Prestations de solidarité : où en sommes-nous ?
7 avril 2026, Lettre de la Présidente de l'Unafam
La Cour des Comptes nous a proposé de participer à son enquête sur l’aide à domicile des personnes en situation de handicap. Elle a été saisie par le Sénat qui désire évaluer l’efficacité des mesures qui ont été votées en ce sens.
Vous le savez, la prestation de compensation du handicap est ouverte aux personnes ayant un handicap psychique depuis 2022. Ce fut un grand combat, mené et gagné par l’Unafam pour soutenir l’autonomie des personnes. Quatre ans plus tard, il importe de savoir si nos proches peuvent en bénéficier, et de quelle façon.
De manière plus large, la Cour s’intéresse à l’ensemble des prestations de solidarité : Allocation Adulte Handicapé et soins à domicile. Quelle opportunité pour nous de mesurer comment les textes de loi sont appliqués pour nos proches.
Je vous serais donc très reconnaissante de répondre nombreux à cette enquête anonyme, en cliquant ICI.
Les résultats seront analysés par la Cour des Comptes, et rendus publics au mois de juin. La Cour nous transmettra également nos données analysée par ses soins.
Nous aurons ainsi une base de données solides pour faire entendre notre voix, et obtenir des améliorations en matière de solidarité et d’accompagnement des personnes les plus fragiles.
Plus que jamais, notre voix compte.
Emmanuelle Rémond, Présidente
Nouvelles fixes
Nos actions en cours
- Organisation de la formation Profamille, psychoéducation pour les familles
=> information et inscription
- Soutien du groupe musical "Les Voix de l'Aube"
- Soutien du groupe musical "Les Voix de l'Aube"
=> https://www.youtube.com/@AssociationTP-TP
- Organisation de la formation PSSM (Premiers secours en santé mentale)
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=> 24 et 25 février à Sélestat (nous contacter)
Nouvelles
Nous avons besoin de vous (adhésion ou simple don)
https://www.helloasso.com/associations/troubles-psychiques-tous-partenaires
17 avril 2026
16 avril 2026
L’ARS Grand Est poursuit le déploiement du plan "50 000 solutions" pour le handicap
Dans le Grand Est, l’Agence Régionale de Santé poursuit le déploiement du plan national "50 000 solutions", destiné à mieux répondre aux besoins des personnes en situation de handicap à chaque étape de leur parcours.
Engagée depuis 2024, cette mobilisation a déjà permis la mise en place de plus de 6000 solutions nouvelles dans les dix départements de la région. Sur la période 2024-2026, 48,7 millions d’euros soutiennent ces projets, avec 2778 solutions créées en 2025 et 2345 réponses supplémentaires programmées pour 2026.
Un renforcement ciblé des réponses
Ce travail mené avec les Conseils départementaux, les MDPH et l’Éducation nationale porte notamment sur l’accompagnement des enfants dans leur scolarité, le développement de l’aide à domicile avec des temps de répit pour les aidants, ainsi que sur la création ou la diversification de l’offre médico-sociale. Il vise aussi des besoins précis, liés à l’autisme, aux troubles du neurodéveloppement, au handicap psychique ou encore au vieillissement.
Une trajectoire fixée jusqu’en 2030
La dynamique engagée doit se prolonger jusqu’en 2030. Pour 2027, trois priorités structurent déjà la poursuite du plan. La première concerne la réduction du déficit d’offre dans les périodes de transition, notamment entre l’adolescence et l’âge adulte, entre la sortie d’IME et l’autonomie, ou dans les situations de doubles vulnérabilités. La deuxième porte sur le développement du médico-social mobile, avec les SAMSAH, les SESSAD et les SAVS. La troisième vise à amplifier le travail autour de la sortie des établissements accueillant des enfants en situation de handicap, afin de rendre les parcours vers l’offre adultes plus fluides.
L’ARS Grand Est poursuit le déploiement du plan « 50 000 solutions » pour le handicap - Epinal Info
Un renforcement ciblé des réponses
Ce travail mené avec les Conseils départementaux, les MDPH et l’Éducation nationale porte notamment sur l’accompagnement des enfants dans leur scolarité, le développement de l’aide à domicile avec des temps de répit pour les aidants, ainsi que sur la création ou la diversification de l’offre médico-sociale. Il vise aussi des besoins précis, liés à l’autisme, aux troubles du neurodéveloppement, au handicap psychique ou encore au vieillissement.
Une trajectoire fixée jusqu’en 2030
La dynamique engagée doit se prolonger jusqu’en 2030. Pour 2027, trois priorités structurent déjà la poursuite du plan. La première concerne la réduction du déficit d’offre dans les périodes de transition, notamment entre l’adolescence et l’âge adulte, entre la sortie d’IME et l’autonomie, ou dans les situations de doubles vulnérabilités. La deuxième porte sur le développement du médico-social mobile, avec les SAMSAH, les SESSAD et les SAVS. La troisième vise à amplifier le travail autour de la sortie des établissements accueillant des enfants en situation de handicap, afin de rendre les parcours vers l’offre adultes plus fluides.
L’ARS Grand Est poursuit le déploiement du plan « 50 000 solutions » pour le handicap - Epinal Info
15 avril 2026
[Nouveau] : Association HopeStage
Rechutes, hospitalisations… il y a peut-être une autre voie
Transforme ta bipolarité en opportunité.
Transforme ta bipolarité en opportunité.
HopeStage est le premier réseau francophone créé par et pour les personnes bipolaires.
"Il offre des ressources et une communauté pour t'aider à te stabiliser gratuitement."
"Il offre des ressources et une communauté pour t'aider à te stabiliser gratuitement."
14 avril 2026
[Livre] : Aidants et fiers de l'être
Prendre soin de soi comme de son proche
Nicolas Franck, Romain Rey ; édition Odile Jacob ; Date de parution : 4 février 2026
Aider un proche malade ou âgé, ou encore atteint de troubles cognitifs ou d’une maladie dégénérative, bouleverse l’existence. Mais répondre à ses besoins ne doit pas exclure de respecter les siens propres.
La fonction d’aidant est essentielle, mais mal reconnue. Pour la personne qui l’exerce, prendre conscience de la charge qu’elle supporte permet de mieux y faire face.
Écrit à partir de nombreux témoignages, ce livre met en lumière le retentissement de ce rôle sur la santé physique et mentale des aidants, ainsi que sur leur quotidien. Son objectif est de leur permettre de prendre soin d’eux-mêmes pour prévenir l’épuisement, par une meilleure connaissance des états émotionnels et des tensions qu’ils traversent.
Toutes les questions liées à la condition d’aidant y sont abordées, dont celle du dialogue avec les soignants, avec l’entourage familial, et celle des aides et dispositifs existants, afin de pouvoir assumer ce rôle avec sérénité.
Nicolas Franck, Romain Rey ; édition Odile Jacob ; Date de parution : 4 février 2026
Aider un proche malade ou âgé, ou encore atteint de troubles cognitifs ou d’une maladie dégénérative, bouleverse l’existence. Mais répondre à ses besoins ne doit pas exclure de respecter les siens propres.
La fonction d’aidant est essentielle, mais mal reconnue. Pour la personne qui l’exerce, prendre conscience de la charge qu’elle supporte permet de mieux y faire face.
Écrit à partir de nombreux témoignages, ce livre met en lumière le retentissement de ce rôle sur la santé physique et mentale des aidants, ainsi que sur leur quotidien. Son objectif est de leur permettre de prendre soin d’eux-mêmes pour prévenir l’épuisement, par une meilleure connaissance des états émotionnels et des tensions qu’ils traversent.
