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24 mars 2026

[Alsace] : Wittenheim - Les résidents des Tulipiers reçus à Angoulême, leur BD récompensée

La résidence wittenheimoise Les Tulipiers accueille des personnes en situation de handicap psychique. Chaque année, quelques résidents envoient leur BD commune dans le cadre du Prix Hippocampe. Adossé au Festival d’Angoulême, ce prix récompense les meilleures bandes dessinées dans différentes catégories. Pour la première fois, certains résidents se sont déplacés pour recevoir le trophée.

Leur dernière récompense datait de 2022. La résidence Les Tulipiers, qui héberge des personnes schizophrènes, bipolaires ou atteintes d’autres troubles psychiques, participe chaque année depuis 2019 au prix Hippocampe, relié au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Primé dans la catégorie « foyer », le groupe de dessinateurs a pu se rendre sur place afin de se voir remettre le prix en main propre.

Pour le foyer Les Tulipiers et ses hôtes, pouvoir se déplacer en personne à Angoulême est d’abord un symbole. Preuve que l’art, utilisé comme un outil thérapeutique, est capable de faire triompher le collectif. Leur bande dessinée intitulée Une invention imprévue, lauréate cette année, permet aussi à sa manière, de faire changer le regard sur le handicap psychique.

Un projet de longue durée

C’est dans le cadre des activités proposées par la résidence que le collectif de quatre dessinateurs a imaginé leur bande dessinée avec Delphine Colé, chargée d’activités pour l’établissement. Thème imposé pour cette édition angoumoisine : « Ma plus belle invention ». Peu à peu, le groupe est parvenu au sujet de leur BD : dessiner sur une invention imprévue, en s’inspirant de la légendaire recette de la tarte tatin créée par mégarde.

Aboutissement de plusieurs mois de travail acharné, Christophe, Carine, Amar et Nuray ont chacun à leur manière participé à la conception de la BD. « Tout le monde y a mis son petit grain de sel et on a construit l’histoire ensemble », précise Delphine Colé. Les résidents se réunissaient généralement une fois par semaine, une initiative qui crée de l’engagement et une cohésion au sein du groupe.

Sortir de sa zone de confort

Au début du projet artistique, tous n’étaient pas familiers avec la bande dessinée ou les arts plastiques. Amar, par exemple, a dû sortir de sa zone de confort pour contribuer à l’activité : « On m’a un peu forcé au départ à faire le projet de cette année ! Je n’avais pas un bon niveau en arts plastiques, alors forcément je me mettais des barrières », explique-t-il en souriant. « Nuray est sortie de sa zone de confort car elle n’a jamais fait de dessin », assure aussi la chargée d’activités.

Carine regarde régulièrement des « petits tutos sur YouTube » pour s’améliorer continuellement, elle laisse son art s’exprimer sur différents supports exposés dans sa chambre. Christophe, lui, avait bien une base, il dit « avoir fait de petites études à Paris ». Entendez les Beaux-arts de Paris. Il y a bien eu quelques difficultés : une « écriture à main levée, un peu difficile » pour Carine ou la difficulté à concilier les différents styles de chacun. Les résidents ont notamment utilisé le décalquage.

Un premier déplacement en personne

Lors de leur dernière victoire dans cette catégorie en 2022, la pandémie avait empêché l’organisation du festival. Le collectif n’avait donc pas pu se déplacer. Avec le soutien de la direction de l’établissement, c’est désormais chose faite. « On est arrivés au bout de 6 ou 7 heures de route. On est allé au musée de la bande dessinée, où les prix étaient distribués, ils ont accroché notre bande dessinée dans une grande salle. Après, on a dû s’exprimer. On s’est même fait quelques pizzas », raconte avec enthousiasme Christophe.

La récompense a surpris l’ensemble du collectif à commencer par Amar. « J’étais content, étonné, ça fait plaisir », affirme-t-il. Carine a été très touchée par la cérémonie : « Je dois dire qu’on y comptait. On y a vraiment mis toute notre âme. […] On avait des frissons, c‘était magnifique, on nous applaudissait, on nous a laissés parler au micro. C’était trop bien ! Un peu impressionnant aussi, forcément », confie-t-elle.

