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11 mars 2026

Quand les patients utilisent l’IA comme psy : ce que le clinicien doit savoir

Depuis 2023, un nombre croissant de patients utilisent des chatbots génératifs — principalement ChatGPT et Character.AI — comme forme de soutien psychologique.

Ce phénomène, abondamment couvert par la presse, est désormais étayé par des données émergentes : 
une étude OpenAI/MIT (2025) documente la corrélation entre usage quotidien et dépendance émotionnelle ; 
- une étude de Brown University (2025) identifie 15 violations éthiques systématiques des chatbots IA en santé mentale ; 
- et plusieurs cas de psychose induite et de suicides ont été médiatisés. 

Cet article synthétise les données disponibles, analyse les mécanismes psychologiques en jeu, et propose des repères concrets pour le clinicien en psychotraumatologie confronté à ce phénomène chez ses patients.

=> Un phénomène que le clinicien ne peut plus ignorer

=> L’ampleur médiatique : trois vagues de couverture

=> Ce que disent les données émergentes

=> Mécanismes psychologiques en jeu

=> Repères pour le clinicien en psychotraumatologie

Quand les patients utilisent l'IA comme psy : ce que le clinicien doit savoir - IFEMDR

29 janvier 2026

Évaluer la place de l’accueil familial thérapeutique en psychiatrie : un enjeu de recherche et de santé publique

Mis en ligne le 07 janvier 2026

Alternative historique à l’hospitalisation prolongée, l’accueil familial thérapeutique en psychiatrie reste peu évalué en France. Le Vinatier et le Centre Hospitalier d’Ainay-le-Château s’engagent dans une recherche nationale pour mesurer ses bénéfices cliniques, sociaux et organisationnels.

L’accueil familial thérapeutique : un modèle ancien, encore méconnu

L’accueil familial thérapeutique a été l’une des premières alternatives à l’hospitalisation psychiatrique. Il s’est développé lors de la fermeture progressive des asiles.
Son principe est simple : des familles d’accueil thérapeutiques, formées et encadrées, hébergent une à trois personnes vivant avec des troubles psychiatriques sévères.
Ce modèle existe encore aujourd’hui dans plusieurs pays : Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Croatie, États-Unis. Il reste pourtant marginal en France.

Un dispositif toujours actif à Ainay-le-Château

En France, l’accueil familial thérapeutique est principalement porté par le Centre Hospitalier d’Ainay-le-Château.
Actuellement, 228 patients y sont accueillis au sein de 128 familles.

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24 janvier 2026

Passport BP : un parcours innovant pour les patients bipolaires

Publié le 13 janvier 2026

Lancée en 2019, l’expérimentation nationale Passport BP (pour « parcours de soins innovant dédié aux personnes atteintes de troubles bipolaires ») conduite par la Fondation FondaMental en partenariat avec Sêméia (1) repose sur une organisation inédite : un suivi personnalisé assuré par des infirmiers « case managers » spécialement formés, appuyé par des outils numériques de télésuivi, de psychoéducation et de remédiation cognitive.

Plus de 1000 patients ont ainsi bénéficié de ce suivi au sein de plusieurs établissements hospitaliers de référence, dont les Hôpitaux universitaires Henri-Mondor à Créteil, le CHU de Clermont-Ferrand, le CHU de Besançon et le Centre Hospitalier Le Vinatier à Lyon.

19 janvier 2026

24 avril 2025

Suivi gynécologique au naturel : quels produits et pratiques avec un handicap psychique ?

Souvent invisibilisées dans les politiques de santé, les femmes en situation de handicap psychique rencontrent des obstacles importants dans l’accès au suivi gynécologique. Anxiété, troubles relationnels, phobies médicales ou méconnaissance des besoins spécifiques compliquent leur prise en charge. Pourtant, des pratiques plus douces, naturelles et personnalisées peuvent permettre un accompagnement plus respectueux et efficace.

Le suivi gynécologique des femmes en situation de handicap psychique reste aujourd’hui très insuffisant. Une étude de 2022 menée en Île-de-France par Handiconnect (2016-2017) a révélé que seules 58 % d’entre elles bénéficient d’un suivi régulier, contre plus de 80 % dans la population générale.

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Lire l'article : 

https://handinova.fr/suivi-gynecologique-au-naturel-quels-produits-et-pratiques-avec-un-handicap/

12 décembre 2024

Les rencontres "au feu de camps" du REV...

Qu’est-ce que c’est ?