Toutes les questions liées à la condition d’aidant y sont abordées, dont celle du dialogue avec les soignants, avec l’entourage familial, et celle des aides et dispositifs existants, afin de pouvoir assumer ce rôle avec sérénité.
13 avril 2026
Améliorer la cognition sociale pour favoriser le fonctionnement social dans la schizophrénie
Interpréter correctement les émotions et les intentions d’autrui, comprendre les situations sociales, sont des capacités essentielles dans la vie quotidienne. Dans la schizophrénie, ces mécanismes peuvent être altérés. Une étude coordonnée par la Dre Elodie Peyroux et le Pr Nicolas Franck évalue un programme innovant pour y remédier.
Agir sur les biais d’attribution : un impact encore limité
Dans la littérature internationale, plusieurs méta-analyses montrent que certaines difficultés liées à la compréhension des émotions et des intentions d’autrui (par exemple interpréter correctement ce que les autres pensent ou ressentent) ainsi que certaines tendances à interpréter les situations de manière biaisée jouent un rôle important dans le handicap au quotidien, au-delà des difficultés cognitives « classiques » (mémoire, attention, etc.).
Les programmes de remédiation de la cognition sociale améliorent nettement certaines de ces compétences. En revanche, leur impact sur certaines interprétations automatiques, notamment la tendance à percevoir de l’hostilité chez les autres (aussi appelé biais d’hostilité) reste limité.
Le programme RC2S a précisément été développé pour répondre à cet enjeu.
Un entraînement personnalisé, au plus près du réel
La remédiation cognitive est une approche thérapeutique qui vise à améliorer certaines fonctions cognitives altérées (mémoire, attention, raisonnement, cognition sociale) à travers des exercices répétés et progressifs. L’objectif n’est pas seulement de s’entraîner, mais de développer des stratégies transférables dans la vie quotidienne. L’étude compare ici deux de ces approches :
Le programme RECOS (Remédiation Cognitive pour la Schizophrénie ou un trouble associé) , centré sur les fonctions neurocognitives (mémoire, attention, flexibilité mentale)
Et le programme RC2S (Remédiation Cognitive de la Cognition Sociale), qui cible spécifiquement les processus de cognition sociale.
Le programme RC2S repose sur une approche individualisée, fondée sur une évaluation initiale approfondie des profils cognitifs et fonctionnels, et combine des séances papier-crayon, des exercices informatisés et des mises en situation et des mises en situation proches du réel via des avatars.
Le programme vise à apprendre à ne pas interpréter trop vite les intentions des autres, surtout dans des situations floues, et à envisager d’autres explications possibles. L’idée est de limiter les malentendus qui peuvent fragiliser les relations.
Cette étude présente le premier essai contrôlé randomisé évaluant l’efficacité du programme RC2S (c’est-à-dire une étude où les participants sont répartis au hasard entre différents groupes afin de comparer les effets du programme).
Des effets encourageants sur les biais d’attribution dans la schizophrénie
Cinquante et un patients présentant une schizophrénie ont été répartis de manière aléatoire entre RC2S (25 participants) et RECOS (n=26 participants). Des évaluations cliniques, du fonctionnement social et neuropsychologiques ont été réalisées au début de l’étude, à la fin du programme et à trois mois de suivi, en aveugle (c’est-à-dire que les évaluateurs ne savaient pas quel programme suivait chaque participant). Le critère principal mesuré était le score de biais d’hostilité.
Les résultats ne montrent pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes dans l’évolution au fil du temps. Néanmoins, seule l’intervention RC2S est associée à une diminution significative du biais d’hostilité entre le début et la fin du programme, suggérant un effet potentiel spécifique sur cette dimension, historiquement difficile à modifier. L’interprétation demeure prudente, en raison du nombre limité de participants et de scores initiaux relativement faibles, qui réduisent la marge de progression observable .
Sur le plan symptomatique, les deux programmes s’accompagnent d’une amélioration globale. RECOS semble produire un effet plus marqué sur les symptômes positifs, tandis que RC2S est associé à une amélioration plus précoce des symptômes négatifs, dimension particulièrement déterminante pour le fonctionnement social.
Les deux groupes présentent également des gains dans le domaine du fonctionnement interpersonnel, mais RC2S se distingue par une amélioration du domaine « amis et activités » suggérant un impact possible sur l’engagement social élargi.
Contrairement à l’hypothèse initiale d’une stricte spécificité des effets, les améliorations cognitives observées ne sont pas exclusivement limitées au domaine ciblé par chaque programme, ce qui suggère l’existence de mécanismes thérapeutiques communs liés à l’intensité, à la structuration et à la personnalisation des interventions.
Vers une remédiation plus personnalisée
Cette étude souligne l’intérêt d’approches individualisées, adaptées au profil cognitif et social de chaque patient. Elle suggère également que les outils immersifs, comme les simulations avec avatar, pourraient favoriser le transfert des compétences vers la vie réelle.
Pour les chercheurs, ces travaux s’inscrivent dans une dynamique plus large : développer des interventions innovantes, scientifiquement validées et centrées sur les besoins fonctionnels des patients.
De futures recherches, sur des échantillons plus larges, permettront de préciser les bénéfices spécifiques de ce type de programme et d’envisager des applications dans d’autres troubles caractérisés par des difficultés de cognition sociale.
Améliorer la cognition sociale pour favoriser le fonctionnement social dans la schizophrénie - Centre Hospitalier Le Vinatier
Agir sur les biais d’attribution : un impact encore limité
Dans la littérature internationale, plusieurs méta-analyses montrent que certaines difficultés liées à la compréhension des émotions et des intentions d’autrui (par exemple interpréter correctement ce que les autres pensent ou ressentent) ainsi que certaines tendances à interpréter les situations de manière biaisée jouent un rôle important dans le handicap au quotidien, au-delà des difficultés cognitives « classiques » (mémoire, attention, etc.).
Les programmes de remédiation de la cognition sociale améliorent nettement certaines de ces compétences. En revanche, leur impact sur certaines interprétations automatiques, notamment la tendance à percevoir de l’hostilité chez les autres (aussi appelé biais d’hostilité) reste limité.
Le programme RC2S a précisément été développé pour répondre à cet enjeu.
Un entraînement personnalisé, au plus près du réel
La remédiation cognitive est une approche thérapeutique qui vise à améliorer certaines fonctions cognitives altérées (mémoire, attention, raisonnement, cognition sociale) à travers des exercices répétés et progressifs. L’objectif n’est pas seulement de s’entraîner, mais de développer des stratégies transférables dans la vie quotidienne. L’étude compare ici deux de ces approches :
Le programme RECOS (Remédiation Cognitive pour la Schizophrénie ou un trouble associé) , centré sur les fonctions neurocognitives (mémoire, attention, flexibilité mentale)
Et le programme RC2S (Remédiation Cognitive de la Cognition Sociale), qui cible spécifiquement les processus de cognition sociale.
Le programme RC2S repose sur une approche individualisée, fondée sur une évaluation initiale approfondie des profils cognitifs et fonctionnels, et combine des séances papier-crayon, des exercices informatisés et des mises en situation et des mises en situation proches du réel via des avatars.
Le programme vise à apprendre à ne pas interpréter trop vite les intentions des autres, surtout dans des situations floues, et à envisager d’autres explications possibles. L’idée est de limiter les malentendus qui peuvent fragiliser les relations.
Cette étude présente le premier essai contrôlé randomisé évaluant l’efficacité du programme RC2S (c’est-à-dire une étude où les participants sont répartis au hasard entre différents groupes afin de comparer les effets du programme).