Une reconnaissance valorisante

Au quotidien, les résidents ont fini par y prendre goût. « Ça nous a donné un but, on a beaucoup d’activités, mais il n’y en a pas une qui soit aussi nécessaire que la BD. C’est prenant. », juge Carine. Pour Amar, recevoir le prix était « gratifiant ». Pour Delphine Colé, le prix est également une reconnaissance qui fait triompher le collectif : « En s’appuyant sur les autres, on arrive à créer et remporter un prix, c’est juste énorme ! », s’exclame la chargée d’activités.

L’expérience a permis de faire changer le regard sur le handicap. D’un point de vue extérieur, certes, mais aussi des résidents sur eux-mêmes. Une évolution remarquée par Delphine Colé, qui les a accompagnés au long de l’aventure : « Christophe, en tant qu’artiste avec son identité, a dû la mettre un peu de côté au profit du collectif. Amar, c’est une belle surprise, il s’est beaucoup amélioré et est à l‘écoute. Carine est une révélation chaque année, elle progresse en tant qu’artiste de son côté et elle revient chaque année avec de nouvelles approches au niveau de la colorisation. D’un point de vue technique, elle me dépasse presque », constate celle qui a les accompagnés tout au long du projet. « C’est une expérience, une aventure incroyable et irremplaçable qu’on n’oubliera jamais », complète l’ancien élève des Beaux-arts de Paris.

Wittenheim. Les résidents des Tulipiers reçus à Angoulême, leur BD récompensée

23 mars 2026

Schizophrénie et trouble bipolaire I : la FDA valide la milsapéridone (Bysanti)

Stéphanie Lavaud, 19 mars 2026

Les autorités américaines de régulation du médicament ont validé la milsapéridone (Bysanti), un traitement de première intention pour le traitement aigu des épisodes maniaques ou mixtes associés au trouble bipolaire I, également indiqué pour le traitement de la schizophrénie chez les adultes, a annoncé Vanda Pharmaceuticals dans un communiqué[1].

Bioéquivalence avec l’ilopéridone

La milsapéridone appartient à la classe des antipsychotiques atypiques. Cette nouvelle entité chimique se transforme rapidement en ilopéridone, fournissant ainsi deux molécules actives qui agissent en tandem en antagonisant les récepteurs D2 de la dopamine, 5-HT2A de la sérotonine et alpha1-adrénergiques afin de moduler les voies clés dans ces troubles. Son profil de sécurité correspond étroitement à celui établi pour l'ilopéridone.

De fait, l'autorisation de mise sur le marché délivrée par la FDA s'appuie sur des études cliniques qui ont démontré que la milsapéridone agissait de la même manière que l'ilopéridone, un antipsychotique atypique déjà étudié et autorisé. Ces études ont montré que Bysanti était bioéquivalent à l'ilopéridone sur toute la gamme posologique. Les études de bioéquivalence ont également confirmé que Bysanti est absorbé et utilisé par l'organisme de la même manière que l'ilopéridone, dont le profil de sécurité est étayé par les données issues d'essais menés auprès de milliers de personnes et de plus de 100 000 années-patients d'utilisation dans le monde réel.

Dans les études sur la schizophrénie, les effets secondaires les plus courants étaient les suivants : vertiges, bouche sèche, fatigue, nez bouché, somnolence, accélération du rythme cardiaque, hypotension artérielle en position debout (hypotension orthostatique) et prise de poids [2].

Dans les études sur la manie bipolaire, les effets secondaires courants comprenaient une accélération du rythme cardiaque, des vertiges, une bouche sèche, une augmentation des taux d'enzymes hépatiques dans les analyses sanguines, un nez bouché, une prise de poids, une hypotension artérielle et une somnolence.

À l’étude dans le trouble dépressif majeur résistant au traitement.

20 mars 2026

Le placenta, nouveau marqueur potentiel du risque de schizophrénie

Des travaux récents explorent comment certaines signatures génétiques du placenta, influencées par l’environnement prénatal comme l’exposition au THC, pourraient moduler la vulnérabilité psychiatrique ultérieure. Ces données interrogent la prévention dès la grossesse et ouvrent la voie à un repérage biologique précoce des trajectoires à risque.

