 2023, de la biotech Karuna Therapeutics par l’américain BMS, pour 14 milliards de dollars. Si le laboratoire américain a payé si cher cette société, c’est qu’elle disposait dans sa besace d’un candidat médicament, le KarXT, dont le mécanisme d’action rompt avec celui des antipsychotiques utilisés depuis trente ans. Au lieu de bloquer les récepteurs de la dopamine, ce qui occasionne des effets secondaires importants (troubles moteurs, cognitifs, prise de poids, effet sédatif…), le KarXT stimule un autre type de récepteurs (qu’on appelle les récepteurs muscariniques). À la clé : une efficacité plus grande sur les symptômes de la schizophrénie et moins d’effets secondaires. BMS ambitionne désormais d’étendre l’indication de ce médicament aux patients atteints de la maladie d’Alzheimer et souffrant à ce titre de symptômes psychotiques. Commercialisé sous le nom de Cobenfy, il n’est cependant pas encore disponible en Europe.
« Cette avancée illustre bien comment des traitements novateurs peuvent enfin voir le jour après des années de stagnation en matière d’innovation et d’échecs dans les essais cliniques dans le domaine de la santé mentale, note le cabinet Ixia dans une étude récente. Encouragés par ces résultats, biotechs et laboratoires pharmaceutiques se lancent à nouveau dans la R&D en santé mentale. »
Près de 200 molécules en développement
Plusieurs concurrents de BMS se sont engouffrés dans la brèche. En janvier 2025, Johnson & Johnson a acquis Intra-Cellular Therapies, un spécialiste des maladies des maladies mentales, pour près de 15 milliards de dollars. Intra-Cellular disposait notamment d’un médicament tout juste commercialisé et indiqué dans le traitement de la schizophrénie et de la bipolarité, le Caplyta. Depuis cette acquisition, le laboratoire américain a obtenu l’autorisation d’étendre son indication dans le traitement de la dépression sévère. L’année dernière, le Caplyta rapporté 700 millions de dollars à Johnson & Johnson.
Biogen espère encore racheter Sage Therapeutics, qui a développé un traitement contre la dépression post-partum, tandis qu’AbbVie a acquis Cerevel Therapeutics pour près de 9 milliards de dollars. Un échec dans ce dernier cas puisque la molécule développée par cette biotech a finalement échoué en phase 2. AbbVie n’en a pas moins persévéré dans le traitement des maladies mentales, et acquis en août dernier un candidat médicament contre la dépression, développé par la start-up Gilgamesh, qui présente la particularité d’être un psychédélique - une classe de médicaments qui suscite l’intérêt grandissant des laboratoires.
Enrichir la panoplie du psychiatre
L’ampleur des recherches dans le domaine des maladies mentales est encore faible comparé aux travaux menés en cancérologie. Près de 200 molécules sont néanmoins actuellement en développement, selon la société Iqvia. 20 % d’entre elles visent le traitement de la dépression, 13 % la schizophrénie et 10 % les troubles du sommeil.
« Ces nouveaux médicaments sont intéressants en ce qu’ils enrichissent la panoplie du psychiatre, estime Pierre-Michel Llorca. Nous revendiquons de disposer du plus grand nombre de molécules possible parce que, aujourd’hui, nous ne savons pas prédire laquelle fonctionnera le mieux sur tel ou tel patient. Il nous faut pouvoir les tester, de façon empirique, en attendant de pouvoir catégoriser précisément les patients comme c’est le cas en oncologie, et pratiquer une psychiatrie de précision. » Le praticien regrette dès lors que ces médicaments ne soient pour l’instant disponibles qu’aux États-Unis, pour ceux qui sont déjà sur le marché.
Dépression, bipolarité, schizophrénie… La santé mentale, nouvel eldorado des laboratoires pharmaceutiques
19 mai 2026
Dépression résistante : une urgence de santé publique encore sous-estimée
La dépression résistante, qui se caractérise par la persistance de l’épisode dépressif malgré au moins deux traitements antidépresseurs successifs bien conduits ou qui n’évolue pas suffisamment favorablement, est trop souvent « synonyme d’errance thérapeutique », dénoncent, dans un document des psychiatres, les associations de patients et de familles France Dépression et l’Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ ou handicapées psychiques (Unafam). Pour mieux la prendre en charge, ce collectif fait cinq propositions :
– Renforcer la formation des professionnels de santé au repérage et à la prise en charge de la dépression résistante, grâce à des outils que devra élaborer Santé publique France (SpF), notamment car la détection précoce permet de « mieux traiter la dépression, l’empêchant de devenir résistante », alors que « le pic d’apparition des maladies psychiatriques, en particulier l’anxiété et la dépression, survient à 14 ans et demi« , précise le pédopsychiatre Pr Olivier Bonnot, nouveau président du Conseil national des universitaires de psychiatrie (CNUP). Le collectif propose ainsi « d’intégrer la dépression résistante dans les enseignements de psychiatrie et de médecine générale, dans les études médicales, en lien avec le Conseil national des universités en psychiatrie et les collèges universitaires », ou encore « l’élaboration de modules pédagogiques dédiés portant sur le repérage, la gradation thérapeutique, les innovations thérapeutiques et la prise en charge des comorbidités ». Le collectif préconise également « d’inscrire la thématique parmi les orientations prioritaires du Développement Professionnel Continu (DPC) ».
