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09 mai 2025

Nouvelle étude ALIMENTAL montrant le lien entre alimentation ultra-transformée et dépression

Une vaste enquête internationale menée par le Dr Guillaume Fond (Marseille) révèle, chez plus de 15 000 adultes de 40 pays, qu’un régime riche en aliments ultra-transformés augmente jusqu’à 40 % le risque de dépression, tandis qu’une alimentation « méditerranéenne » le réduit d’environ 25 %.

Résultats clés

- 1 adulte sur 3 présentait des symptômes dépressifs (32 %).

- Aliments ultra-transformés : +21 % de risque chez les 18-34 ans (hommes & femmes), +41 % chez les femmes ≥ 55 ans.

- “Healthy diet” (fruits, légumes verts, huile d’olive, thé, céréales complètes) : –18 % à –24 % de risque chez les femmes 18-54 ans.

- Effet “sexe & âge” inédit : l’ultra-transformé n’est plus significatif chez les hommes > 35 ans, tandis que le régime sain ne protège pas les hommes.

- Boissons sucrées, plats en conserve/surgelés : associations négatives uniquement chez les femmes.

Article original à télécharger.

Citation du directeur de l’étude

« Nos résultats montrent que la malbouffe n’affecte pas tout le monde de la même façon ; cibler les jeunes et les femmes avec des interventions nutritionnelles pourrait prévenir des milliers de cas de dépression. »

Dr Guillaume Fond, AP-HM / Aix-Marseille Univ.

02 janvier 2025

Régime cétogène et psychose : les résultats d'une étude surprenante

Une étude publiée en 2024 dans la revue Psychiatry Research a montré des résultats prometteurs quant à l'utilisation d'un régime cétogène pour réduire les symptômes des troubles bipolaires et de la schizophrénie, tout en inversant le syndrome métabolique. Bien qu'il s'agisse d'une petite étude, d'autres recherches ont déjà démontré l'efficacité de ce régime pour atténuer les symptômes de la schizophrénie.
Cependant, c'est la première fois qu'une étude inclut également les troubles bipolaires.

Des similitudes frappantes entre les deux conditions

Bien que les troubles bipolaires et la schizophrénie soient des maladies distinctes, elles partagent des similitudes étonnantes sur le plan biologique. Les deux conditions impliquent des perturbations des neurotransmetteurs comme la dopamine et le glutamate. Les scanners cérébraux des personnes atteintes révèlent des changements structurels dans des régions similaires du cerveau.

De plus, les deux maladies sont associées à un degré élevé d'inflammation cérébrale et de stress oxydatif, ce qui explique l'efficacité des cétones.
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13 novembre 2024

Une application pour améliorer la santé mentale grâce à l’alimentation

La Fondation FondaMental vient de lancer une application destinée à aider les personnes atteintes de dépression et à contribuer à la prévention des troubles dépressifs en améliorant leur alimentation.

La Pre Marion Leboyer, directrice générale de la Fondation FondaMental et Rémy Bonnasse, directeur général de DietSensor, en expliquent les principes à Medscape édition française.

« Nous avons de plus en plus de données observationnelles qui montrent un lien entre l’alimentation et le risque de développer une dépression », explique la Pre Marion Leboyer, psychiatre à l’hôpital Henri Mondor (AP-HP), directrice d’une unité Inserm et directrice générale de la Fondation FondaMental. « A partir de ces données, des essais thérapeutiques ont été réalisés et ont mis en évidence que certains aliments sont en capacité de prévenir la dépression, voire d’aider à améliorer la prise en charge des patients ».

Le régime méditerranéen, riche en légumes, fruits, huile d’olive ou encore fruits à coque, est notamment reconnu pour son efficacité pour améliorer la santé mentale. « En agissant sur la flore intestinale, ce type d’alimentation permet notamment de réduire l’inflammation, elle-même associée aux troubles de l’humeur dans 40 % des cas et fréquemment à l’origine d’une résistance aux traitements. Mais aussi d’agir sur les pathologies somatiques souvent associées, comme le syndrome métabolique », détaille-t-elle.

Outils quotidiens pour adopter le régime méditerranéen

Pour mieux le faire connaître au grand public et pour l’aider à adopter des habitudes alimentaires saines, la Fondation FondaMental, en partenariat avec Inicea Santé Mentale et Addictologie, a demandé à la société DietSensor de mettre au point une application mobile.

