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11 septembre 2026
Podcast de La Perche : Témoigner en santé mentale : pourquoi et surtout comment ?
Elle propose un épisode croisé "Folie Douce X La Perche", enregistré en public à la Maison Perchée, avec Lauren Bastide, Dounia Hadni, Sylvain Pinot et Alice Denis.
Témoigner en santé mentale : pourquoi et surtout comment ? Avec Folie Douce de Lauren Bastide | La Perche | Ausha
16 juin 2026
[Podcast] : "Si besoin", le nouveau podcast de Nicolas Demorand
"Si besoin" : c'est ainsi que le personnel médical désigne les médicaments que le patient peut prendre uniquement s'il le juge utile. C'est aussi le titre choisi par Nicolas Demorand pour son nouveau podcast sur France Inter, une invitation aux auditeurs à écouter son témoignage, s'ils en ressentent le besoin.
Atteint de bipolarité qu'il avait rendue publique en mars 2025, le journaliste fait de la sensibilisation aux maladies psychiatriques un combat personnel. Dans cette série en six épisodes, il revient sur les mois qui ont suivi son départ de l'antenne, le temps passé à l'hôpital Sainte-Anne, l'aggravation de sa maladie et son parcours, à travers son propre témoignage mais aussi des entretiens avec des professionnels de santé, des soignants et des personnes touchées par des maladies psychiatriques
Si besoin est un podcast écrit par Nicolas Demorand, réalisé par Lola Costantini, préparé par Amelie Stadelman et Mathilde Khlat et mixé par Basile Beaucaire.
Écouter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/si-besoin#about
05 juin 2026
[Podcast] : Grandir avec un parent en souffrance psychique
Alors quand le dernier numéro de l’Ecole des parents est arrivé dans nos boites mail avec à la Une, "Grandir auprès d’un parent en souffrance psychique" on s’est dit qu’il fallait vraiment en parler ! Le riche dossier proposé par la revue explore de nombreux aspects éducatifs liés à la santé mentale des parents comme la solitude et la responsabilisation des enfants. Il est tentant aussi de parler d'une forme de lâcheté de la société, d'une prise en compte bien trop faible du monde éducatif - et, étonnamment, du milieu médical - des problèmes posés par la maladie mentale à l’entourage. Ces articles et entretiens nous engagent à sortir du silence, à faire circuler la parole afin d’aider les familles concernées. Ce qui revient, nous en sommes convaincus, à améliorer l’existence de tous.
Louise Tourret s'entretient avec ses invitées :
Grandir avec un parent en souffrance psychique | France Culture
07 mars 2026
Tempête mentale : une série de podcasts pour comprendre les troubles psychiques
- la bipolarité,
- l’anxiété,
- les troubles du comportement alimentaire,
- la schizophrénie.
Chaque épisode met en scène un huis clos intérieur : une personne anonyme dialogue avec « la voix » de son trouble, interprétée par Camille Lellouche.
Grâce à ce dispositif sensible et unique, le podcast montre comment le trouble s’impose, se cache, influence, bouscule ou tente de contrôler le quotidien.
Les épisodes, courts et accessibles, sont inspirés de témoignages réels et validés par un professionnel de santé.
Ecouter la série complète
27 février 2026
Tempêtes sous des crânes. Une vie avec des troubles psy
Je ne suis pas un malade mental, j’ai des troubles psy
Épisode n° 1
Chez les ados, un diagnostic psy qui traîne des pieds
Épisode n° 2
« J’avais un sentiment de surpuissance et en même temps, je me sentais dépassée »
Épisode n° 3
L’errance avant le diagnostic psy : « On se débat dans le noir »
Épisode n° 4
« Les médicaments ne sont pas que des substances chimiques : ils aident à vivre »
Épisode n° 5
16 février 2026
Non, un régime riche en gras ne soigne pas la schizophrénie !
C’est la dernière allégation du ministre de la santé américain Robert F. Kennedy Jr. Si ce régime dit cétogène a démontré un intérêt dans certaines formes d'épilepsie, les données restent aujourd’hui beaucoup trop préliminaires concernant la schizophrénie.
Avec Boris Chaumette, psychiatre et enseignant-chercheur à l’Université Paris Cité, à l’INSERM et à l’Institut Robert-Debré du Cerveau de l'Enfant
Derrière ce nom de cétogène se cache un régime - et c’est un peu contre intuitif - un régime riche en graisses. Il consiste à réduire drastiquement les glucides, sucre, riz, pâtes, mais aussi une bonne partie des légumes et fruits, au profit de beaucoup de gras.