-Parmi les autres propositions, les auteurs de ce plaidoyer défendent une campagne de sensibilisation des professionnels de santé, grâce notamment à l’élaboration d’outils d’aide à la décision par Santé publique France (fiches cliniques, arbres décisionnels), à la diffusion d’informations via les canaux de l’Assurance Maladie et de l’Ordre des médecins ou encore à l’intégration d’outils de repérage directement dans les logiciels de prescription des médecins.
–Les signataires appellent aussi à établir un parcours de soins gradué articulant médecine de ville, structures spécialisées et centres experts, prenant aussi en charge les comorbidités et addictions des patients. Au niveau de la mise en œuvre de cette proposition, le collectif suggère « une saisine ou auto-saisine de la Haute Autorité de Santé afin d’élaborer des recommandations nationales précisant les critères de dépression résistante, les stratégies thérapeutiques selon les lignes de traitement et les modalités d’orientation vers les différents niveaux de recours » ou encore « la publication d’une instruction ministérielle demandant aux agences régionales de santé d’intégrer ce parcours dans les projets régionaux de santé et d’identifier les structures de recours sur leur territoire (psychiatrie hospitali.re, centres experts, dispositifs de prise en charge des addictions) ».
-Garantir un accès équitable aux approches thérapeutiques en psychiatrie
-Renforcer la qualité et l’harmonisation des pratiques de prise en charge de la dépression résistante :les auteurs souhaitent par exemple l’élaboration par la HAS d’un référentiel de bonnes pratiques couvrant le diagnostic et le suivi, la diffusion de ces recommandations auprès des professionnels via les sociétés savantes et les organismes de formation et l’intégration de ces critères dans les processus de certification de la qualité des établissements de santé.
Dépression résistante : une urgence de santé publique encore sous-estimée - Santé Mentale
20 avril 2026
Quel rôle de l’inflammation dans les troubles psychiatriques sévères ?
Environ un tiers des personnes atteintes de troubles psychiatriques sévères (tels que la dépression résistante aux traitements, la schizophrénie ou le trouble bipolaire) présentent une inflammation chronique de bas grade. Ce phénomène biologique est associé à des formes plus sévères de la maladie et à une moins bonne réponse aux traitements.
Un marqueur biologique présent chez un tiers des patients
Publiée dans la revue scientifique internationale Brain, Behavior, and Immunity (1), cette recherche s’appuie sur les cohortes nationales FACE (FondaMental Advanced Centers of Expertise) de la Fondation FondaMental. Elle regroupe des patients atteints de dépression résistante, de schizophrénies ou de troubles bipolaires afin de mieux comprendre les facteurs communs associés à cette inflammation chronique. Les résultats montrent qu’environ 30 % des patients, quel que soit leur diagnostic psychiatrique, présentent des niveaux élevés de CRP (C-Reactive Protein), un biomarqueur sanguin révélateur d’inflammation chronique de bas grade.
Les chercheurs ont également utilisé plusieurs méthodes statistiques robustes (régression logistique pénalisée, forêts aléatoires et classification non supervisée) pour identifier les principaux facteurs associés à cette inflammation chronique de faible intensité :
= Le surpoids et l’obésité, de loin les facteurs les plus significatifs,
= Les déséquilibres métaboliques, notamment le cholestérol,
= Le tabagisme et la dépendance à la nicotine.
Ces facteurs liés au mode de vie et à la santé métabolique, bien connus en santé cardiovasculaire, jouent donc également un rôle clé dans l’inflammation associée aux troubles psychiatriques étudiés.
Cependant, l’étude montre que les facteurs liés à l’inflammation chronique diffèrent selon le sexe. Chez les femmes, l’inflammation est principalement associée au surpoids et aux troubles métaboliques. Un autre biomarqueur, l’acide urique, semble également impliqué. Chez les hommes, la situation est plus variée, mais le tabagisme apparaît comme un facteur particulièrement important.
Quelles perspectives pour les patients ?
Ces résultats plaident pour une prise en charge plus personnalisée, qui utilise la CRP non plus comme un simple indicateur général, mais comme un premier signal d’alerte pour orienter des actions ciblées. En complément des traitements standards (médicaments psychotropes et psychothérapie), cela pourrait inclure des interventions sur le mode de vie (alimentation, activité physique, arrêt du tabac) ou des traitements spécifiquement dirigés contre l’inflammation et/ou les anomalies métaboliques.
Ces travaux de recherche constituent une étape importante vers une psychiatrie de précision, adaptée aux caractéristiques individuelles. Les auteurs appellent désormais à des études prospectives pour évaluer l’impact de ces interventions ciblées sur l’inflammation.
1 – Tim Rietberg et al. From non-specific biomarker to targeted action: transdiagnostic and sex-specific drivers of high-CRP status in severe mental illness across the FondaMental Advanced Centers of Expertise (FACE) cohorts, Brain, Behavior, and Immunity, 2026. https://doi.org/10.1016/j.bbi.2026.106464
Quel rôle de l’inflammation dans les troubles psychiatriques sévères ? - Santé Mentale
26 mars 2026
Pénurie de quiétapine : la directrice générale du LEEM fait le point sur la situation
Phénomène international qui touche particulièrement plusieurs pays d’Europe, les tensions d’approvisionnement en quiétapine, rencontrées depuis plus d’un an préoccupent l’agence européenne du médicament (EMA), qui suit de près la situation.
En France, les autorités sanitaires se mobilisent également depuis 2024 pour faire face au risque de pénurie des médicaments contenant de la quétiapine, prescrits en France dans plusieurs types de troubles psychiques durables : la schizophrénie, le trouble bipolaire et certaines dépressions.