« Le plus important c’est d’informer l’utilisateur et de lui donner des outils quotidiens pour favoriser le régime, tout en y allant pas à pas », souligne Rémy Bonnasse, directeur général et cofondateur de DietSensor.

Les utilisateurs de l’application, baptisée Food4Mood, reçoivent des conseils et des informations scientifiques sur les liens entre dépression et nutrition, élaborés en partenariat avec le Centre australien « Food and Mood » de la Deakin University.

Idées recettes et liste de courses

Ils peuvent utiliser une boîte à outils pour élaborer des recettes conformes au régime méditerranéen, grâce à des idées de recettes et des listes de courses adaptées.

« Ils peuvent aussi bénéficier de suggestions alimentaires toutes simples pour compléter un repas ou adapter leur liste de courses. C’est comme s’ils avaient la diététicienne au-dessus de leur épaule pour leur expliquer comment faire. Cela permet de modifier petit à petit ses habitudes alimentaires », détaille Rémy Bonnasse.

L’application s’adapte aux besoins de chaque utilisateur en tenant compte d’éventuelles pathologies associées comme le diabète ou l’hypertension. Les utilisateurs peuvent évaluer leur progression en utilisant le score PHQ8, une échelle internationale de mesure de la sévérité de la dépression et le score MEDAS pour évaluer l’adhésion au régime méditerranéen.

L’application Food4Mood est téléchargeable sur l’Apple store ou le Play store (logo avec une pomme rouge).

Elle propose une période d’essai gratuite de 7 jours, puis coûte 13 euros par mois, 25 euros pour 3 mois ou 60 euros pour un an.

« Nous avons voulu que l’application soit payante afin d’engager l’utilisateur. Mais ce prix reste modique, comparé à ce que coûteraient des consultations régulières avec une diététicienne », estime Rémy Bonnasse.

La Fondation FondaMental incitera les professionnels de ses réseaux et des Centres Experts qu’elle coordonne à proposer cette application à leurs patients. En parallèle, elle démarre une étude d’acceptabilité avec une trentaine de patients, en partenariat avec les Centres Experts Dépression Résistante et Troubles Bipolaires du Vinatier – Psychiatrie Universitaire Lyon Métropole.

Les professionnels de santé et centres de soins souhaitant proposer cette application à leurs patients, obtenir davantage d'informations ou s’impliquer dans le projet, peuvent contacter la fondation à l’adresse suivante: recherche@fondation-fondamental.org.

Une application pour améliorer la santé mentale grâce à l’alimentation

04 novembre 2024

Psychiatrie nutritionnelle : préserver sa santé mentale par l’alimentation

Un régime alimentaire de type méditerranéen, riche en fruits et légumes, réduit de manière significative le risque de dépression. Pour autant, la préservation de la santé mentale doit aussi passer par une supplémentation en vitamine D et en oméga-3, estime le Dr Guillaume Fond (AP-HM, Marseille), qui est intervenu lors des Journées nationales de médecine générale (JNMG 2024), au cours d’une présentation consacrée à la psychiatrie nutritionnelle [1].

Dans la prise en charge de la dépression, « cette supplémentation est également à proposer avant de prescrire des antidépresseurs », au même titre que les changements de mode de vie visant à encourager l’activité physique et une alimentation riche en fruits et légumes, a commenté le psychiatre auprès de Medscape édition française.

« Selon les études, il faut entre quatre et huit semaines avant d’avoir un effet bénéfique sur les symptômes dépressifs », précise le psychiatre, qui recommande d’administrer 15 µg/jour de vitamine D et au maximum 2 g/ jour d’omega-3, idéalement à partir d’extraits de microalgue, une alternative à l’huile de poisson. La supplémentation en zinc, plus habituelle, est également recommandée.

"Il vaut mieux apporter tous les jours les nutriments dont le cerveau à besoin, plutôt que d’attendre d’avoir des symptômes cliniques" (Dr Guillaume Fond)

Une discipline encore peu reconnue

Selon lui, cette supplémentation est aussi à envisager, en plus d’une alimentation saine et de l’activité physique, en prévention des symptômes dépressifs. « Il vaut mieux apporter tous les jours les nutriments dont le cerveau à besoin, plutôt que d’attendre d’avoir des symptômes cliniques et opter pour des cures à des doses élevées ».