Un régime très gras utilisé dans certains cas d'épilepsie
Puisqu’il n’y a plus de glucides, le corps doit changer son métabolisme et se servir des graisses plutôt que le glucose comme carburant, c’est ce qu’on appelle la cétose. Évacuons d’emblée la question de la perte de poids, ce n’est pas un régime recommandé comme stratégie durable à ce niveau-là. En revanche, il est vrai qu’il a été étudié dans certaines pathologies neurologiques, notamment l’épilepsie.
Le psychiatre Boris Chaumette explique que le régime cétogène modifie profondément les voies du métabolisme en changeant le carburant énergétique des cellules, notamment au niveau des mitochondries qui sont nos usines énergétiques. « Quand les mitochondries sont dysfonctionnelles, elles peuvent générer du stress oxydatif et favoriser la mort cellulaire. Donc une des vertus du régime cétogène, c'est d'éviter cette mitochondrie et que les nutriments aillent dans d'autres voies et donc ne passent pas par cette usine défectueuse ». En fournissant une source d’énergie alternative, le régime cétogène peut réduire ce stress dans ces pathologies et a montré des bénéfices cliniques dans certaines formes d’épilepsie pharmacorésistantes. Pour l’une d’entre elle d’ailleurs, le déficit en GLUT1, c’est même un traitement de référence.
Pour la schizophrénie, une surinterprétation de résultats extrêmement limités
Pour une fraction de patients atteints de schizophrénie cette fois, certains scientifiques soupçonnent des anomalies de la mitochondrie, c’est ce parallèle qui a conduit à faire du régime cétogène une piste actuelle de recherche. Mais, évidemment, il y un « mais »... Kennedy, dans sa prise de parole au Tennessee State Capitol mercredi dernier, évoque les travaux récents d’un chercheur, vraisemblablement Christopher Palmer. Ce scientifique a bien publié une étude en juin 2019 dans Schizophrenia Research mais elle concerne seulement 2 patients.
Pour Boris Chaumette, ces observations restent largement insuffisantes pour tirer des conclusions générales : « Des patients qui bénéficient de certaines approches, ça c'est toujours intéressant, mais ça ne fait pas une loi pour autant. » De plus, l'étude est un rapport de cas et elle a été menée sans protocole en double aveugle. Ce qui signifie que patient et médecin connaisse la nature du traitement, ce qui expose à des biais. Il faudrait répliquer les résultats, déterminer à qui s'adresse vraiment ce type de régime et poursuivre les études. Des essais cliniques sont actuellement en cours pour évaluer rigoureusement cette piste. Mais à ce stade, selon Boris Chaumette, présenter le régime cétogène comme un traitement relève d'une « surinterprétation de résultats extrêmement limités. »
Des recommandations nutritionnelles à contre-courant
Ces déclarations s’inscrivent dans une vision plus large défendue par Robert F. Kennedy Jr pour sa campagne « Take Back Your Health », soit « Reprenez en main votre santé ». Le ministre de la santé affiche une recherche permanente de causes extérieures à des maladies dont la part génétique et biologique est importante, comme on l’a vu dans ses prises de position sur les vaccins et l’autisme. Et puis, on note également la présence d’un discours nutritionnel qui encourage une alimentation très riche en graisses animales, aux antipodes des recommandations de ces dernières décennies.
Peut-être qu’un jour, pour des profils très spécifiques de patients, le régime cétogène pourrait devenir un outil. C’est la logique de la médecine personnalisée ou de précision. Mais le régime cétogène ne soignera certainement jamais cette maladie. La schizophrénie est une pathologie chronique. Et si les traitements actuels améliorent nettement la santé et le quotidien des patients, on n’en guérit pas pour autant. La chronique est à écouter pour entendre l'intégralité des explications de Boris Chaumette.
Non, un régime riche en gras ne soigne pas la schizophrénie | France Culture
14 février 2026
Psychik : le podcast consacré à la santé mentale
Laurent Karila : Psychik | France TV
28 janvier 2026
[Podcast] : "Santé mentale" : de quoi parle-t-on ?
Une série de podcasts réalisés par Laetitia FORGEOT d'ARC dans le cadre de la Maison de la Santé Mentale de l'Eurométropole de Strasbourg.