« Des difficultés persistent pour la quétiapine 400 mg à libération prolongée et pour le Téralithe 250 mg, observait l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans un communiqué, le 5 février 2026. Néanmoins, de manière générale, la situation se stabilise suite aux améliorations des derniers mois. La reconstitution progressive des stocks se poursuit pour la plupart des psychotropes. »
Lors du Congrès de l’Encéphale, le 21 janvier, Laurence Peyraut, directrice générale du LEEM, syndicat des entreprises du médicament, est revenue sur les raisons de ces tensions et a expliqué comment les laboratoires pharmaceutiques s’organisaient pour y faire face et garantir l’accès aux traitements concernés.
Une concentration de la production problématique
Les importantes difficultés d’approvisionnement qui sont allées jusqu’à des ruptures de stocks sont consécutives à un arrêt partiel de l’activité de l’usine Pharmathen International, en Grèce, qui fournit, en temps normal, 60 % de la quétiapine distribuée en France. Lié à un défaut qualité, cet arrêt a démarré en juillet 2024 et a duré plusieurs mois. Il faudra encore plusieurs mois pour reconstituer les stocks. L’EMA s’attend à ce que les difficultés persistent jusqu’au milieu de l’année 2026.
« La concentration de la production auprès d’un acteur fragilise la chaîne du médicament », analyse Laurence Peyraut. Les difficultés rencontrées par l’usine grecque Pharmathen a eu un effet « boule de neige » sur les pénuries. Les laboratoires, les pharmaciens et les médecins essaient de trouver des solutions alternatives en attendant que la situation s'améliore. « Cela reporte des situations de pénurie sur les traitements alternatifs, puisque cela augmente la demande sur un traitement. Une tension naturelle en découle », poursuit la DG du LEEM.
Une forte pression sur les prix
Les entreprises pharmaceutiques ont travaillé étroitement avec l'ANSM pour trouver des solutions palliatives le temps que la chaîne de production se remette en marche.
« Nous avons interdit les exportations, activé des mécanismes de solidarité européenne voire des mécanismes de solidarité entre les laboratoires, mis en place la dispensation à l’unité, la préparation magistrale et essayé de trouver des solutions de remplacement, indique Laurence Peyraut. Et même si ce n'est pas souhaitable, on a arrêté les procédures d'initiation en attendant que les solutions se remettent en marche. »
La psychiatrie est particulièrement exposée aux pénuries car les innovations de rupture sont extrêmement difficiles, observe par ailleurs la responsable du LEEM. « Par nature, le prix des médicaments baisse et l’innovation incrémentale, [qui consiste à faire évoluer le produit ou service sans en changer ses caractéristiques fondamentales, NDLR], n'est pas valorisée, poursuit Laurence Peyraut. C’est un problème ».
La pression très importante sur les prix dessert la France « qui a aujourd'hui les prix les plus bas en Europe, cela installe une concurrence malsaine entre les pays. »
Cette pression sur les prix entraîne une difficulté à alimenter le marché, comme on a pu le voir en période de pandémie. Le Pr Antoine Pelissolo, chef de la psychiatrie au CHU Henri-Mondor de Créteil, déplorait cette situation, il y a quelques mois, dans nos colonnes : « Etant donné que ces produits sont vendus à un prix inférieur en France, les laboratoires préfèrent les commercialiser dans des pays où les marges sont plus élevées. Cela pose un problème de souveraineté puisque nous n'avons pas de contrôle sur la situation », observait-il.
Les prix bas poussent les industriels à essayer de trouver des modes de production les plus performants possibles, ce qui a amené la France à concentrer la production de quiétapine dans l’usine Pharmathen, en Grèce.
L’enjeu d’une souveraineté sanitaire européenne
Laurence Peyraut observe par ailleurs que 80% de la recherche clinique est faite hors Europe, essentiellement aux Etats-Unis et en Asie. La prise de position très agressive de Donald Trump exprimée à Davos, pendant le congrès de l’Encéphale, ajoute à ce « problème géopolitique du médicament ». « Le sujet de la souveraineté sanitaire doit être porté par l'Europe », estime Laurence Peyraut
« Il y a urgence à recapitaliser le médicament, mais aussi le soin pour les patients », poursuit la directrice du LEEM. D’autant que les Français vieillissent - nous sommes aussi nombreux à plus de 65 ans que les moins dans 25 ans. En outre, un quart des jeunes souffriraient de symptômes dépressifs depuis les années COVID.
Face au risque de pénuries de médicaments, les industriels ont lancé en mars 2021 la plateforme TRACStocks pour optimiser l'information sur les ruptures de stocks de médicaments et les anticiper autant que possible. Les laboratoires ont également signé une charte d'engagement dans le cadre de la feuille de route pénurie avec le gouvernement pour trouver des solutions. La mise en place de stocks de sécurité votée par les parlementaires est en revanche une « fausse bonne idée » selon Laurence Peyraut.
« Il est logique de vouloir mobiliser des stocks, notamment si demain, nous avons de nouveau des conflits armés sur le territoire. Mais vouloir faire des stocks de sécurité, c’est avoir du stock partout et des produits nulle part ! Aucune étude n'a démontré que cela règle les problèmes. » En dépit de ce programme volontariste, « six antipsychotiques de dernière génération sont disponibles dans d'autres pays européens et pas en France », déplore Laurence Peyraut.