Des effets encourageants sur les biais d’attribution dans la schizophrénie
Cinquante et un patients présentant une schizophrénie ont été répartis de manière aléatoire entre RC2S (25 participants) et RECOS (n=26 participants). Des évaluations cliniques, du fonctionnement social et neuropsychologiques ont été réalisées au début de l’étude, à la fin du programme et à trois mois de suivi, en aveugle (c’est-à-dire que les évaluateurs ne savaient pas quel programme suivait chaque participant). Le critère principal mesuré était le score de biais d’hostilité.
Les résultats ne montrent pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes dans l’évolution au fil du temps. Néanmoins, seule l’intervention RC2S est associée à une diminution significative du biais d’hostilité entre le début et la fin du programme, suggérant un effet potentiel spécifique sur cette dimension, historiquement difficile à modifier. L’interprétation demeure prudente, en raison du nombre limité de participants et de scores initiaux relativement faibles, qui réduisent la marge de progression observable .
Sur le plan symptomatique, les deux programmes s’accompagnent d’une amélioration globale. RECOS semble produire un effet plus marqué sur les symptômes positifs, tandis que RC2S est associé à une amélioration plus précoce des symptômes négatifs, dimension particulièrement déterminante pour le fonctionnement social.
Les deux groupes présentent également des gains dans le domaine du fonctionnement interpersonnel, mais RC2S se distingue par une amélioration du domaine « amis et activités » suggérant un impact possible sur l’engagement social élargi.
Contrairement à l’hypothèse initiale d’une stricte spécificité des effets, les améliorations cognitives observées ne sont pas exclusivement limitées au domaine ciblé par chaque programme, ce qui suggère l’existence de mécanismes thérapeutiques communs liés à l’intensité, à la structuration et à la personnalisation des interventions.
Vers une remédiation plus personnalisée
Cette étude souligne l’intérêt d’approches individualisées, adaptées au profil cognitif et social de chaque patient. Elle suggère également que les outils immersifs, comme les simulations avec avatar, pourraient favoriser le transfert des compétences vers la vie réelle.
Pour les chercheurs, ces travaux s’inscrivent dans une dynamique plus large : développer des interventions innovantes, scientifiquement validées et centrées sur les besoins fonctionnels des patients.
De futures recherches, sur des échantillons plus larges, permettront de préciser les bénéfices spécifiques de ce type de programme et d’envisager des applications dans d’autres troubles caractérisés par des difficultés de cognition sociale.
Améliorer la cognition sociale pour favoriser le fonctionnement social dans la schizophrénie - Centre Hospitalier Le Vinatier
11 avril 2026
[Ressources] : La plateforme de répit de l’ARSEA
La plateforme de répit de l’ARSEA, lieu ressources pour les aidants que vous êtes en tant que parents d’enfants en situation de handicap, souhaite mieux comprendre et connaître vos besoins et envies.
https://drive.google.com/file/d/1idq4vmhWz4Lt53PVuHVlLsIdrrKE9kN-/view?usp=sharing
A cette fin, elle réalise une enquête auprès de vous afin d’organiser des rencontres pour les parents aidants que vous êtes.
Et, elle vous invite à répondre à un questionnaire en ligne via le lien :
https://forms.gle/EioizQCL1yxo5Sys9
A cette fin, elle réalise une enquête auprès de vous afin d’organiser des rencontres pour les parents aidants que vous êtes.
Et, elle vous invite à répondre à un questionnaire en ligne via le lien :
https://forms.gle/EioizQCL1yxo5Sys9
09 avril 2026
[Recherche] : Les organoïdes cérébraux et l’intelligence artificielle : de nouvelles perspectives pour le diagnostic de la schizophrénie et des troubles bipolaires
Rédigé par Océane Delvarre, scientifique et bénévole au pôle recherche
Publié le : 12 mars 2026
Diagnostiquer la schizophrénie et le trouble bipolaire reste aujourd’hui un défi majeur en psychiatrie. En l’absence de biomarqueurs biologiques fiables, les cliniciens s’appuient essentiellement sur l’observation des symptômes et les entretiens cliniques, avec un risque d’erreurs et de confusions entre pathologies.
Publié le : 12 mars 2026
Diagnostiquer la schizophrénie et le trouble bipolaire reste aujourd’hui un défi majeur en psychiatrie. En l’absence de biomarqueurs biologiques fiables, les cliniciens s’appuient essentiellement sur l’observation des symptômes et les entretiens cliniques, avec un risque d’erreurs et de confusions entre pathologies.
Une équipe de chercheurs de l’université Johns Hopkins (Baltimore, États-Unis) propose une approche innovante : combiner des organoïdes cérébraux, parfois simplifiés en « mini-cerveaux » – des modèles cellulaires cultivés en laboratoire qui reproduisent certaines caractéristiques du tissu cérébral humain – avec des algorithmes d’intelligence artificielle pour identifier des signatures neuronales propres à chaque trouble. À terme, cette approche pourrait compléter les outils cliniques actuels, en apportant un appui au diagnostic.
La schizophrénie et la bipolarité, des troubles difficiles à diagnostiquer
Aujourd’hui, aucun examen biologique, aucune prise de sang ni aucun test d’imagerie ne permet de poser avec certitude un diagnostic de schizophrénie ou de trouble bipolaire. Ces pathologies reposent sur une évaluation clinique des symptômes, qui peuvent être proches d’autres maladies neurologiques ou psychiatriques. Cette complexité explique les erreurs diagnostiques fréquentes1.
Les organoïdes cérébraux : des modèles cellulaires 3D du cerveau humain
Pour dépasser ces limites, les chercheurs se tournent vers les organoïdes cérébraux. Cultivées en laboratoire à partir de cellules humaines reprogrammées (issues par exemple de la peau ou du sang), ces structures tridimensionnelles reproduisent certaines caractéristiques du cerveau, comme l’organisation de réseaux neuronaux et une activité électrique. Elles ne constituent toutefois ni un organe complet ni un cerveau fonctionnel.
Dans cette étude, les scientifiques ont généré des organoïdes mimant la composition en cellules du cortex préfrontal, une région cérébrale clé impliquée dans la planification, la prise de décision et la régulation des comportements. Ces organoïdes ont été produits à partir de cellules de personnes atteintes de schizophrénie, de trouble bipolaire, mais aussi de personnes sans trouble psychiatrique, servant de groupe contrôle, afin de comparer les résultats1;2.
Quand l’intelligence artificielle « écoute » l’activité neuronale
Les organoïdes ont été enregistrés à l’aide de microélectrodes capables de capter leur activité électrique. Ces signaux ont ensuite été analysés par des algorithmes de machine learning (apprentissage automatique), capables de reconnaître des motifs complexes invisibles à l’œil humain2.
Résultat : les chercheurs ont identifié des signatures électriques distinctes entre les organoïdes sains et ceux issus de patients atteints de schizophrénie ou de trouble bipolaire. Ces différences deviennent encore plus marquées lorsque les réseaux neuronaux sont stimulés par des impulsions électriques, mimant une forte sollicitation du cerveau2.
L’intelligence artificielle parvient ainsi à distinguer des organoïdes de patients schizophrènes de ceux de personnes saines2, en se basant uniquement sur leurs signatures électrophysiologiques. Dans certaines conditions expérimentales, la précision de classification atteint plus de 92 %.
Vers des signatures neuronales des maladies psychiatriques
Ces résultats suggèrent l’existence de véritables « signatures neuronales » propres à chaque trouble. À terme, cette approche pourrait compléter les outils cliniques actuels, en apportant un appui au diagnostic2.
