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31 janvier 2026

Schizophrénie : le rôle inattendu du cervelet

Publié le 13 janv. 2026

Une équipe de l’UNIGE et des HUG décrit pour la première fois l’interaction entre le cervelet et le système de récompense chez les personnes atteintes de schizophrénie.

Apathie, retrait social, perte de motivation: les symptômes dits «négatifs» de la schizophrénie sont parmi les plus invalidants et les plus difficiles à traiter. Une équipe de l’Université de Genève (UNIGE) révèle aujourd’hui le rôle inattendu du cervelet dans leur apparition, via sa capacité à moduler le système cérébral de la récompense. Ce mécanisme, jusqu’ici peu exploré, ouvre la voie à de nouvelles approches thérapeutiques ciblées et non invasives. L’étude est publiée dans Biological Psychiatry*.

Trouble neuropsychiatrique affectant 1 % de la population, la schizophrénie est connue pour ses symptômes hallucinatoires ou délirants. Mais la maladie se caractérise également par une forte apathie, une difficulté à ressentir du plaisir et un retrait social progressif. Ces symptômes dits «négatifs», pour lesquels il n’existe pas de traitement, sont particulièrement invalidants.

Nous montrons qu’une régulation renforcée du cervelet sur le système de récompense s’accompagne d’une atténuation des symptômes négatifs et inversement.

Plusieurs études ont montré que des anomalies du système de la récompense – et plus précisément de l’aire tegmentale ventrale (ATV) productrice de la dopamine – sont associées à ces symptômes. L’ATV serait en effet suractivée chez les personnes atteintes de schizophrénie, engendrant une impression que «tout se vaut» et donc une absence de motivation.

Le cervelet, un régulateur caché

Dans une étude novatrice, une équipe de l’UNIGE et des HUG montre que le cervelet joue un rôle clé dans la régulation, ou la dérégulation, de ce mécanisme via l’ATV. «Notre ‘‘petit cerveau’’ abrite en réalité 50% de nos neurones. S’il a longtemps été cantonné à son rôle strictement moteur, on découvre aujourd’hui qu’il assure aussi des fonctions émotionnelles et cognitives importantes», explique Indrit Bègue, professeure assistante au sein du Laboratoire de neuroimagerie et psychiatrie translationnelle du Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l’UNIGE, au Centre Synapsy de recherche en neurosciences pour la santé mentale, et médecin hospitalo-universitaire au Service de psychiatrie adulte des HUG, qui a dirigé ses travaux.
Grâce au suivi de 146 patients et patientes, sur une période allant de 3 à 9 mois, ainsi qu’à l’analyse d’une cohorte indépendante de validation, l’équipe a observé et décrit pour la première fois l’interconnexion entre le cervelet et l’ATV dans le contexte de la schizophrénie. «Nous montrons qu’une régulation renforcée du cervelet sur le système de récompense s’accompagne d’une atténuation des symptômes négatifs et inversement. Ce mécanisme inédit ouvre des perspectives pour développer des approches thérapeutiques ciblées», explique Jade Awada, doctorante dans l’équipe d’Indrit Bègue, au Laboratoire de neuroimagerie et psychiatrie translationnelle du Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l’UNIGE ainsi qu’au Centre Synapsy de recherche en neurosciences pour la santé mentale, première auteure de l’étude. Ces analyses ont été réalisées par Jade Awada et Farnaz Delavari, co-première auteure de l’étude et chercheuse dans le laboratoire du Pr Stephan Eliez.

Une cible thérapeutique accessible?