Devant le parterre de psychiatres réunis au congrès de l’encéphale, la DG du LEEM a affirmé qu’il fallait « absolument revaloriser la psychiatrie en France et accélérer la recherche fondamentale pour trouver des solutions ». « Il faut continuer à investir, reconnaître la valeur de l'innovation même incrémentale, et tout faire pour redonner accès à l'innovation en France », a-t-elle conclu.
Pénurie de quiétapine : le point sur la situation
30 janvier 2026
Ultrasons : piste prometteuse contre la dépression résistante
Le 13 janvier 2026, Handicap.fr s’intéressait à la technologie innovante de Sonomind, start-up française lauréate du Prix Marcel Dassault pour l’innovation en psychiatrie 2025, remis par la Fondation FondaMental et le Groupe Dassault.
Sonomind a développé une technique de neuromodulation par ultrasons pour traiter la dépression résistante. Indolore et non invasive, cette méthode cible avec précision les circuits cérébraux impliqués dans les troubles de l’humeur, grâce à une lentille acoustique personnalisée imprimée en 3D. Les premiers essais cliniques menés en France montrent une réduction des symptômes de plus de 60 % après cinq jours de traitement, sans effets secondaires.
Cette approche représente un espoir supplémentaire dans la lutte contre les formes résistantes de dépression, qui concernent 30 à 50 % des patients et pour lesquelles les traitements classiques se révèlent inefficaces.
Handicap.fr | Ultrasons: piste prometteuse contre la dépression résistante | Actualités | Fondation FondaMental
18 décembre 2025
Comment arrêter les antidépresseurs ? Une méta-analyse met en avant le soutien psychologique
Que faire quand un patient sous antidépresseurs va mieux ? Longtemps négligée en France, la question est aujourd'hui perçue comme un enjeu médical majeur. « Dès que l'on change ou réduit un antidépresseur, c'est une source d'angoisse pour la personne concernée », rapporte à l'AFP Christine Villelongue, co-présidente de l'association France Dépression. Or « il n'y a aucun cadre : très souvent, quand on arrête, il n'y a pas de suivi ».
Une vaste étude, publiée ce 11 décembre dans le Lancet Psychiatry*, apporte des réponses solides grâce à l'ampleur des données recueillies : l’équipe menée par les chercheurs italiens Giovanni Ostuzzi et Debora Zaccoletti a évalué plus de 70 essais cliniques portant sur quelque 17 000 personnes en rémission complète ou partielle de troubles dépressifs ou anxieux. Différentes options pour le traitement antidépresseur ont été évaluées : arrêt brutal, diminution rapide (≤ 4 semaines), diminution lente (> 4 semaines), réduction de dose (≤ 50 % de la dose minimale efficace) ou poursuite du traitement, avec ou sans soutien psychologique.
Selon ses conclusions, un patient chez qui l'on arrête progressivement un antidépresseur n'a pas plus de risque de rechute que s'il poursuit son traitement, à condition de disposer d'un soutien psychologique. La pire option reste, dans tous les cas, un arrêt brutal ou rapide du médicament. « Les recommandations devraient préconiser une déprescription individualisée, avec une diminution progressive et un soutien psychologique structuré », conclut l’étude.
« Même si les antidépresseurs sont efficaces pour empêcher les rechutes dépressives, rien n'oblige à en faire un traitement à long terme pour tout le monde », souligne la psychologue Debora Zaccoletti, citée dans un communiqué du Lancet. Selon le psychiatre allemand Jonathan Henssler, auteur d’un commentaire, également publié par le Lancet Psychiatry, les résultats montrent surtout « le bénéfice supplémentaire apporté par une psychothérapie », sachant que tout arrêt, même progressif, reste associé à un risque de rechute.
Selon une précédente méta-analyse publiée dans The Lancet Psychiatry sur plus de 20 000 patients, dont 16 000 traités par antidépresseurs et 4 500 par placebo, l’incidence des symptômes liés directement à l’arrêt des antidépresseurs s’élèverait à 15 %, soit un patient sur sept. Sans différence significative entre arrêt dégressif et brutal (ce qui peut être aussi dû à la variabilité des protocoles dans les essais cliniques inclus).
Quelle réalité en France ?
Accompagner l’arrêt des antidépresseurs par un suivi psychologique n’est pas une option réaliste en France, selon Christine Villelongue, qui pointe la « carence » de soignants. Les conclusions du Lancet Psychiatry s'inscrivent « dans un monde idéal mais la réalité du terrain, ce n'est pas ça », juge-t-elle.
Le concept de déprescription n’est pas encore totalement entrée dans les pratiques, du moins en psychiatrie. « Tout au long de mon internat, achevé pourtant très récemment, ce sujet n'a jamais été abordé dans l'enseignement », explique la Dr Maeva Musso, présidente de l'Association des jeunes psychiatres et des jeunes addictologues.
Lorsque les patients « expriment le souhait de réduire leurs traitements, cela est encore trop souvent interprété par le corps médical comme un déni de leur trouble », poursuit la Dr Musso, responsable d’une consultation d'optimisation et de réduction médicamenteuse dédiée aux enfants et adolescents entre 0 et 21 ans placés à l'aide sociale à l'Enfance (ASE), au Pôle Paris Centre Est Enfants. Et de citer en exemple la Norvège où des consultations dédiées à la déprescription sont proposées, et les Pays-Bas, où des micro-doses d'antidépresseurs sont autorisées afin de permettre une réduction très progressive.