Au-delà du diagnostic, ces organoïdes ouvrent la voie à une nouvelle forme de médecine personnalisée : il devient possible de tester différents traitements directement sur les organoïdes issus des cellules d’un patient, afin d’observer leur effet sur l’activité neuronale, sans risque pour la personne. L’objectif n’est plus seulement de traiter les symptômes, mais d’adapter les prescriptions aux réponses biologiques individuelles1,2.
Un enjeu majeur pour les neurosciences et la psychiatrie de demain : la médecine personnalisée
Cette recherche illustre une évolution des neurosciences : le passage d’une psychiatrie fondée uniquement sur l’observation des comportements à une approche intégrant des données biologiques et computationnelles. En combinant organoïdes cérébraux, intelligence artificielle et neurosciences, les chercheurs développent des outils capables de relier le fonctionnement des réseaux neuronaux aux troubles psychiques. À terme, ces approches pourraient transformer la prise en charge des maladies psychiatriques et neurodéveloppementales, en permettant des diagnostics plus fiables, des traitements mieux ciblés et une médecine plus personnalisée.
Sources
Published, R. M. C. /. Neural basis of schizophrenia and bipolar disorder found in brain organoids. The Hub https://hub.jhu.edu/2025/09/22/schizophrenia-bipolar-disorder-brain-organoids/ (2025).
Cheng, K. et al. Machine learning-enabled detection of electrophysiological signatures in iPSC-derived models of schizophrenia and bipolar disorder. APL Bioeng. 9, 036118 (2025).
Les organoïdes cérébraux et l’intelligence artificielle : de nouvelles perspectives pour le diagnostic de la schizophrénie et des troubles bipolaires - Fondation pour la Recherche sur le Cerveau
La schizophrénie et la bipolarité, des troubles difficiles à diagnostiquer
Aujourd’hui, aucun examen biologique, aucune prise de sang ni aucun test d’imagerie ne permet de poser avec certitude un diagnostic de schizophrénie ou de trouble bipolaire. Ces pathologies reposent sur une évaluation clinique des symptômes, qui peuvent être proches d’autres maladies neurologiques ou psychiatriques. Cette complexité explique les erreurs diagnostiques fréquentes1.
Les organoïdes cérébraux : des modèles cellulaires 3D du cerveau humain
Pour dépasser ces limites, les chercheurs se tournent vers les organoïdes cérébraux. Cultivées en laboratoire à partir de cellules humaines reprogrammées (issues par exemple de la peau ou du sang), ces structures tridimensionnelles reproduisent certaines caractéristiques du cerveau, comme l’organisation de réseaux neuronaux et une activité électrique. Elles ne constituent toutefois ni un organe complet ni un cerveau fonctionnel.
Dans cette étude, les scientifiques ont généré des organoïdes mimant la composition en cellules du cortex préfrontal, une région cérébrale clé impliquée dans la planification, la prise de décision et la régulation des comportements. Ces organoïdes ont été produits à partir de cellules de personnes atteintes de schizophrénie, de trouble bipolaire, mais aussi de personnes sans trouble psychiatrique, servant de groupe contrôle, afin de comparer les résultats1;2.
Quand l’intelligence artificielle « écoute » l’activité neuronale
Les organoïdes ont été enregistrés à l’aide de microélectrodes capables de capter leur activité électrique. Ces signaux ont ensuite été analysés par des algorithmes de machine learning (apprentissage automatique), capables de reconnaître des motifs complexes invisibles à l’œil humain2.
Résultat : les chercheurs ont identifié des signatures électriques distinctes entre les organoïdes sains et ceux issus de patients atteints de schizophrénie ou de trouble bipolaire. Ces différences deviennent encore plus marquées lorsque les réseaux neuronaux sont stimulés par des impulsions électriques, mimant une forte sollicitation du cerveau2.
L’intelligence artificielle parvient ainsi à distinguer des organoïdes de patients schizophrènes de ceux de personnes saines2, en se basant uniquement sur leurs signatures électrophysiologiques. Dans certaines conditions expérimentales, la précision de classification atteint plus de 92 %.
Vers des signatures neuronales des maladies psychiatriques
Ces résultats suggèrent l’existence de véritables « signatures neuronales » propres à chaque trouble. À terme, cette approche pourrait compléter les outils cliniques actuels, en apportant un appui au diagnostic2.
Au-delà du diagnostic, ces organoïdes ouvrent la voie à une nouvelle forme de médecine personnalisée : il devient possible de tester différents traitements directement sur les organoïdes issus des cellules d’un patient, afin d’observer leur effet sur l’activité neuronale, sans risque pour la personne. L’objectif n’est plus seulement de traiter les symptômes, mais d’adapter les prescriptions aux réponses biologiques individuelles1,2.
Un enjeu majeur pour les neurosciences et la psychiatrie de demain : la médecine personnalisée
Cette recherche illustre une évolution des neurosciences : le passage d’une psychiatrie fondée uniquement sur l’observation des comportements à une approche intégrant des données biologiques et computationnelles. En combinant organoïdes cérébraux, intelligence artificielle et neurosciences, les chercheurs développent des outils capables de relier le fonctionnement des réseaux neuronaux aux troubles psychiques. À terme, ces approches pourraient transformer la prise en charge des maladies psychiatriques et neurodéveloppementales, en permettant des diagnostics plus fiables, des traitements mieux ciblés et une médecine plus personnalisée.
Sources
Published, R. M. C. /. Neural basis of schizophrenia and bipolar disorder found in brain organoids. The Hub https://hub.jhu.edu/2025/09/22/schizophrenia-bipolar-disorder-brain-organoids/ (2025).
Cheng, K. et al. Machine learning-enabled detection of electrophysiological signatures in iPSC-derived models of schizophrenia and bipolar disorder. APL Bioeng. 9, 036118 (2025).
Les organoïdes cérébraux et l’intelligence artificielle : de nouvelles perspectives pour le diagnostic de la schizophrénie et des troubles bipolaires - Fondation pour la Recherche sur le Cerveau
08 avril 2026
Se reconnecter aux autres après un épisode psychotique
Lesley McCuaig Mars 27, 2026
Un cercle de soutien solide est essentiel au rétablissement après un épisode psychotique. Malheureusement, certaines personnes constatent que leurs relations peuvent se tendre voire se briser pendant et après un épisode.
Aujourd'hui, Lesley McCuaig revient sur les étapes qui lui ont permis de réfléchir, de reconstruire et de se détacher de certaines relations après avoir vécu un épisode psychotique lié à la schizophrénie.
La psychose influence la façon dont nous traitons l'information. Elle peut nous pousser à voir, croire ou entendre des choses qui ne sont pas réelles.
Parmi les effets secondaires potentiels de la psychose figure la difficulté à entretenir des relations. Pourtant, si la schizophrénie (la maladie dont je suis atteinte) affecte indéniablement les aidants, les amis et la famille, certaines personnes peuvent parfois oublier qu'elle est également difficile à vivre pour la personne malade elle-même.
Lorsque les symptômes de la psychose s'atténuent, certaines de nos relations peuvent s'améliorer. Mais, il arrive que la tension provoquée par un épisode psychotique soit trop intense au point d’endommager la relation, même après l'atténuation des symptômes.
Il n'est jamais agréable de perdre des amis ou des proches. Bien que cela puisse faire mal, nous devons prendre le temps de faire le deuil de ces relations et essayer d'aller de l'avant.
