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06 juillet 2026

Parents d’enfant atteint d’une maladie grave ou d’un handicap : leurs nouveaux droits

Sécurité financière, droit aux congés, accès facilité aux hôtels hospitaliers… La proposition de loi pour mieux accompagner les parents d’enfants atteints d’une maladie grave ou d’un handicap est définitivement adoptée, deux ans après son premier examen par le Parlement. Elle a été publiée au Journal officiel le 14 juin 2026. Objectif : sécuriser le parcours professionnel de ces parents tout en leur donnant plus de temps et de flexibilité pour s’occuper de leur enfant. 

Entre 1,5 et 4 millions d’enfants en France vivent avec une maladie chronique, dont environ 2 500 nouveaux cas de cancers pédiatriques chaque année, et quelque 560 000 enfants en situation de handicap. La loi n° 2026-492 du 12 juin 2026 vise à améliorer la protection et l’accompagnement de leurs parents à travers plusieurs points :

• Remboursement de crédits, déblocage d’épargne, impôts

• Protection dans l’emploi et droits à congé

• Droit au logement, hébergement en hôtel hospitalier

• Simplification des démarches administrative

• Reste à charge réduit pour les frais médicaux

La loi comprend tout d’abord des mesures pour sécuriser financièrement les familles dont l’enfant tombe gravement malade. Dans ces situations, souvent, les revenus des familles baissent tandis que leurs dépenses s’accentuent. Les parents bénéficiaires de l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) pourront désormais obtenir du juge la suspension du remboursement de leurs crédits à la consommation ou immobiliers. 

La loi renforce également les droits des salariés, parents d’enfants gravement malades. Ils ne pourront pas être licenciés dans les 10 semaines suivant leur retour de congé pour présence parentale. Par ailleurs, les parents d’un enfant dont l’état de santé rend indispensable une présence soutenue et des soins contraignants auront droit à un aménagement d’horaires individualisés. Ce dispositif, prévu par l’article L3121-49 du code du travail, bénéficie déjà aux aidants de personnes handicapées. La durée du congé rémunéré pour l’annonce d’un handicap, d’un cancer ou d’une pathologie chronique chez un enfant est par ailleurs portée à 10 jours ouvrables (contre 5 jours aujourd’hui).

Accès facilité aux hôtels hospitaliers

Le droit au logement est également étendu aux familles éprouvant des difficultés particulières en raison de l’état de santé d’un enfant à charge malade ou handicapé ou victime d’un très grave accident. (…) L’accès au dispositif d’hébergement temporaire non médicalisé (ou hôtels hospitaliers) est élargi aux parents d’enfants gravement malades, hospitalisés loin du domicile familial. Les établissements de santé pourront mettre en place ce type d’hébergement, qu’ils pourront déléguer à un tiers par convention, pour la durée de l’hospitalisation. Les frais correspondants pourront être pris en charge par l’assurance maladie obligatoire, avec un ticket modérateur qui pourra lui-même être couvert par les complémentaires santé.

Simplification des démarches administratives

Pour les parents d’enfants malades ou handicapés, les démarches administratives représentent très souvent un casse-tête. La loi prévoit donc une expérimentation d’un an dans 10 départements pour accélérer les délais de traitement des demandes d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). Dans ces 10 départements, les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) devront identifier, dès leur dépôt, les dossiers des enfants nécessitant une prise en charge urgente et les traiter en priorité. Pour faciliter le stationnement près des établissements de soins des familles d’enfants malades, handicapés ou victimes d’un accident, le président du conseil départemental pourra délivrer directement la carte mobilité inclusion « stationnement », en l’absence de réponse de la MDPH dans les 2 mois.

Pour alléger les dépenses des familles (dont le reste à charge mensuel est estimé entre 150 et 600 euros), plusieurs mesures de remboursement entrent en vigueur. Désormais, le plafond des 12 séances annuelles du dispositif Mon Soutien psy est supprimé pour les enfants en Affection de Longue Durée (ALD), à condition que ces séances s’intègrent dans un protocole de soins. De plus, la prise en charge par l’Assurance Maladie est élargie aux consultations de ville des ergothérapeutes, psychomotriciens et diététiciens conventionnés, ainsi qu’aux bilans neuropsychologiques, jusqu’alors remboursés uniquement en établissement de santé.

Parents d'enfant atteint d'une maladie grave ou d'un handicap : leurs nouveaux droits - Santé Mentale

21 mai 2026

[Sélestat] : Pour la conseillère municipale Anne Wieder, "il faut déstigmatiser le handicap psychique"

Psychologue à l’antenne sélestadienne du centre hospitalier d’Erstein depuis 21 ans, Anne Wieder s’est vu confié le poste de conseillère municipale déléguée en charge de la santé, de la prévention et du handicap.