Récits croisés : Six personnes ont osé se jeter à l'eau pour témoigner et nous faire comprendre !
Parler de la santé mentale sans tabou, c'est possible grâce aux témoignages de Evelyne, Margot, Bénane, Dalila, Eric et Joséphine ! Ils parlent sans fard de leurs combats, des souffrances et des mots qui blessent, de leur espérance aussi.
Le courage des Gueules cachées au service de la déstigmatisation.
Accès direct au premier épisode :
https://smartlink.ausha.co/gueules-cachees-1/recits-croises-episode-1
Tout les épisodes sont accessibles sur les serveurs Deezer, Spotify ou Apple Podcasts.
Sinon, retrouvez-les tous sur le site Gueules cachées.
Avec le soutien de l'UNAFAM, groupe du Bas-Rhin.
20 novembre 2025
[26 novembre] : Atelier "Récits croisés"
Mercredi 26 novembre de 16h à 19h
Maison de la Santé Mentale,
4, rue des Bonnes Gens - 67000-Strasbourg
Après le podcast audio "Gueules cachées", Laetitia Forgeot d'Arc propose de réaliser un podcast commun : regarder et partager les étapes de vies, les bifurcations imposées par la maladie ou les troubles psy, les issues ou les culs de sac. Puis décider d'enregistrer et de témoigner, c'est ça l'expérience "Récits croisés"!
Avec le soutien de l'Unafam 67.
Gratuit, sur inscription (places limitées) : gueules.cachees@gmail.com
20 octobre 2025
[Podcast] : Comment l'environnement de chacun impacte-t-il sa santé mentale ?
Les avancées scientifiques en santé environnementale permettent aujourd’hui d'affiner notre compréhension de l'impact des expositions individuelles sur le risque de développer un trouble psychique. Où en est plus précisément la recherche ? Quels sont les mécanismes d’action en cause ?
Avec Baptiste Pignon, psychiatre et chercheur à l’INSERM
Quels sont les liens entre exposition au long cours à la pollution atmosphérique et santé mentale ? Des études récentes montrent l'influence de la pollution de l'air, et notamment l’exposition aux particules fines, sur l’augmentation du risque de schizophrénie et de troubles du spectre de l'autisme. D’autres s’intéressent à l’impact du réchauffement climatique sur la santé mentale. Ces nouvelles données changent-elles l’approche de ces troubles mentaux et de leur prévention ?
Comment l'environnement de chacun impacte-t-il sa santé mentale ? | France Inter
12 octobre 2025
Maladies mentales : "Chacun son vécu et la liberté d'en parler"
diffusé le mercredi 24 septembre 2025
Maxime Perez-Zitvogel, cofondateur de la "Maison perchée", association spécialisée pour les jeunes adultes vivant avec un trouble psychique et basée sur la pair-aidance – entraide entre personnes souffrant ou ayant souffert d'une même maladie somatique ou psychique, ou atteintes d'un même handicap.
Il fallait du courage pour être l'un des premiers de sa génération à raconter le grand effondrement, enregistrer une vidéo pour Konbini, la laisser devenir virale sur les réseaux sociaux, se revoir quelques années plus tard, le visage abîmé par les médicaments.
Maladies mentales : "Chacun son vécu et la liberté d'en parler", juge Maxime Perez-Zitvogel de la "Maison perchée" | France Inter
27 août 2025
[Podcast] : Peut-on se passer de la contention psychiatrique?
Avec :
Maeva Musso, psychiatre et pédopsychiatre, rattachée aux hôpitaux de Paris Est Val-de-Marne, présidente de l’Association des jeunes psychiatres et des jeunes addictologues
Hana Lévy-Soussan, psychologue clinicienne et enseignante à l’université Paris 8
Michael Sikorav, psychiatre
Delphine Moreau, sociologue et enseignante à l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP)
Elle est légale, mais elle fait polémique. Dans de nombreux hôpitaux psychiatriques, la contention continue d'être pratiquée sur des patients. En 2022, 8 000 patients ont subi une mesure de contention mécanique, soit 11 % des hospitalisations sous contrainte, selon l'Irdes. Une contrainte qui n’est pas sans risque. D’après l’ANSM, entre 2011 et 2019, 42 malades sont décédés des suites de la contention. Majoritairement en hôpital psychiatrique, mais aussi en Ehpad.
