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https://www.helloasso.com/associations/troubles-psychiques-tous-partenaires
23 juin 2026
[Décembre] : 18e Congrès de Psychiatrie du 2 au 5 décembre 2026 à Strasbourg
17 juin 2026
12 juin : C'était l'arrivée de Psycyclette !
Cet événement unique rassemble des personnes vivant avec des troubles psychiques, leurs proches, des soignants et des bénévoles autour d’un défi collectif : parcourir plusieurs centaines de kilomètres à vélo à travers la France. Au-delà de la performance sportive, l’objectif est de briser les tabous et les préjugés liés aux troubles psychiques, en allant à la rencontre des habitants lors d’étapes conviviales et festives.
L’édition 2026 en quelques chiffres :
- 2 parcours
- 8 jours de randonnée
- Environ 1200 km parcourus
Plus d'une centaine de « psycyclistes » se sont engagés dans cette aventure humaine, démontrant que le lien social et la solidarité peuvent dépasser toutes les différences.
28 janvier 2026
[Podcast] : "Santé mentale" : de quoi parle-t-on ?
Une série de podcasts réalisés par Laetitia FORGEOT d'ARC dans le cadre de la Maison de la Santé Mentale de l'Eurométropole de Strasbourg.
Récits croisés : Six personnes ont osé se jeter à l'eau pour témoigner et nous faire comprendre !
Parler de la santé mentale sans tabou, c'est possible grâce aux témoignages de Evelyne, Margot, Bénane, Dalila, Eric et Joséphine ! Ils parlent sans fard de leurs combats, des souffrances et des mots qui blessent, de leur espérance aussi.
Le courage des Gueules cachées au service de la déstigmatisation.
Accès direct au premier épisode :
https://smartlink.ausha.co/gueules-cachees-1/recits-croises-episode-1
Tout les épisodes sont accessibles sur les serveurs Deezer, Spotify ou Apple Podcasts.
Sinon, retrouvez-les tous sur le site Gueules cachées.
Avec le soutien de l'UNAFAM, groupe du Bas-Rhin.
20 janvier 2026
Programme de la Maison de la Santé Mentale
https://www.canva.com/design/DAG8Oj7ogk4/Mh-R_BV2psOH3YAHfkBY_A/view?
20 novembre 2025
[26 novembre] : Atelier "Récits croisés"
Mercredi 26 novembre de 16h à 19h
Maison de la Santé Mentale,
4, rue des Bonnes Gens - 67000-Strasbourg
Après le podcast audio "Gueules cachées", Laetitia Forgeot d'Arc propose de réaliser un podcast commun : regarder et partager les étapes de vies, les bifurcations imposées par la maladie ou les troubles psy, les issues ou les culs de sac. Puis décider d'enregistrer et de témoigner, c'est ça l'expérience "Récits croisés"!
Avec le soutien de l'Unafam 67.
Gratuit, sur inscription (places limitées) : gueules.cachees@gmail.com
29 septembre 2025
[9 octobre] : 7ème Journée Régionale ETP Grand Est
Cette année la thématique est :
Santé mentale, santé physique dans la maladie chronique
Adapter les mots pour impacter les maux avec l’ETP
La santé mentale se définit comme un état de bien-être qui permet à un individu de faire face aux défis de la vie, de réaliser son potentiel et de contribuer à la communauté. Elle ne se limite pas à l’absence de troubles mentaux, mais englobe également la capacité à ressentir, penser et agir de manière à jouir de la vie. En somme, la santé mentale est essentielle pour se sentir bien et s’épanouir dans la vie quotidienne.
7ème Journée Régionale ETP Grand Est – ETP Grand Est
06 juillet 2025
[Strasbourg] : La Maison de la santé mentale accueillera le public après l’été pour écouter et sensibiliser
C’est une fierté pour l’Eurométropole et la Ville de Strasbourg. Après six mois de travaux, la Maison de la santé mentale vient d’être inaugurée ce 3 juillet au 4, rue des Bonnes gens, à côté des Halles. Si la structure n’est pas destinée à procurer des soins, elle répond à une forte demande d’écoute et de sensibilisation.
« Garde-toi tant que tu vivras, de juger les gens sur la mine. » Sur un tableau blanc installé au milieu d’une pièce de la Maison de la santé, cette citation de La Fontaine résume parfaitement les intentions du lieu. Première initiative de ce type en France, la structure a vocation à offrir écoute, accompagnement et sensibilisation à toute personne qui rencontre des problèmes psychiques. « La Maison de la santé mentale est en plein centre-ville, visible et avec de grandes baies vitrées, parce qu’on n’a pas à se cacher pour prendre soin de soi », affirme la maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, lors de l’inauguration des lieux, ce jeudi 3 juillet.