Si la psychiatrie nutritionnelle est encore peu reconnue dans le milieu médical, cette discipline, très active en recherche clinique, accumule les preuves de l’impact de l’alimentation sur la santé mentale. Cette approche s’appuie sur les découvertes concernant les interactions entre le cerveau et l’intestin, chacun exerçant une influence mutuelle, notamment via le microbiote intestinal.

Des études ont ainsi pu faire le lien entre la perte de biodiversité bactérienne au sein du microbiote et la hausse du risque d’anxiété et de dépression. L’alimentation moderne « ultra-transformée, riche en sucre et en graisses saturées » fait partie des facteurs d’appauvrissement du microbiote, rappelle le Dr Fond.

« Notre mode de vie moderne nous a déconnecté de notre environnement, ce qui se traduit par un effondrement de la biodiversité chez les bactéries de notre intestin. » Aujourd’hui, en occident, « une personne en bonne santé sur quatre a un microbiote intestinal altéré ».

La meilleure alimentation pour la protection de la santé mentale est celle de type méditerranéenne.

Ce constat a amené les chercheurs à s’intéresser à l’effet potentiel des probiotiques sur la santé mentale. Des études ont montré que certaines souches bactériennes probiotiques, dites psychobiotiques, peuvent avoir un impact sur le stress, l’anxiété et la dépression. L’efficacité des probiotiques dans la dépression a aussi été démontré dans plusieurs méta-analyses.

1.Fond G, Psychiatrie: Hygiénodiététique et psychiatrie, JNMG 2024, présentation du 10 octobre 2024, Paris, France

Psychiatrie nutritionnelle: préserver sa santé mentale par l’alimentation

08 mai 2024

Y a-t-il un lien entre consommation de drogue et schizophrénie ?

Le cannabis est régulièrement présenté comme un facteur favorisant la survenue de la schizophrénie. Qu'en est-il vraiment ? Les réponses du Dr David Masson, psychiatre.

Le cannabis n'est pas forcément synonyme de schizophrénie

En analysant les données de santé de près de sept millions de Danois, âgés de 16 à 49 ans entre 1972 et 2021, les chercheurs ont observé une corrélation entre les troubles psychiatriques causés par la consommation de cannabis et le développement de la schizophrénie chez les hommes et les femmes.
"Un produit psychoactif seul ne peut pas déclencher une maladie", tempère le Dr David Masson, psychiatre au sein du Centre Psychothérapique de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il peut toutefois le favoriser, à condition qu'il y ait déjà une "présence de vulnérabilité" chez la personne concernée.

La plupart des usagers de cannabis ne développeront pas de schizophrénie, indique la plateforme Drogues Info Service. "En revanche, chez les personnes fragiles au niveau psychique, souffrant de troubles de l’humeur ou de troubles anxieux, la consommation de cannabis serait un des facteurs qui favorisent la survenue d’une schizophrénie."

Quels sont les facteurs favorisant la schizophrénie ?

Il est également possible de développer une schizophrénie sans avoir consommé de la drogue. Le Dr David Masson précise qu'il existe néanmoins des facteurs de stress, favorisant la survenue de la schizophrénie. "Le cannabis, notamment le THC, la substance responsable des effets psychoactifs du cannabis, est bien connu pour en être un", poursuit-il. Le risque de développer une schizophrénie "augmenterait avec les quantités consommées", abonde Drogues Info Service. "Il serait ainsi multiplié par quatre pour un consommateur régulier. L’usage avant l’âge de 15 ans, alors que le cerveau est encore en cours de développement, serait un facteur de risque supplémentaire."

David Masson cible plutôt les facteurs environnementaux pour expliquer le développement de la schizophrénie. "Les abus dans l'enfance, les cas de maltraitances ou de harcèlement sont des facteurs de risque de déclencher ce type de maladie sur un terrain de vulnérabilité", développe le psychiatre. Des troubles psychiatriques préexistants peuvent également favoriser le développement de la schizophrénie en cas de consommation de cannabis.

Chez les personnes concernées, la drogue "souvent utilisée comme automédication pour calmer les angoisses, a cependant toujours des conséquences négatives sur l’évolution du trouble : accélération de l’apparition des symptômes, augmentation de l’intensité des crises et rechutes plus fréquentes", précise la plateforme Drogues Info Service.