 La différence entre la liberté d’être humain et l’enfermement dans la maladie psychiatrique ne tient qu’à un fil. Ce fil c’est celui qui tisse l’histoire de notre vie avec nos émotions, nos ressentis et nos autres expériences telles que voix, visions, etc.

 Retrouver la raison de la présence de ces expériences dans notre vie et pouvoir la présenter de manière compréhensible aux autres – et ce sans avoir à recourir aux conceptions médicales de troubles ni de maladie psychique – c’est ce qui nous donne les marges de manoeuvre nécessaires pour reprendre le pouvoir sur notre vie.

 Pouvoir raconter VOTRE histoire, telle que vous l'avez vécue, sans passer par le prisme d'une théorie quelconque ou autre interprétation.

 Pour ce faire, le REV vous invite à participer à ses « Visios au feu de camps » !

Une idée simple, qui part d'un constat évident :

- se raconter à un psy, c'est trop souvent parler seul face à quelqu'un qui ne répond pas, et c'est toujours une démarche de soin. Comme si nos vies n'étaient que problèmes, souffrances et maladies ;

- se raconter à des proches, c'est souvent risquer leur incompréhension, parfois s'exposer au jugement ou au rejet.

Alors tous ces moments complexes ou d'apparence anecdotiques, ces tranches vies inhabituelles, tournants importants de nos histoires, restent des souvenirs inexplorés que l'on ne peut partager. Et ne pas pouvoir les faire "résonner" à l'extérieur de notre pensée, c'est ne pas pouvoir se les approprier.

 Pour raconter notre histoire il nous faut du dialogue plus que de l'écoute, de l'humanité plus que de la médecine, du personnel plus que du professionnel. Et de la détente plus que de la rigueur. C'est le but des « Visios au feu de camps ».

Vous pouvez choisir entre 2 formules :

- soit une série de 4 sessions d'1h30 en binôme, le long d’une semaine, si vous souhaitez disposer de plus de temps.

Elles se tiendront chaque après midi du lundi 16 au vendredi 20 décembre, à 15h. La première permettra de définir des binômes, préciser la manière dont les échanges seront organisés. Et la dernière permettra de partager tous ensemble nos impressions.

- soit une session unique au cours de laquelle vous aurez l’occasion de vous raconter à une autre personne et d’écouter à votre tour son histoire à elle ;

Ces sessions uniques seront programmées au cours des semaines suivantes, vous pouvez dès que vous le souhaitez nous contacter pour y participer (en proposant éventuellement une date qui vous conviendrait).

Pour toute question et vous inscrire, envoyez un message à Olivier : olivierr788@gmail.com

https://revfrance.org/mc-events/bienvenue-aux-visios-au-feu-de-camps-du-rev-une-nouvelle-opportunite-pour-raconter-son-histoire/?mc_id=488

03 décembre 2024

[Événement] : Semaine du Logement Accompagné

Le Grand Est est cette année l’épicentre de la «Semaine du Logement Accompagné», qui se tiendra du 02 au 05 décembre. Événement majeur organisé par l’UNAFO et réunissant tous les acteurs et partenaires du logement accompagné, c’est un espace d’échanges sous forme d’ateliers, visites de résidences sociales et débats ouverts sur une grande diversité de thématiques qui font l’actualité et l’avenir du secteur.

Comme indiqué dans le document en PJ, plusieurs temps forts seront au programme :

- Le 28 novembre à partir de 09h30, un webinaire « Logement accompagné et territoire : un engagement commun au service de l’accès au logement pour tous ». Inscription

- Du 02 au 04 décembre, « Les rencontres du logement accompagné à Metz » autour du thème « Engagés ! » - Programme et inscription

- Le 05 décembre, une journée portes ouvertes sur l’ensemble du Grand Est pour venir à la (re)découverte des dispositifs du logement accompagné, celles et ceux qui le font vivre, et les résidents ! Carte des événements

La Fondation Vincent de Paul est heureuse de participer à cet événement d’ampleur. Partenaires institutionnels comme associatifs, nous serons ravis de vous accueillir pour un accueil autour d’un goûter partagé avec les résidents, la visite des lieux et des échanges avec les résidents et l’équipe. Nous vous donnons donc rendez-vous à la 
Résidence accueil STELLA 

le 05 décembre de 14h à 17h 

au 33 rue Saint Charles 67300 SCHILTIGHEIM (accès par le 31) !

Pour vous inscrire, merci de nous contacter par mail à residence-accueil.contact@solidarite.fvdp.org (renseignements au 06/40/34/02/19)

Nous sommes impatients de vous accueillir et de vous croiser aux différents événements prévus en amont !

