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Affichage des articles dont le libellé est psychoéducation. Afficher tous les articles
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12 mars 2026

Pictômes - support visuel de psychoéducation

Pictômes est un support visuel de psychoéducation et de sensibilisation aux troubles psychiques. Conçu par deux neuropsychologues et une psychiatre du Centre Hospitalier George Sand à Bourges, il s’adresse à tout le monde. 


À l’origine, il a été pensé pour :

- les usagers vivant avec un trouble psychique et leurs proches : comprendre ses symptômes, c’est déjà faire un pas vers le rétablissement.

- les professionnels de tout horizon : Destigmatiser, c’est comprendre, dialoguer et accompagner.

Pictômes se compose d’une planche descriptive du trouble ainsi que de planches dédiées aux symptômes. Ceux-ci seront illustrés avec la mascotte « Pictômes » accompagné d’exemples concrets.

Voir les exemples ICI

La mallette est en constante évolution. Nous vous invitons à nous suivre sur nos comptes :

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et bientôt notre site internet.

Pour télécharger la mallette, voici le lien du formulaire : https://forms.gle/VdevgkEjLgVa3Mcp6

Pour toute question ou éventuel retour sur l’outil, vous pouvez nous contacter par mail : pictomes.rehab@gmail.com

[Outil du mois] Pictômes - Support visuel de psychoéducation - Centre ressource réhabilitation

04 novembre 2022

Le Programme ETPeP (éducation thérapeutique)

À Lille, l’équipe du CSN2R propose un programme d’éducation thérapeutique destiné aux jeunes et à leurs familles à la suite d’un premier épisode psychotique. Dans cette vidéo, le Dr Claire Rascle présente le contexte et les enjeux du déploiement de ce type de programme et présente les outils à disposition.

07 mai 2022

Schizophrénie : un groupe multifamille pour prévenir les rechutes

Le GH Paul-Guiraud a mis en place un groupe basé sur la psychoéducation et la systémie pour les patients souffrant de schizophrénie et leurs proches.


Depuis 2021, un groupe multifamille d’orientation psychoéducative et systémique est proposé au Centre médico-psychologique (CMP) de Boulogne-Billancourt (GH Paul-Guiraud), pour les patients atteints de schizophrénie et leurs familles. Cette nouvelle prise en charge a été élaborée par une équipe pluridisciplinaire (infirmière, psychologues, psychiatre), qui anime les séances, parfois avec la participation d’un membre de l’Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam).


La thérapie multifamille (TMF) vise à atténuer l’impact de la pathologie sur le patient et sa famille, à prévenir les rechutes, les ré-hospitalisations et la chronicisation des troubles. Il s’agit de :
– rompre le sentiment d’isolement et de stigmatisation des familles face à la maladie de leur proche ;
– diminuer le fardeau, l’anxiété et la détresse de la famille grâce au partage d’affects et au soutien ;
– informer sur la maladie et aider à mieux la gérer ;
– améliorer la communication entre le patient et sa famille,
– développer les compétences, les ressources et les capacités d’adaptation des familles.


En pratique, chaque groupe fermé accueille 5 à 7 patients avec leurs familles (parents, fratrie adulte) pour 8 séances thématiques de 2 h 30, environ 1 fois par mois. Chaque séance se déroule autour de deux activités qui répondent à des objectifs thérapeutiques définis en amont (développer/renforcer les stratégies de résolution des problèmes, améliorer le bien-être familial ou l’insertion sociale…).

Il s’agit de créer un cadre et un réseau social thérapeutique générateurs de changement et d’apprentissages, en s’appuyant sur le partage d’expériences et de points de vue. Le groupe est particulièrement indiqué lorsqu’il existe un déni des troubles, un haut niveau de stress ou d’épuisement des aidants, un impact élevé des troubles sur les interactions familiales. Présenté au Prix des équipes soignantes en psychiatrie 2021, organisé par la revue avec le soutien de Fondation de France, ce projet a retenu l’attention du Jury.


Schizophrénie : un groupe multifamille pour prévenir les rechutes - Santé Mentale (santementale.fr)

27 février 2022

I-Care/You-Care, psychoéducation pour les jeunes et leurs parents

"Premier épisode psychotique (PEP)" : I-Care/You-Care, psychoéducation pour les jeunes et leurs parents

Premier programme d’éducation thérapeutique du patient (ETP) disponible pour les jeunes de 16 à 30 ans ayant un premier épisode psychotique (PEP) et leurs parents, I-Care/You-Care montre des résultats prometteurs, selon un poster présenté au Congrès de l’Encéphale en janvier 2022. Cet outil est proposé par le Centre d’évaluation pour les jeunes adultes et adolescents (C’JAAD)(1) GHU Paris psychiatrie et neurosciences.