Quels sont les liens entre alimentation et schizophrénie ?

"Il y a des pistes intéressantes sur la question de l'équilibre du microbiote, pas uniquement dans la schizophrénie, mais aussi dans les troubles de l'humeur, notamment la dépression", détaille le Dr David Masson. Le lien entre alimentation et schizophrénie est particulièrement prégnant lorsque la maladie est déjà présente.

Plutôt que d'associer directement l'alimentation avec le développement de troubles psychiatriques, le spécialiste préfère lier les traitements utilisés pour freiner la maladie avec des troubles de l'alimentation. "Les traitements peuvent par exemple augmenter l'appétence au sucré et limiter le niveau de satiété. Il y a souvent comme effets indésirables une prise de poids, notamment en début de traitement", précise-t-il. Pour éviter les mauvaises surprises alimentaires, "il est important de réaliser un travail de prévention lorsqu'on commence un traitement contre la schizophrénie", conclut David Masson.

Y a-t-il un lien entre consommation de drogue et schizophrénie ? - AlloDocteurs

22 avril 2024

Le régime cétogène améliorerait les maladies mentales graves

Un petit essai clinique mené par Stanford Medicine a révélé que les effets métaboliques d’un régime cétogène peuvent aider à stabiliser le cerveau.

Pour les personnes atteintes d’une maladie mentale grave comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire, le traitement standard avec des médicaments antipsychotiques peut être une arme à double tranchant. Bien que ces médicaments aident à réguler la chimie du cerveau, ils provoquent souvent des effets secondaires métaboliques tels que résistance à l'insuline et obésité, qui sont suffisamment pénibles pour que de nombreux patients arrêtent de prendre leurs médicaments.

Aujourd’hui, une étude pilote menée par des chercheurs de Stanford Medicine a révélé qu’un régime cétogène non seulement rétablit la santé métabolique de ces patients à mesure qu’ils continuent de prendre leurs médicaments, mais améliore également leurs conditions psychiatriques. Les résultats, publiés le 27 mars dans la revue Recherche en psychiatrie suggèrent qu'une intervention diététique peut être une aide puissante dans le traitement de la maladie mentale.

23 octobre 2023

[Recherche schizophrénie] : Important !

Message du Dr Guillaume FOND

Je suis ravi de partager les résultats d'un travail collaboratif au sein du réseau international des centres experts schizophrénie, en partenariat avec des experts des États-Unis, de l'Australie, de l'Allemagne, de l'Italie, du Canada et des Pays-Bas. Notre recherche a été récemment publiée dans le BMJ Mental Health, sous le titre "Adjunctive agents to antipsychotics in schizophrenia: a systematic umbrella review and recommendations for amino acids, hormonal therapies, and anti-inflammatory drugs."

Dans cette étude, nous avons effectué une revue globale et évalué les traitements adjuvants aux antipsychotiques pour la schizophrénie, les antipsychotiques étant actuellement le traitement de référence. Notre analyse a porté sur 63 essais cliniques randomisés (ECR) comprenant 4 219 participants uniques et 29 méta-analyses.

Nos conclusions provisoires (WFSBP-grade 1) indiquent que deux molécules peuvent être recommandées en complément des antipsychotiques : la N-acétyl-cystéine (NAC, 1200-3600 mg/jour, pendant plus de 12 semaines) pour améliorer les symptômes négatifs et la psychopathologie générale, et les acides gras polyinsaturés (3000 mg/jour d'acide eicosapentaénoïque, pendant plus de 12 semaines) pour améliorer la psychopathologie générale.

Nous émettons des recommandations plus faibles (WFSBP-grade 2) pour la sarcosine et la minocycline en ce qui concerne l'amélioration des symptômes négatifs chez les patients atteints de schizophrénie chronique (mais pas dans les stades précoces), ainsi que pour la NAC concernant l'amélioration des symptômes positifs et cognitifs. Cependant, ces recommandations plus faibles ne sont pas encore prêtes pour une application clinique.

Nous avons également trouvé des preuves provisoires de l'efficacité des œstrogènes et du raloxifène chez certains patients, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer leur rapport bénéfice/risque.

