Alors que la Haute autorité de santé (HAS) prépare de nouvelles recommandations sur la prise en charge de la schizophrénie, une session organisée lors du congrès de l’Encéphale a mis en avant des potentielles évolutions. Au cours de sa présentation, la Pre Delphine Capdevielle (CHU de Montpellier) a rappelé l’importance d’une prise en charge « rapide, intensive et adaptée » dans les mois qui suivent un premier épisode psychotique.
Le délai des six semaines habituellement appliqué pour évaluer l’efficacité et les effets secondaires d’un premier traitement par antipsychotique « pourrait être abaissé à quatre semaines » afin d’envisager plus rapidement une augmentation des doses, suggère la psychiatre. « Aller lentement dans l’initiation du traitement peut représenter une perte de temps pour le patient. »
Concernant les antipsychotiques injectables à longue durée d’action de deuxième génération, notamment les agonistes partiels des récepteurs dopaminergiques D2, « ils doivent pouvoir être proposés rapidement », afin d’améliorer l’acceptation du traitement et la qualité de vie des patients, a ajouté la spécialiste.
Une utilisation en deuxième intention de la clozapine pourrait également être mise en avant, des données récentes ayant mis en évidence un risque de rechute réduit et une amélioration de l’espérance de vie associés à un traitement plus précoce par ce puissant antipsychotique.
Les recommandations de 2025 de l’International College of Neuropsychopharmacology (CINP) préconisent un recours plus rapide à la clozapine, mais toujours après échec de deux antipsychotiques.
.../...