Tous les jours, de nombreux Sélestadiens passent devant le centre de jour Liberté, à l’angle du boulevard Foch et de l’avenue de la Liberté, sans savoir qu’il abrite l’antenne sélestadienne du centre hospitalier (CH) d’Erstein. C’est là où Anne Wieder, nouvelle conseillère municipale déléguée (CMD) en charge de la santé, de la prévention et du handicap de la Ville de Sélestat, travaille en tant que psychologue.

« Cela fait 21 ans que j’occupe ce poste », souligne-t-elle. Quand elle a commencé à travailler pour le CH, Anne Wieder, 46 ans cette année, habitait encore à Saint-Louis. Et devait se rendre tous les jours à Erstein, soit une centaine de kilomètres aller, la même chose retour. « J’ai fait les trajets pendant trois ans », confie-t-elle...

Sélestat. Pour la conseillère municipale Anne Wieder, « il faut déstigmatiser le handicap psychique »

16 avril 2026

L’ARS Grand Est poursuit le déploiement du plan "50 000 solutions" pour le handicap

Dans le Grand Est, l’Agence Régionale de Santé poursuit le déploiement du plan national "50 000 solutions", destiné à mieux répondre aux besoins des personnes en situation de handicap à chaque étape de leur parcours. 

Engagée depuis 2024, cette mobilisation a déjà permis la mise en place de plus de 6000 solutions nouvelles dans les dix départements de la région. Sur la période 2024-2026, 48,7 millions d’euros soutiennent ces projets, avec 2778 solutions créées en 2025 et 2345 réponses supplémentaires programmées pour 2026.

Un renforcement ciblé des réponses

Ce travail mené avec les Conseils départementaux, les MDPH et l’Éducation nationale porte notamment sur l’accompagnement des enfants dans leur scolarité, le développement de l’aide à domicile avec des temps de répit pour les aidants, ainsi que sur la création ou la diversification de l’offre médico-sociale. Il vise aussi des besoins précis, liés à l’autisme, aux troubles du neurodéveloppement, au handicap psychique ou encore au vieillissement.

Une trajectoire fixée jusqu’en 2030

La dynamique engagée doit se prolonger jusqu’en 2030. Pour 2027, trois priorités structurent déjà la poursuite du plan. La première concerne la réduction du déficit d’offre dans les périodes de transition, notamment entre l’adolescence et l’âge adulte, entre la sortie d’IME et l’autonomie, ou dans les situations de doubles vulnérabilités. La deuxième porte sur le développement du médico-social mobile, avec les SAMSAH, les SESSAD et les SAVS. La troisième vise à amplifier le travail autour de la sortie des établissements accueillant des enfants en situation de handicap, afin de rendre les parcours vers l’offre adultes plus fluides.

L’ARS Grand Est poursuit le déploiement du plan « 50 000 solutions » pour le handicap - Epinal Info

03 mars 2026

Du cinéma AVEC ou SANS Handicap

L'APEH, Aide aux Parents d'Enfants Handicapés milite pour le droit au répit des parents d'enfants en situation de handicap, quel que soit leur âge ou leur handicap. Il n'est pas toujours facile d'oser aller au cinéma, d'affronter le regard des autres, sans avoir peur de déranger...

Avec nos partenaires Ciné Relax, le Cinéma Vox à Strasbourg et le Cinéma Le Trèfle à Dorlisheim, l'APEH propose chaque mois une séance de cinéma ouverte à tous AVEC ou SANS handicap, pour que toutes les familles bénéficient d'un moment de détente et du plaisir d'une séance.

Ce mois-ci avec Ciné Relax, nous vous proposons "Marsupilami".

- A Strasbourg,le samedi 14 mars à 16 heures, au cinéma VOX ( le 2 ème samedi du mois).

- A Dorlisheim, le samedi 21 mars à 15h30 au cinéma Le Trèfle ( le 3 ème samedi du mois).

Des bénévoles accueillent et informent le public pour que chacun se sente bienvenu. La séance commence à l'heure, sans publicité ni bande annonce, le son est moins fort, les lumières s'éteignent progressivement et le prix du billet est modéré (4,50€). Le public est informé que chacun peut exprimer ses émotions à sa manière, sans crainte. Ce dispositif chaleureux et bienveillant facilite l'accès de tous à ce loisir culturel.

Nous vous remercions de diffuser largement auprès des familles les projections de nos séances Ciné-Relax.

Pensez à vous inscrire par mail à : apehalsace@gmail.com

- Si vous venez en groupe.

- Si vous venez avec une personne en fauteuil roulant. Le nombre de places en fauteuil roulant est limité (3 à Strasbourg et à 5 à Dorlisheim)

- Si vous avez besoin d’un audio-guide, ils sont en nombre limité.

