Nouvelles fixes

 Les Journées de la Schizophrénie sont de retour du 15 au 22 mars 2025

Cette année, 40 évènements gratuits et ouverts à tous pour :

= Déstigmatiser la schizophrénie et les troubles psy
= Déconstruire les stéréotypes
= Favoriser les échanges entre personnes concernées, proches et professionnels
= Mieux comprendre les bonnes pratiques et découvrir de nouvelles données sur le diagnostic

Nouvelles


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30 septembre 2024

Podcast réalisé par l’équipe de Radio Barjot’s

Lors de la Nuit du Handicap qui s'est tenue l'après-midi du 15 juin 2024, l'équipe de journalistes du GEM Aube a interviewé différentes personnes présentes sur les différents stands à cette occasion dont celui représentant les associations Unafam et Tp-Tp.

Ecoutez l'interview de Michelle Escudié (à partir de 6 minutes).

https://podcast.mobile-adenum.fr/@radiobarjots/episodes/nuit-du-handicap-2024



29 septembre 2024

Maladies psychiques : la souffrance des aidants encore trop mal prise en charge

En France, ils sont 11 millions à soutenir un proche atteint de schizophrénie, de bipolarité ou de troubles psychiques divers. Ces aidants doivent affronter chaque jour une multitude de défis qui affectent leur propre bien-être. Témoignages en Alsace.

Les trois quarts des aidants se sont déjà sentis seuls face à la maladie de leur fils ou fille, frère ou sœur, selon l’Unafam.

Ses mains s’entremêlent, ses doigts se tordent. Josiane déglutit, avant de lâcher : « Cataclysme, c’est le mot. C’est ce qu’on a vécu lorsqu’on l’a appris… Dix ans de galère pour poser un diagnostic pour mon fils : la schizophrénie». Troubles psychiques : voilà bien un terme médical qui fait peur, au point que personne n’ose en parler. Et pourtant les proches de malades en ressentent toujours le besoin. D’autant que, dans leur diversité – schizophrénie, bipolarité, bouffées délirantes –, ces affections psychiques sont trop souvent méconnues du grand public.

« Toute ma famille m’a tourné le dos »

« Ça a été un drame, un effondrement, une montée de colère… Et puis on avance, parce qu’on n’a pas le choix, mais personne ne nous tend la main. Le corps médical ? J’ai quitté le secteur, ce n’est qu’un leurre ! On est seuls face à la maladie. Donc on survit », tranche la mère de Paul (*), schizophrène depuis son adolescence et âgé de 38 ans aujourd’hui.

Alsace. Maladies psychiques : la souffrance des aidants encore trop mal prise en charge (dna.fr)

28 septembre 2024

Handicap : enfin !

Suite aux protestations de nombreuses associations, le Premier Ministre a complété son gouvernement.

Charlotte Parmentier-Lecocq, députée "Horizons" du Nord, a été nommée ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités, de l’Autonomie et de l’Égalité entre les femmes et les hommes, chargée des Personnes en situation de handicap, indique l’Élysée. Elle sera rattachée à Paul Christophe, son ministre de tutelle.



25 septembre 2024

Ozempic et Wegovy : que sait-on vraiment de la molécule "miracle" GLP-1 qui soignerait obésité, addiction et dépression ?

La molécule GLP-1, déjà utilisée contre le diabète de type 2 et l'obésité, semble avoir des effets prometteurs dans de nombreuses pathologies, allant de l'insuffisance cardiaque, aux maladies du foie, Alzheimer, Parkinson, allant même jusqu'à la dépression et l'addiction. Sciences et Avenir fait le point sur les effets avérés ou non de ce médicament aux effets encore mystérieux.

Approuvée en France pour le diabète de type 2 (sous le nom d’Ozempic) et pour traiter l’obésité (sous le nom de Wegovy), la molécule GLP-1 n’en finit pas de faire parler d’elle. La liste de pathologies dans lesquelles elle semble montrer un effet positif s’allonge de mois en mois : maladies cardiaques, rénales, Parkinson, Alzheimer, dépression ou addiction sont autant de domaines dans lesquels ce médicament suscite de l’espoir.

À tel point qu’il devient difficile d’y voir très clair parmi les effets avérés et ceux qui restent supposés.

Ozempic et Wegovy : que sait-on vraiment de la molécule "miracle" GLP-1 ? - Sciences et Avenir

24 septembre 2024

La santé mentale, grande cause 2025 ? Les professionnels attendent du concret

Le Premier ministre Michel Barnier a annoncé vouloir faire de la santé mentale la grande cause nationale de l'année 2025. Les professionnels attendent désormais des actes pour la psychiatrie.

