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10 mars 2026

L'origine des hallucinations auditives de la schizophrénie élucidée

Par Hugo Jalinière

Une hypothèse formulée il y a 50 ans a été confirmée par une étude s'appuyant sur l'imagerie cérébrale pour observer l'activité neuronale de patients pendant qu'ils entendaient ces voix.

Symptôme psychotique majeur de la schizophrénie, les hallucinations auditives verbales seraient bien le résultat d'une perception erronée des malades de leur propre discours intérieur.

Cette hypothèse formulée il y a 50 ans a été confirmée par une étude en s'appuyant sur l'imagerie cérébrale pour observer l'activité neuronale de patients pendant qu'ils entendaient ces voix. Des résultats obtenus par l'Université de Nouvelle-Galles-du-Sud, située en Australie, et publiés dans la revue Psychological Medecine*

*Momentary dynamics of inner speech varieties, auditory verbal hallucinations, and affect in schizophrenia spectrum disorders: an experience sampling study | Psychological Medicine | Cambridge Core

L'origine des hallucinations auditives de la schizophrénie élucidée

09 mars 2026

Les Journées de la Schizophrénie sont de retour du 14 au 21 mars !

Professionnels du soin ou du social, étudiants, proches ou experts de vécu, c'est notre rendez-vous annuel !

En 2026, nous avons choisi d'aborder le dévoilement
Entre l'opportunité et le risque de confier aux autres un "secret".

Comme chaque année, vous pourrez compter sur :

- de nombreux événements en ligne,
- des événements physiques,
- une campagne grand public,
- des interventions dans les médias.


07 mars 2026

Tempête mentale : une série de podcasts pour comprendre les troubles psychiques

Tempête Mentale donne la parole à cinq troubles psychiques majeurs :

- la bipolarité,

- la dépression,

- l’anxiété,

- les troubles du comportement alimentaire,

- la schizophrénie.

Chaque épisode met en scène un huis clos intérieur : une personne anonyme dialogue avec « la voix » de son trouble, interprétée par Camille Lellouche.
Grâce à ce dispositif sensible et unique, le podcast montre comment le trouble s’impose, se cache, influence, bouscule ou tente de contrôler le quotidien.

Les épisodes, courts et accessibles, sont inspirés de témoignages réels et validés par un professionnel de santé.

Ecouter la série complète

06 mars 2026

[Livre] : "Fille d'accident"

Quand l'enfance guérit en thérapie

Karine Deraëdt ; éditions Hygee ; parution le 12/03/2026

Entre noirceur familiale et éclats de lucidité, Karine Deraëdt nous livre un roman coup de poing, aussi brutal que poignant. La narratrice enterre son père, et avec lui, des décennies de silence, de terreur et d’attentes déçues. Commence alors un récit sans filtre, qui navigue entre souvenirs d’enfance, internement psychiatrique et survie émotionnelle.L’écriture est vive, frontale, traversée de fulgurances poétiques et d’un humour noir salvateur.

05 mars 2026

La "Relax Box" qui apaise

Au CH d’Erstein, les jeunes hospitalisés sont incités à personnaliser une boîte avec divers objets ressources utilisables en cas de crise.

La Relax Box se présente sous la forme d’une boîte à personnaliser avec divers objets sensoriels (balle antistress, huile parfumée, musique apaisante, texture douce), mais aussi des supports pour favoriser la réflexion et la mise à distance (cartes mémo, techniques de respiration ou encore petits jeux). Depuis 2024, l’unité Saint-Exupéry du Centre hospitalier d’Erstein, en Alsace, propose ce dispositif thérapeutique aux adolescents hospitalisés, notamment ceux qui souffrent de troubles psychotiques. En mobilisant les cinq sens, les jeunes apprennent à identifier leurs signaux internes et à trouver des ressources pour éviter les débordements émotionnels. La Relax Box les aide ainsi à canaliser leurs émotions, à prévenir l’automutilation et à soutenir la désescalade des crises d’anxiété ou de colère.

En pratique, au cours d’un atelier thérapeutique d’1h30 chaque lundi, l’équipe soignante travaille avec huit jeunes sur le stress, les tensions et s’attarde sur les outils à disposition de chacun (techniques d’ancrage, méthodes de relaxation…). Ce temps de réflexion constitue un moment propice pour se familiariser avec la Relax Box et apprendre à la composer.

Chaque adolescent dispose ensuite de sa boîte dans sa chambre. Quand des tensions affleurent, ou qu’un état d’agitation est palpable, les soignants proposent d’y avoir recours. Souvent, les adolescents s’en saisissent d’eux-mêmes lorsqu’ils ne se sentent pas bien. Au fur et à mesure de l’utilisation, la boîte s’étoffe et se personnalise avec des photos de famille ou des objets qui leur tiennent à cœur.