La schizophrénie apparaît souvent à l’adolescence, après des années de développement cérébral silencieux. Les chercheurs cherchent désormais ses origines bien avant les premiers symptômes. Des travaux récents déplacent le regard vers la période prénatale.Ils interrogent le rôle du placenta, organe clé des échanges entrela mère et le fœtus.

Une équipe de la Western University et du Children’sHospital of Eastern Ontario a publié dans Biology of Reproduction* desrésultats sur l’exposition prénatale au THC. Ces travaux examinentcomment certaines signatures génétiques placentaires pourraientsignaler un risque accru de schizophrénie. Cette piste reliefacteurs environnementaux, expression des gènes et vulnérabilitépsychiatrique future, dès la naissance.

*Identifying established human placental markers of schizophrenia in rodents after gestational ∆9-tetrahydrocannabinol exposure† | Biology of Reproduction | Oxford Academic

Le placenta, nouveau marqueur potentiel du risque de schizophrénie - Science et vie

19 mars 2026

Les Héros de Notre Temps 2026 : savoir agir face aux troubles mentaux avec PSSM

L'association Premiers secours en santé mentale (PSSM) présidée par Muriel Vidalenc déploie en France une formation reconnue au niveau mondial pour permettre à chacun de devenir secouriste en santé mentale.

L'ambiance est à la fois studieuse et décontractée dans la salle de cours du Greta (formation pour adultes) de Saint-Germain-en-Laye (78) en cette mi-décembre. La douzaine d'étudiants de 30 à 62 ans, réunis en groupe de 3 ou 4, alternent mises en situation et apports plus théoriques, animés par Corinne Geoffroy. Cette formatrice professionnelle, qui travaille aussi sur le burn-out ou la gestion du stress, est agréée PSSM (Premiers secours en santé mentale) et conduit ces adultes vers une attestation de secouriste en santé mentale.

La méthode est très reconnue à l'échelle internationale; elle a vu le jour en Australie en 2000 et a été d'abord popularisée dans les pays anglo-saxons. L'association PSSM France, fondée en 2018, est garante dans notre pays de cette formation adaptée au contexte français. Elle donne aux individus "les connaissances, les compétences et la confiance nécessaires pour soutenir un ami, un membre de la famille ou un collègue confronté à un problème de santé mentale ou à une crise". Elle est délivrée partout en France par près de 2000 formateurs eux-mêmes expressément formés; 250.000 personnes l'ont déjà suivie.

Des formations sur deux jours

"Il s'agit d'un projet citoyen, indique Muriel Vidalenc, présidente de l'association. Comment, sans se substituer à un professionnel, être capable d'Approcher, d'Ecouter, de Réconforter, d'Encourager à consulter et de Renseigner sur les ressources disponibles". Les initiales de ces cinq démarches forment l'acronyme AERER et structurent les formations délivrées sur 2 jours.

"Nous avons des signaux inquiétants concernant les jeunes. Nous avons développé des modules spécifiques sur les ados et nous envisageons de compléter les modules standard avec une approche consacrée aux seniors" , précise la présidente qui se réjouit de voir prolongée cette année la Grande Cause nationale santé mentale. Anxiété chronique, dépression, pensées suicidaires, phobies…: de fait, 30% des Français ont dans leur entourage une personne qui souffre d'un trouble de santé mentale, selon Santé Publique France.

Pour les salariés, le montant des sessions peut être pris en charge par leur entreprise et sans doute à l’avenir via le compte personnel de formation.

Le fonds solidaire PSSM France peut endosser la facture, sur dossier et sous conditions de ressources, ou pour des bénévoles associatifs.

Comment aider ?

PSSM France est soutenue par des fondations et entreprises mais ne fait pas appel à la générosité du public. L'association, qui compte 23 salariés, a agréé à ce jour 1800 formateurs. Vous voulez être le prochain? La formation de deux jours coûte 250€. Des aides au financement sont possibles.