Comment la psychose a affecté mes relations
La psychose m’a coûté plusieurs relations qui comptaient beaucoup pour moi. Je suis parvenue à en reconstruire certaines avec du temps et des efforts, mais d'autres sont restées définitivement perdues.
Est-il difficile pour moi de vivre aujourd’hui sans ces relations ? Pour être honnête... oui, parfois. Je réfléchis souvent à ce qu’étaient mes relations avant et après mon diagnostic de schizophrénie.
Cependant, j'ai souvent remarqué que les relations que j'ai perdues à cause de la psychose étaient fragiles ou montraient déjà des signes de toxicité avant même mon diagnostic de schizophrénie. En d'autres termes, ces relations n'étaient pas solides dès le départ.
Lorsque je traverse un épisode psychotique, je suis accaparée par « ma » réalité. Parmi les symptômes de ma psychose figurent les hallucinations auditives, à savoir le fait d’entendre des choses qui n’existent pas. Pourtant, tout ce que je vis pendant un de ces épisodes est authentique. C'est ma réalité propre, même si elle n'est pas perceptible pour les autres.
Parfois, la psychose trouble la capacité de jugement et de discernement, compromettant ainsi la possibilité d’entretenir des relations équilibrées. D’autres fois, la psychose peut entraîner des comportements qui paraissent étranges ou imprévisibles aux yeux des autres, comme le fait de parler à des personnes qui ne sont pas là. Ces symptômes et ces réactions peuvent m'empêcher d’entretenir avec mes amis, ma famille et mes aidants des relations conformes aux normes sociales.
De même, le manque de discernement, les comportements imprévisibles et le fait d’être déconnecté de la réalité peuvent rendre presque impossible le maintien de relations équilibrées pendant un épisode psychotique. C'est une expérience aliénante pour tout le monde.
Reconstruire après la perte et chérir ceux qui sont restés
La bonne nouvelle, c'est qu'avec un traitement approprié, les personnes peuvent sortir d'un épisode psychotique et commencer à reconstruire ce qui a été perdu. Le fait de disposer d’un cercle familial, d’amis et d’aidants auxquels ils peuvent faire confiance et sur lesquels ils peuvent compter joue un rôle clé dans le processus de rétablissement.
Parfois, en raison d’un manque de compréhension, de la stigmatisation ou de leurs propres difficultés personnelles, certaines personnes ne sont pas en mesure d'accompagner quelqu’un qui se rétablit d'une psychose. Je comprends comment et pourquoi cela peut arriver, mais je suis reconnaissante et attachée à celles et ceux qui n'ont pas laissé un épisode psychotique définir notre amitié.
Personne ne sort indemne d'un épisode de psychose. Souvent, l’après-crise nécessite un travail pour gérer les séquelles comme les traumatismes, la culpabilité et la honte.
3 façons de naviguer dans les relations affectées par un épisode psychotique
1. Prendre le temps de faire son deuil
Lorsque la psychose entraîne une rupture des relations, la personne affectée doit prendre le temps de faire son deuil.
C’est un temps de réflexion et d’introspection. Il est également utile d'en parler avec quelqu'un, comme un ami ou un professionnel.
2. Choisir d'aller de l'avant
Après le deuil, apprenez à aller de l'avant avec ceux que vous aimez et respectez. Faire le deuil d'une relation fait mal, mais affronter ces sentiments vous permet d'aller de l'avant avec ou sans elle.
3. Savoir quand lâcher prise
Apprendre à lâcher prise est peut-être l'une des plus grandes leçons que j'ai tirées de mon expérience, depuis que j'ai reçu mon diagnostic de schizophrénie. Je veux tourner la page sur la vie que j’avais autrefois et commencer à me fixer de nouveaux objectifs réalistes pour l'avenir.
Les relations peuvent être complexes avec ou sans schizophrénie, mais les miennes ont été aggravées et compliquées par dix années d'alcoolisme. Parfois, je me dis que c’est un miracle qu'il me reste encore un ami !
Mais avec du temps, de la patience, des efforts et de l'engagement, les relations peuvent survivre et s'épanouir au-delà de la psychose. Vous pouvez réapprendre à faire confiance, à rire et à aimer.
Le point à retenir : aller de l'avant
Bien que la psychose puisse être perturbatrice et décourageante pour les personnes atteintes de schizophrénie, elle n'a pas à définir qui nous sommes.
Les relations vont et viennent. Certes, il peut être décevant et décourageant de voir un aidant, un ami ou un membre de la famille s'éloigner au moment même où l'on est au plus mal, mais cela ne doit pas définir toutes nos relations. Avec une bonne observance du traitement, il est possible de mener une vie très épanouissante avec des relations qui comptent.
Certaines relations peuvent survivre à la psychose et en sortir renforcées.
Ce témoignage et les informations présentées ont une visée pédagogique et ne constituent pas des conseils spécifiques pour l'évaluation, la gestion ou le traitement d'une quelconque pathologie.
Se reconnecter aux autres après un épisode psychotique
Un cercle de soutien solide est essentiel au rétablissement après un épisode psychotique. Malheureusement, certaines personnes constatent que leurs relations peuvent se tendre voire se briser pendant et après un épisode.
Aujourd'hui, Lesley McCuaig revient sur les étapes qui lui ont permis de réfléchir, de reconstruire et de se détacher de certaines relations après avoir vécu un épisode psychotique lié à la schizophrénie.
La psychose influence la façon dont nous traitons l'information. Elle peut nous pousser à voir, croire ou entendre des choses qui ne sont pas réelles.
Parmi les effets secondaires potentiels de la psychose figure la difficulté à entretenir des relations. Pourtant, si la schizophrénie (la maladie dont je suis atteinte) affecte indéniablement les aidants, les amis et la famille, certaines personnes peuvent parfois oublier qu'elle est également difficile à vivre pour la personne malade elle-même.
Lorsque les symptômes de la psychose s'atténuent, certaines de nos relations peuvent s'améliorer. Mais, il arrive que la tension provoquée par un épisode psychotique soit trop intense au point d’endommager la relation, même après l'atténuation des symptômes.
Il n'est jamais agréable de perdre des amis ou des proches. Bien que cela puisse faire mal, nous devons prendre le temps de faire le deuil de ces relations et essayer d'aller de l'avant.
Comment la psychose a affecté mes relations
La psychose m’a coûté plusieurs relations qui comptaient beaucoup pour moi. Je suis parvenue à en reconstruire certaines avec du temps et des efforts, mais d'autres sont restées définitivement perdues.
Est-il difficile pour moi de vivre aujourd’hui sans ces relations ? Pour être honnête... oui, parfois. Je réfléchis souvent à ce qu’étaient mes relations avant et après mon diagnostic de schizophrénie.
Cependant, j'ai souvent remarqué que les relations que j'ai perdues à cause de la psychose étaient fragiles ou montraient déjà des signes de toxicité avant même mon diagnostic de schizophrénie. En d'autres termes, ces relations n'étaient pas solides dès le départ.
Lorsque je traverse un épisode psychotique, je suis accaparée par « ma » réalité. Parmi les symptômes de ma psychose figurent les hallucinations auditives, à savoir le fait d’entendre des choses qui n’existent pas. Pourtant, tout ce que je vis pendant un de ces épisodes est authentique. C'est ma réalité propre, même si elle n'est pas perceptible pour les autres.
Parfois, la psychose trouble la capacité de jugement et de discernement, compromettant ainsi la possibilité d’entretenir des relations équilibrées. D’autres fois, la psychose peut entraîner des comportements qui paraissent étranges ou imprévisibles aux yeux des autres, comme le fait de parler à des personnes qui ne sont pas là. Ces symptômes et ces réactions peuvent m'empêcher d’entretenir avec mes amis, ma famille et mes aidants des relations conformes aux normes sociales.