Contrairement à l’ATV, située dans les couches profondes du cerveau, le cervelet est localisé en surface, à l’arrière du crâne. Il est donc beaucoup plus accessible et peut faire l’objet d’interventions non-invasives, comme la stimulation magnétique transcrânienne. «Il s’agit de générer des champs magnétiques à proximité de la zone cérébrale ciblée – ici le cervelet – pour la stimuler et la renforcer. Nous sommes actuellement en train d’évaluer les possibilités de ce dispositif pour ‘‘soigner’’ le circuit entre le cervelet et l’ATV mis en évidence dans notre étude», indique Indrit Bègue. Un essai randomisé contrôlé, financé par la Fondation Leenaards (Prix Scientifique 2023) et la Fondation Privée des HUG, est déjà en cours sur une cohorte de patients et patientes au sein du Campus Biotech. Les résultats sont attendus pour 2028.

*A Longitudinal and Reproducible Anti-Coactivation Pattern Between the Cerebellum and the Ventral Tegmental Area Is Related to Apathy in Schizophrenia - Biological Psychiatry

Schizophrénie: le rôle inattendu du cervelet - Médias - UNIGE

30 janvier 2026

Ultrasons : piste prometteuse contre la dépression résistante

Publié le 16 janvier 2026

Le 13 janvier 2026, Handicap.fr s’intéressait à la technologie innovante de Sonomind, start-up française lauréate du Prix Marcel Dassault pour l’innovation en psychiatrie 2025, remis par la Fondation FondaMental et le Groupe Dassault.

Sonomind a développé une technique de neuromodulation par ultrasons pour traiter la dépression résistante. Indolore et non invasive, cette méthode cible avec précision les circuits cérébraux impliqués dans les troubles de l’humeur, grâce à une lentille acoustique personnalisée imprimée en 3D. Les premiers essais cliniques menés en France montrent une réduction des symptômes de plus de 60 % après cinq jours de traitement, sans effets secondaires.

Cette approche représente un espoir supplémentaire dans la lutte contre les formes résistantes de dépression, qui concernent 30 à 50 % des patients et pour lesquelles les traitements classiques se révèlent inefficaces.

Handicap.fr | Ultrasons: piste prometteuse contre la dépression résistante | Actualités | Fondation FondaMental

29 janvier 2026

Évaluer la place de l’accueil familial thérapeutique en psychiatrie : un enjeu de recherche et de santé publique

Mis en ligne le 07 janvier 2026

Alternative historique à l’hospitalisation prolongée, l’accueil familial thérapeutique en psychiatrie reste peu évalué en France. Le Vinatier et le Centre Hospitalier d’Ainay-le-Château s’engagent dans une recherche nationale pour mesurer ses bénéfices cliniques, sociaux et organisationnels.

L’accueil familial thérapeutique : un modèle ancien, encore méconnu

L’accueil familial thérapeutique a été l’une des premières alternatives à l’hospitalisation psychiatrique. Il s’est développé lors de la fermeture progressive des asiles.
Son principe est simple : des familles d’accueil thérapeutiques, formées et encadrées, hébergent une à trois personnes vivant avec des troubles psychiatriques sévères.
Ce modèle existe encore aujourd’hui dans plusieurs pays : Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Croatie, États-Unis. Il reste pourtant marginal en France.

Un dispositif toujours actif à Ainay-le-Château

En France, l’accueil familial thérapeutique est principalement porté par le Centre Hospitalier d’Ainay-le-Château.
Actuellement, 228 patients y sont accueillis au sein de 128 familles.

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28 janvier 2026

[Podcast] : "Santé mentale" : de quoi parle-t-on ?

Une série de podcasts réalisés par Laetitia FORGEOT d'ARC dans le cadre de la Maison de la Santé Mentale de l'Eurométropole de Strasbourg.

Récits croisés : Six personnes ont osé se jeter à l'eau pour témoigner et nous faire comprendre ! 

Parler de la santé mentale sans tabou, c'est possible grâce aux témoignages de Evelyne, Margot, Bénane, Dalila, Eric et Joséphine ! Ils parlent sans fard de leurs combats, des souffrances et des mots qui blessent, de leur espérance aussi. 

Le courage des Gueules cachées au service de la déstigmatisation.