La survenue d’un PEP constitue une véritable rupture dans le parcours des personnes touchées, tant sur le plan affectif, social que familial. Il impacte également fortement l’insertion scolaire/professionnelle et s’accompagne régulièrement de prise de risques : conduites dangereuses, consommations de toxiques, tentatives de suicide. Cette rupture entraine souvent un handicap psychique et social durable, et dans un peu plus d’un cas sur deux, les troubles évolueront vers une schizophrénie. L’intérêt d’un diagnostic et d’une prise en charge précoce, dès le PEP n’est aujourd’hui plus débattu, du fait de son impact positif sur le pronostic. Les traitements antipsychotiques sont efficaces sur les symptômes psychotiques positifs, or l’impact social, psychique et scolaire est massivement lié aux symptômes cognitifs et négatifs de la psychose. Cela montre l’importance fondamentale d’adjoindre à cette chimiothérapie des interventions thérapeutiques complémentaires.

L’enjeu principal de l’intervention précoce est d’instituer rapidement des soins intégrés et adaptés au stade évolutif de la maladie et à l’âge, en veillant à les adapter au mieux dans leur trajectoire de vie et à limiter la stigmatisation. Dans le cadre d’un PEP, l’initiation d’un traitement adapté à l’âge et le suivi clinique doit être le plus précoce possible. Le traitement doit s’accompagner de psychoéducation, de thérapies cognitivo-comportementales (TCC) auprès des jeunes et des familles afin d’améliorer la compréhension des troubles et l’engagement de tous dans le projet de rétablissement.

Destiné aux jeunes patients ayant présenté un PEP et à leur famille, le programme I-Care/You-Care vise à renforcer l’adhésion du jeune et de sa famille à la prise en charge médicamenteuse et psychosociale proposée.


Méthode

I-Care/You-Care est un programme construit en 12 séances hebdomadaires, qui ont lieu le soir (18-20 heures), de façon simultanée dans des groupes parallèles pour des jeunes de 16 à 30 ans ayant un PEP, selon les critères de la Comprehensive Assessment of at risk mental states (Caarms), depuis moins de 12 mois et leurs parents. Les groupes fermés comprennent 6 à 8 participants chez les jeunes et 8 à 16 chez les parents. Le programme actuel, labellisé par l’ARS d’Ile-de-France, a évolué en prenant en compte les retours des premiers participants. Co-construit avec les personnes concernées, I-Care/You-Care est également co-animé par des pairs aidants et des parents aidants.


Résultats et perspectives

A ce jour, 3 sessions de 2 groupes patients et parents ont eu lieu, une a démarré en janvier 2022. Les évaluations montrent un fort taux de participation ainsi qu’une très bonne acceptabilité avec un très bon taux de satisfaction. Des résultats prometteurs en termes d’adhésion aux soins, de conscience et de compréhension du trouble.

La situation sanitaire a modifié le format du groupe rendant l’utilisation des données recueillies moins pertinentes, difficilement analysables avec des données manquantes. L’augmentation du nombre de participants ainsi qu’une analyse plus approfondie permettront de mettre en évidence les dimensions cliniques évaluées et les critères constituant un frein à l’amélioration clinique.



1– Le C’JAAD est le Centre régional référent à l’initiative du Réseau Transition.

ETP pour les PEP : I-Care/You-Care, D. Willard, C. Jantac, C. Bellot, C. Daban, J. Chaignaud, V. Morin, E. Chevallier, J. Dumont, MO Krebs. Poster, Congrès de l’Encéphale, 19-21 janvier 2022. 


Contact : Dominique Willard, psychologue, Responsable de l’Unité Accompagnement Familial et Psychoéducation, D.WILLARD@ghu-paris.fr

14 janvier 2022

Tours, ville pilote d’un nouveau programme contre les troubles schizophréniques

On estime que les troubles schizophréniques touchent plus de 20 millions de personnes dans le monde. Donc des milliers en France. Des personnes difficiles à prendre en charge car le risque de nouvelle crise n’est jamais totalement écarté. Malgré les traitements, les rechutes sont régulières, concernant 40 à 50% des patients. A Tours, deux professionnels du CHU ont mis au point un protocole qui vise à réduire cette proportion. Après plus de cinq ans d’expérimentations, il entre en phase d’étude officielle en ce mois de janvier 2022.