25 mai 2024

[Handicap] : 50 000 solutions nouvelles, Attal précise !

50 000 solutions nouvelles pour accompagner les personnes handicapées d'ici 2030, avec une priorité vers le milieu ordinaire. Quoi de neuf ? Quel public ciblé ? Gabriel Attal fait le point lors de son premier Comité interministériel du handicap.

Dotées d'1,5 milliard d'euros, ces 50 000 solutions nouvelles promises d'ici 2030 seront « tournées vers l'insertion en milieu ordinaire, fournissant un accompagnement adapté, tout en réduisant les tensions dans les départements les moins dotés, notamment en Ile-de-France et dans les territoires ultra-marins », selon Gabriel Attal qui réaffirme sa feuille de route à l'occasion de son premier Comité interministériel du handicap le 16 mai 2024 (Comité interministériel du handicap : 16 mai 2024 à Matignon).

Quel calendrier ?

Dès l'automne 2023, des crédits ont été attribués aux agences régionales de santé (ARS). La ministre chargée des Personnes handicapées, Fadila Khattabi, a installé, en décembre 2023, un comité national de pilotage de la transformation de l'offre qui se réunit deux fois par an pour suivre le travail engagé sur le terrain. Le prochain aura lieu en juillet 2024. L'ensemble des diagnostics territoriaux seront achevés au printemps 2024. Des appels à projets ont été lancés pour faire émerger une offre nouvelle dès cette année : l'Ile-de-France avec le plan Inclus'IF 2030, la Normandie avec Normhandi'cap et la région PACA avec PAC'Ambition. Pour l'Ile-de-France, 2 000 solutions sont ainsi déjà programmées.

Dans les temps ?

Le gouvernement se dit « dans les temps » même s'il consent qu'il doit « redoubler d'efforts pour être au rendez-vous sur tous les territoires ». Pour l'Unapei, les choses ne sont pas si fluides. Selon cette association dédiée aux personnes avec un handicap mental, il n'y a « pas de concertation, pas de transparence, pas de calendrier », assurant que « certains acteurs au sein des ARS ne sont même pas au courant » et déplorant des « situations très disparates d'une région à l'autre ». Elle ajoute que « les ouvertures porteraient davantage sur la finalisation de projets déjà en cours et l'extension de places dans des établissements existants plutôt que sur des créations ex nihilo ».

Des publics prioritaires

Ce plan cible en priorité les personnes polyhandicapées, vivant avec des troubles du neurodéveloppement, les enfants relevant de l'aide sociale à l'enfance (ASE), les personnes handicapées vieillissantes, les jeunes adultes vivant en établissement pour enfants et les personnes avec un handicap psychique. Pour l'Unapei, l'urgence est de se préoccuper des « cas les plus complexes », liés pas seulement aux handicaps les plus lourds mais également au défaut de soutien. C'est par exemple le cas des enfants confiés à l'ASE, dont 30 % seraient en situation de handicap sans qu'ils ne soient forcément identifiés, laissant ses professionnels, non formés à ce public, particulièrement démunis.

Les cas complexes sur la touche ?

L'association observe que son accompagnement s'oriente à l'avenir vers ces cas les plus complexes avec néanmoins des budgets inadaptés à des profils qui exigent des renforts en moyens humains. L'Adapei 69, par exemple, historiquement ciblée sur ce public, n'a plus l'étayage professionnel et technique suffisant pour prendre en charge certains résidents, par exemple des personnes autistes sévères lors d'épisodes de crise alors même que la psychiatrie, en crise elle aussi, répond aux abonnés absents. Face à l'urgence, « Cas complexes », c'est justement le thème du Congrès annuel de l'Unapei organisé du 12 au 14 juin à Tours, où seront présentées des solutions innovantes comme un dispositif pour enfants polyhandicapés en Bourgogne.

Pénurie de personnel

Reste un point critique… La pénurie de personnels sans précédent qui alimente depuis trois ans une crise profonde dans le « secteur des métiers de l'humain ». Dans le Loiret, une unité de l'Unapei dédiée a vu démissionner six de ses neuf salariés à cause de la trop grande pénibilité du travail et de salaires insuffisants. 50 000 solutions de plus quand 50 000 salariés manquent à l'appel ?

11 mars 2024

"Comment vont les angoisses?": à Paris, des psys au chevet de sans-abri en détresse psychique

"Comment vont les angoisses?" : à Paris, une équipe mobile assure le suivi de personnes sans-abri souffrant de troubles psychiatriques, de la dépression à la schizophrénie, un accompagnement sur le fil entre acceptation, rupture de suivis et hospitalisation contrainte.