3 rue Streicher 67120 MOLSHEIM
06 11 39 93 74
E-mail: apehalsace@gmail.com
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10 septembre 2025

Handicap psychique et cancer : comment améliorer prévention et soins ?

Des résultats et des outils pour agir, issus de l’étude CAHP (Cancer et handicap psychique)*, ont été diffusés le 20 août par la Fondation internationale de recherche appliquée sur le handicap (FIRAH). Cette vaste recherche-action, qui a inclus de nombreux partenaires, interrogeait les liens entre le cancer et les troubles psychiques. L’objectif global de cette recherche** était de définir et d’observer, pour les personnes avec un trouble psychique, les liens que la situation de handicap entretient avec l’expérience cancéreuse (soupçonnée ou diagnostiquée) et, plus largement, avec la santé somatique.

Freins et paradoxes

Ce travail pointe tout d’abord les difficultés lors du dépistage et de l’accès aux soins oncologiques. L’étude constate notamment des taux de dépistage et de diagnostic plus faibles que dans la population générale, entraînant une surmortalité. Plusieurs facteurs sont en cause : manque d’information, invitations au dépistage adressées aux tuteurs ou encore anxiété face aux examens. Une fois le cancer diagnostiqué, le parcours se heurte parfois à des maladresses voire des violences symboliques de la part des soignants qui s’adressent davantage aux accompagnateurs qu’aux patients. Les soins somatiques peuvent d’ailleurs prendre du retard à cause de la priorité donnée aux soins psychiatriques.

A ces freins s’ajoutent à des facteurs de vulnérabilité spécifiques liées à la pathologie psychique. Les aidants familiaux apparaissent comme des maillons indispensables du parcours. Leur présence permet non seulement de sécuriser les rendez-vous mais aussi de traduire et d’adapter l’information médicale. Les infirmiers, médecins généralistes et psychiatres constituent également souvent des points d’ancrage essentiels pour les patients.

Au-delà des difficultés, l’étude relève aussi des dimensions inédites de résilience et d’adaptation. Ainsi, elle pointe des mécanismes psychologiques développés par les personnes concernées. Si le cancer symbolise souvent une rupture, il peut aussi être un catalyseur de liens sociaux et d’apprentissages émotionnels pour les malades comme pour leur entourage.

Des recommandations pour fluidifier les parcours

Pour réduire ces inégalités, l’étude formule plusieurs recommandations : développer une information en santé adaptée, renforcer la coordination entre champs psychiatrique et somatique et former les soignants aux spécificités du handicap psychique. Il s’agit également de créer des référents parcours capables de fluidifier les liens entre les services hospitaliers et les structures médico-sociales. L’étude CAHP a donné lieu à la création de plusieurs outils de sensibilisation, d’information et de formation, destinés au grand public, aux personnes concernées et aux proches, ainsi qu’aux soignants. Développés en partenariat avec l’agence de production Les Trois Petits Points (anciennement Agence DIODE), ils sont disponibles en ligne.

**Cette recherche a été menée par le laboratoire LISST de l’Université de Toulouse Jean Jaurès et du CNRS, en partenariat avec l’Université Saint-Etienne, Aix-Marseille Université, l’UNAFAM, l’Institut Bergonié, l’Institut Camille Miret, l’ARSEAA (Association Régionale pour la Sauvegarde de l’Enfant, de l’Adolescent et de l’Adulte), l’ARESVI (Association de Recherche et d’Etude sur la Santé, la Ville et les Inégalités), le FORMS (Fédération Occitanie Roussillon des Maisons de Santé pluri-professionnelles), la FECOP (Fédération de l’exercice coordonné pluriprofessionnel), et l’Agence Les Trois Petits Points (anciennement Agence Diode).

*Recherche CAHP : une étude des effets croisés entre la situation de handicap et l’expérience cancéreuse

Handicap psychique et cancer : comment améliorer prévention et soins ? - Santé Mentale

Cancer : le handicap psychique, cause d'inégalités d'accès aux soins | Infirmiers.com | IPA & Spécialités | Recherche et bibliographie

09 septembre 2025

Esat : les travailleurs handicapés peuvent réclamer des congés acquis depuis 2009

S'inscrivant dans le cadre du plan de transformation des établissements et services d'accompagnement par le travail (Esat), deux décrets et un arrêté du 25 août 2025 modifient, sur plusieurs points, la réglementation applicable à ces structures.

En particulier, est instauré un droit à congés des travailleurs handicapés pendant les périodes de maladie non professionnelle. En clair, ils ont désormais droit à deux jours de congé par mois lorsqu'ils sont en arrêt de travail pour une maladie "ordinaire".