Accès direct au premier épisode :

https://smartlink.ausha.co/gueules-cachees-1/recits-croises-episode-1

Tout les épisodes sont accessibles sur les serveurs Deezer, Spotify ou Apple Podcasts.

Sinon, retrouvez-les tous sur le site Gueules cachées.

Avec le soutien de l'UNAFAM, groupe du Bas-Rhin.

27 janvier 2026

Le jeu de rôle, un outil de soin ?

Santé mentale N°303 Décembre 2025

Les équipes soignantes mobilisent de plus en plus le jeu de rôle dans leurs pratiques. Cet outil met en travail les capacités relationnelles, les angoisses du lien, les difficultés de la rencontre et de l’ajustement avec l’autre, autant de problématiques au cœur des troubles psychiques. Quelles différences avec le psychodrame ? Rétablissement, psychoéducation, entraînement des habiletés sociales, formation… Comment le jeu de rôle permet-il d’expérimenter une autre place, de "progresser" ou d’engager des changements profonds ?

26 janvier 2026

Handicap : frères et sœurs, l'angoisse de l'après-parents

Derrière la solidarité fraternelle, une inquiétude persistante : celle de l'après-parents. Frères et sœurs de personnes handicapées racontent une charge invisible, aux effets profonds sur leurs parcours de vie, encore trop peu prise en compte.

18 janvier 2026 • Par Cassandre Rogeret / Handicap.fr

« Est-ce que je devrai la prendre sous mon aile ? Même si j'essaie de ne pas y penser, cette question trotte dans la tête de tout le monde. » À 19 ans, Valentine, sœur de Juliette, de quatre ans sa cadette, porteuse d'une maladie génétique rare, met des mots sur une angoisse que partagent des milliers de frères et sœurs en France : que se passera-t-il quand les parents ne seront plus là ? Une inquiétude diffuse, persistante, qui s'invite dans les choix de vie, les trajectoires professionnelles et l'intime.

Frères et sœurs : les aidants de l'ombre

Être frère ou sœur d'une personne en situation de handicap intellectuel, cognitif, psychique ou autre, c'est souvent grandir plus vite que les autres. C'est apprendre à composer avec la différence, mais aussi endosser progressivement un rôle d'aidant, parfois sans même le nommer. « On parle de plus en plus des proches aidants, en particulier les parents, mais on oublie trop souvent les frères et sœurs », déplore Luc Gateau, président de l'Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei). Pourtant, ils deviennent très souvent, à terme, les aidants principaux.

Frontière floue entre présence et responsabilité permanente

95 % des parents d'enfants en situation de handicap redoutent l'avenir de leur enfant lorsqu'ils ne seront plus là, selon l'enquête de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), "Le handicap en chiffres – édition 2024". Une inquiétude qui rejaillit directement sur la fratrie et est « d'autant plus forte que le manque de solutions d'accompagnement adaptées est criant », poursuit Luc Gateau. « Je gère le quotidien de ma sœur depuis le décès de notre mère : l'administratif, les courses, le suivi médical… », témoigne Andrée, 65 ans, sœur et tutrice de Pascale. Et d'ajouter cette phrase transmise par sa mère : « Tu n'as pas à prendre en charge ta sœur mais tu as à en avoir le souci ». Une frontière souvent floue entre présence affective et responsabilité permanente.

25 janvier 2026

Stimuler le système immunitaire pour traiter la dépression bipolaire : de premiers résultats encourageants pour l’interleukine-2

Publié le 19 décembre 2025

Marion Leboyer, professeur de psychiatrie (UPEC, AP-HP, Inserm), directrice scientifique du Programme français de psychiatrie de précision (PEPR PROPSY) et directrice générale de la Fondation FondaMental.