La contention, solution de dernier recours ?
La pratique est loin d’être nouvelle. Dès l’Antiquité, des écrits attestent de l’utilisation de mesures physiques destinées aux "maniaques agités". Au Moyen-Âge, elle était utilisée indifféremment sur les mendiants, les enfants abandonnés ou encore sur les prostituées.
En 2016, la loi de modernisation de notre système de santé a fait de la contention une "mesure d'exception". Un encadrement juridique jugé insuffisant, qui a mené le législateur à intervenir à nouveau. Six ans plus ans plus tard, un contrôle minimal de la pratique par un juge était instauré par les parlementaires. Objectif : lutter contre les procédures abusives. Pourtant, les voix continuent de s'élever contre certains recours à la contention jugés abusifs, notamment à l'encontre de mineurs.
Le contexte politique va-t-il permettre un changement radical ? La santé mentale a été érigée en grande cause nationale 2025, et un “plan psychiatrie” a été présenté en juin par François Bayrou. Il prévoit notamment de former aux alternatives à la contention et de renforcer les équipes. Reste à savoir si les moyens suivront.
Alors peut-on protéger sans attacher ? Est-il possible de soigner sans contraindre ?
Peut-on se passer de la contention psychiatrique ? | France Inter (42mn)
05 juin 2025
[Podcast] Schizophrénie : de nouveaux visages thérapeutiques
Avec Boris Chaumette, enseignant à l'Université Paris Cité, chercheur à l'Institut Pasteur et à l'INSERM et psychiatre à l'hôpital Sainte Anne
Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l'Université Paris-Descartes et responsable du pôle psychiatrie de l'hôpital Saint-Anne
La schizophrénie, littéralement "esprit divisé", n'affecte qu'environ 1 % de la population française. Pourtant, cette maladie mentale reste profondément stigmatisée : comment améliorer sa prise en charge ?
Cette pathologie est mal diagnostiqué et mal comprise car ses manifestations sont très variées. On devrait presque parler de spectre de la schizophrénie. Cette pathologie d’accès à la conscience se traduit par une altération du rapport au réel. Actuellement, environ 30 % des patients répondent bien aux antipsychotiques dopaminergiques. Pour les 70 % restants, il est urgent de trouver des approches plus adaptées. Mais pour cela, il faut encore étudier théoriquement cette psychose. Car aujourd'hui, nous traitons les symptômes sans en connaître les causes.
19 mai 2025
[Livre] : "Où tu seras reine"
Maud, vingt-cinq ans, entretient une relation fusionnelle avec sa mère. Quand sa psychiatre, qui suit la jeune femme pour une schizophrénie sévère, lui explique que ce lien l’empêche de s’épanouir, Maud décide de prendre ses distances avec la figure maternelle.
Jusqu’au jour où elle découvre sur son répondeur un message paniqué de cette dernière. Un message qui se conclut par « Je l’ai tué ».
Maud se précipite dans la maison de son enfance. Commence alors une chasse au trésor funèbre qui va l'amener, pièce par pièce, à exhumer d'inavouables secrets de famille…
04 mai 2025
[Podcast] : Comment améliorer la prise en charge au lithium des patients souffrant de bipolarité ?
Avec Frank Bellivier, délégué ministériel à la Santé Mentale et à la Psychiatrie au Ministère de la santé et de l’accès aux soins, professeur de psychiatrie adulte à l'Université de Paris et responsable du Service de Psychiatrie et du Service de Médecine Addictologique du Groupe Hospitalier Saint-Louis – Lariboisière – Fernand-Widal
Devant l’inégale efficacité du traitement le plus répandu actuellement dans la prise en charge des troubles bipolaires, l’équipe du Professeur Franck Bellivier cherche à mettre au point une technique pour prédire la réponse au traitement notamment au sels de lithium. Leurs premiers résultats ouvrent la voie vers une prise en charge thérapeutique personnalisée de ces patients. Avec le Dr Cynthia Marie-Claire, ils cherchent à identifier des biomarqueurs spécifiques de la réponse au lithium afin d’améliorer et de personnaliser la prise en charge thérapeutique. La première phase de ce travail de recherche fondamentale s’est appuyée sur une trentaine de patients répartis en 2 groupes : patients répondant bien versus patients ne répondant pas au traitement au lithium.
25 avril 2025
Santé mentale : ils ont décidé de parler...