Depuis la mise en place de la Relax Box, les équipes soignantes constatent un moindre recours à l’isolement et une baisse de l’auto et de l’hétéro-agressivité. Non seulement les adolescents parviennent à mieux réguler leurs émotions, mais ils échangent aussi à partir du contenu de cette boîte, sur les techniques qui leur conviennent.

La démarche s’inscrit dans une approche de soin global et participatif. Le patient devient acteur de son parcours et cette approche personnalisée favorise la compréhension de soi et de la maladie, la confiance en soi et l’implication active du patient dans son parcours de soin.

Le projet Relax Box a reçu le 2e Prix des équipes soignantes en psychiatrie 2025 lors des 11es Rencontres soignantes en psychiatrie, en octobre 2025.

Contact : C. Martinho, cadre de santé, cecilia.martinho@ch-erstein.fr

La Relax Box qui apaise - Santé Mentale

04 mars 2026

"Soyons fous" : l'aventure d'un film qui "dément" les préjugés

Un long métrage documentaire suit la création d'un court métrage par des personnes vivant avec un trouble psychique. Entre transmission, altitude et émotions brutes, "Soyons Fous" veut bousculer les préjugés sur la santé mentale.

Peut-on faire du cinéma quand on vit avec un trouble psychique et qu'on n'a jamais touché une caméra ? C'est le point de départ de Soyons Fous, documentaire réalisé par Quentin Perez et produit par Beyond Productions, né d'un autre constat : « les troubles psychiques isolent, et incitent à se taire pour ne pas être davantage isolé ».
En salles fin d'année 2026, ce film prend le contre-pied de cette triste réalité pour retracer toutes les étapes de fabrication d'un court métrage par une équipe dont la plupart des membres vivent avec une maladie mentale. Des premières réunions d'écriture à la diffusion en festival, la caméra suit un processus qui s'échelonne sur plus d'un an.

Corinne Masiero et Emmanuelle Bercot en coulisses

Avant le tournage, des professionnels du cinéma dont Corinne Masiero, Emmanuelle Bercot et le chef opérateur Philippe Rousselot ont pu transmettre les bases techniques et artistiques à l'équipe d'une quinzaine de participants. Le film a ensuite été tourné dans les Hautes-Alpes, à 2 800 mètres d'altitude, en autonomie. Apprendre à raconter une histoire, à défendre un point de vue, à travailler ensemble… Plus qu'un film, ce projet est vecteur d'insertion socio-professionnelle. Objectif ? « Tordre le cou à l'essentialisation », explique le réalisateur, autrement dit éviter de réduire une personne à son diagnostic. Le film montre le processus, avec ses contraintes, ses désaccords et ses ajustements.

Un projet de sensibilisation structuré

Labellisé « Grande Cause Nationale », ce long métrage documentaire a vocation à devenir un outil de sensibilisation. La tournée d'avant-premières a débuté en octobre 2025 et va se poursuivre dans les prochains mois dans plusieurs villes, en novembre 2025. Une avant-première est prévue le 17 février 2026 au cinéma Alésia à Paris, en présence de l'équipe du film. D'autres actions sont envisagées auprès des jeunes publics, avec l'objectif affiché de contribuer à faire évoluer les représentations du handicap psychique.

©Beyond Productions

Soyons fous : l'aventure d'un film qui "dément" les préjugés

03 mars 2026

Du cinéma AVEC ou SANS Handicap

L'APEH, Aide aux Parents d'Enfants Handicapés milite pour le droit au répit des parents d'enfants en situation de handicap, quel que soit leur âge ou leur handicap. Il n'est pas toujours facile d'oser aller au cinéma, d'affronter le regard des autres, sans avoir peur de déranger...

Avec nos partenaires Ciné Relax, le Cinéma Vox à Strasbourg et le Cinéma Le Trèfle à Dorlisheim, l'APEH propose chaque mois une séance de cinéma ouverte à tous AVEC ou SANS handicap, pour que toutes les familles bénéficient d'un moment de détente et du plaisir d'une séance.

Ce mois-ci avec Ciné Relax, nous vous proposons "Marsupilami".

- A Strasbourg,le samedi 14 mars à 16 heures, au cinéma VOX ( le 2 ème samedi du mois).

- A Dorlisheim, le samedi 21 mars à 15h30 au cinéma Le Trèfle ( le 3 ème samedi du mois).

Des bénévoles accueillent et informent le public pour que chacun se sente bienvenu. La séance commence à l'heure, sans publicité ni bande annonce, le son est moins fort, les lumières s'éteignent progressivement et le prix du billet est modéré (4,50€). Le public est informé que chacun peut exprimer ses émotions à sa manière, sans crainte. Ce dispositif chaleureux et bienveillant facilite l'accès de tous à ce loisir culturel.

Nous vous remercions de diffuser largement auprès des familles les projections de nos séances Ciné-Relax.