*Comparison of antidepressant deprescribing strategies in individuals with clinically remitted depression: a systematic review and network meta-analysis - The Lancet Psychiatry
Comment arrêter les antidépresseurs ? Une méta-analyse met en avant le soutien psychologique | Le Quotidien du Médecin | Spécialités | Psychiatrie
08 novembre 2025
Dépression, schizophrénie : un biocapteur capable de détecter les maladies dans la salive
La protéine facteur neurotrophique issu du cerveau (ou BDNF pour brain-derived neurotrophic factor) a été liée à plusieurs troubles neurologiques et psychiatriques comme la dépression, la schizophrénie ou le trouble bipolaire.
Par exemple, alors que les personnes en bonne santé affichent un taux de BDNF supérieur à 20 nanogrammes par millilitre (ng/mL), celles atteintes de trouble dépressif majeur présentent des niveaux inférieurs à 10 ou 12 ng/mL.
Partant de ce constat, des chercheurs de l'Université de São Paulo et d'Embrapa Instrumentação (Brésil) ont développé un biocapteur portable capable d’identifier la protéine ainsi que les variations de sa concentration dans la salive. L'outil a été présenté dans la revue ACS Polymers Au en août dernier.
Le biocapteur se compose d'une bandelette flexible munie d'électrodes et d’un analyseur portable. En moins de trois minutes, l’appareil mesure la concentration de BDNF dans la salive. Les résultats peuvent être affichés en temps réel sur un appareil mobile via Bluetooth.
Les tests réalisés avec ce nouvel outil ont montré qu’il est capable de détecter de manière fiable des concentrations extrêmement faibles de la protéine dans les échantillons salivaires ainsi que les variations de taux.
"Il y a peu de capteurs qui effectuent ce type d'analyse, et le nôtre est celui qui a le mieux fonctionné. Il a détecté un large éventail de concentrations, ce qui est un très bon résultat d'un point de vue clinique. Lorsque les niveaux de protéines sont très bas, cela peut servir de signe avant-coureur pour les maladies et les troubles psychiatriques", explique Paulo Augusto Raymundo Pereira, chercheur dans une interview accordée à Agência FAPESP
Dépression : l’appareil pourrait aussi évaluer l’efficacité des traitements
Le biocapteur ne serait pas uniquement utile pour détecter les personnes à risque de dépression, schizophrénie ou autres troubles liés à BDNF. Comme il est capable de mesurer précisément aussi bien les hausses que les baisses des taux de la protéine, l’outil pourrait aussi améliorer le suivi thérapeutique des malades.
En effet, de précédents travaux ont démontré que les antidépresseurs font grimper les niveaux de cette protéine qui joue un rôle crucial dans la croissance et le maintien des neurones.
"En étant capable de signaler une augmentation du BDNF, il contribue comme outil pour surveiller les progrès du patient en fonction du traitement", confirme le scientifique. "Nous nous dirigeons vers la médecine personnalisée, dans laquelle les traitements seront de plus en plus adaptés à chaque individu. Dans le cas du biocapteur, il peut être optimisé pour s'adapter à différents profils", ajoute-t-il dans un communiqué.
Le Dr Pereira et son équipe travaillent désormais sur le dépôt d’un brevet de leur capteur dont ils ont estimé le coût à seulement 1,89 euro par unité.
Dépression, schizophrénie : un biocapteur capable de détecter les maladies dans la salive
29 août 2025
DÉPRESSION : Existe-t-il des marqueurs génétiques du risque et de la réponse au traitement ?
Car si ces marqueurs génétiques ou scores polygéniques des résultats des traitements des principaux troubles psychiatriques présentent un potentiel prédictif modeste, ils reflètent bien des tendances thérapeutiques cohérentes, souligne l’un des auteurs principaux, le professeur Alessandro Serretti, de l'Université Kore d'Enna (Italie).
.../...
* Genomic Psychiatry 24 june, 2025 DOI: 10.61373/gp025i.0059 Mood disorders polygenic scores influence clinical outcomes of major psychiatric disorders
25 mai 2025
"On en fait tous les jours"… Oui, on fait encore des électrochocs en France, et c’est efficace
L'essentiel
L’électroconvulsivothérapie (ECT), anciennement appelée électrochocs, est encore pratiquée quotidiennement en France.
Ce traitement vise à soigner des personnes souffrant de dépressions sévères et résistantes aux traitements médicamenteux.
Contrairement aux idées reçues (et à ce qui était pratiqué à l’époque), l’ECT est réalisée sous anesthésie générale au bloc opératoire. Elle est donc « tout sauf spectaculaire », assure le psychiatre David Masson.
Quand on vous dit « électrochocs », vous visualisez sûrement un homme aux cheveux hirsutes et au pyjama délavé en train de convulser, tenu par quatre colosses. Une image probablement issue de films comme Vol au-dessus d’un nid de coucou. Et vous pensez aussi que cette pratique est révolue ? Eh bien détrompez-vous.
Les électrochocs, appelés aujourd’hui électroconvulsivothérapie (ECT) ou sismothérapie, sont pratiqués quotidiennement en France. Près de 115 centres*, dont 20 hospitalo-universitaires, ont recours aux ECT, notamment pour soigner des dépressions résistantes. « On en fait tous les jours dans l’hôpital où je travaille, atteste le psychiatre hospitalier Hugo Baup. Mais on a changé l’appellation car cela faisait peur. »
Une série d’impulsions électriques
Le principe des électrochocs reste inchangé : une impulsion électrique brève est délivrée entre deux électrodes positionnées à la surface du cuir chevelu. « Cela entraîne une petite crise d’épilepsie de quelques secondes qui va donner lieu à des cascades de neurotransmetteurs dans le cerveau et activer la neuroplasticité », explique le docteur Baup, auteur de Comment ça va, toi ? Le guide pratique de la santé mentale (Larousse).