« J’ai une mère qui a pendant 35 ans été présidente en Savoie de l’Union nationale des amis et familles de personnes malades et/ou handicapés psychiques, l’Unafam, et (…) je voudrais que la santé mentale soit la grande cause nationale en 2025 », a déclaré Michel Barnier sur le plateau du Journal télévisé de France 2, ce 22 septembre. Après une année 2024 consacrée à la promotion de l'activité physique et sportive, la perspective d’une telle labélisation – qui permet d’obtenir des diffusions gratuites de messages sur les radios et télévisions publiques – fait consensus pour la santé mentale. Mais les professionnels sur le terrain attendent du concret alors qu’un tiers des postes de praticiens hospitaliers sont vacants tandis que le nombre de patients en psychiatrie a été multiplié par deux ces vingt dernières années (jusqu’à 2 millions de Français pris en charge chaque année).

« C’est dans l’air du temps, c’était attendu », remarque auprès du Quotidien le Pr Bruno Falissard, président de la Société française de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent et disciplines associées (Sfpeada). Dès janvier, un collectif de 22 acteurs de la psychiatrie, du médico-social et des proches*, a lancé une pétition pour faire de la santé mentale une priorité en 2025 ; elle comptabilise plus de 42 600 signatures à ce jour. Partageant le même but, en avril, des députés (en majorité Renaissance) avaient déposé à l’Assemblée nationale une proposition de résolution.

Trop de grands-messes sans retombées concrètes

« C’est une bonne idée, bien sûr », commente le Pr Falissard. « Nous prenons note de cette annonce, qui reflète à quel point cette cause était laissée dans l’oubli depuis très longtemps », réagit auprès du Quotidien la Dr Marie-José Cortès, présidente du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH). « Nous attendons désormais du concret, car les multiples travaux lancés jusqu’à présent se sont arrêtés », poursuit-elle. « Que, enfin, les gestes suivent… », exhorte encore sur X le Pr Olivier Bonnot, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Le Collège national des universitaires de psychiatrie (Cnup) a quant à lui fait un appel du pied à Michel Barnier sur X : « On a des idées, de l’ambition et de la volonté ! À votre disposition Monsieur le Premier ministre, vous pouvez compter sur nous ».

Malgré l’engagement, en septembre 2023, de la Première ministre Catherine Vautrin de mettre l’accent sur la santé mentale des jeunes, les Assises de la pédiatrie et de la santé mentale au printemps 2024 ont déçu les professionnels de la psychiatrie. Quant au Conseil national de la refondation (CNR), prévu à l’été, il a été annulé après la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par Emmanuel Macron.

« Jusqu’à présent, nous avons assisté à de grands raouts qui accouchent d’une petite souris. Les Assises de la santé mentale de 2021 prévoyaient 800 postes dans les centres médico-psychologiques (CMP) adultes et enfants. Aujourd’hui, moins d’un CMP sur quatre a obtenu ce poste », déplore la Dr Cortès. « Nous ne voulons pas d’usines à gaz, mais une planification de réunions, avec des interlocuteurs qui connaissent le terrain, des objectifs précis, une méthodologie, et des réalisations concrètes », insiste-t-elle. Parmi les urgences, selon le SPH : des moyens pour faciliter l’accès aux CMP et aux secteurs de psychiatrie, mais aussi pour éviter les ruptures dans les parcours et accueillir les patients dits difficiles, le renforcement du dépistage et de la prise en charge des patients avec des troubles du neurodéveloppement, et une attention spécifique aux exclus de la société qui cumulent les comorbidités. « Il faut une psychiatrie publique forte pour que la santé mentale soit forte », ajoute-t-elle.

Ne pas diluer la psychiatrie dans la santé mentale

Les psychiatres joints par le Quotidien regrettent en outre la dilution de la psychiatrie dans la santé mentale. « Elle est l’un des acteurs de la santé mentale, plus globale. Mais personne ne s’y intéresse vraiment ! », note la présidente du SPH.

« La santé mentale, c’est surtout de la communication, cingle le Pr Falissard. On ne parle jamais de psychiatrie. Or on ne peut s’arrêter à des analyses et solutions simplistes, ni se contenter d’enfumage ou de scientisme neuroscientifique ». Au-delà d’une question de moyens, certes réelle, le Pr Falissard pointe la nécessité de traiter les problèmes dans toute leur complexité, ce qui demande du temps. « Comprendre les bouleversements de la société, ce qu’elle attend des psychiatres, et se réorganiser en profondeur… Tout ne sera pas réglé en trois mois ni même un an », considère-t-il.