Ces dispositions sont applicables de façon rétroactive : les travailleurs des Esat, ainsi que ceux qui en sont partis depuis moins de trois ans, peuvent réclamer leur mise en œuvre (octroi de jours de congé supplémentaires ou paiement d'une indemnité de congés payés).

Ces mesures peuvent avoir un impact financier et/ou organisationnel important pour les Esat.

Esat : les travailleurs handicapés peuvent réclamer des congés acquis depuis 2009

08 septembre 2025

Handicap : comment nos préjugés affectent nos relations

Évaluer la qualité de la relation qui se noue entre deux personnes, l’une porteuse d’un handicap, l’autre non : tel est l’objectif de l’étude novatrice menée en conditions réelles, en contexte étudiant, par deux enseignantes-chercheuses en psychologie, Nadège Doignon-Camus et Maria Popa-Roch, du Laboratoire interuniversitaire des sciences de l'éducation et de la communication (Lisec)*. L'un des 31 projets soutenus dans le cadre de l’appel à recherche exploratoire 2024 de l’Initiative d’excellence.

Nous sommes parties d’une hypothèse : la qualité de la relation nouée entre deux personnes va forcément être affectée si l’une est porteuse d’un handicap. Ceci n’est pas un jugement de valeur, mais c’est intimement lié à la nature humaine, les relations s’établissant sur la base de jugements amorcés spontanément lors d’interactions sociales et d’a priori, expliquent de concert Nadège Doignon-Camus et Maria Popa-Roch. La première est spécialiste de psychologie cognitive, la seconde de psychologie sociale. Leurs recherches communes sont menées à la croisée de ces deux champs.

« D’où viennent les malentendus qui peuvent s’installer ? »

Partant de ce constat, nous avons besoin de comprendre ce qui se joue dans la rencontre, le face-à-face, dans l’interaction pour, justement, dépasser ces a priori. C’est ce qui m’intéresse et ce qui est à l’origine de mes travaux depuis le début, précise Maria Popa-Roch. D’où viennent les malentendus qui peuvent s’installer ?, complète Nadège Doignon-Camus.

40 binômes d’étudiants

Pour y répondre, une étude d’ampleur a été menée à l’automne et au printemps derniers, en parallèle du travail de thèse de Mélanie Huber, que codirigent les deux enseignantes-chercheuses du Lisec. Dans le cadre d’un scénario préétabli, 120 binômes d’étudiants ont été recrutés pour un travail collaboratif. Trois types de binômes ont été formés : deux étudiants sans handicap ; un sans handicap/un en fauteuil ; un étudiant sans handicap et un porteur de dyslexie. Prenant garde à ne pas laisser leurs biais les influencer, les chercheuses ont établi un protocole de recherche strict : Les étudiants ne sont évidemment pas au courant qu’ils participent à une expérience, ils pensent qu’ils participent à un travail de groupe classique, dans le cadre de leurs études : on parle dans le jargon de “participants naïfs”. Concernant le handicap « invisible » (la dyslexie), l’autre membre du binôme étudiant est mis au courant. Seuls trois « complices », organisateurs, sont dans la confidence des véritables règles du jeu.

Décodage

Bras croisés, sourires, signes d’acquiescement, d’agacement et de distanciation comme les bras croisés, ton froid ou chaleureux…

Nous en sommes désormais à la phase d’analyse, à partir des entretiens, qui ont été filmés. Là encore, tout est fait pour éviter les biais : une grille d’observation très fine des comportements a été établie, et codée par des personnes neutres, informées ni de la nature de l’étude, ni de ses objectifs. Bras croisés, sourires, signes d’acquiescement, d’agacement et de distanciation comme les bras croisés, ton froid ou chaleureux… Il s’agit d’un véritable décodage des comportements, des gestes et des postures.

L’objectif est à présent d’étudier si la qualité d’interaction entre deux personnes, mesurée par le comportement réel (et non pas les déclarations concernant le comportement), varie en fonction de la présence ou non d’un handicap. Une étude complémentaire est aussi menée avec des enfants, en situation réelle de classe, pour observer les interactions entre un enseignant et un élève porteur ou non d’un handicap. 

En raison de leur complexité d’organisation et de leur coût, tant en termes de ressources que de temps, peu d’études en psychologie sont menées à une telle échelle, en conditions réelles, soulignent les chercheuses, qui apprécient avoir bénéficié du financement de recherche exploratoire de l’Initiative d’excellence (lire encadré). Pour dépasser le stade de l’hypothèse, cela nous a permis de financer les trois postes d’assistantes de recherche, indispensables au bon déroulement de l’étude. 