Aider ou participer. S'inscrire ou s'informer https://www.pssmfrance.fr/

18 mars 2026

[28 mars] : Journée Mondiale des Troubles Bipolaires

La prochaine Journée Mondiale des Troubles Bipolaires, organisée par Argos 2001 en collaboration avec La fondation FondaMental et la Cité de la Santé, également partenaire aura lieu le 28 mars 2026 à la Cité de la Santé d’Universciences sur le thème

VIVRE AVEC UN TROUBLE BIPOLAIRE
HIER, AUJOURDH’UI ET DEMAIN

28 mars 2026 de 9h15 à 17h30
Auditorium de la Cité des Sciences et de l’Industrie, Paris 19e
et aussi à distance (via Zoom)

Lors de cette journée qui aura lieu en présentiel et en webinaire, après un bref retour sur le passé, et quelques précisions nécessaires sur les mutations en cours de la psychiatrie, nous nous proposons de faire le point sur l’évolution de la recherche dans le domaine de la psychiatrie en faisant appel aux principaux artisans de la psychiatrie de précision.

Dans ce chapitre, notre objectif est de nous faire préciser ce qui est possible actuellement, le sera dans un avenir proche, ou constitue des buts plus lointains (la psychiatrie personnalisée).

Puis, nous traiterons des apports de l’IA et des outils numériques dans la prise en charge des patients sans oublier, l’importance de l’humain dans la recherche aussi bien que dans le soin.

Programme et inscription :

17 mars 2026

[Rapport] : Dix mesures d'urgence pour le repérage et l’intervention précoce en santé mentale

Le rapport de la mission "Intervention et repérage précoce" s’appuie sur une revue de littérature internationale et plus de 100 auditions menées entre novembre 2025 et janvier 2026.


Ce rapport a été rédigé par :

Dr Rachel Bocher, Psychiatre des Hôpitaux, Cheffe de pôle au CHU Nantes,
Pr Marie-Odile Krebs, Psychiatre d’adulte, Cheffe du pôle PEPIT au GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, Responsable d’équipe à l’IPNP Inserm UMR1266 - Université Paris Cité, Coordinatrice du réseau Transition et du RHU PsyCARE
Mme Angèle Malâtre-Lansac, déléguée générale pour l’Alliance de la Santé Mentale

dans le cadre de la mission sur le repérage et l’intervention précoce en santé mentale, initiée à la demande de Mr Yannick Neuder, Ministre de la Santé et de l’accès aux soins.

La mission s’est déroulée de novembre 2025 à février 2026. Dans ce cadre, ont été auditionnées plus de 100 personnes que nous remercions pour leur temps et leur implication (listées en annexe)

Nous remercions également Mmes Laetitia Vrignaud, Lydie Mathevet et Léa De Macedo pour leur aide précieuse dans la conduite et la synthèse des auditions.

Nous remercions enfin Paris Santé campus et son directeur Antoine Tesnière pour leur accueil au sein de leurs locaux.

https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/2026-02-25-rapport-mission-intervention-precoce.pdf

16 mars 2026

L'accueil de malades psychiatriques par l'orchestre de Toulouse fait des émules en France

Pour rompre le cercle vicieux de l'isolement et de l'autostigmatisation, une vingtaine de patients en psychiatrie, atteints de dépression ou de troubles bipolaires, schizophréniques ou de la personnalité, assistent aux répétitions de l'orchestre de Toulouse dans le cadre du projet "Résonance(s)" qui, après trois années, essaime dans toute la France.

Le projet est né en 2023 d'un partenariat entre l'orchestre national du Capitole et plusieurs institutions de santé mentale de la région. Son objectif, face à des pathologies susceptibles d'enfermer les malades dans un regard négatif sur eux-mêmes, est de leur permettre d'assister à quatre répétitions par an pour enclencher une dynamique de retour vers l'autre et de favoriser leur rétablissement.

Mi-février, environ 25 patients de cliniques et hôpitaux de jour, accompagnés de leurs soignants, s'installent par petits groupes dans la spectaculaire salle de concert toulousaine de la Halle aux grains.

Face à eux, les musiciens s'apprêtent à travailler trois mouvements de la Symphonie fantastique d'Hector Berlioz (1803-1869), un monument du romantisme français.

Le choix d'assister aux répétitions plutôt qu'aux concerts n'est pas un hasard: voir les musiciens vêtus de T-shirts et sweats à capuche, comme eux, aide les patients à s'identifier.

Pendant deux heures, les malades de la vingtaine à la soixantaine écoutent attentivement, prenant parfois des notes. Un jeune homme ferme les yeux quelques instants pour se laisser porter par la musique.