Pensée comme une sorte de vitrine pour promouvoir les associations qui œuvrent pour le bien-être psychique, la structure est aussi un lieu de ressources et d’informations sur des problématiques « qui nous touchent tous, comme la dépression, l’isolement, le travail, la parentalité, le numérique… », énumère Carine Fraser, animatrice salariée au sein du lieu. Et d’ajouter : « Je suis fière de sentir que des gens sont concernés par la question de la santé mentale et de voir qu’il y a des initiatives concrètes qui sont prises. Ça donne une cohérence à cet endroit. »
Car la demande est très forte, aussi bien à Strasbourg qu’au niveau national, et les établissements publics peinent à y répondre. Avec seulement 17 lits en pédopsychiatrie dans les hôpitaux universitaires de Strasbourg , l’offre est trop faible et Jeanne Barseghian le reconnaît : « Il faut plus de lits, ça c’est sûr, et je dirais surtout plus de soins. Même si la Maison de la santé mentale ne dispense pas de soins, elle vient en complément de cette offre hospitalière, notamment avec ses missions de prévention et de sensibilisation ». D’autant plus que la prise en charge publique risque de pâtir de la concurrence avec le privé, notamment à travers le projet de clinique pédopsychiatrique à Schiltigheim.
22 avril 2025
Aider un proche et partir en vacances, c’est possible !
Les rendez-vous des Aidants
Vendredi 25 et Samedi 26 avril 2025 de 9h à 17h30
Maison Alsace à Bischheim, 4, rue des Magasins
>>> STANDS d’information sur les offres et les aides
>>> CONFÉRENCE (vendredi et samedi à 9h30)
Un séjour répit : une parenthèse dans le quotidien
>>> ANIMATIONS danse, Pilates, renforcement
>>> TABLE RONDE (vendredi à 10h30 et samedi à 14h)
Aider un proche âgé : quelles solutions pour partir en vacances ?
>>> TABLE RONDE (vendredi à 14h et samedi à 10h30)
Aider un proche en situation de handicap : quelles solutions pour partir en vacances ?
13 février 2025
Troubles psychiques et emprisonnement : des questions sans réponse
S’informer, échanger, bousculer les certitudes sur des questions qui dérangent… Telle est l’ambition du Forum européen de bioéthique de Strasbourg.
Août 2024. A Bâle, en Suisse, le meurtre d’une femme de 75 ans fait la une des médias. L’auteur des faits, un homme de 32 ans, atteint de schizophrénie paranoïde et de troubles de la personnalité, était traité à la clinique psychiatrique universitaire de Bâle (UPK). C’est lors d’une sortie non accompagnée que le trentenaire est passé à l’acte. En 2014, il avait déjà tué deux femmes, selon la Télévision suisse romande. Dans la Confédération, un choc, de la stupeur et cette question : comment cet homme a-t-il pu être autorisé à sortir seul ? Plus largement, comment prendre en charge les patients atteints de troubles mentaux ? Et comment trouver l’équilibre entre les droits de l’individu et les préoccupations de sécurité publique ? Ces liens entre santé mentale, justice et libertés seront discutés au cours d’une table ronde à Strasbourg, le 30 janvier.
Interrogé par la presse suisse sur l’éventualité d’un «échec du système» qui aurait conduit au meurtre de la septuagénaire, Panteleimon Giannakopoulos, professeur de psychiatrie aux Hôpitaux universitaires de Genève, a répondu que le «risque zéro» n’existait pas. Figure de Curabilis, établissement fermé détenant des personnes condamnées et suivies pour des troubles psychiatriques graves, Pantaleimon Giannakopoulos considère que la progression d’une personne condamnée et atteinte de troubles ne peut que se faire si le monde carcéral et le monde du soin s’entendent. «Il faut un regard pluriel, chose qu’on ne peut pas faire si le carcéral prédomine», estime pour Libération le psychiatre. Il le reconnaît : en Suisse, comme ailleurs en Europe, la prise en charge de ces patients atteints de troubles mentaux est conditionné par l’opinion publique, les choix politiques et les moyens investis.