Station de métro Châtelet, 14h00. "Désolés pour le retard" : le psychiatre Thomas Mauras et l'infirmier Christophe Cieplinski, membres de l'équipe mobile psychiatrie précarité (EMPP) sud de Paris, serrent la main d'Edgar*, un jeune trentenaire coiffé d'un bonnet noir laissant échapper des cheveux bouclés.

"Comment ça va depuis la semaine dernière? Comment vont les angoisses?", demandent les deux professionnels. "Je n'ai pas le temps" de m'en occuper, répond le jeune homme, dont les "tocs" ont été repérés et signalés par une maraude sociale qui a prévenu l'équipe psy rattachée à l'hôpital Saint-Anne.

"Il présente des éléments psychotiques, avec des tocs atypiques, on lui a proposé à plusieurs reprises un traitement, il dit toujours qu’il n’a pas le temps", explique Thomas Mauras. "Mais il accepte une aide sociale, ça nous permet de le revoir plusieurs fois dans des contextes différents".

Selon une enquête de 2009 menée par le Samu social et l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, un tiers (32%) des sans-abri à Paris présentent un trouble psychiatrique sévère nécessitant des soins.

Face à ces personnes qui ne sont souvent pas en mesure de venir consulter, des équipes mobiles EMPP ont été créées en 2005, à Paris et dans le reste du territoire, afin de faire des diagnostics, maintenir le lien, repérer les cas d'urgence et dans certains cas fournir des traitements.

Une personne sans-abri dort sur le Pont Neuf à Paris, le 5 mars 2024

"Il y a des gens qu’on ne va voir qu’une fois, on va les évaluer et on va estimer qu'il n'y a pas de troubles particuliers ou alors qu'il y a des troubles mais qui ne nécessitent pas de passer outre leur consentement" pour les hospitaliser, souligne Thomas Mauras. "Il y a aussi ceux qui sont très au fait de leurs difficultés et qui savent où consulter mais qui ne le souhaitent pas. Il y a enfin des gens qui nous envoient promener mais avec qui on finit au bout d’un certain temps par pouvoir établir un lien".

À l'image de cet homme, qui "entendait des voix", avait "des bouffées délirantes" et des comportements "très imprévisibles". Au bout de plusieurs rencontres, il "a finalement accepté de prendre un traitement" qui lui convient aujourd'hui. "Mais pour autant, il n'est pas prêt encore à aller dans un centre médico-psychologique".

16h. A quelques stations de Châtelet, Vera* est emmitouflée dans un duvet posée sur deux bouts de carton à même le sol, bonnet vissé sur la tête.

"Je suis très fatiguée, excusez-moi", souffle-t-elle dans le brouhaha des rames de RER. L'état psychique de la jeune femme, qui a brusquement quitté son centre d'hébergement d'urgence où elle logeait depuis un an, a suscité l'inquiétude d'une maraude sociale qui a prévenu l'EMPP.

"J'étais enfermée dans une chambre, c'était très dur, mes problèmes d'avant sont revenus, c'est pour cela que je suis retournée à la rue", explique-t-elle d'une voix douce, confiant avoir de "mauvaises pensées", perdre "la tête parfois" et se réveiller "souvent en pleurant".

"Ces pensées, vous n'arrivez pas à les chasser? Elles s'imposent à vous?", demande Thomas Mauras. "Non, ça va". Elle fait une pause. "Ça va mieux maintenant, je sais que je ne serais pas passée à l’acte, j’ai appris à vivre avec ma souffrance, à la gérer. Ne vous inquiétez pas pour moi".

"Est-ce que c'est une urgence psychiatrique? Ce n'est pas toujours criant, c'est pour cela qu'on pose toutes ces questions", explique Christophe Cieplinski. "Les idées de suicidaires de Véra* n'ont pas l'air d'être aussi présentes qu'il y a un an", note Thomas Mauras.

D'autres urgences sont plus "évidentes" et requièrent une hospitalisation, via dans certains cas une procédure dite de péril imminent. Au total, l'EMPP sud de Paris procède à une trentaine d'hospitalisations par an, une part toutefois infime (5%) de leurs interventions.

Parfois avec succès, parfois sans. Dans la rue depuis 25 ans, Jean*, un quinquagénaire souriant souffrant de psychose chronique sévère, a été hospitalisé à plusieurs reprises. Il a, quasiment à chaque fois, fugué de l'établissement, pour retrouver la rue.