Pensez à vous inscrire par mail à : apehalsace@gmail.com

- Si vous venez en groupe.

- Si vous venez avec une personne en fauteuil roulant. Le nombre de places en fauteuil roulant est limité (3 à Strasbourg et à 5 à Dorlisheim)

- Si vous avez besoin d’un audio-guide, ils sont en nombre limité.

3 rue Streicher 67120 MOLSHEIM
06 11 39 93 74
E-mail: apehalsace@gmail.com
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01 mars 2026

Schizophrénie débutante : vers un traitement plus précoce et plus intensif

Alors que la Haute autorité de santé (HAS) prépare de nouvelles recommandations sur la prise en charge de la schizophrénie, une session organisée lors du congrès de l’Encéphale a mis en avant des potentielles évolutions. Au cours de sa présentation, la Pre Delphine Capdevielle (CHU de Montpellier) a rappelé l’importance d’une prise en charge « rapide, intensive et adaptée » dans les mois qui suivent un premier épisode psychotique.

Le délai des six semaines habituellement appliqué pour évaluer l’efficacité et les effets secondaires d’un premier traitement par antipsychotique « pourrait être abaissé à quatre semaines » afin d’envisager plus rapidement une augmentation des doses, suggère la psychiatre. « Aller lentement dans l’initiation du traitement peut représenter une perte de temps pour le patient. »
Concernant les antipsychotiques injectables à longue durée d’action de deuxième génération, notamment les agonistes partiels des récepteurs dopaminergiques D2, « ils doivent pouvoir être proposés rapidement », afin d’améliorer l’acceptation du traitement et la qualité de vie des patients, a ajouté la spécialiste.
Une utilisation en deuxième intention de la clozapine pourrait également être mise en avant, des données récentes ayant mis en évidence un risque de rechute réduit et une amélioration de l’espérance de vie associés à un traitement plus précoce par ce puissant antipsychotique.
Les recommandations de 2025 de l’International College of Neuropsychopharmacology (CINP) préconisent un recours plus rapide à la clozapine, mais toujours après échec de deux antipsychotiques.

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26 février 2026

Schizophrénie : comment l’inflammation et le métabolisme influencent la résistance aux traitements

Publié le 27 janvier 2026

Kaori Saitoh, chercheuse en psychiatrie à l’IMRB Neuropsychiatrie translationnelle (UPEC, Inserm U955), au FHU ADAPT (UPEC, AP-HP) et à la Fondation FondaMental

La schizophrénie est une maladie mentale qui touche environ 1 % de la population au cours de la vie. Pour 20 à 30 % des patients, les traitements antipsychotiques standards ne sont pas efficaces, conduisant à une forme résistante appelée schizophrénie résistante au traitement (TRS), pour laquelle la clozapine demeure l’option thérapeutique de référence.

L’identification précoce de la TRS est essentielle mais reste difficile. Des études antérieures ont montré que les personnes atteintes de schizophrénie présentent souvent des signes d’inflammation chronique de faible intensité et un syndrome métabolique (caractérisé par une obésité, des troubles de la glycémie, des dyslipidémies et de l’hypertension artérielle). Ces deux affections, souvent interconnectées, pourraient jouer un rôle important dans la réponse au traitement.

Dans notre étude portant sur 419 patients en France, nous avons mesuré des marqueurs sanguins d’inflammation et évalué la présence d’un syndrome métabolique, puis examiné leur association avec le besoin de recourir à la clozapine.

Nous avons observé que les individus présentant une inflammation étaient plus susceptibles d’être résistants au traitement, et que ce risque était encore plus marqué chez les personnes présentant à la fois une inflammation et un syndrome métabolique. Par ailleurs, l’inflammation et le syndrome métabolique étaient tous deux significativement associés à la schizophrénie ultra-résistante, même en comparaison avec des patients répondant aux antipsychotiques standards ou à la clozapine.

Ces résultats suggèrent que l’inflammation et les troubles métaboliques pourraient constituer des indicateurs pertinents d’une mauvaise réponse au traitement. Comme ces paramètres peuvent être détectés par des analyses sanguines et potentiellement améliorés par des changements de mode de vie, ils offrent une opportunité d’intervention précoce afin d’optimiser la prise en charge. Toutefois, notre étude reposant sur des données recueillies à un seul moment, il n’a pas été possible d’établir un lien de causalité entre ces facteurs et la TRS.

L’évaluation de l’inflammation et du syndrome métabolique pourrait aider les cliniciens à identifier plus tôt les patients à haut risque et à concevoir des stratégies thérapeutiques plus efficaces. Des recherches longitudinales supplémentaires seront toutefois nécessaires pour confirmer ces observations et développer des marqueurs d’inflammation réellement exploitables en pratique clinique.

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Actualités | Fondation FondaMental