La santé mentale, grande cause 2025 ? Les professionnels attendent du concret | Le Quotidien du Médecin (lequotidiendumedecin.fr)

Le Premier ministre désigne la "santé mentale" comme "la grande cause nationale" de 2025

Michel Barnier, invité de France 2 ce dimanche 22 septembre au lendemain de la nomination de son gouvernement, a fixé le cap de son action. Il entend notamment faire de la santé mentale "la grande cause nationale" de 2025

"J'ai une mère qui a pendant 35 ans été présidente d'une association en Savoie (...) l'Union nationale de familles et amis de personnes malades mentaux (...) Je voudrais que la santé mentale soit la grande cause nationale en 2025", a expliqué le chef du nouveau gouvernement.

La psychiatrie subit une crise grave et persistante en France: un tiers des postes de praticiens hospitaliers sont vacants et le volume de lits diminue, alors que le nombre de patients a été multiplié par deux ces vingt dernières années.

Un Conseil national de la refondation (CNR) consacré à la santé mentale, très attendu, était programmé cet été mais avait été annulé après la dissolution de l'Assemblée nationale, décidée par Emmanuel Macron.

Le Premier ministre désigne la "santé mentale" comme "la grande cause nationale" de 2025 (bfmtv.com)

23 septembre 2024

Infections respiratoires : sous antipsychotiques, les patients sont plus vulnérables aux formes sévères

Face au Covid, les personnes avec des troubles du spectre de la schizophrénie sont plus susceptibles d’avoir une forme sévère de l’infection avec hospitalisation. De manière générale, et ce même avant la pandémie, ces patients présentent un risque plus élevé d’infection respiratoire et de mortalité associée. Pourtant, du fait du manque de preuves, les troubles du spectre schizophrénique ne sont pas pris en compte dans les politiques vaccinales priorisant les populations à risque (grippe, pneumocoque), alors que la pneumonie est l’une des comorbidités avec la plus haute mortalité...

Infections respiratoires : sous antipsychotiques, les patients sont plus vulnérables aux formes sévères | Le Quotidien du Médecin (lequotidiendumedecin.fr)

21 septembre 2024

Inflammation dans l’enfance : un risque accru de troubles psychiques à l'âge adulte

Des chercheurs de l’université de Birmingham ont découvert qu’une inflammation persistante pendant l’enfance augmente le risque de souffrir de troubles de santé mentale graves, notamment de psychose et de dépression, au début de l'âge adulte.

Leurs travaux sont parus dans la revue JAMA Psychiatry le 21 août 2024.

Pour comprendre les effets sur le long terme d’une inflammation chronique pendant l’enfance, les chercheurs ont repris les données collectées par l’étude longitudinale Avon sur les parents et les enfants (ALSPAC) – également connue sous le nom "enfants des années 90". Cela représente 6.556 volontaires, dont 50,4 % étaient des femmes. L'inflammation a été identifiée par une augmentation des niveaux du marqueur inflammatoire appelé protéine C-réactive (CRP). Les mesures ont été effectuées lorsque les participants avaient 9, 15 et 17 ans.

Les scientifiques ont découvert que les personnes dont les niveaux de CRP atteignaient un sommet vers l'âge de 9 ans, affichaient des risques plus élevés de dépression et de psychose à 24 ans.

La même équipe a aussi mis en lumière un lien entre avoir une inflammation à un jeune âge et une plus grande susceptibilité de développer des maladies cardiométaboliques telles que la résistance à l'insuline (une forme précoce de diabète) en grandissant.

"Lorsque nous regardons longitudinalement, il existe des preuves très solides que l’inflammation précoce dans l’enfance est un facteur de risque important de développement de la schizophrénie, de la dépression et de la résistance à l’insuline plus tard dans la vie.

L’auteur principal reconnaît que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux appréhender le lien découvert entre l’inflammation chez les enfants et leur santé mentale ou métabolique à l’âge adulte. "Nous sommes encore loin de démontrer si une inflammation accrue joue un rôle causal dans ces troubles. Mais, il est clair que l'inflammation est antérieure aux cas de maladie mentale et de dysfonctionnement métabolique potentiellement associé. En tant que tel, des recherches plus approfondies doivent être menées sur les mécanismes à l'origine de ces troubles".

S’il atteint cet objectif, ses travaux pourront selon lui "conduire à un profilage des risques en début de vie, à différents types d’intervention précoce et à de nouvelles cibles thérapeutiques possibles".

de la dépression et de la résistance à l’insuline plus tard dans la vie. Certains des taux de développement de ces troubles au sein du groupe présentant une inflammation (qui culminaient vers l’âge de neuf ans) étaient quatre à cinq fois plus élevés que ceux des personnes sans inflammation", précise Edward Palmer, auteur principal de l'étude, dans un communiqué.

20 septembre 2024

Santé mentale : Tuki, l’appli francophone qui fait du bien

Parce qu'un Français sur cinq est touché par un trouble psychique chaque année et que tous ne trouvent pas de l’aide dans leur entourage, Tuki démocratise l'accès à une meilleure santé mentale grâce au collectif et à la « pair-aidance ».