Faire évoluer le regard et les pratiques

Si leur travail vient confirmer certaines hypothèses, selon lesquelles la qualité des interactions est de moins bonne qualité lorsqu’une personne est en situation de handicap, il va à l’encontre de précédents travaux menés en psychologie, notamment le fait que le handicap visible stigmatiserait davantage que le handicap invisible (ici, la dyslexie).

Quand on sait que la qualité de la relation patient/soignant s’établit dès les premières minutes, ou quand on pense à l’enjeu de la relation enseignant/élève, il est crucial d’être conscient des biais qui nous affectent tous, dans la qualité des relations que nous nouons. Pour faire évoluer le regard et les pratiques.

 

21 mai 2025

Le gouvernement lance la mission "Santé des personnes en situation de handicap"

"Le gouvernement est pleinement mobilisé pour faire de la santé un droit réel et effectif pour toutes les personnes en situation de handicap. Cette mission est une étape clé pour bâtir un système de santé plus accessible, plus inclusif et plus juste".

À la suite des engagements pris lors de la Conférence nationale du handicap (CNH) du 26 avril 2023, le Gouvernement lance une mission dédiée à l’amélioration de l’accès aux soins et à la prévention pour les personnes en situation de handicap. Un rapport d’étape sera remis dès l’été 2025 et un comité d’experts viendra en appui de la mission pour appuyer ses travaux.

Sous l’impulsion de Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, de Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, et de Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre chargée de l’Autonomie et du Handicap, cette mission vise à lever les obstacles qui entravent encore trop souvent la santé des personnes en situation de handicap. La lettre de mission est adressée à quatre personnalités : Laure-Marie Issanchou, directrice santé à la Fédération nationale de la Mutualité française, Carla Magaud, vice-présidente en charge de la communication et du handicap à l’Intersyndicale des internes en médecine, Françoise Thomas-Vialettes, présidente de Epipair formation, et Christine Gardel, inspectrice générale des affaires sociales.

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18 mai 2025

L’allocation handicap augmente en mai, voici son nouveau montant

Si vous bénéficiez de l'allocation aux adulte handicapés (AAH), sachez que son montant est revalorisé depuis le 1er avril 2025, mais l'augmentation est effective à partir de ce mois de mai.

Quel est le montant revalorisé de l'AAH?

L'allocation aux adultes handicaptés (AAH) est une aide qui vise à garantir un revenu minimum aux personnes en situation de handicap. Son montant est régulièrement revalorisé en fonction de l'inflation. En avril 2025, l'AAH a été revalorisée de 1,7% mais l'augmentation n'est effective qu'à partir de mai. Son nouveau montant est désormais au maximum de 1 033,32 € pour tout bénéficiaire ne disposant pas d'autres ressources.

Pour rappel, l'AAH avait connu un changement notable en 2023 avec la "déconjugalisation" de cette allocation, ce qui a permis de ne plus prendre en compte les ressources du conjoint dans le calcul de l'aide. Cette mesure avait permis à de nombreux bénéficiaires de voir leur allocation augmenter significativement ou de devenir éligibles à cette aide.

Quelles conditions pour bénéficier de l'AAH?

Pour bénéficier de l'allocation d'aide aux personnes handicapées, il faut:

- Vivre en France
- Être âgé d'au moins 20 ans

L’allocation handicap augmente en mai, voici son nouveau montant

11 mai 2025

Handicap psy et emploi : lever les freins, un défi collectif

Accès à l'emploi, maintien, accompagnement... Pour les personnes avec un handicap psychique, l'insertion professionnelle reste LE défi. Des spécialistes dressent un état des lieux et proposent des solutions pour briser les préjugés persistants.

L'emploi, obstacle suprême pour les personnes avec un handicap psychique ? Selon une enquête menée par l'Unafam, union de familles qui luttent contre les idées reçues liées à ces troubles, il demeure effectivement à la première place des droits les plus difficiles d'accès. Pour changer la donne, l'Agefiph a publié, le 24 avril 2025, son observatoire Santé mentale, handicap et emploi*.

42 pages regroupant ressources et témoignages pour (re)motiver et briser les préjugés ! « Si l'évolution de la reconnaissance des troubles psychiques depuis la loi de 2005 a permis certaines avancées en matière d'accès aux droits, d'accompagnement et d'emploi, il reste encore beaucoup à faire pour et avec les personnes concernées », estime le président de l'Agefiph, Christian Ploton.

Le handicap « le plus complexe » à intégrer en entreprise

Un manque d'accompagnement de l'école à l'emploi

Un levier puissant du processus de rétablissement

Le rôle déterminant des employeurs

Sensibiliser et former les acteurs

Hotline, coaching personnalisé...