Arnaud Chessé et Alex Mondoulet sont infirmiers et ils travaillent ensemble depuis 2015 en psychiatrie au CHU de Tours, service accueillant notamment des patients atteints de schizophrénie et troubles délirants. Des personnes potentiellement difficiles à prendre en charge : « On est face à une maladie qu’elles ne reconnaissent pas toujours et les rechutes sont régulières. Parfois on ne les revoit jamais, parfois elles reviennent tous les ans ou tous les deux ans… Mais quelques fois seulement trois semaines après » expliquent les deux hommes. A force de suivis, ils font un constat : « On était en panne de propositions, on manquait de solutions. »

Comment éloigner durablement le risque de rechute et améliorer le quotidien des schizophrènes ? Peut-être avec PEPITS, un programme initié en 2016. Cet acronyme signifie PsychoEducation Précoce en Individuel des Troubles Schizophréniques du patient hospitalisé, soit un procédé aidant à mieux prendre conscience de sa maladie, de ses symptômes et des solutions pour se contrôler. D’abord testé en comité restreint dans l’hôpital Bretonneau à Tours, le projet a obtenu le soutien du ministère de la Santé dès 2018. Enfin financé, il va désormais s’étendre dans une petite dizaine d’hôpitaux du Grand Ouest dont Tours et Chinon mais aussi Rennes, Fleury-les-Aubrais, La Roche-sur-Yon, Blois, Dreux ou Angers. Arnaud Chessé et Alex Mondoulet formeront leurs personnels à leur méthode, soit une cinquantaine de soignants au total.

10 mars 2021

Journées de la Schizophrénie : "Programme de psychoéducation Profamille"

Maison virtuelle de la psychiatrie


18èmes Journées de la Schizophrénie du 13 au 20 mars 2021


Conférence le 18 mars 2021 à 20h30 sur le thème : « Programme de psychoéducation Profamille : patients, proches et professionnels, tous alliés pour faire face à la schizophrénie ». 


Laura Dalle Meses

Dr Wydad Hikmat, psychiatre à l’hôpital psychiatrique universitaire Ibn Nafis, Marrakech.

Lucille Zolla, paire-aidante à l’hôpital Sainte Anne et patiente

Nathalie Nicolas, éducatrice animatrice du programme

Anciens participants et participants de Profamille

Modérateur : Jean-Philippe Lejeune, chargé de communication de l’ASBL Similes Wallonie en Belgique



Inscription gratuite :

Maison virtuelle de la psychiatrie - conférences Billets | Eventbrite


Programme de tous les évènements dans le cadre de ces journées :

La Maison virtuelle de la psychiatrie | Journées de la Schizophrénie - 13-20 mars 2021 (schizinfo.com)


15 décembre 2020

Article : Prévention du risque suicidaire dans la schizophrénie

Titre : Prévention du risque suicidaire dans la schizophrénie : importance de la psychoéducation des familles

Auteurs :
Y.Hodé, J.Dubreucq, E.Valladier, N.Guillard Bouhet, S.Lemestré, J.Attal, O.Canceil, M.Biotteau, P.Laffond, A.Raynaud, I.Chéreau-Boudetk A.Montagne Larmurier, J.-Y. Giordana, B. Saingery, T.d’Amato, D.Willard.

L'Encéphale, Volume 46, Issue 6, December 2020, Pages 450-454

Résumé
Méthode
Étude rétrospective sur 1209 participants ayant participé au programme Profamille (*) version V3.2 sur 40 centres français, belges et suisses. La présence de tentatives de suicide chez les patients a été évaluée par un auto-questionnaire renseigné par le proche participant à Profamille. Une évaluation T0 explore les 12 mois précédant le début du programme, l’évaluation T1 explore les 12 mois suivant le programme.

Résultats
Le taux de tentative de suicide est de 6,4 % avant Profamille, de 2,4 % 12 mois après la fin du programme. On observe une réduction significative du taux de tentatives de suicide au cours des 12 mois (p = 0,0003) suivant Profamille.

Conclusions
Cette étude montre l’impact favorable de Profamille dans la réduction du taux de tentatives de suicide chez les patients avec schizophrénie. Dans la perspective d’une réduction des tentatives de suicide, nos résultats suggèrent l’intérêt de proposer Profamille précocement, lorsque le risque est le plus important.

 (*) Le Programme Profamille est un programme psycho-éducatif, destiné aux familles et proches de patients souffrant de schizophrénie ou de troubles apparentés. En proposant un programme sur deux ans, Profamille permet aux aidants familiaux de mieux réagir face à la maladie de leur proche souffrant de schizophrénie et de mieux les accompagner en leur donnant les clés de compréhension. Profamille a démontré son efficacité en réduisant les ré-hospitalisations des malades, en favorisant leur accès à l’emploi, en améliorant la qualité de vie et la santé des familles et en réduisant le nombre de tentatives de suicides des malades. C’est actuellement le programme de psychoéducation le plus utilisé dans le monde francophone et le seul qui ait fait l’objet d’évaluations.