En très résumé : cela va réveiller certaines zones du cerveau qui ne sont plus assez stimulées du fait de la dépression, comme la motivation, l’envie de vivre, le sommeil ou l’alimentation. Le médecin va en quelque sorte « réanimer le cerveau », d’après le docteur Baup, qui aime comparer la sismothérapie à un défibrillateur.
« C’est tout sauf spectaculaire »
Deux choses diffèrent toutefois par rapport aux électrochocs d’antan : le consentement libre et éclairé du malade est requis, et le traitement est réalisé sous anesthésie générale. Une différence notable car une fois endormie, la personne soignée n’aura pas de crise convulsive avec des mouvements incontrôlés.
« L’intervention est très encadrée d’un point de vue médical, insiste le psychiatre David Masson. Elle a lieu au bloc opératoire, le patient est anesthésié, on lui donne l’impulsion électrique puis on l’emmène en salle de réveil. C’est très court et tout sauf spectaculaire. »
Dépression grave et résistante
La sismothérapie est majoritairement prescrite pour soigner des dépressions sévères et résistantes. En raison du risque associé à l’anesthésie générale, il s’agit d’un traitement de seconde intention, après l’échec d’au moins deux antidépresseurs. Le nombre de séances varie selon chaque patient et se situe en moyenne entre 10 et 20, à raison de deux à trois par semaine. « Les études montrent une efficacité de 60 à 80 %, alors qu’on est à moins de 50 % pour les antidépresseurs », souligne le docteur Masson. « C’est le traitement le plus efficace dans la dépression résistante », assure le docteur Baup.
Si ces séances suffisent parfois à obtenir une rémission totale, elles doivent, pour d’autres personnes, être renouvelées en cas de retour des symptômes. Certaines vont même bénéficier d’une séance mensuelle pendant plusieurs mois ou années. « Ces électrochocs d’entretien permettent d’éviter le risque de rechute », précise le psychiatre Hugo Baup. Mais la dépression n’est pas la seule maladie concernée. L’ECT peut aussi être prescrite dans certaines formes de schizophrénies avec des hallucinations résistantes au traitement, ou en cas d’état maniaque très agité résistant dans le cadre d’un trouble bipolaire.
Des pertes de mémoire souvent temporaires
Si le traitement peut donner lieu à une confusion et une désorientation au réveil, des courbatures et des maux de tête peuvent également être ressentis. Mais le principal effet secondaire est plus handicapant. Il s’agit de troubles de la mémoire. « Les patients peuvent oublier des informations récentes ou les moments d’ECT », souligne le docteur Masson. La plupart du temps, ces troubles de la mémoire disparaissent après la dernière séance.
Comme pour toute anesthésie générale, il existe un risque mortel, mais rarissime. « C’est moins mortel qu’un accouchement », illustre le psychiatre Hugo Baup.
Des réticences de patients
En raison de la connotation négative des électrochocs, de nombreuses personnes se montrent réticentes à y consentir. « Certains voient ça comme de la torture ou quelque chose d’extrêmement barbare », témoigne le docteur Baup. Aux psychiatres de les convaincre de l’intérêt de ce traitement. « On leur explique en quoi ça consiste vraiment et on répond à leurs questions sur le fonctionnement, qui sont totalement légitimes », explique David Masson.
Le médecin a été marqué par l’un de ses premiers patients, souffrant d’une dépression extrêmement sévère, et que l’ECT « a totalement transformé ». « Personnellement, si un jour je me trouve dans un tel état, j’y aurais recours », assure le psychiatre. Mais encore faut-il y avoir accès. A Nancy, où le docteur Masson travaille, aucune sismothérapie n’est pratiquée. Il faut se rendre à Strasbourg, à 160 km de là, pour y avoir recours.
« On en fait tous les jours »… Oui, on fait encore des électrochocs en France, et c’est efficace
09 mai 2025
Nouvelle étude ALIMENTAL montrant le lien entre alimentation ultra-transformée et dépression
Résultats clés
- 1 adulte sur 3 présentait des symptômes dépressifs (32 %).
- Aliments ultra-transformés : +21 % de risque chez les 18-34 ans (hommes & femmes), +41 % chez les femmes ≥ 55 ans.
- “Healthy diet” (fruits, légumes verts, huile d’olive, thé, céréales complètes) : –18 % à –24 % de risque chez les femmes 18-54 ans.
- Effet “sexe & âge” inédit : l’ultra-transformé n’est plus significatif chez les hommes > 35 ans, tandis que le régime sain ne protège pas les hommes.
- Boissons sucrées, plats en conserve/surgelés : associations négatives uniquement chez les femmes.
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Citation du directeur de l’étude
« Nos résultats montrent que la malbouffe n’affecte pas tout le monde de la même façon ; cibler les jeunes et les femmes avec des interventions nutritionnelles pourrait prévenir des milliers de cas de dépression. »
Dr Guillaume Fond, AP-HM / Aix-Marseille Univ.
03 avril 2025
[À écouter] : Dépression : à quand de nouveaux médicaments ?