«Il est avéré que la détention aggrave les fragilités préexistantes»
Sur ce point, Manuel Orsat, psychiatre, expert près la cour d’appel d’Angers dresse ce constat : «L’expertise psychiatrique se situe au carrefour, entre la misère de la psychiatrie et l’infortune de la justice». En France, en vingt ans, le nombre d’experts psychiatres est passé de 800 à 300, entre 2002 et 2022, alors même que le nombre d’expertises demandées par les juges ne cesse de croître. Secrétaire général de la Compagnie nationale des experts psychiatres près les cours d’appel, le médecin insiste sur l’importance des experts psychiatres pour éclairer les juridictions et plus largement, porter cette question : «Que fait-on de nos fous qui passent à l’acte ? Et comment s’y prend-on pour les identifier ?».
«Les prisons sont souvent celles de la misère», estime Catherine Paulet, également participante à la table ronde. Dans une interview accordée en 2023 au Centre Osiris, une association spécialisée dans le soin thérapeutique aux victimes de tortures, elle estime «essentiel de laisser la lumière allumée dans le “closed and dark world”», que sont les populations atteintes de troubles mentaux. Psychiatre en milieu pénitentiaire depuis 1991, Catherine Paulet a signé en 2015 l’appel du Nouvel Obs sur les conditions de détention dans les prisons en France. «Il est avéré que la détention aggrave les fragilités préexistantes et favorise les épisodes de décompensation psychiatrique», indique-t-elle. Engagée personnellement dans le combat pour les droits des personnes privées de liberté, elle a fait sienne cette citation de Gandhi : «Tout ce que tu feras sera dérisoire mais il est essentiel que tu le fasses».
Troubles psychiques et emprisonnement : des questions sans réponse – Libération
12 novembre 2024
[22 novembre] Journée d’étude : Entre accompagnement et entraide mutuelle, quel chemin pour le travail social ?
Organisateurs : GEM de Haguenau, l’Azimut et Social à venir (Association de soutien à la formation et aux métiers du social)
Les champs sociaux, médico-sociaux et sanitaires sont actuellement traversés par des réflexions profondes liées au pouvoir d’agir des “usagers”. S’y entremêlent enjeux démocratiques, autodétermination, co-construction, consentement ou encore libre adhésion.
Mais est-il possible d’aborder le pouvoir d’agir sans questionner les relations de pouvoir dans leurs dimensions systémiques ?
Inscription pour la journée et / ou pour le repas : accueil@socialavenir.eu
02 mai 2024
[Strasbourg] : Quand va ouvrir le centre de crise psychiatrique ?
Le 26 février, on annonçait l’ouverture prochaine d’un centre de crise en psychiatrie au CHU de Strasbourg de huit lits, dont deux lits pour adolescents, qui "permettra d’accueillir des situations particulières sans emboliser le reste du service".
26 mars 2024
Quand le foot et les femmes font bon ménage...
Le Racing Club de Strasbourg Alsace et "Femmes de Foot" ont renouvelé la convention de partenariat qui les lie depuis 2017, date de la fondation par Sabryna KELLER de cette association unique en France, qui pilote le volet social et sociétal de la politique du Racing.
"C’est un partenariat essentiel pour le club et qui s’inscrit dans la durée, a déclaré Marc Keller, le Président du Racing. Je tiens à saluer le travail exceptionnel effectué par l’association et celles et ceux qui œuvrent pour elle au quotidien. Cela représente beaucoup de temps et d’énergie, beaucoup d’implication et de passion. Ce travail a permis au Racing de renforcer la proximité avec ses publics et d’être toujours plus à l’écoute de leurs difficultés. Notre rôle est aussi de contribuer à apporter du bonheur et du réconfort à de nombreuses personnes de toutes les catégories de population et de toutes les générations".
"Je suis très heureuse de poursuivre cette collaboration et d’imaginer ensemble de nouvelles actions, a pour sa part expliqué Sabryna Keller. Notre réussite est une œuvre collective, elle mobilise tout un écosystème, c’est un engagement de chaque instant et c’est une grande fierté. Avec le Racing, nous portons des valeurs communes d’exemplarité, de solidarité, de proximité et de partage. Notre objectif commun reste bien sûr de sensibiliser le public mais aussi et surtout de continuer à collecter des fonds pour soutenir des avancées majeures".
Tout au long de l’année, Femmes de Foot (www.femmesdefoot.com) développe et finance ainsi des actions et des projets pour venir en aide aux personnes en difficulté et a déjà reversé près d’un million d’euros sur le territoire alsacien depuis six ans. Plusieurs fois primée par les instances nationales du football, l’Association a également grandement œuvré pour la féminisation du stade de la Meinau, qui est aujourd’hui le stade de Ligue 1 qui accueille le plus grand nombre de femmes : 26%, soit 9 points de plus que la moyenne nationale.
