Nouvelles fixes

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vous accompagne tout au long de la nouvelle année...

23 janvier 2026

Loi sur les centres experts en santé mentale : le Sénat valide, d’autres fustigent

Jean-Bernard Gervais ; 30 décembre 2025

Le 16 décembre, le Sénat a adopté la proposition de loi déposée par le sénateur médecin Alain Milon, sur l’intégration des centres experts en santé mentale dans le code de santé publique. Ce vote favorable intervient malgré l’opposition de nombreux psychiatres et psychologues pour lesquels l’efficacité de tels centres est contestée.

Dans l’exposé des motifs de cette proposition de loi polémique, Alain Milon (Les Républicains) rappelle que la psychiatrie française est organisée en secteurs "d’environ 70 000 personnes", "offrant un panier de soins intra et extra hospitalier" pour une prise en charge de proximité.

« Cependant, l'accès tardif aux soins ne garantit ni une prévention satisfaisante, ni une prise en charge spécialisée par pathologie, ni une prise en charge des comorbidités somatiques conduisant à une mortalité prématurée pour les patients concernés », relève Alain Milon.

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22 janvier 2026

Le Monde.fr : La prison, un "nouvel asile" au bord de l’implosion

Par Grégoire Biseau et Camille Stromboni ; Publié le 29 décembre 2025

Surpopulation carcérale, pression sécuritaire, crise de la psychiatrie… les professionnels de la santé et de l’administration pénitentiaire dénoncent une situation alarmante et le silence des politiques.

Le jeudi 11 décembre après-midi, à la maison d’arrêt d’Argentan (Orne), les surveillants ont découvert le corps de Yanis, 22 ans, pendu, au milieu de sa cellule. Toujours en vie, mais inanimé, il est transporté en urgence à l’hôpital d’Alençon, où il meurt deux jours plus tard. Incarcéré depuis janvier 2024 à la prison d’Evreux (Eure), il avait été transféré en novembre de la même année au centre pénitentiaire d’Argentan, après une double condamnation (à quinze mois de prison ferme), pour vol aggravé et recel.

Cela faisait plusieurs mois déjà que l’état psychologique de Yanis se dégradait. A plusieurs reprises, il a fait état à ses proches d’un sentiment de persécution de plus en plus prononcé. En juin, sa famille, relayée par son avocat, Eric Plouvier, alerte la direction de la prison et demande un transfert d’établissement. Sans réponse. L’été se passe et l’état dépressif de Yanis se détériore. Il est hospitalisé une première fois le 28 octobre, au centre psychothérapique de l’Orne, à Alençon, puis le 6 novembre au centre hospitalier d’Argentan. Après chaque séjour, c’est le retour en cellule.

Le dimanche 7 décembre, sa mère lui rend visite et s’aperçoit qu’il tient des propos suicidaires, entend des voix et refuse de s’alimenter depuis plusieurs jours. A la sortie, elle exige une intervention médicale en urgence. Le lendemain, Me Plouvier écrit au directeur de l’établissement un courrier, que Le Monde a pu consulter, dans lequel il demande « la mise en œuvre sans délai de toutes les mesures susceptibles de préserver son intégrité physique ». « Un examen urgent par un psychiatre ou un psychologue apparaît également indispensable », est-il ajouté.

Le courrier reste sans réponse et, deux jours plus tard, Yanis se pend dans sa cellule. « Aujourd’hui, on préfère laisser les détenus atteints de troubles psychiques mourir en prison plutôt que de les soigner en hôpital », condamne Eric Plouvier, qui compte attaquer l’Etat en responsabilité.

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https://sante-secu-social.npa-lanticapitaliste.org/spip.php?article11809

21 janvier 2026

RAPPEL de certains médicaments !

Rappel des médicaments injectables Palipéridone LP (Biogaran), Rispéridone LP et Octréotide LP (Téva) sans impact sur la couverture des besoins qui est assurée.

Nous avons été informés d’un risque potentiel de non-conformité des médicaments suivants en forme injectable : Palipéridone à libération prolongée (LP) Biogaran, Rispéridone LP et Octréotide LP Téva. Aucun cas grave de pharmacovigilance en lien avec ce risque de non-conformité n’a été signalé à ce jour. Par mesure de précaution, tous les dosages de tous les lots de ces médicaments sont rappelés auprès des grossistes répartiteurs, des pharmaciens de ville et hospitaliers.

La couverture des besoins des patients pour ces trois médicaments reste assurée par d’autres laboratoires.