De même, le manque de discernement, les comportements imprévisibles et le fait d’être déconnecté de la réalité peuvent rendre presque impossible le maintien de relations équilibrées pendant un épisode psychotique. C'est une expérience aliénante pour tout le monde.
Reconstruire après la perte et chérir ceux qui sont restés
La bonne nouvelle, c'est qu'avec un traitement approprié, les personnes peuvent sortir d'un épisode psychotique et commencer à reconstruire ce qui a été perdu. Le fait de disposer d’un cercle familial, d’amis et d’aidants auxquels ils peuvent faire confiance et sur lesquels ils peuvent compter joue un rôle clé dans le processus de rétablissement.
Parfois, en raison d’un manque de compréhension, de la stigmatisation ou de leurs propres difficultés personnelles, certaines personnes ne sont pas en mesure d'accompagner quelqu’un qui se rétablit d'une psychose. Je comprends comment et pourquoi cela peut arriver, mais je suis reconnaissante et attachée à celles et ceux qui n'ont pas laissé un épisode psychotique définir notre amitié.
Personne ne sort indemne d'un épisode de psychose. Souvent, l’après-crise nécessite un travail pour gérer les séquelles comme les traumatismes, la culpabilité et la honte.
3 façons de naviguer dans les relations affectées par un épisode psychotique
1. Prendre le temps de faire son deuil
Lorsque la psychose entraîne une rupture des relations, la personne affectée doit prendre le temps de faire son deuil.
C’est un temps de réflexion et d’introspection. Il est également utile d'en parler avec quelqu'un, comme un ami ou un professionnel.
2. Choisir d'aller de l'avant
Après le deuil, apprenez à aller de l'avant avec ceux que vous aimez et respectez. Faire le deuil d'une relation fait mal, mais affronter ces sentiments vous permet d'aller de l'avant avec ou sans elle.
3. Savoir quand lâcher prise
Apprendre à lâcher prise est peut-être l'une des plus grandes leçons que j'ai tirées de mon expérience, depuis que j'ai reçu mon diagnostic de schizophrénie. Je veux tourner la page sur la vie que j’avais autrefois et commencer à me fixer de nouveaux objectifs réalistes pour l'avenir.
Les relations peuvent être complexes avec ou sans schizophrénie, mais les miennes ont été aggravées et compliquées par dix années d'alcoolisme. Parfois, je me dis que c’est un miracle qu'il me reste encore un ami !
Mais avec du temps, de la patience, des efforts et de l'engagement, les relations peuvent survivre et s'épanouir au-delà de la psychose. Vous pouvez réapprendre à faire confiance, à rire et à aimer.
Le point à retenir : aller de l'avant
Bien que la psychose puisse être perturbatrice et décourageante pour les personnes atteintes de schizophrénie, elle n'a pas à définir qui nous sommes.
Les relations vont et viennent. Certes, il peut être décevant et décourageant de voir un aidant, un ami ou un membre de la famille s'éloigner au moment même où l'on est au plus mal, mais cela ne doit pas définir toutes nos relations. Avec une bonne observance du traitement, il est possible de mener une vie très épanouissante avec des relations qui comptent.
Certaines relations peuvent survivre à la psychose et en sortir renforcées.
Ce témoignage et les informations présentées ont une visée pédagogique et ne constituent pas des conseils spécifiques pour l'évaluation, la gestion ou le traitement d'une quelconque pathologie.
Se reconnecter aux autres après un épisode psychotique
07 avril 2026
Faire face à la stigmatisation de la schizophrénie : surmonter la honte de soi, les stéréotypes et les mythes médiatiques
Lesley McCuaig MARS 27, 2026
La stigmatisation de la schizophrénie peut être l’un des aspects les plus difficiles à vivre pour les malades. Lesley McCuaig relève trois sources de stigmatisation : la honte de soi, les stéréotypes sociaux et les mythes médiatiques. Appelant à une plus grande sensibilisation aux maladies mentales sévères, elle espère que le partage de son expérience contribuera à dissiper ces idées fausses.
La schizophrénie est sans doute le trouble psychiatrique qui suscite la plus forte stigmatisation.
Je passe beaucoup de temps à militer et à évoquer mon expérience de la schizophrénie afin de lutter contre la stigmatisation dont elle pâtit. Mes interventions et mes écrits m'ont permis de constater que de nombreuses personnes ne comprennent pas ce qu’est la schizophrénie.
La stigmatisation de la schizophrénie résulte souvent d'un manque d'éducation sur le sujet. Les gens ont peur de ce qu'ils ne comprennent pas, et la schizophrénie peut sembler effrayante au premier abord.
J'ai donc choisi de raconter mon histoire afin d’éveiller les consciences sur la réalité de la vie avec la schizophrénie. J’espère que mes écrits et la lecture d’autres articles sur le même sujet aideront à mieux comprendre ce trouble psychiatrique souvent méconnu et à réduire ainsi la stigmatisation dont il fait l’objet.
La stigmatisation de la schizophrénie chez les personnes récemment diagnostiquées
Avant que l’on me diagnostique une schizophrénie, je ne savais presque rien de cette maladie. Si j'avais eu les connaissances que j’ai aujourd'hui, le choc du diagnostic aurait sans doute été moins violent.
L'autostigmatisation peut constituer un défi majeur pour les personnes souffrant de schizophrénie. On y retrouve souvent la honte d'être atteint de la maladie. En ce qui me concerne, la stigmatisation sociale entourant la schizophrénie, combinée à l’autostigmatisation, m'ont empêchée de tendre la main et de demander de l'aide.
Je ressentais une profonde honte liée aux hallucinations auditives que j’entendais.
Les stéréotypes sur la schizophrénie peuvent cacher des vérités surprenantes
Stéréotype social n° 1 : « Seuls les sans-abri ont des hallucinations auditives »
L'idée ici est, je pense, que « seuls » les sans-abri ont des hallucinations auditives dues à la schizophrénie ou à d'autres troubles mentaux sévères.
Les recherches montrent que 5,5 % de la population américaine souffre d'une maladie mentale sévère, un taux qui atteint 31,4 % chez les sans-abri. La schizophrénie touche environ 1 % de la population générale, mais 20 % des sans-abri.
Malgré une prévalence plus élevée chez les sans-abri, ces derniers ne représentent qu'un faible pourcentage des personnes atteintes de schizophrénie. En effet, sur les 1 % de personnes atteintes de schizophrénie, la grande majorité ne vit pas dans la rue. Ces stéréotypes renforcent la stigmatisation des sans-abri et de la schizophrénie. Ils impliquent que les personnes atteintes de schizophrénie sont incapables de mener une vie stable et que le fait d’avoir un logement peut prévenir ou guérir la maladie.
Stéréotype social n° 2 : « Les hallucinations auditives sont toujours un signe de schizophrénie »
Les chercheurs estiment que 5 à 28 % de la population générale entend des voix ou d'autres sons sous forme d'hallucinations. Ces phénomènes peuvent avoir diverses origines, notamment des troubles liés à la perte auditive, sans lien avec la schizophrénie. 16 % des personnes souffrant de troubles de l’audition ont des hallucinations sonores.
Jusqu'à 70 % des personnes feront l’expérience d’hallucinations auditives au moins une fois dans leur vie au moment de l’endormissement ou au réveil. Il s'agit d'une forme d'hallucination courante.
Les études montrent également qu'environ 75 % des personnes atteintes de schizophrénie souffriront d’hallucinations auditives.