* les prénoms ont été changés

18 octobre 2023

Le triptyque "Personne concernée - proche aidant.e - professionnel.le"

Résultat de recherche : 

Le triptyque "Personne concernée - proche aidant.e - professionnel.le" dans l'intervention dans le milieu de vie de personnes handicapées psychiques : Co-construction de l'intervention et expertises multiples.

Une recherche portée par le CERA-BUC Ressources, en partenariat avec l’ESPASS-ENSEIS (avec la participation de l’ARFRIPS), le CRI-EPSS, la HES-SO, Les Amis de Germenoy, l’œuvre Falret et Les couleurs de l’accompagnement.

28 mars 2023

4 avril : Info du Céapsy Ile de france : "L’heure du réseau"

Le Céapsy propose un tout nouveau rendez-vous d'une heure, en visio, entre midi et deux, afin de mettre en avant un acteur du champ de la santé mentale aux pratiques inspirantes.

Pour ce premier rendez-vous, en visioconférence le 

Mardi 4 avril de 13h00 à 14h00

nous recevrons : BaKa
L'association BaKa accompagne les personnes vulnérables afin de renforcer leur estime de soi de façon ludique.
Comment ? En leur permettant de réaliser de A à Z des courts métrages de qualité.

Au programme :

> Présentation de l'association BaKa par ses créateurs

> Exemples concrets de réalisations

> Séance de questions / réponses avec l'équipe de BaKa



INSCRIPTION  ICI :


23 février 2023

Handicap psychique et relations intimes : comment améliorer les pratiques d’accompagnement ?

A Bordeaux, le projet Intimate explore les freins et facilitateurs des relations intimes pour les personnes en situation de handicap. A terme, il s’agira d’élaborer des solutions concrètes pour améliorer les pratiques d’accompagnement.

Dans le handicap psychique, les relations intimes (RI), incluant relations sexuelles, amoureuses et maritales, sont positivement associées à la qualité de vie des usagers et perçues comme facilitatrices du rétablissement. Pourtant, les personnes concernées rapportent de fortes difficultés à développer et maintenir des RI, ce qui génère de l’insatisfaction et des besoins d’accompagnement actuellement non pourvus. Dans le cadre d’un doctorat de psychologie dirigé par le Pr Antoinette Prouteau, Meryl Caiada, assistante de recherche au CH de Jonzac (Charentes-Maritimes), développe le projet Intimate, une recherche participative visant à améliorer les pratiques d’accompagnement des personnes en situation de handicap psychique dans le domaine des RI.

Dans une première phase, le programme s’intéresse aux données scientifiques fiables sur les RI dans le handicap psychique, leurs freins et facilitateurs. 

Selon la littérature internationale, incluant une revue systématique (1), il existe à ce jour, deux interventions destinées aux personnes célibataires en situation de handicap psychique ayant pour projet de développer des RI (2,3).

Une deuxième étude menée en collaboration avec le Clubhouse de Bordeaux, porte sur la stigmatisation des RI dans le handicap psychique, identifiée comme un frein majeur par les personnes concernées. Les premiers résultats indiquent que les RI sont en effet les cibles de nombreux stéréotypes (« Les personnes ayant une schizophrénie ne sont pas capables de réaliser des projets de couple ») actifs en population générale, mais aussi chez les professionnels de santé mentale et les étudiants en santé. A l’horizon 2024, Intimate vise à élaborer des solutions concrètes pour répondre aux besoins exprimés par les différents acteurs.

1– Caiada, M., Felix, S., Guionnet, S., Valery, K. M., Bonilla, J., Destaillats, J. M., & Prouteau, A. Promoting intimate relationships in severe mental illness: a systematic review of interventions. Submitted for publication

2– Hache-Labelle, C., Abdel-Baki, A., Lepage, M., Laurin, A.-S., Guillou, A., Francoeur, A., Bergeron, S., & Lecomte, T. (2021). Romantic relationship group intervention for men with early psychosis: A feasibility, acceptability and potential impact pilot study. Early Intervention in Psychiatry, 15(4), 753 761. https://doi.org/10.1111/eip.13012

3– Dubreucq, M., Lysaker, P. H., & Dubreucq, J. (2023). A qualitative exploration of stakeholders’ perspectives on the experiences, challenges, and needs of persons with serious mental illness as they consider finding a partner or becoming parent. Frontiers in Psychiatry, 13, 1066309.