En 2025, nous avons publié une étude dans le cadre du projet européen H2020 MOODSTRATIFICATION, menée avec l’AP-HP. Elle explorait une piste innovante pour traiter la dépression bipolaire : stimuler le système immunitaire avec une faible dose d’interleukine-2 (IL-2). Cette molécule, naturellement produite par le corps, agit en augmentant le nombre de lymphocytes T régulateurs (Tregs), des cellules clés du système immunitaire qui protègent notre corps contre les réactions inflammatoires excessives et le développement de maladies auto-immunes.

En effet, de plus en plus de recherches montrent que toutes les maladies mentales (par exemple : dépressions, troubles bipolaires ou schizophrénies) mais pas tous les patients, peuvent être liés à une inflammation chronique et à des anomalies du système immunitaire.

Dans cette première étude clinique mené en double aveugle sur un petit nombre de patients, les participants ayant reçu cette faible dose d’IL-2 ont vu leurs symptômes dépressifs et anxieux s’améliorer progressivement, tout en présentant une très bonne tolérance au traitement. Ces résultats suggèrent que rééquilibrer le système immunitaire pourrait avoir un effet direct sur les symptômes psychiatriques, ouvrant la voie à des traitements totalement nouveaux pour les personnes qui ne répondent pas suffisamment aux thérapies actuelles.

L’étape suivante sera de reproduire ces résultats sur un plus grand nombre de patients, et d’étendre l’approche à d’autres troubles mentaux présentant une composante inflammatoire. À terme, l’objectif est de développer des traitements personnalisés, adaptés au profil immunitaire de chaque patient. C’est tout l’enjeu du Programme Français de psychiatrie de précision (PEPR PROPSY), qui a pour objectif d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques adaptées aux différents sous-groupes de patients.

Stimuler le système immunitaire pour traiter la dépression bipolaire : de premiers résultats encourageants pour l’interleukine-2 | Actualités | Fondation FondaMental

24 janvier 2026

Passport BP : un parcours innovant pour les patients bipolaires

Publié le 13 janvier 2026

Lancée en 2019, l’expérimentation nationale Passport BP (pour « parcours de soins innovant dédié aux personnes atteintes de troubles bipolaires ») conduite par la Fondation FondaMental en partenariat avec Sêméia (1) repose sur une organisation inédite : un suivi personnalisé assuré par des infirmiers « case managers » spécialement formés, appuyé par des outils numériques de télésuivi, de psychoéducation et de remédiation cognitive.

Plus de 1000 patients ont ainsi bénéficié de ce suivi au sein de plusieurs établissements hospitaliers de référence, dont les Hôpitaux universitaires Henri-Mondor à Créteil, le CHU de Clermont-Ferrand, le CHU de Besançon et le Centre Hospitalier Le Vinatier à Lyon.

23 janvier 2026

Loi sur les centres experts en santé mentale : le Sénat valide, d’autres fustigent

Jean-Bernard Gervais ; 30 décembre 2025

Le 16 décembre, le Sénat a adopté la proposition de loi déposée par le sénateur médecin Alain Milon, sur l’intégration des centres experts en santé mentale dans le code de santé publique. Ce vote favorable intervient malgré l’opposition de nombreux psychiatres et psychologues pour lesquels l’efficacité de tels centres est contestée.

Dans l’exposé des motifs de cette proposition de loi polémique, Alain Milon (Les Républicains) rappelle que la psychiatrie française est organisée en secteurs "d’environ 70 000 personnes", "offrant un panier de soins intra et extra hospitalier" pour une prise en charge de proximité.

« Cependant, l'accès tardif aux soins ne garantit ni une prévention satisfaisante, ni une prise en charge spécialisée par pathologie, ni une prise en charge des comorbidités somatiques conduisant à une mortalité prématurée pour les patients concernés », relève Alain Milon.

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22 janvier 2026

Le Monde.fr : La prison, un "nouvel asile" au bord de l’implosion

Par Grégoire Biseau et Camille Stromboni ; Publié le 29 décembre 2025

Surpopulation carcérale, pression sécuritaire, crise de la psychiatrie… les professionnels de la santé et de l’administration pénitentiaire dénoncent une situation alarmante et le silence des politiques.