Avec Hervé Javelot, pharmacien, docteur en neuroscience (Strasbourg)
Il s'agit de la maladie psychiatrique la plus fréquente, affectant des personnes de tous âges. Cependant, dans 15 à 30 % des cas, les traitements standards se révèlent inefficaces, entraînant des répercussions significatives sur la qualité de vie des patients, ainsi que sur leurs relations sociales, familiales et professionnelles. Quels sont les médicaments actuels ? Quelles sont les perspectives de soins envisagées ?
Diagnostiquer la dépression
Hervé Javelot explique que la dépression se caractérise par une tristesse persistante et une perte d'intérêt, souvent accompagnées de symptômes tels que des troubles du sommeil ou des pensées suicidaires. Il précise que "pour diagnostiquer un épisode dépressif, il faut au moins cinq symptômes, les deux premiers étant prioritaires". Cette approche permet de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à la maladie et l'importance d'un traitement approprié.
L'âge d'or de la psychiatrie
Les traitements antidépresseurs ont émergé après la Seconde Guerre mondiale, notamment avec l'iproniazide, initialement utilisé pour traiter les infections. Hervé Javelot souligne l'importance de l'innovation dans ce domaine, notant un "investissement incomparable de l'industrie pharmaceutique dans l'après-guerre qui a permis de voir le soin psychique comme une nouvelle opportunité de soin à part entière". Il explique que la révolution chimique des années 1950-1960 a permis d'affiner les traitements, notamment avec les antidépresseurs qui influencent des neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine, mais souligne que la question de l’étiologie de la dépression reste complexe. "On s'est rendu compte qu'il ne faut pas considérer la dépression uniquement comme un manque de sérotonine", précise-t-il.
Quelles perspectives de soin ?
Hervé Javelot aborde les perspectives actuelles de la psychiatrie et pointe un manque d'innovations majeures depuis les années 50-60, à l'exception de certaines avancées en cours comme l'utilisation des psychédéliques pour traiter la dépression. "On les a connus dans les années 60 dans le milieu récréatif, et là ils reviennent comme des thérapeutiques potentielles", souligne-t-il en évoquant la psilocybine et le LSD. Il mentionne également les recherches sur les psychobiotiques": une nouvelle approche qui explore le lien entre l'intestin et le cerveau. Pour lui, ces innovations offrent des perspectives prometteuses pour les 5 à 10 prochaines années.
Dépression : à quand de nouveaux médicaments ? | France Culture
03 mars 2025
Connaissez-vous le syndrome de Cotard ?
Publié le 04 févr. 2025 par Manon Duran En collaboration avec le Dr Mathieu Lacambre (psychiatre au CHU de Montpellier)
Le syndrome de Cotard est un trouble psychiatrique extrêmement rare associé à des états dépressifs sévères. Les personnes concernées affirment qu’elles sont mortes, qu’elles n’ont plus d’organes, ou que leur corps n’existe plus.
Sommaire
-Définition : qu’est-ce que le syndrome de Cotard ?
-Quels sont les symptômes du syndrome de Cotard ?
-Syndrome de Cotard : quelles sont les causes de ce délire ?
-Traitement : comment soigner le syndrome de Cotard ?
Syndrome de Cotard : symptômes, causes, prise en charge | Santé Magazine
19 novembre 2024
Dépression psychotique : plus qu'une simple dépression nerveuse
Une page web est consacrée à cette dépression. Voir ci-dessous le sommaire :
Dépression psychotique : plus qu'une simple dépression nerveuse
Définition : qu'est ce que la psychose, ou une crise psychotique ?
Dépression psychotique : un trouble mental qui associe une dépression sévère à des symptômes de psychose
Symptômes : comment se comporte une personne psychotique ?
Symptômes de dépression classique
Symptômes psychotiques spécifiques
Episode psychotique, schizophrénie, trouble délirant : comment différencier ces troubles mentaux d'une mélancolie délirante ?
Comment soigner une dépression psychotique ?
Traitements médicamenteux : antidépresseurs et antipsychotiques
Electroconvulsivothérapie : une technique mobilisée en cas de résistance aux médicaments
Importance du suivi thérapeutique
Dépression psychotique : une des formes les plus sévères de dépression | Elsan
03 novembre 2024
Dépression : des impulsions magnétiques ciblées sur deux régions du cerveau réduisent les symptômes en 5 jours
25 septembre 2024
Ozempic et Wegovy : que sait-on vraiment de la molécule "miracle" GLP-1 qui soignerait obésité, addiction et dépression ?
Approuvée en France pour le diabète de type 2 (sous le nom d’Ozempic) et pour traiter l’obésité (sous le nom de Wegovy), la molécule GLP-1 n’en finit pas de faire parler d’elle. La liste de pathologies dans lesquelles elle semble montrer un effet positif s’allonge de mois en mois : maladies cardiaques, rénales, Parkinson, Alzheimer, dépression ou addiction sont autant de domaines dans lesquels ce médicament suscite de l’espoir.
À tel point qu’il devient difficile d’y voir très clair parmi les effets avérés et ceux qui restent supposés.
Ozempic et Wegovy : que sait-on vraiment de la molécule "miracle" GLP-1 ? - Sciences et Avenir
04 juin 2024
Test Edit-B : avis défavorable !!!