• Contact : Meryl Caiada, meryl.caiada@u-bordeaux.fr




22 janvier 2023

Handéo publie un référentiel pour l’accompagnement du handicap psychique

Les services et établissements certifiés Cap’Handéo garantissent aux personnes en situation de handicap et à leur famille un accompagnement spécifique répondant à leurs attentes, besoins, compétences et habitudes de vie. Un nouveau référentiel Cap’Handéo intéresse aujourd’hui la certification en France pour les établissements et services médico-sociaux qui accompagnent les personnes en situation de handicap psychique.

Construit à l’initiative et avec le soutien de l’Unafam, le référentiel « Cap’Handéo ESSMS handicap psychique » constitue la seule certification en France pour les établissements et services médico-sociaux qui accompagnent les personnes en situation de handicap psychique. La certification « Cap’Handéo Services et établissements – Handicap psychique » aide à identifier les services et établissements médico-sociaux accompagnant des personnes d’au moins 16 ans en situation de handicap psychique pour que chacun puisse bénéficier d’un accompagnement sur mesure, précis et adapté.

Un référentiel exigeant

Une évaluation des besoins en soin de la personne

L’évaluation de la personne en situation de handicap psychique est une étape fondamentale afin de proposer un cadre structuré, personnalisé et cohérent avec la personne, ses capacités, aspirations et les attentes ainsi que les risques liés à la situation de handicap.Elle permet d’aider la personne à faire des choix, de rechercher son adhésion et de favoriser sa réhabilitation au regard des facteurs environnementaux et personnels qui peuvent faciliter ou faire obstacle à l’accompagnement de ces choix.

Un accompagnement promouvant des dynamiques de réhabilitation et de coordination renforcées avec l’environnement de la personne

L’établissement ou le service propose un accompagnement structuré, personnalisé et cohérent avec la personne, ses particularités et son environnement. Les interventions s’inscrivent dans un processus de réhabilitation et de rétablissement au service de l’autonomie et de l’autodétermination des personnes. La coordination mise en place participe à la dynamique de mobilisation et d’innovation des réponses sur le territoire.

Une reconnaissance de l’expertise des familles

Les proches aidants sont associés à l’évaluation afin qu’ils puissent formaliser les difficultés rencontrées, les aides nécessaires, leurs préférences quant aux modalités d’intervention. Les interventions proposées prennent en compte l’expertise et les compétences des proches aidants, leurs besoins, leurs attentes et leurs avis pour accompagner les personnes. Les proches aidants se voient proposer des temps d’information, de formation afin le cas échéant de les guider dans l’accompagnement au quotidien et les soutenir leurs savoir-faire.

Des professionnels formés et accompagnés

Les professionnels sont accompagnés à leur entrée dans la structure et reçoivent une formation sur les spécificités liées au handicap psychique. La structure met en œuvre un plan de développement des compétences des intervenants et des cadres ainsi que des temps de consolidation des pratiques professionnelles.



• Lire le 


19 janvier 2023

[Activité] : Marche itinérante avec l'association Colina

 Voici le programme des marches itinérantes 2023 de l'association Colina 

 

Se remettre en mouvement, se réapproprier son corps, sa forme...

 

6 à 10 jours de marche itinérante : plusieurs propositions entre fin avril et juillet : 3 sur les chemins de Compostelle, une en Bretagne, à des périodes différentes : vacances de Printemps – Juin – Juillet.

Des étapes d’environ 20 km par jour, en France

Un groupe à chaque fois de 12 personnes : binômes composés de jeunes adultes en rétablissement de troubles psychiques avec un proche : père, mère, frère ou sœur, ami et d'un duo d'accompagnants.

Marcher ensemble dans la nature, à son propre rythme dans un esprit bienveillant, à la fois familier et qui permet de nouvelles rencontres.

Un projet accessible à tous, seuls l’envie compte et un peu de préparation. 

  

-Retrouvez les dates et les parcours des marches :

dates et parcours 2023

Ce projet vous intéresse et vous avez envie d’en savoir plus ?

Nous vous proposons une réunion d’information ouverte à tous, via Google meet, pour répondre à toutes vos questions 


le 2 février à 20H00.


lien pour réunion google meet

Connectez-vous directement sans inscription préalable.

Si vous n’êtes pas disponible, contactez-nous sur l’adresse mail : 

contact@colina-asso.org


L’inscription sera à finaliser mi-mars pour organiser la logistique et vous proposer un accompagnement pour la préparation.