19 avril 2025
[Podcast] : Profamille, un parcours pour les proches de patients souffrant de schizophrénie
PROFAMILLE est décrit comme un programme psychoéducatif destiné aux familles et proches de patients souffrant de schizophrénie ou de troubles apparentés… Pour Pascal Brisset et sa femme, il a permis d’apaiser la situation et la vie en général avec leur proche. Aujourd'hui, grâce à un travail thérapeutique et d’éducation pour le proche et son entourage, il est possible pour le proche d’accepter son trouble et pour l’environnement familial ou amical d’organiser la vie concrète et relationnelle à partir de ce trouble. “ C’est un peu comme le diabète, on apprend à vivre avec !" Souligne Pascal Brisset.
05 avril 2025
[Podcast] : Autismes, les combats d’une vie
France Culture nous plonge dans le quotidien chaotique de familles aux prises avec l’autisme. À leurs côtés, soignants, éducateurs et chercheurs nous éclairent sur l’histoire de ce handicap, ses prises en charge et l’état actuel des connaissances scientifiques.
Depuis quarante ans, le nombre de personnes diagnostiquées avec des troubles du spectre autistique (TSA) ne cesse d’augmenter. Environ 700 000 personnes sont aujourd’hui concernées en France, soit une personne sur 100. Les médias désignent régulièrement de nouveaux responsables. Les mamans peuvent-elles enfin quitter le banc des accusés ? Comment reconnaître les premiers signes et aborder la scolarité, les aides, les soins pour les enfants autistes ? Que deviennent-ils à l’adolescence, puis à l’âge adulte ?
Une série documentaire (4 épisodes) de Jérôme Sandlarz, réalisée par Cécile Laffon
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-autismes-les-combats-d-une-vie
04 avril 2025
[Podcast] : Le témoignage de Nicolas DEMORAND
03 avril 2025
[À écouter] : Dépression : à quand de nouveaux médicaments ?
Avec Hervé Javelot, pharmacien, docteur en neuroscience (Strasbourg)
Il s'agit de la maladie psychiatrique la plus fréquente, affectant des personnes de tous âges. Cependant, dans 15 à 30 % des cas, les traitements standards se révèlent inefficaces, entraînant des répercussions significatives sur la qualité de vie des patients, ainsi que sur leurs relations sociales, familiales et professionnelles. Quels sont les médicaments actuels ? Quelles sont les perspectives de soins envisagées ?
Diagnostiquer la dépression
Hervé Javelot explique que la dépression se caractérise par une tristesse persistante et une perte d'intérêt, souvent accompagnées de symptômes tels que des troubles du sommeil ou des pensées suicidaires. Il précise que "pour diagnostiquer un épisode dépressif, il faut au moins cinq symptômes, les deux premiers étant prioritaires". Cette approche permet de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à la maladie et l'importance d'un traitement approprié.
L'âge d'or de la psychiatrie
Les traitements antidépresseurs ont émergé après la Seconde Guerre mondiale, notamment avec l'iproniazide, initialement utilisé pour traiter les infections. Hervé Javelot souligne l'importance de l'innovation dans ce domaine, notant un "investissement incomparable de l'industrie pharmaceutique dans l'après-guerre qui a permis de voir le soin psychique comme une nouvelle opportunité de soin à part entière". Il explique que la révolution chimique des années 1950-1960 a permis d'affiner les traitements, notamment avec les antidépresseurs qui influencent des neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine, mais souligne que la question de l’étiologie de la dépression reste complexe. "On s'est rendu compte qu'il ne faut pas considérer la dépression uniquement comme un manque de sérotonine", précise-t-il.
Quelles perspectives de soin ?
Hervé Javelot aborde les perspectives actuelles de la psychiatrie et pointe un manque d'innovations majeures depuis les années 50-60, à l'exception de certaines avancées en cours comme l'utilisation des psychédéliques pour traiter la dépression. "On les a connus dans les années 60 dans le milieu récréatif, et là ils reviennent comme des thérapeutiques potentielles", souligne-t-il en évoquant la psilocybine et le LSD. Il mentionne également les recherches sur les psychobiotiques": une nouvelle approche qui explore le lien entre l'intestin et le cerveau. Pour lui, ces innovations offrent des perspectives prometteuses pour les 5 à 10 prochaines années.
Dépression : à quand de nouveaux médicaments ? | France Culture