Ces médicaments pourraient être provisoirement prescrits aux patients pour lesquels d'autres traitements se sont révélés inefficaces, mais ils devraient être interrompus en cas d'inefficacité. La publication de ces recommandations est une première mondiale : pour la première fois des traitements d'une autre classe médicamenteuse que les antipsychotiques sont recommandés dans le traitement de la schizophrénie. C'est une nouvelle majeure pour les patients et leurs proches qui demandaient ces recommandations depuis longtemps.

La publication (en anglais) est disponible ICI



N'hésitez pas à diffuser largement

24 juin 2023

Quel est le rôle de la nutrition dans la santé mentale ?

L'arrivée de l'été nous donne envie de grandes tablées conviviales et de plats aux saveurs fraîches et saines ! C’est bon pour notre corps à l’évidence mais qu’en est-il pour notre santé mentale ? Anne-Gaël Guiol de la Fondation Falret nous donne quelques précisions.

Les liens entre la nutrition et la santé mentale semblent moins évidents, moins directs que ses liens avec la santé physique. Pour autant, de plus en plus d’études montrent que ce qu’il y a dans notre assiette a un impact sur notre santé mentale.

Bien manger = bien dans sa tête

On se rend compte que l’intestin est un peu notre deuxième cerveau, qu’ils sont en communication étroite entre eux et que la sérotonine, ce neurotransmetteur impliqué notamment dans les états d’humeur et l’anxiété, se retrouve à la fois au niveau cérébral et digestif.

Pour prendre soin de sa santé mentale, il faudrait donc veiller à une alimentation équilibrée et sans carences. Des études montrent que certaines carences produisent un effet stressant sur l’organisme avec des répercussions néfastes sur l’humeur et les fonctions cognitives. Les nutriments tels que le fer, les oméga-3 ou les folates ont un effet important sur notre cerveau. Il y a un intérêt à manger sainement, à tout âge, pour prévenir les risques de déséquilibre de notre microbiote intestinal et les altérations de notre santé mentale.

L’alimentation pourrait être à la fois la cause et le remède aux problèmes de santé mentale. Il n’y a pas de réponse catégorique. Cependant, l’alimentation fait partie des facteurs d’influence de notre santé mentale et elle favorise notre résilience face aux troubles psychiques. Par exemple, des études montrent que le régime méditerranéen amenuise les risques de dépression. C’est d’ailleurs cette alimentation qui est à l’origine d’une espérance de vie plus longue. A contrario, une alimentation riche en acides gras et pauvre en fruits et légumes est associée à un sur-risque de dépression. Tout comme une consommation fréquente d’aliments frits.

Les aliments transformés présentent-t-ils des risques pour notre santé ?

La plupart des aliments sont transformés puisque nous les cuisinons. En fait, ce sont donc les aliments ultra-transformés issus de l’industrie alimentaire qui sont néfastes. On parle des plats prêts à l’emploi, des nuggets de poulet, des cordons bleus, des biscuits et barres chocolatées. Ceux-là ont subi plusieurs procédés de transformation, ils sont bourrés d’additifs sans compter les ajouts de sucres et de sel. Des études avaient déjà établi des liens avec les cancers et les maladies métaboliques comme l’obésité et le diabète. Une nouvelle étude récente atteste d’un lien avec la récurrence de symptômes dépressifs. Les personnes pour qui les aliments ultra transformés représentent un tiers de leurs apports totaux ont 30 % de risque supplémentaire de présenter des épisodes de symptômes dépressifs récurrents.

Donc, on essaie de cuisiner et on évite autant qu’on le peut les préparations alimentaires emballées, qui entre nous, ont vu leurs prix s’envoler. Ces préparations sont en plus onéreuses. La situation actuelle est difficile pour beaucoup de Français : 51 % avouent sauter régulièrement ou occasionnellement des repas. Une enquête Ifop sur les effets de l’inflation démontre que la dégradation de notre pouvoir d’achat a des conséquences très inquiétantes sur le corps et la santé. Les situations de précarité sont en augmentation et elles fragilisent profondément les personnes qui connaissent des troubles anxio-dépressifs avec une multiplication par trois des risques de suicide. Précarité et sous-alimentation ne sont pas seulement un enjeu économique et social mais aussi un enjeu de santé publique avec des répercussions importantes sur notre santé mentale et physique.