14 janvier 2023

[Webinaire] : "Après nous ? Assurer l’avenir de notre proche vulnérable"

Mardi 17 janvier de 17 à 19 heures

Le souhait d’assurer l’avenir d’une personne en situation de handicap invite à organiser la réflexion autour de trois thèmes centraux : Comment assurer son lieu de vie ? Comment assurer ses ressources financières ? Comment assurer sa protection juridique ? 
Il s’agit à la fois d’accompagner le parcours de vie actuel de la personne vulnérable et d’anticiper les mesures à prendre pour préparer le futur. Ce webinaire a vocation à éclairer le chemin des familles et des proches aidants par les apports et les témoignages de professionnels spécialisés.

Les intervenants :

Me Alexandra Grévin, Avocate en droit du handicap, auteure de deux guides juridiques : Droit du handicap et Face à l’autisme, cofondatrice de Fragilis

Me Philippe Bourdel, Notaire associé à l’Étude du 25, chargé d’enseignement à l’Université Paris-Dauphine, cofondateur de Fragilis

M. Frédéric Hild, Conseil en Gestion de Patrimoine spécialisé, fondateur du cabinet Jiminyconseil et cofondateur de Fragilis

(Fragilis est un family office dédié aux personnes vulnérables et à leur famille).


12 décembre 2022

Domestiquer le handicap psychique ? Pratiques et expériences de l’accompagnement dans le logement en santé mentale.

C'est le titre d'une thèse présentée par Marcos Vinicius Oliveira Azevedo - Centre d'étude des mouvements sociaux - CEMS

Résumé

En France, l’accompagnement en santé mentale est un domaine d’intervention qui recouvre une pléthore de pratiques et d’expériences aussi répandues que floues. Cette thèse documente, caractérise et qualifie ce qu’accompagner veut dire : elle met au jour les logiques d’action de l’accompagnement de personnes handicapées psychiques et donne à voir la manière dont l’accompagnement s’inscrit dans la vie quotidienne de ces dernières, notamment dans leur quotidien à domicile. 

La recherche s’appuie sur l’analyse de matériaux divers : un corpus de sources écrites (rapports d’activité, plaquettes de présentation de structures d’accompagnement, dossiers médico-sociaux), des données obtenues à travers dix-huit mois d’observation directe à découvert du travail de trois structures d’accompagnement (un ensemble de logements accompagnés de psychiatrie de secteur, un Service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés [SAMSAH] et un Service d’accompagnement à la vie sociale [SAVS]), et des entretiens réalisés tantôt avec des professionnelles et professionnels de l’accompagnement (n=41) tantôt avec des personnes accompagnées (n=31). 

Au croisement des sociologies du travail, de la psychiatrie, du handicap et de l’action sociale, l’étude ici présentée retrace et restitue la trajectoire des "programmes d’accompagnement en santé mentale" : une trajectoire qui s’initie avec la sélection et l’admission de personnes jugées en mesure de « devenir (plus) autonomes » ; qui se poursuit avec la production et l’entretien d’une relation fondée à la fois sur le souci des autres et la surveillance de leurs conduites ; qui s’inscrit durablement dans les plus différents domaines de la vie sociale des individus accompagnés et façonne de manière importante leurs modes de vie, y compris de leur vie privée ; et, enfin, une trajectoire qui soit se suspend parce qu’elle n’a pas produit les effets escomptés, soit se ramifie dans d’autres prises en charge ou soit se prolonge indéfiniment. 

La thèse montre que le changement de contexte d’intervention (de l’hôpital à la ville et au domicile) ne se traduit pas foncièrement en rupture avec les logiques contraignantes de liberté et que le travail d’accompagnement, fortement axé sur l’optimisation des capacités individuelle des personnes accompagnées, se heurte aux barrières sociales qui limitent voire empêchent l’autonomisation de ces personnes. Quant à ces dernières, si elles participent inexorablement à l’organisation des programmes et à la gestion de leur trajectoire, leur marge de choix des modalités d’accompagnement est conditionnée non seulement par les troubles psychiques mais aussi, voire surtout, par des marqueurs sociaux tels que l’âge, la génération, le genre, l’appartenance raciale et la classe.