Dépasser la représentation de la schizophrénie dans les médias
Mythe médiatique n° 1 : Les personnes atteintes de schizophrénie sont violentes
La stigmatisation de la schizophrénie est souvent entretenue par les représentations véhiculées par la presse, la radio ou le cinéma, notamment l’idée selon laquelle les « personnes atteintes de schizophrénie commettent des actes violents ».
En réalité, la plupart des personnes atteintes de troubles psychotiques ne commettront jamais d'acte de violence. Les études montrent que moins de 10 % des crimes violents commis au sein de la société peuvent être attribués à la schizophrénie.
De fait, selon certaines études, les personnes atteintes de schizophrénie sont 14 fois plus susceptibles d'être victimes d'un crime violent que d'en être les auteurs.
La stigmatisation peut avoir un effet paralysant sur la vie d'une personne. Cela peut entraîner notamment l’isolement social, une baisse de l'estime de soi, une détérioration des relations, une réduction des opportunités en matière d'emploi et de logement, et constituer un frein majeur à la recherche de soins, ce qui allonge les délais de prise en charge.
Qu'est-ce que la schizophrénie ? Il s'agit d'un trouble psychiatrique qui affecte les pensées, les émotions et les comportements d’une personne. Certains des premiers signes d'alerte sont de voir ou d’entendre quelque chose qui n'existe pas, d’avoir parfois une pensée désorganisée (symptômes positifs), de manquer de motivation pour effectuer ses activités quotidiennes (symptômes négatifs).
Lorsque l’on décrit les symptômes de la schizophrénie, le terme « positif » n'a pas la même signification que celle que nous lui attribuons habituellement. Les symptômes positifs sont des expériences qui s'ajoutent à l’état mental normal d'une personne, comme les hallucinations ou les troubles délirants. En revanche, les symptômes négatifs sont des pertes ou diminutions de fonctions psychologiques normales d'une personne, affectant sa motivation, ses interactions sociales et l’expression de ses émotions.
Mythe médiatique n° 2 : La schizophrénie est un dédoublement de la personnalité
La schizophrénie n'est pas synonyme de dédoublement de la personnalité, de personnalités multiples ou de troubles dissociatifs.
Au contraire, une personne atteinte de schizophrénie peut avoir des difficultés à prendre des décisions, à distinguer la réalité de l'imaginaire, ou encore à exprimer et gérer des émotions normales. Les symptômes peuvent varier d'une personne à l'autre.
Le point à retenir
La stigmatisation peut avoir un impact profond sur une personne atteinte d'une maladie, en altérant non seulement l'image qu’elle a d’elle-même mais aussi celle que la société lui renvoie.
Ainsi, pour contribuer à réduire la stigmatisation de la schizophrénie et celle associée aux maladies mentales sévères, je vous invite à vous informer et à sensibiliser votre entourage. Vous pouvez commencer par écouter des podcasts, lire des articles sur Internet ou regarder des vidéos sur YouTube. Si vous avez des enfants, vous pouvez les sensibiliser à la santé mentale dès leur plus jeune âge.
Nous sommes nombreux à nous mobiliser pour défendre les personnes atteintes de maladies mentales sévères telles que la schizophrénie. Ne laissez pas notre combat rester sans écho.
Ce témoignage et les informations présentées ont une visée pédagogique et ne constituent pas des conseils spécifiques pour l'évaluation, la gestion ou le traitement d'une quelconque pathologie.
Schizophrénie : comprendre et surmonter la stigmatisation, les stéréotypes et la honte
La stigmatisation de la schizophrénie peut être l’un des aspects les plus difficiles à vivre pour les malades. Lesley McCuaig relève trois sources de stigmatisation : la honte de soi, les stéréotypes sociaux et les mythes médiatiques. Appelant à une plus grande sensibilisation aux maladies mentales sévères, elle espère que le partage de son expérience contribuera à dissiper ces idées fausses.
La schizophrénie est sans doute le trouble psychiatrique qui suscite la plus forte stigmatisation.
Je passe beaucoup de temps à militer et à évoquer mon expérience de la schizophrénie afin de lutter contre la stigmatisation dont elle pâtit. Mes interventions et mes écrits m'ont permis de constater que de nombreuses personnes ne comprennent pas ce qu’est la schizophrénie.
La stigmatisation de la schizophrénie résulte souvent d'un manque d'éducation sur le sujet. Les gens ont peur de ce qu'ils ne comprennent pas, et la schizophrénie peut sembler effrayante au premier abord.
J'ai donc choisi de raconter mon histoire afin d’éveiller les consciences sur la réalité de la vie avec la schizophrénie. J’espère que mes écrits et la lecture d’autres articles sur le même sujet aideront à mieux comprendre ce trouble psychiatrique souvent méconnu et à réduire ainsi la stigmatisation dont il fait l’objet.
La stigmatisation de la schizophrénie chez les personnes récemment diagnostiquées
Avant que l’on me diagnostique une schizophrénie, je ne savais presque rien de cette maladie. Si j'avais eu les connaissances que j’ai aujourd'hui, le choc du diagnostic aurait sans doute été moins violent.
L'autostigmatisation peut constituer un défi majeur pour les personnes souffrant de schizophrénie. On y retrouve souvent la honte d'être atteint de la maladie. En ce qui me concerne, la stigmatisation sociale entourant la schizophrénie, combinée à l’autostigmatisation, m'ont empêchée de tendre la main et de demander de l'aide.
Je ressentais une profonde honte liée aux hallucinations auditives que j’entendais.
Les stéréotypes sur la schizophrénie peuvent cacher des vérités surprenantes
Stéréotype social n° 1 : « Seuls les sans-abri ont des hallucinations auditives »
L'idée ici est, je pense, que « seuls » les sans-abri ont des hallucinations auditives dues à la schizophrénie ou à d'autres troubles mentaux sévères.
Les recherches montrent que 5,5 % de la population américaine souffre d'une maladie mentale sévère, un taux qui atteint 31,4 % chez les sans-abri. La schizophrénie touche environ 1 % de la population générale, mais 20 % des sans-abri.
Malgré une prévalence plus élevée chez les sans-abri, ces derniers ne représentent qu'un faible pourcentage des personnes atteintes de schizophrénie. En effet, sur les 1 % de personnes atteintes de schizophrénie, la grande majorité ne vit pas dans la rue. Ces stéréotypes renforcent la stigmatisation des sans-abri et de la schizophrénie. Ils impliquent que les personnes atteintes de schizophrénie sont incapables de mener une vie stable et que le fait d’avoir un logement peut prévenir ou guérir la maladie.
Stéréotype social n° 2 : « Les hallucinations auditives sont toujours un signe de schizophrénie »
Les chercheurs estiment que 5 à 28 % de la population générale entend des voix ou d'autres sons sous forme d'hallucinations. Ces phénomènes peuvent avoir diverses origines, notamment des troubles liés à la perte auditive, sans lien avec la schizophrénie. 16 % des personnes souffrant de troubles de l’audition ont des hallucinations sonores.
Jusqu'à 70 % des personnes feront l’expérience d’hallucinations auditives au moins une fois dans leur vie au moment de l’endormissement ou au réveil. Il s'agit d'une forme d'hallucination courante.
Les études montrent également qu'environ 75 % des personnes atteintes de schizophrénie souffriront d’hallucinations auditives.
Dépasser la représentation de la schizophrénie dans les médias
Mythe médiatique n° 1 : Les personnes atteintes de schizophrénie sont violentes
La stigmatisation de la schizophrénie est souvent entretenue par les représentations véhiculées par la presse, la radio ou le cinéma, notamment l’idée selon laquelle les « personnes atteintes de schizophrénie commettent des actes violents ».