Les plateformes de réhabilitation psychosociale

Emploi accompagné : suivi médico-social et soutien à l'employeur

Clubhouse : une réinsertion sociale et professionnelle

*Santé mentale, handicap et emploi

Handicap psy et emploi : lever les freins, un défi collectif

01 mai 2025

Festival : "O’se changer les codes"

L’équipe IntimAgir Grand Est, en collaboration avec le Labo Indigo, a le plaisir de vous inviter au premier festival « O’se changer les codes ».

Cet événement se tiendra les 16 et 17 mai 2025 
à Ostwald, à la salle du Point d’Eau.

AU PROGRAMME :

· Vendredi 16 mai : conférences, tables rondes, fresque participative et stands d'information autour des droits des personnes en situation de handicap.

· Samedi 17 mai : journée festive avec concerts, défilé de mode et animations.

Voir le programme complet.

Retrouvez également toutes les informations et les liens vers les inscriptions ci-dessous : (évènement gratuit mais soumis à réservations)

https://crhvas-grandest.fr/nos-actions/

14 avril 2025

Un plan de bon voisinage…

Pour les personnes en situation de handicap psychique résidant en milieu ordinaire, un travail relationnel quotidien, entre voisins, joue un rôle dans le maintien à domicile et plus largement la cohabitation. Dans ce contexte, une recherche participative vise à élaborer un livret pour soutenir les bonnes relations de voisinage.

La recherche appliquée et participative « Plan de voisinage conjoint » (PVC) porte sur les relations de voisinage en milieu ordinaire dans le champ de la santé mentale et des situations de handicap psychique. Elle vise à expérimenter un dispositif innovant soutenant les « bonnes relations » entre voisins. En effet, un travail relationnel quotidien, réalisé entre les personnes en situation de handicap psychique et leurs voisins, joue un rôle dans le maintien à domicile et plus largement dans la cohabitation. Toutefois, ce travail relationnel reste relativement peu documenté par rapport aux situations de crises ou de conflits de voisinage qui peuvent naître ponctuellement.

Depuis 2023, le laboratoire de recherche en sciences humaines et sociales (Labo SM-SHS) du GHU Paris psychiatrie et neurosciences, soutenue par la Fondation de recherche appliquée sur le handicap (Firah) et la Fondation de France, explore cette thématique en expérimentant la co-construction d’un livret permettant de soutenir ces pratiques et de favoriser le vivre ensemble des personnes en situation ou non de handicap psychique, ainsi que l’accès à un logement. Partant de l’expérience des acteurs de terrain dans leur diversité, l’enjeu consiste à approfondir les connaissances et promouvoir un outil d’aide entre voisins. Il s’agit de considérer les pratiques de voisinage comme une ressource relationnelle pertinente à l’accès et au maintien dans un logement en milieu ordinaire et de montrer que les personnes en situation de handicap psychique sont actrices de ces relations au même titre que les voisins et les co-voisins (professionnels, gardiens).

Pour mener à bien ce projet, une recherche participative a été mise en place, impliquant différents champs professionnels (médical, médicosocial, social, associatif, recherche, logement…) et types de savoirs (scientifiques, professionnels, expérientiels). Il s’agit ainsi, à travers la co-construction de ce livret, que l’ensemble des participants interrogent ce qui renvoie en pratique à l’expression « bonnes relations de voisinage » et quelles sont les manières de les préserver. Cette coconstruction a été entreprise sur 12 mois à travers des focus group animés par une chercheuse en anthropologie, un pair praticien et un assistant de recherche. La phase d’expérimentation repose sur la passation d’un questionnaire, d’entretiens semi-directifs et la pratique de l’auto-ethnographi. L’objectif est de recueillir de différentes manières les impressions de l’usage de ce dispositif et d’en tirer des premières conclusions. Résultats attendus au cours du premier semestre 2025.

• Contact : A. Troisœufs, I. McCluskey, Labo SM-SHS, Aurelien.TROISOEUFS@ghu-paris.fr, i.mccluskey@ghu-paris.

Un plan de bon voisinage… - Santé Mentale

19 février 2025

Retour sur la mobilisation du 10 février : "La République, c'est nous aussi !"

Lundi 10 février 2025, à la veille des 20 ans de la loi Handicap, nous étions des milliers à nous rassembler Place de la République à Paris et en ligne pour rappeler une évidence : il reste encore beaucoup à faire pour le respect effectif des droits des personnes concernées.

Une mobilisation massive et engagée

Ce rassemblement citoyen a été une réussite avec près de 3 000 personnes présentes sur la Place et plus de 4 500 participants étaient connectés en ligne. Partout en France, des mobilisations locales ont eu lieu pour faire entendre la voix des personnes concernées par le handicap.