29 octobre 2022

[Conférence] : Travail et logement en santé mentale, des initiatives efficaces

Les associations UNAFAM 67 et TP-TP, en partenariat avec l'Université de Strasbourg, vous invitent à la conférence

"Travail et logement en santé mentale, des initiatives efficaces"

Mardi 8 novembre 2022 à 18h
Entrée libre

Intervention des associations : 
  • Jeff : Accompagnement aux projets de vie dans le domaine du logement et du travail
  • DARIC : Dispositif d’Accompagnement au Rétablissement et à l’Insertion dans la Cité
  • BIRD : Accompagnement à domicile pour des travaux de type entretien, nettoyage, rénovation, désencombrement, installation
  • RNA : Ré(insertion) professionnelle et hébergement dans des lieux de vie sociale
Lieu : Le Patio, amphi 3 - 22 rue René Descartes à Strasbourg
Arrêt de tram Esplanade

Inscription à 67@unafam.org (choix 1) 
06 45 30 10 18 / 06 27 41 54 67



20 août 2022

Schizophrénie : Le Docteur NUSS nous dit tout !

Dans cette vidéo Live-Doctors (programme sponsorisé par l'organisme Retraite Plus), le Docteur Philippe Nuss, psychiatre, ancien interne des hôpitaux psychiatriques, Docteur en sciences et praticien hospitalier, responsable de l’unité de psychiatrie de jour à l’hôpital Saint Antoine et chercheur à l’UMR 7203, nous explique comment il a mis en place des groupes d'accompagnement des parents.

Selon le Dr Nuss, ces patients schizophrènes sont des jeunes qui sont extrêmement perdus et qui ont absolument besoin du soutien de leurs parents. Généralement, les familles passent d'abord par un stade de rejet du diagnostic et de refus du traitement. Ensuite, une fois ce stade passé, il est possible de les aider eux-mêmes à aller mieux. En effet, en allant mieux, ils montreront à leur enfant qu'il ne leur pèse pas.

Ce travail d’élaboration prend du temps et doit absolument se faire entre le soignant et la famille afin que celui ci puisse avoir un projet de vie qui fait sens.

Comment s'adresser aux patients schizophrènes ?

Selon le Dr Nuss, ces patients sont perplexes devant l’ambiguïté des stimulis qu'ils reçoivent. Leur défense, c’est de vivre dans un délire qui explique ces phénomènes. Il faut donc d'abord travailler sur la perception qu'ils ont du monde, la partager et leur expliquer que le traitement les aidera à modifier leur capacité perceptive problématique.

Pour en savoir plus sur le sujet, regardez la video suivante :

Voir la vidéo (6mn36)

Schizophrénie : Le Docteur Nuss nous dit tout! (retraiteplus.fr)

Pour en savoir plus, regardez les autres vidéos de notre chaîne Youtube Live Doctors !

https://www.youtube.com/watch?v=egziAHRkUnU



18 mai 2022

Identifier les aidants les plus vulnérables pour mieux les accompagner

Sur le site du CH Le Vinatier (Mis en ligne le 05 mai 2022)

Le Centre Lyonnais des Aidants en Psychiatrie (Dr. Romain Rey, Centre Hospitalier Le Vinatier) et l'Unafam (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) ont co-conçu une étude visant à identifier les prédicteurs de la dépression chez les aidants en psychiatrie. Louis-Ferdinand Lespine (PhD, psychologue chercheur) a analysé et valorisé les résultats en utilisant une méthode statistique innovante appelée "analyse en réseau".


Quel rôle ont les familles dans l'accompagnement des personnes avec un trouble psychique ?


Les familles sont le plus souvent en première ligne de l’aide en santé mentale. Le terme "d’aidants familiaux" est d’ailleurs entré dans le langage médical. L’accompagnement des personnes vivant avec des troubles psychiques sévères (tels que les troubles schizophréniques ou bipolaires) par un aidant est reconnu, dans la littérature scientifique mondiale, comme un élément déterminant vis-à-vis du pronostic au long cours de la maladie. Ces personnes sont donc des acteurs majeurs du rétablissement de leur proche.

En revanche, la relation d’aide au proche souffrant de trouble psychiatrique sévère constitue une expérience douloureuse, fréquemment désignée sous le terme de « fardeau ». En effet, à la différence des aidants professionnels, les limites du champ d’action des aidants familiaux ne sont pas déterminées et comprennent aussi bien :

  • la réalisation de tâches matérielles, de tâches liées à l’hygiène ;
  • la gestion des activités quotidiennes, au traitement ;
  • un soutien affectif envers des personnes vis-à-vis desquelles elles ne sont pas neutres affectivement.

De ce fait, les aidants familiaux sont souvent dans l’impossibilité de répondre à leurs propres besoins, avec des conséquences délétères sur leur santé physique et un risque élevé de dépression. Les aidants constituent ainsi une population vulnérable qu'il est important de soutenir et d'accompagner.


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