En réalité, la plupart des personnes atteintes de troubles psychotiques ne commettront jamais d'acte de violence. Les études montrent que moins de 10 % des crimes violents commis au sein de la société peuvent être attribués à la schizophrénie.
De fait, selon certaines études, les personnes atteintes de schizophrénie sont 14 fois plus susceptibles d'être victimes d'un crime violent que d'en être les auteurs.
La stigmatisation peut avoir un effet paralysant sur la vie d'une personne. Cela peut entraîner notamment l’isolement social, une baisse de l'estime de soi, une détérioration des relations, une réduction des opportunités en matière d'emploi et de logement, et constituer un frein majeur à la recherche de soins, ce qui allonge les délais de prise en charge.
Qu'est-ce que la schizophrénie ? Il s'agit d'un trouble psychiatrique qui affecte les pensées, les émotions et les comportements d’une personne. Certains des premiers signes d'alerte sont de voir ou d’entendre quelque chose qui n'existe pas, d’avoir parfois une pensée désorganisée (symptômes positifs), de manquer de motivation pour effectuer ses activités quotidiennes (symptômes négatifs).
Lorsque l’on décrit les symptômes de la schizophrénie, le terme « positif » n'a pas la même signification que celle que nous lui attribuons habituellement. Les symptômes positifs sont des expériences qui s'ajoutent à l’état mental normal d'une personne, comme les hallucinations ou les troubles délirants. En revanche, les symptômes négatifs sont des pertes ou diminutions de fonctions psychologiques normales d'une personne, affectant sa motivation, ses interactions sociales et l’expression de ses émotions.
Mythe médiatique n° 2 : La schizophrénie est un dédoublement de la personnalité
La schizophrénie n'est pas synonyme de dédoublement de la personnalité, de personnalités multiples ou de troubles dissociatifs.
Au contraire, une personne atteinte de schizophrénie peut avoir des difficultés à prendre des décisions, à distinguer la réalité de l'imaginaire, ou encore à exprimer et gérer des émotions normales. Les symptômes peuvent varier d'une personne à l'autre.
Le point à retenir
La stigmatisation peut avoir un impact profond sur une personne atteinte d'une maladie, en altérant non seulement l'image qu’elle a d’elle-même mais aussi celle que la société lui renvoie.
Ainsi, pour contribuer à réduire la stigmatisation de la schizophrénie et celle associée aux maladies mentales sévères, je vous invite à vous informer et à sensibiliser votre entourage. Vous pouvez commencer par écouter des podcasts, lire des articles sur Internet ou regarder des vidéos sur YouTube. Si vous avez des enfants, vous pouvez les sensibiliser à la santé mentale dès leur plus jeune âge.
Nous sommes nombreux à nous mobiliser pour défendre les personnes atteintes de maladies mentales sévères telles que la schizophrénie. Ne laissez pas notre combat rester sans écho.
Ce témoignage et les informations présentées ont une visée pédagogique et ne constituent pas des conseils spécifiques pour l'évaluation, la gestion ou le traitement d'une quelconque pathologie.
Schizophrénie : comprendre et surmonter la stigmatisation, les stéréotypes et la honte
03 avril 2026
Les directives anticipées en psychiatrie (DAP) : qu'est-ce que c'est ?
L’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (Anap) publie deux nouvelles ressources pour accélérer le déploiement des Directives anticipées en psychiatrie (DAP) : un webinaire avec les témoignages de trois professionnels et un guide qui détaille les leviers opérationnels de ces retours d’expérience.
Encore peu déployées dans les établissements malgré des bénéfices démontrés, les mesures ou directives anticipées en psychiatrie (DAP) constituent un levier majeur pour améliorer les parcours de soins et renforcer les droits des usagers.
Dans la continuité de sa webconférence de juillet 2025, l’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (Anap) en collaboration avec le « Collectif national pour le déploiement des Directives Anticipées en Psychiatrie (DAP) » publie deux nouvelles ressources pour accélérer leur déploiement : un webinaire avec les témoignages de trois professionnels et un guide qui détaille les leviers opérationnels de ces retours d’expérience.
Ces outils sont destinés aux directions d’établissement, CME, Commission de Soins Infirmiers, de Rééducation et Médico-Techniques, encadrements médicaux, paramédicaux et socio-éducatifs.
Outils reconnus de santé publique, les mesures ou directives anticipées en psychiatrie (DAP) contribuent à prévenir les situations de crise, à renforcer l’alliance thérapeutique et à réduire les hospitalisations sans consentement (–23 à –25 %). Elles permettent également de diminuer le recours à l’isolement et à la contention.
Pourtant, malgré ces bénéfices démontrés, leur mise en oeuvre reste inégale, peu structurée et souvent marginale dans les pratiques. Les freins sont multiples : manque d’outillage, absence de pilotage institutionnel, formation insuffisante des professionnels, difficulté à intégrer le savoir expérientiel des personnes concernées et à mesurer l’impact réel du déploiement.
Un partage de trois retours d’expérience
Le webinaire et le guide de l’Anap ont pour objectif de mettre en lumière les leviers d’un déploiement réussi à travers 3 outils consolidés de mesures ou directives anticipées en psychiatrie :– DAiP (Directives anticipées incitatives en psychiatrie) : cet outil est déployé au GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences. Son déploiement s’appuie sur un engagement fort de l’établissement, un pilotage structuré, la formation des équipes et l’intégration dans le dossier patient.
Encore peu déployées dans les établissements malgré des bénéfices démontrés, les mesures ou directives anticipées en psychiatrie (DAP) constituent un levier majeur pour améliorer les parcours de soins et renforcer les droits des usagers.
Dans la continuité de sa webconférence de juillet 2025, l’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (Anap) en collaboration avec le « Collectif national pour le déploiement des Directives Anticipées en Psychiatrie (DAP) » publie deux nouvelles ressources pour accélérer leur déploiement : un webinaire avec les témoignages de trois professionnels et un guide qui détaille les leviers opérationnels de ces retours d’expérience.
Ces outils sont destinés aux directions d’établissement, CME, Commission de Soins Infirmiers, de Rééducation et Médico-Techniques, encadrements médicaux, paramédicaux et socio-éducatifs.
Outils reconnus de santé publique, les mesures ou directives anticipées en psychiatrie (DAP) contribuent à prévenir les situations de crise, à renforcer l’alliance thérapeutique et à réduire les hospitalisations sans consentement (–23 à –25 %). Elles permettent également de diminuer le recours à l’isolement et à la contention.
Pourtant, malgré ces bénéfices démontrés, leur mise en oeuvre reste inégale, peu structurée et souvent marginale dans les pratiques. Les freins sont multiples : manque d’outillage, absence de pilotage institutionnel, formation insuffisante des professionnels, difficulté à intégrer le savoir expérientiel des personnes concernées et à mesurer l’impact réel du déploiement.
Un partage de trois retours d’expérience
Le webinaire et le guide de l’Anap ont pour objectif de mettre en lumière les leviers d’un déploiement réussi à travers 3 outils consolidés de mesures ou directives anticipées en psychiatrie :– DAiP (Directives anticipées incitatives en psychiatrie) : cet outil est déployé au GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences. Son déploiement s’appuie sur un engagement fort de l’établissement, un pilotage structuré, la formation des équipes et l’intégration dans le dossier patient.
Deux dates pour le webinaire :
15 avril de 13h à 14h
10 juin de 13h à 14h
Télécharger le guide
S’inscrire au prochain webinaire
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