"Cette saison encore, sous la bannière du slogan "La force d’une action" (clin d’œil à celui du Racing, "La force d’une passion"), l’Association Femmes de Foot va mettre en œuvre un programme riche en opérations et évènements. Les fonds récoltés seront destinés à soutenir des causes majeures telles que la lutte contre le cancer du sein, le handicap, la santé mentale ou la cause des aidants, mais aussi à apporter une aide à différents projets caritatifs développés sur le territoire », conclut Sabryna Keller.
18 janvier 2024
[5 février] Ciné-débat "Au nom de la terre"
Lundi
05 février à 20h
L'équipe de VigilanS, S.O.S. Amitiés, Dites je suis là, le Ciné'Psy et l'Unafam 67 ont le plaisir de vous inviter à leur prochain ciné-débat sur le thème du suicide, autour du film de Edouard Bergeron, avec Guillaume Canet, Au nom de la terre.
Durée du film : 1h44
Intervenants :
Dre
Sougy Malvezin, médecin responsable de VigilanS Alsace, Pôle de Psychiatrie Santé Mentale
et Addictologie des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, accompagnée de son équipe
M.
Peroche, infirmier
en psychiatrie et un des ambassadeurs du dispositif de prévention du suicide "Dites je suis là"
M.
Trautmann, président de l'association S.O.S. Amitiés
Dre
Lozère et Dr Hansmaennel du CinéPsy (internes en psychiatrie)
Mme
Escudié, présidente déléguée de l'Unafam 67
Cinéma
Star St Exupéry, 18,
rue du 22 Novembre à
Strasbourg
Tarif unique : 5€
Réservation fortement conseill
Nous vous attendons nombreux et nombreuses !
03 juillet 2023
Un observatoire des thérapies complémentaires à la fac de médecine de Strasbourg
Présidé par Fabrice Berna, professeur de psychiatrie, vice-président formation du Collège universitaire de médecines intégratives et complémentaires, cet observatoire devrait regrouper des enseignants, des étudiants, des organisations comme l’ordre des médecins, des instituts (Inserm)...
02 juin 2023
[10 juin] : La Nuit du Handicap
La Nuit du handicap, c’est un moment d’échange festif pour faciliter la rencontre entre les personnes en situation de handicap et celles qui ne le sont pas, afin de faire évoluer le regard porté sur le handicap et si possible créer des liens durables.
Alors que le handicap concerne 12 millions de personnes en France (dont 80 % de manière invisible), La Nuit du handicap invite chacun de nous à sa 6e édition, samedi 10 juin 2023, à l’occasion d’événements conviviaux et festifs !
Se rencontrer, partager, expérimenter à Strasbourg Pour 5 minutes ou 5 heures, l’accès à la Nuit du handicap est gratuit et ouvert à toutes et tous. Les participants pourront partager un verre, profiter de spectacles, refaire le monde et ainsi participer à une société plus solidaire et riche de ses diversités !
27 mai 2023
5 juin : Ciné-débat "Tout pour être heureux"
autour du film :
Jérôme, père de famille d’un naturel optimiste, craint de revivre avec sa fille ce qu’il a connu avec Cédric, son frère aîné. Beau gosse, intelligent, d’un milieu privilégié… Cédric avait tout pour être heureux. Pourtant à l’adolescence, il a basculé dans une addiction fatale aux stupéfiants et à l’alcool.
Jérôme décide de partir à la rencontre de femmes et d’hommes que l’on entend rarement : les sœurs et les frères des personnes dépendantes. Ensemble, ils vont briser les silences, rompre avec les clichés, soulager les blessures, y mêler le rire et l’espoir.
De la Champagne à la Normandie, de Paris à New York et Barcelone, la quête de Jérôme l’entraîne dans un voyage qui libère la parole… un voyage inédit au cœur des familles. »
La billetterie est ouverte !
https://www.cinema-star.com/saint-exupery/reserver/F570494/D1685556000/VF/
12 mai 2023
[Enquête] : Inclusion des publics en situation de handicap dans les concerts de musiques actuelles
Transmission d'une information !
Madame Amélie Limaux, chargée de mission musiques actuelles au Conseil Régional Grand Est et étudiante en master direction de projets culturels mène une enquête sur l’inclusion des publics en situation de handicap dans les concerts de musiques actuelles dans le Grand Est. Elle souhaite permettre aux personnes en situation de handicap d’expliquer les difficultés qu’elles rencontrent pour accéder aux concerts et les actions à mettre en œuvre qu’elles jugent pertinentes.