Cette manifestation a été un moment d'émotion et de partage, ponctué de témoignages poignants qui nous rappellent combien le chemin vers une pleine reconnaissance des droits est encore long. Emmanuelle Rémond, Présidente de l'Unafam a pris la parole aux côtés de Maxime Perez Zitvogel et Victoria Leroy, co-fondateurs de La Maison Perchée. Ensemble, ils ont rappelé l’urgence de l’amélioration des soins et de l’accompagnement des personnes vivant avec un handicap psychique : "Il faut en parler, en particulier en cette année de Grande Cause santé mentale !".

11 février 2005 : Loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées

Cette loi a permis de grandes avancées, comme :

- La reconnaissance du handicap psychique,
- La mise en place des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH),
- La création d'un droit à compensation,
- Le renforcement de l’obligation d’emploi des travailleurs en situation de handicap
.

Pourtant, 20 ans après, l’application de ces mesures reste incomplète. Trop de personnes concernées rencontrent encore des difficultés d’accès aux soins, à l’emploi, au logement et aux dispositifs de compensation.

Poursuivons le combat pour les droits des personnes concernées

L’Unafam reste pleinement mobilisée pour que ces droits deviennent une réalité pour toutes et tous. Nous continuerons d’agir pour :

- Un meilleur accès aux soins de qualité sur tout le territoire,
- Une véritable inclusion professionnelle des personnes vivant avec un handicap psychique,
- Une reconnaissance effective de leurs droits.


Ce rassemblement a montré la force de notre mobilisation et notre détermination à aller plus loin. Ensemble, poursuivons cet élan pour un avenir encore plus inclusif et solidaire !

Retour sur la mobilisation du 10 février : "La République, c'est nous aussi !" | Unafam

05 février 2025

Anniversaire de la loi "Handicap" du 11 février 2005 : quel bilan 20 ans plus tard ?

Communiqué de presse du Collectif Handicap Paris, le 14 janvier 2025

Communique-de-presse-Anniversaire-de-la-loi-handicap-du-11-fevrier-2005-.pdf

Le 11 février 2005, la promulgation de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées suscitait l’espoir d’un avenir meilleur pour les personnes concernées. À l’occasion de ses vingt ans, les 54 associations du Collectif Handicaps ont dressé le bilan de l’application de cette grande loi.

Un rassemblement national est organisé le 

10 février à partir de 17h30 à Paris, Place de la République, 

avec l’ensemble des membres du Collectif Handicaps et diverses personnalités. N’hésitez pas à y prendre part ou à le suivre à distance.

Loi du 11 février 2005 : quel bilan 20 ans plus tard ? - Collectif Handicaps

14 janvier 2025

[Opinion] : "Je commence à en avoir assez du mot inclusion"

Lue sur X, une réflexion autour du mot "Inclusion"

Florian Deygas

Je commence à en avoir assez du mot inclusion. 

On l’entend partout, et moi-même, je l’utilise souvent, presque par automatisme. Mais en y réfléchissant, ce terme me dérange profondément, surtout lorsqu’il est associé au handicap. Pourquoi ? Parce qu’il révèle une réalité : dans notre société, les personnes handicapées sont encore perçues comme "à part", comme si elles devaient être "intégrées" dans un système qui n’a pas été conçu pour elles.

Pourquoi parle-t-on encore d’inclusion ? 
Ce mot suggère qu’il y aurait un "dedans" et un "dehors". Que les personnes valides représenteraient la norme, et que celles vivant avec un handicap devraient s’adapter – ou bénéficier d’un geste pour y entrer. Mais ce cercle, pourquoi ne le détruit-on pas ? Pourquoi ne redéfinit-on pas une société où chacun a sa place, sans qu’il soit nécessaire de le revendiquer ou de se battre ? Regardez : les ministres du handicap se succèdent, et quelles sont leurs premières actions ? Ils visitent des ESAT, des centres spécialisés, des lieux bien cadrés, où tout semble fonctionner, mais où rien ne bouge depuis des décennies. Pourquoi ne commencent-ils pas par les MDPH, là où les personnes handicapées et leurs familles affrontent des obstacles quotidiens ? Pourquoi ne vont-ils pas dans des entreprises pour observer comment ces personnes sont accueillies, ou discriminées  ? Ces visites reflètent un système qui préfère maintenir le handicap à l’écart, dans des structures spécifiques, plutôt que d’affronter les vraies questions. 