Patients comme soignants montrent beaucoup de curiosité à l'égard des musiciens présents, l'altiste Claire Pélissier et le hautboïste Serge Krichewsky. Puis la discussion s'attarde sur le troisième mouvement de la Symphonie fantastique, qui s'ouvre sur un dialogue plein de mélancolie entre hautbois et cor anglais.

"A partir du moment où vous avez joué le troisième mouvement, j'ai beaucoup pleuré", confie une patiente aux instrumentistes. "Ça m'a permis de lâcher beaucoup d'émotions, j'arrivais très tendue (à la répétition). J'ai été emportée par l'émotion", poursuit-elle.

La psychiatre Nathalie Bounhoure, à l'origine du projet, est spécialiste de "réhabilitation psychosociale". Elle a voulu inscrire Résonance(s) dans ce champ de la psychiatrie, qui tente d'aider les patients "à se décaler du fardeau du diagnostic" et "se retrouver en tant que personnes".

"Ça m'a vraiment permis de reprendre pied, de m'enraciner, de comprendre que mes émotions viennent, passent... Ce sont des choses qui arrivent tous les jours, tout le temps, mais au moins, avec la musique, on n'est pas seules", a confié à l'AFP Naémi, une patiente de 25 ans. "On se sent légitimes d'être dans cette fluctuation, car la musique fluctue aussi."

"Les personnes malades sont très isolées dans ce qu'elles éprouvent", déplore Mme Bounhoure. Or "c'est très important de pouvoir éprouver la même chose que l'autre". Participer à un projet de groupe dans un domaine, la musique, porteur d'un grand potentiel de "synchronicité émotionnelle", peut donc "les aider à se reconnecter dans la relation à autrui", souligne-t-elle.

"Je me suis sentie dans une unité entre le chef d'orchestre, l'orchestre et moi. Je ressentais les tensions, les moments d'admiration; quand le chef d'orchestre veut entraîner l'orchestre, plus loin, plus fort", a confié à l'AFP Danielle, une patiente de 65 ans atteinte d'hypersensibilité. "Ça rompt une solitude, ça permet de se réaffirmer, d'avancer."

"C'est comme si ça venait parler à mon inconscient. (...) On se rend compte à quel point la musique est un levier puissant au niveau émotionnel", a analysé Laëtitia, une autre patiente de 44 ans, sujette à des problématiques de dépression et d'addiction.

"C'est bien beau de prendre des antidépresseurs et de parler à un psychiatre", mais "heureusement que le suivi ne se limite pas à des médicaments", s'est-elle réjouie.

Le succès des trois premières sessions a conduit plusieurs orchestres - de la Philharmonie de Paris, de Limoges et de Rouen - à rallier le projet en janvier 2026, et d'autres ensembles musicaux à Caen, Metz et Bordeaux, ainsi que celui de Radio France, doivent se lancer en septembre, détaille Nathalie Bounhoure.

L'accueil de malades psychiatriques par l'orchestre de Toulouse fait des émules en France

Dépression, troubles bipolaires, schizophrénie... Quand les orchestres symphoniques jouent les médecins

14 mars 2026

[14 mars] : Ouverture de la 23° semaine de la schizophrénie

Le site de la campagne d'information (toutes les infos, toutes les manifestations, tout le programme) :

https://onsefaitconfiance.com/

Le clip vidéo à voir absolument !!! (45sec)

https://www.youtube.com/watch?v=baERFV7UMVo

Les petits pin's verts !

Ces pin’s gratuits, accompagnés d’une carte expliquant leur sens et leur usage, peuvent être retirés à l’Unafam, 34 route de la Fédération, 67100-STRASBOURG

13 mars 2026

Antipsychotiques : des médicaments autorisés en Europe… mais pas encore en France

Autorisé au niveau européen, un médicament peut être prescrit en Allemagne, en Italie ou en Espagne tout en restant hors de portée des patients français pendant des mois, parfois des années. C’est le cas de plusieurs antipsychotiques de nouvelle génération. Une succession de procédures d’évaluation, de négociations de prix et de décisions de remboursement ralentit leur arrivée dans l’Hexagone.

Pourquoi ?

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