Le jeudi 11 décembre après-midi, à la maison d’arrêt d’Argentan (Orne), les surveillants ont découvert le corps de Yanis, 22 ans, pendu, au milieu de sa cellule. Toujours en vie, mais inanimé, il est transporté en urgence à l’hôpital d’Alençon, où il meurt deux jours plus tard. Incarcéré depuis janvier 2024 à la prison d’Evreux (Eure), il avait été transféré en novembre de la même année au centre pénitentiaire d’Argentan, après une double condamnation (à quinze mois de prison ferme), pour vol aggravé et recel.

Cela faisait plusieurs mois déjà que l’état psychologique de Yanis se dégradait. A plusieurs reprises, il a fait état à ses proches d’un sentiment de persécution de plus en plus prononcé. En juin, sa famille, relayée par son avocat, Eric Plouvier, alerte la direction de la prison et demande un transfert d’établissement. Sans réponse. L’été se passe et l’état dépressif de Yanis se détériore. Il est hospitalisé une première fois le 28 octobre, au centre psychothérapique de l’Orne, à Alençon, puis le 6 novembre au centre hospitalier d’Argentan. Après chaque séjour, c’est le retour en cellule.

Le dimanche 7 décembre, sa mère lui rend visite et s’aperçoit qu’il tient des propos suicidaires, entend des voix et refuse de s’alimenter depuis plusieurs jours. A la sortie, elle exige une intervention médicale en urgence. Le lendemain, Me Plouvier écrit au directeur de l’établissement un courrier, que Le Monde a pu consulter, dans lequel il demande « la mise en œuvre sans délai de toutes les mesures susceptibles de préserver son intégrité physique ». « Un examen urgent par un psychiatre ou un psychologue apparaît également indispensable », est-il ajouté.

Le courrier reste sans réponse et, deux jours plus tard, Yanis se pend dans sa cellule. « Aujourd’hui, on préfère laisser les détenus atteints de troubles psychiques mourir en prison plutôt que de les soigner en hôpital », condamne Eric Plouvier, qui compte attaquer l’Etat en responsabilité.

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https://sante-secu-social.npa-lanticapitaliste.org/spip.php?article11809

21 janvier 2026

RAPPEL de certains médicaments !

Rappel des médicaments injectables Palipéridone LP (Biogaran), Rispéridone LP et Octréotide LP (Téva) sans impact sur la couverture des besoins qui est assurée.

Nous avons été informés d’un risque potentiel de non-conformité des médicaments suivants en forme injectable : Palipéridone à libération prolongée (LP) Biogaran, Rispéridone LP et Octréotide LP Téva. Aucun cas grave de pharmacovigilance en lien avec ce risque de non-conformité n’a été signalé à ce jour. Par mesure de précaution, tous les dosages de tous les lots de ces médicaments sont rappelés auprès des grossistes répartiteurs, des pharmaciens de ville et hospitaliers.

La couverture des besoins des patients pour ces trois médicaments reste assurée par d’autres laboratoires.

La palipéridone LP et la rispéridone LP injectables sont des antipsychotiques utilisés dans le traitement des patients souffrant de schizophrénie. L’octréotide LP injectable, elle, est un médicament utilisé pour le traitement de l’acromégalie (trouble hormonal) ou de symptômes associés à des tumeurs endocriniennes.
Ces rappels n’entraîneront pas de détérioration de la disponibilité de ces médicaments, d’autres laboratoires ayant pris le relais pour assurer la couverture complète des besoins.

Les professionnels de la chaîne du médicament qui ont encore en stock un des médicaments concernés par le rappel sont invités à les retourner selon les modalités spécifiées par les laboratoires.