La palipéridone LP et la rispéridone LP injectables sont des antipsychotiques utilisés dans le traitement des patients souffrant de schizophrénie. L’octréotide LP injectable, elle, est un médicament utilisé pour le traitement de l’acromégalie (trouble hormonal) ou de symptômes associés à des tumeurs endocriniennes.
Ces rappels n’entraîneront pas de détérioration de la disponibilité de ces médicaments, d’autres laboratoires ayant pris le relais pour assurer la couverture complète des besoins.

Les professionnels de la chaîne du médicament qui ont encore en stock un des médicaments concernés par le rappel sont invités à les retourner selon les modalités spécifiées par les laboratoires.

Actualité - Rappel des médicaments injectables Palipéridone LP (Biogaran), Rispéridone LP et Octréotide LP (Téva) sans impact sur la couverture des besoins qui est assurée - ANSM

20 janvier 2026

Programme de la Maison de la Santé Mentale

Pour visualiser les activités, les groupe de paroles et les permanences de la Maison de la Santé Mentale de l'Eurométropole de Strasbourg prévus en janvier 2026, cliquez sur le lien suivant :

https://www.canva.com/design/DAG8Oj7ogk4/Mh-R_BV2psOH3YAHfkBY_A/view?

19 janvier 2026

12 janvier 2026

Participez à l'enquête de l'UNAFAM !

Message de l’Unafam

Je vous propose de faire un pas de plus en prenant 10 minutes de votre temps pour répondre à cette enquête, inspirée de celle qu'a réalisée l'association familiale Argos 2001, centrée sur la bipolarité. 

Cette enquête qui concerne toutes les maladies psychiques, nous permettra de faire un bilan des difficultés que votre proche ou vous-même avez rencontrées en 2025, afin de faire remonter ces informations à l'ANSM. Nous pourrons mettre en évidence les solutions de remplacement de molécules qui sont acceptables ou non. Il est important d'informer sur le ressenti des patients comme sur les conséquences médicales de la pénurie. 
Avec l'ANSM, nous pourrons ainsi faire pression pour faire jouer les mécanismes de solidarité européenne et assurer que les besoins soient couverts sur des médicaments à risque.

Emmanuelle Rémond, Présidente

11 janvier 2026

Santé mentale : Fin de la pénurie pour la rispéridone, psychotrope pour la schizophrénie et les troubles bipolaires

L’approvisionnement en rispéridone, traitement utilisé contre la schizophrénie et les troubles bipolaires, a repris normalement, a annoncé mercredi l’agence du médicament, alors que ce médicament faisait partie des multiples psychotropes sujets à des risques de pénurie.

Les approvisionnements en rispéridone injectable, produite par le laboratoire Janssen, « ont repris pour l’ensemble des dosages, en quantité suffisante pour couvrir l’ensemble des besoins des patients et continuer de pallier les difficultés d’approvisionnement des autres laboratoires », a annoncé dans un communiqué l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM)*. En conséquence, « nous abrogeons l’ensemble des mesures exceptionnelles mises en place dans le contexte de la pénurie », précise l’agence.

L’ANSM avait mis en place, à l’automne, plusieurs mesures restrictives auprès des médecins et pharmaciens, constatant des difficultés d’approvisionnement à travers toute l’Europe pour la rispéridone administrée par injection. Ce médicament est essentiellement indiqué dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires.

Pénuries de médicaments pour les traitements psychiatriques

Les tensions étaient dues à un enchaînement de problèmes d’un laboratoire à l’autre. Janssen, filiale pharmaceutique du groupe américain Johnson & Johnson, avait dû suspendre sa production, alors qu’il devait déjà compenser une rupture de stock du laboratoire Teva provoquée par des problèmes de production du fabricant grec Pharmathen. Janssen, qui soupçonnait un défaut de qualité sur son traitement, a finalement pu reprendre la production après des investigations.

Ces difficultés s’inscrivaient dans un contexte plus large où nombre de traitements psychiatriques font l’objet de pénuries. Ainsi, la quétiapine, autre médicament prescrit face à la schizophrénie, continue à être difficile à trouver dans les pharmacies.

Ces tensions et pénuries sont une épreuve pour les malades, pour qui un arrêt brutal de traitement peut avoir des conséquences dramatiques. Elles ont des causes diverses, dont la délocalisation de la production de principes actifs et un système de fixation des prix parfois jugé insuffisamment rémunérateur par l’industrie pharmaceutique.

*Actualité - Tensions d’approvisionnement en rispéridone injectable : les approvisionnements ont repris, nous abrogeons les mesures - ANSM

Santé mentale : Fin de la pénurie pour la rispéridone, psychotrope pour la schizophrénie et les troubles bipolaires