27 décembre 2022

[Recherche] : Un lien potentiel découvert entre un édulcorant commun et l’anxiété, sur plusieurs générations

Après la révélation, plus tôt cette année, du risque accru de cancers lié à la consommation d’édulcorant, des chercheurs américains viennent de démontrer un autre impact négatif sur notre santé. Ils ont établi un lien entre l’aspartame, un édulcorant artificiel présent dans près de 5000 aliments et boissons diététiques, et un comportement anxieux chez la souris, détectable sur les deux générations suivantes. Un coup dur pour l’industrie agroalimentaire.

L’aspartame est un édulcorant artificiel largement utilisé dans les aliments et les boissons hypocaloriques, mais aussi dans plus de 600 médicaments. Son pouvoir sucrant est environ 200 fois supérieur à celui du saccharose. Depuis son approbation en 1981 par la FDA (Food and Drug Administration), son utilisation n’a cessé d’augmenter parallèlement à la controverse concernant ses effets indésirables potentiels. En France, l’aspartame a été autorisé en 1988 et son emploi en tant qu’édulcorant alimentaire en 1994.

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De manière concrète, ils ont fourni aux souris de l’eau potable contenant de l’aspartame à environ 15% de l’apport humain quotidien maximal recommandé par la FDA — l’équivalent de six à huit canettes de soda light par jour — pendant 12 semaines. L’étude s’est étalée sur quatre ans.

Un comportement anxieux prononcé a été observé chez les souris à travers une variété de tests de labyrinthe. L’aspartame a perturbé la signalisation des neurotransmetteurs et l’expression des gènes dans l’amygdale, une région du cerveau associée à la régulation des réponses d’anxiété et de peur.

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Lire l'article entier :

13 mai 2022

[Webinaire] : Bien manger pour ne plus déprimer

L'équipe conférences de l'association Argos 2001 vous invite à assister, à la conférence du Dr Guillaume FOND, Psychiatre, Responsable Centres Experts Dépression résistante & Schizophrénie (Service du Pr. Christophe LANCON), Responsable du service d'Information Médicale unité Psychiatrie (Service du Pr. Laurent BOYER)


Thème : "Bien manger pour ne plus déprimer"


Lundi 23 mai 2022 de 19h à 20h


Vous pouvez d'ores et déjà adresser vos questions à : question@argos2001.fr


Pour suivre la conférence par Webinaire Zoom (500 participants maximum)

Il suffit de cliquer à partir de 19h00, sur :


https://us06web.zoom.us/j/86836665876 




09 avril 2022

[Livre] : Bien manger pour ne plus déprimer

Bien manger pour ne plus déprimer

Prendre soin de son intestin pour prendre soin de son cerveau 

Dr Guillaume Fond ; Editions Odile Jacob


« Ce livre, écrit par le meilleur spécialiste français des liens entre psychologie et microbiote, explique, preuves scientifiques à l’appui, comment ce que nous mangeons joue un rôle central sur nos émotions. Et il nous propose aussi tous les conseils pratiques pour que notre alimentation soit non seulement un plaisir, mais aussi une aide pour préserver ou réparer notre équilibre psychologique. Si vous devez ne lire qu’un ouvrage sur ce thème, c’est celui-ci  ! Un livre remarquable. »


 Christophe André

À la lumière des dernières découvertes relatives à l’influence de la santé de notre intestin sur la santé de notre cerveau, on ne peut plus ignorer le rôle de l’alimentation dans certains troubles psychiques comme la dépression ou l’hyperactivité.



04 décembre 2021

[Vidéo] : Black Friday ! Mes compléments alimentaires pour Noël...

Quels sont les compléments alimentaires efficaces en santé mentale : omega 3, vitamine D, NAC, L-theanine...

Le Dr Guillaume FOND répond à cette question.

https://www.youtube.com/watch?v=WhCLM5LpLCI

Il fait référence à l'étude ALIMENTAL, exploration des liens entre alimentation, activité physique et dépression chez les individus à risque de dépression.

Vous pouvez participer à cette étude à l'adresse suivante :

alimentalAPHM

Cette étude s'adresse à tous (pas seulement aux personnes à risque de dépression).

Informations transmises par le
Dr Guillaume FOND 
@guillaumefond

Hôpitaux Universitaires de Marseille, Responsable Centre Expert Schizophrénie et Dépression Résistante, Responsable Service d'Information Médicale Psychiatrie