Actualité - Rappel des médicaments injectables Palipéridone LP (Biogaran), Rispéridone LP et Octréotide LP (Téva) sans impact sur la couverture des besoins qui est assurée - ANSM

20 janvier 2026

Programme de la Maison de la Santé Mentale

Pour visualiser les activités, les groupe de paroles et les permanences de la Maison de la Santé Mentale de l'Eurométropole de Strasbourg prévus en janvier 2026, cliquez sur le lien suivant :

https://www.canva.com/design/DAG8Oj7ogk4/Mh-R_BV2psOH3YAHfkBY_A/view?

19 janvier 2026

12 janvier 2026

Participez à l'enquête de l'UNAFAM !

Message de l’Unafam

Je vous propose de faire un pas de plus en prenant 10 minutes de votre temps pour répondre à cette enquête, inspirée de celle qu'a réalisée l'association familiale Argos 2001, centrée sur la bipolarité. 

Cette enquête qui concerne toutes les maladies psychiques, nous permettra de faire un bilan des difficultés que votre proche ou vous-même avez rencontrées en 2025, afin de faire remonter ces informations à l'ANSM. Nous pourrons mettre en évidence les solutions de remplacement de molécules qui sont acceptables ou non. Il est important d'informer sur le ressenti des patients comme sur les conséquences médicales de la pénurie. 
Avec l'ANSM, nous pourrons ainsi faire pression pour faire jouer les mécanismes de solidarité européenne et assurer que les besoins soient couverts sur des médicaments à risque.

Emmanuelle Rémond, Présidente

11 janvier 2026

Santé mentale : Fin de la pénurie pour la rispéridone, psychotrope pour la schizophrénie et les troubles bipolaires

L’approvisionnement en rispéridone, traitement utilisé contre la schizophrénie et les troubles bipolaires, a repris normalement, a annoncé mercredi l’agence du médicament, alors que ce médicament faisait partie des multiples psychotropes sujets à des risques de pénurie.

Les approvisionnements en rispéridone injectable, produite par le laboratoire Janssen, « ont repris pour l’ensemble des dosages, en quantité suffisante pour couvrir l’ensemble des besoins des patients et continuer de pallier les difficultés d’approvisionnement des autres laboratoires », a annoncé dans un communiqué l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM)*. En conséquence, « nous abrogeons l’ensemble des mesures exceptionnelles mises en place dans le contexte de la pénurie », précise l’agence.

L’ANSM avait mis en place, à l’automne, plusieurs mesures restrictives auprès des médecins et pharmaciens, constatant des difficultés d’approvisionnement à travers toute l’Europe pour la rispéridone administrée par injection. Ce médicament est essentiellement indiqué dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires.

Pénuries de médicaments pour les traitements psychiatriques

Les tensions étaient dues à un enchaînement de problèmes d’un laboratoire à l’autre. Janssen, filiale pharmaceutique du groupe américain Johnson & Johnson, avait dû suspendre sa production, alors qu’il devait déjà compenser une rupture de stock du laboratoire Teva provoquée par des problèmes de production du fabricant grec Pharmathen. Janssen, qui soupçonnait un défaut de qualité sur son traitement, a finalement pu reprendre la production après des investigations.

Ces difficultés s’inscrivaient dans un contexte plus large où nombre de traitements psychiatriques font l’objet de pénuries. Ainsi, la quétiapine, autre médicament prescrit face à la schizophrénie, continue à être difficile à trouver dans les pharmacies.

Ces tensions et pénuries sont une épreuve pour les malades, pour qui un arrêt brutal de traitement peut avoir des conséquences dramatiques. Elles ont des causes diverses, dont la délocalisation de la production de principes actifs et un système de fixation des prix parfois jugé insuffisamment rémunérateur par l’industrie pharmaceutique.

*Actualité - Tensions d’approvisionnement en rispéridone injectable : les approvisionnements ont repris, nous abrogeons les mesures - ANSM

Santé mentale : Fin de la pénurie pour la rispéridone, psychotrope pour la schizophrénie et les troubles bipolaires