Ces choix montrent bien qu’on continue de percevoir le handicap comme un domaine à part. 
Pourtant, les personnes handicapées ne sont ni des quotas, ni des exemples à valoriser uniquement lorsqu’elles "surmontent" leurs difficultés. Elles n’ont pas à prouver qu’elles méritent leur place. Ce sont des citoyens, comme les autres, avec les mêmes droits et aspirations. Et que dire de ces travailleurs handicapés qui, en 2025, sont encore employés dans des établissements spécialisés ? Ils travaillent hors du code du travail, sans avoir longtemps eu droit à la grève ou à l’appartenance syndicale. Ces établissements produisent pour de grandes entreprises, mais leurs travailleurs ne sont ni récompensés, ni reconnus à leur juste valeur. Combien sont contraints d’accepter cette réalité, faute d’alternatives ? Est-ce qu’on réalise qu’en 2025, des enfants handicapés sont encore enfermés dans des établissements spécialisés parce qu’on ne leur propose aucune autre solution ? Plutôt que de les accompagner dans un environnement inclusif, on préfère les éloigner, les rendre invisibles, au lieu de leur offrir des conditions pour vivre dignement parmi nous. 

J’ai milité pour qu’un ministre du handicap soit nommé, même si, au fond, je n’en voulais pas. Pourquoi ? Parce que notre société n’est pas prête à intégrer pleinement les personnes handicapées dans le droit commun. Pourtant, je rêve qu’un jour un ministre s’affirme et déclare qu’il fera tout pour que son poste disparaisse. Ce jour-là, ce sera parce que tous les ministères – éducation, travail, santé – auront pris leurs responsabilités. Ce sera un monde où l’on ne parlera plus d’inclusion, mais simplement de justice. Quand on met à l’écart des personnes handicapées, on perpétue une inégalité évitable. Personne ne devrait avoir à justifier son existence pour participer pleinement à la société. L’inclusion ne devrait même pas être un sujet. L’accessibilité, l’égalité des droits et les adaptations nécessaires ne sont pas des faveurs. Ce sont des bases indispensables pour une société équitable. Le simple fait qu’on parle encore d’inclusion montre combien il reste à faire. Le jour où ce mot disparaîtra, ce sera parce que chacun aura trouvé sa place, naturellement, sans conditions ni compromis.

08 novembre 2024

Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH)

 du lundi 18 au dimanche 24 novembre 2024

Pour la 28ème Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH), LADAPT, l’Agefiph et le FIPHFP proposent de se réunir et de débattre dans toute la France autour d’une thématique :

"Handicap et parcours professionnel : 
comment assurer une vraie égalité des chances ?"

Le temps d’une semaine, l’objectif est de faire se rencontrer entreprises, politiques, associations, société civile et bien entendu demandeurs d’emploi en situation de handicap.

La SEEPH est l’occasion de s’interroger sur les différents dispositifs mis en place pour faciliter l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. C’est un moment d’échange et de partage où l’on peut s’informer et sensibiliser sur le travail des personnes en situation de handicap. Comme pour les éditions précédentes, LADAPT, l’Agefiph et le FIPHFP sont co-organisateurs et proposeront plusieurs rendez-vous communs autour des thématiques sociales et sociétales liées à l’emploi.

Mais la SEEPH, c’est aussi et surtout des actions concrètes pour faciliter le recrutement. Un peu partout en France seront organisés des événements pour favoriser la rencontre entre entreprises et demandeurs d’emploi : HandiMouv’Emploi, forums…

Si vous organisez une action avant, pendant ou même un peu après la SEEPH, soumettez-la ici pour que nous puissions la relayer !

Retrouvez plus d'informations sur la SEEPH.

https://www.semaine-emploi-handicap.com/

20 octobre 2024

[Emploi] : Hello handicap

Hello Handicap, c’est LA solution pensée pour faciliter le recrutement des travailleurs handicapés. 

-Accédez à des milliers d’offres d’emploi, partout en France. 
-Postulez aux offres d'emploi qui vous intéressent. 
-Passez vos entretiens par téléphone ou par tchat, quand cela vous convient et sans vous déplacer. 
-Trouvez le poste que vous cherchez.

L'événement en ligne Hello Handicap aura lieu du 

30 septembre 2024

Podcast réalisé par l’équipe de Radio Barjot’s

Lors de la Nuit du Handicap qui s'est tenue l'après-midi du 15 juin 2024, l'équipe de journalistes du GEM Aube a interviewé différentes personnes présentes sur les différents stands à cette occasion dont celui représentant les associations Unafam et Tp-Tp.

Ecoutez l'interview de Michelle Escudié (à partir de 6 minutes).

https://podcast.mobile-adenum.fr/@radiobarjots/episodes/nuit-du-handicap-2024



28 septembre 2024

Handicap : enfin !

Suite aux protestations de nombreuses associations, le Premier Ministre a complété son gouvernement.

Charlotte Parmentier-Lecocq, députée "Horizons" du Nord, a été nommée ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités, de l’Autonomie et de l’Égalité entre les femmes et les hommes, chargée des Personnes en situation de handicap, indique l’Élysée. Elle sera rattachée à Paul Christophe, son ministre de tutelle.