Vous pouvez l'aider en répondant à son questionnaire au plus tard le 31 mai à 23:59.
Le temps de remplissage de ce questionnaire a été estimé entre 8 et 15 minutes pour des personnes seules ou aidées.
Même si vous n’êtes pas en mesure de répondre immédiatement, un accusé de réception ou de lecture l’aiderait beaucoup dans le cadre de son travail.
Pour toute information complémentaire vous pouvez la contacter :
Amélie Limaux I Chargée de mission Musiques Actuelles junior
Direction de la Culture
06 73 58 01 40
En vous remerciant, bien cordialement.
23 mars 2023
À Strasbourg, le photographe Frédéric Stucin sonde l'âme des patients en psychiatrie
Pendant près d'un an, le photographe Frédéric Stucin s'est installé dans la cafétéria du service psychiatrique de l’hôpital de Niort. Son objectif : observer et photographier les patients et soignants qui animent le lieu. L'exposition Les interstices au pôle photographique Simultania de Strasbourg, est le résultat de ce temps passé là-bas. Au total, quatre-vingt-deux photographies sont exposées, des portraits puissants de ces personnes souvent mises au ban de la société.
Chaque mois pendant une semaine, le photographe a demandé aux malades et aux membres du personnel d'imaginer un scénario de représentation de soi qu'il puisse mettre en images. Des yeux qui nous fixent, des visages durs, perturbants ou au contraire très doux ; à travers ses portraits, Frédéric Stucin scrute l'âme humaine. "Je me suis rendu compte que les gens imprègnent les lieux et que les lieux imprègnent les gens. Les deux s'imbriquent, se rencontrent et se mélangent, et j'ai essayé de rendre en image ce que je ressentais", explique le photographe.
Une démarche thérapeutique
Observer, s'intéresser aux patients, les mettre au centre de la création artistique a aussi eu un impact concret sur eux, selon Frédéric Stucin. "L'important dans ce projet, c'était l'autre. D'un seul coup, des personnes à qui on dénie le droit d'exister car ils sont dits fous et dangereux, on leur dit : je te trouve intéressant à photographier. Et généralement, on photographie des choses qui ont de la valeur donc d'un seul coup, ils se sont estimés beaux", raconte-t-il.
Pour Nathalie, l'une des patientes de l’hôpital psychiatrique de Niort, voir ce portrait d'elle, réalisé par le photographe, a été une révélation. "Il m'a réconcilié avec moi-même. Quand je vois la photo, je vois aussi le mal que je me suis fait à un moment donné de ma vie, mais que je ne me fais plus. Ce mélange de matières ça permet d'adoucir un peu le côté chaotique de ma vie. Cette grande photo me fait du bien à ce niveau-là, ça me fait dire que c'est du passé", commente-t-elle devant l'immense toile la représentant.
Briser des tabous
Exposer des portraits de malades permet également de briser des tabous, de redonner une visibilisé à des personnes dont on parle peu et qu'on ne voit pas. "Ça permet d'enlever des tabous de parler de schizophrénie, dépression ou d'anorexie. Nous, ça nous permet de ne pas avoir honte et aux autres, ça leur permet d'avoir un regard plus bienveillant", estime Nathalie.
Frédéric Stucin se dit très fier de cette immersion tant au niveau artistique qu'humain, car il s'est senti utile. "J'ai surtout rencontré des gens qui étaient en manque d'amour parce qu'on les rejette et ils sont mal pour ça. En les regardant, en discutant avec eux, en donnant un peu de soi, elles vont un tout petit peu mieux".
Exposition "Les Interstices". Pôle Stimultania à Strasbourg. Gratuit. Jusqu’au 15 avril 2023. Plus d'informations sur le site.
13 mars 2023
[Conférence] : "Addictions et famille : l'important c'est d'en parler !"
Venez assister à différentes saynètes théâtrales jouées par deux comédiennes de la troupe "Un rôle à jouer" et prenez part aux échanges avec deux professionnels de l'addictologie de GAE Conseil :
- Alexis Peschard, addictologue et auteur de "Tous accros aux écrans" publié aux éditions Mardaga
- Ariane Pommery de Villeneuve, patiente-experte à l'AP-HP (ancienne alcoolo-dépendante et anorexique / boulimique)
Places limitées !
L'inscription, ouverte à tous, est gratuite mais obligatoire :