Un test sanguin pour mieux caractériser les pathologies psychiatriques en se basant sur la médecine de précision ? C’était le pari de la société Alcediag en lançant sur le marché français début avril son test Edit-B, censé distinguer sans ambiguïté la dépression caractérisée et le trouble bipolaire. Avec un prix de vente de 900 euros, elle espérait obtenir de la Haute Autorité de santé (HAS) une prise en charge dérogatoire pour les patients âgés de 18 ans et plus, présentant un épisode dépressif majeur et traités pour cette dépression au moment du test. Mais le collège de la HAS a rendu un avis défavorable le 2 mai**
Troubles bipolaires : le test diagnostique Edit-B retoqué par les autorités | Le Quotidien du Médecin (lequotidiendumedecin.fr)
*EDIT-B, un test sanguin pour différencier la dépression des troubles bipolaires | ALCEDIAG. (alcediag-alcen.com)
**Haute Autorité de Santé - Avis n°2024.0028/AC/SEAP du 2 mai 2024 du collège de la HAS relatif à la prise en charge dérogatoire du test de diagnostic in vitro EDIT-B® en application de l’article L. 165-1-1 du CSS (has-sante.fr)
04 mai 2024
Troubles bipolaires : 3 questions sur le test sanguin qui permettrait de les détecter
Différencier la dépression des troubles bipolaires. Telle est la promesse de ce nouveau test sanguin, baptisé MyEDIT-B, et lancé par les laboratoires Synlab et Alcediag. Pour cause, plus de 40 % des personnes diagnostiquées comme dépressives en France seraient en réalité atteintes de bipolarité, selon les chiffres de PositiveMinders, relayés par Franceinfo. Pour rappel, le trouble bipolaire est une maladie psychique chronique, qui se caractérise par des dérèglements de l’humeur, avec une alternance d’épisodes maniaques ou hypomaniaques (excitation, insomnies, sentiment de toute-puissance, multiplication de projets) et de dépression (grande tristesse, idées suicidaires).
01 avril 2024
Un test sanguin pour différencier dépression et trouble bipolaire
Les études montrent qu’il faut en moyenne 8 à 10 ans pour diagnostiquer les troubles bipolaires (1), avec des écarts importants : selon une enquête menée en 2023 par l’association Bipolarité France, 20 % des répondants ont eu la confirmation du diagnostic plus de 15 ans après l’apparition des premiers symptômes. Dans ce contexte, un diagnostic précoce et précis, permettant la mise en place d’un traitement approprié, est la clé pour éviter une chaîne d’événements lourds de conséquences sur la santé mentale et physique des patients, sur leur qualité de vie et celle de leurs proches.
Lancé début avril par les laboratoires Synlab, en partenariat avec Alcediag, le test myEDIT-B est un outil d’aide au diagnostic qui permet de différencier la dépression et les troubles bipolaires. Intégré au processus clinique, il vient compléter les outils diagnostics habituels. Disponible sur prescription d’un psychiatre, dans les laboratoires du réseau Synlab France, il s’adresse aux patients de 18 ans et plus, actuellement traités pour un Episode Dépressif Caractérisé (EDC), modéré ou sévère. Les résultats sont ensuite transmis sous 4 semaines au psychiatre qui confirmera son diagnostic au patient lors d’une consultation.
« Jusqu’à présent, le diagnostic en psychiatrie repose essentiellement sur des entretiens cliniques, mais l’émergence de la psychiatrie de précision marque un tournant. Elle repose sur la découverte de biomarqueurs objectifs qui viendront compléter le diagnostic clinique. Ainsi, le test myEDIT-B permet, par une simple prise de sang, de différencier la dépression, des troubles bipolaires, des dépressions unipolaires, avec une très bonne sensibilité et spécificité. Ceci devrait permettre de proposer une prise en charge adaptée et plus précoce pour les patients atteints de troubles bipolaires.
Pr Chantal Henry, Psychiatre, PU-PH au GHU Paris psychiatrie et neurosciences et Directrice Scientifique de la Fondation Pierre Deniker
02 février 2024
[Replay] de la conférence "Psychonutrition" au congrès de l'Encéphale (Paris 2024)
Dans cette conférence j'aborde :
- un état des lieux de la santé mentale en France (données nationales inédites 2021-2023)
- les découvertes biologiques qui ont révolutionné la compréhension des maladies mentales
- les recommandations internationales concernant les nutraceutiques avec un focus sur la dépression et la schizophrénie
28 janvier 2024
[Livre] : Dix chocolats
Voici un texte fort, sans concession et sans misérabilisme, qui plonge le lecteur dans un étonnant voyage temporel introspectif. Plus l'héroïne démêle ses souvenirs, plus le passé s'éclaire, et plus le présent s'autorise un avenir.
C’est le prix "Thérese Gabriel" décerné par l’APAC et la Fondation de France qui permet aujourd’hui de financer l’auto-édition de ce roman atypique et prometteur.
Récit :
Laure a vingt-huit ans quand elle hospitalisée en psychiatrie. Elle raconte quatre mois d’isolement hors du temps, détaille le glauque et le sinistre des murs, décrits les patients et autres naufragés sur le fil, mais surtout elle avoue l’intense sentiment de sécurité que ce refuge lui offre.
"Il faut au moins dix chocolats pour effacer le goût d’une merde" lui dit la thérapeute de l’hôpital.
Nous l’accompagnons alors sur ce double chemin, où passé et thérapie s’entremêlent pour s’éclairer l’un l’autre. Les souvenirs s’enchaînent, l’histoire se reconstitue à rebours, comme un bâtiment menacé d’effondrement qui irait questionner ses fondations.
Roman intimiste et poignant, écrit dans un style brut qui vous emporte, Dix chocolats questionne les limites de l’amour filial mais aussi la responsabilité de ceux qui ne disent mots, et donc consentent à être les complices des bourreaux.
Dix chocolats... et si c’était le goût de la résilience ?