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), « il n'y a pas de santé sans santé mentale », qui précise qu'« une personne peut ne souffrir d'aucune maladie psychique sans pour autant se sentir en bonne santé mentale. À l'inverse, une personne peut bénéficier d'un bien-être mental satisfaisant tout en ayant un trouble psychique bien traité ». Or, sur ce sujet Santé publique France constate que les recours aux soins d'urgence pour troubles de l'humeur, idées et gestes suicidaires ont fortement augmenté depuis 2021 et restent à un niveau élevé.

Parmi les solutions estimées les plus efficaces, figure le soutien de l'entourage à 67,4 %, loin devant le recours à un traitement médicamenteux (22,4 %). Parce qu'il n'est pas toujours facile de parler à ses proches, Tuki a créé la première application communautaire francophone dédiée à la santé mentale pour s'entraider entre pairs.

Lire l'article : https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/jeunes-pousses-sante-mentale-tuki-appli-francophone-fait-bien-115901/

Aller sur le site de l'appli : https://www.wearetuki.com/

19 septembre 2024

Medincell lance un traitement unique contre la schizophrénie

Basée à Jacou dans l’Hérault, la société biopharmaceutique Medincell accélère ses partenariats aux États-Unis. Parmi ses projets : le développement de traitements contre la schizophrénie et l’obésité.

Des traitements injectables par voie sous-cutanée à action prolongée. Tel est le cœur de métier de Medincell, société biopharmaceutique basée à Jacou et cotée sur Euronext Paris. Intitulée Bepo®, sa technologie a pour objectif de remplacer la prise quotidienne de médicaments par une injection unique, sous-cutanée et indolore. « L’injection est active plusieurs semaines, voire plusieurs mois », précise Christophe Douat, président du directoire de Medincell. Un traitement aux résultats concluant avec, en ligne de mire, le traitement de la schizophrénie. Depuis 2023, la société commercialise aux États-Unis un premier traitement, basé sur la molécule rispéridone nommé Uzedy, approuvé par la FDA (Food and Drug Administration). Lancé en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique israélien Teva, ce dernier prévoit près de 80 millions de dollars de ventes en 2024.

Son partenariat avec Teva se poursuit avec le développement d’un autre traitement dans la schizophrénie, le TEV-‘749, basé cette fois-ci sur la molécule olanzapine. « Les résultats liés à l’efficacité de notre produit sont très positifs », révélait en mai le président. Des résultats complémentaires relatifs à la sécurité du produit sont attendus. « 80 % du chemin sont réalisés avec succès, aucun effet secondaire grave n’ayant été décelé sur les injections réalisées à date, sur un total de 3600 injections devant ne poser aucun problème pour le patient », détaille-t-il.

Pour se différencier de la concurrence, Medincell rappelle les forces de sa technologie Bepo® : « Les injections sont sous-cutanées, et non intramusculaires, ce qui augmente la sécurité du produit. Il y a donc moins de risque qu’un médicament se répande trop rapidement dans l’organisme des patients.

Medincell lance un traitement unique contre la schizophrénie (touleco.fr)

18 septembre 2024

Nouvelle évaluation du risque de suicide sous sémaglutide

Une nouvelle étude décèle un risque d’idées suicidaires associé à l’agoniste du récepteur du peptide-1 de type glucagon (GLP-1 RA), le sémaglutide, plus particulièrement chez les personnes utilisant simultanément des antidépresseurs ou des benzodiazépines.

Toutefois, les chercheurs et les experts externes invitent à la prudence avant de tirer des conclusions définitives sur la base des observations de l’étude.

« Alors que notre étude de pharmacovigilance a montré une association entre l’utilisation du sémaglutide et le report d’idées suicidaires, les cliniciens ne doivent pas interpréter ces résultats comme la preuve d’une relation de cause à effet », a déclaré à Medscape Medical News l’investigateur de l’étude, Georgios Schoretsanitis du département de psychiatrie du Zucker Hillside Hospital, Northwell Health, (Glen Oaks, États-Unis).

Néanmoins, « les médecins qui prescrivent le sémaglutide devraient informer leurs patients des risques liés à ces médicaments et évaluer les antécédents psychiatriques et l’état mental des patients avant de commencer le traitement par le sémaglutide », a-t-il déclaré.

« Pour les patients ayant des antécédents de troubles mentaux, d’idées ou de comportements suicidaires et de tentatives de suicide, les médecins doivent être prudents et surveiller régulièrement leur état mental pendant le traitement par le sémaglutide. Si nécessaire, le médecin traitant doit faire appel à différents spécialistes, notamment un psychiatre et/ou des psychologues cliniciens », a-t-il ajouté.

L’étude a été publiée en ligne le 20 août dans JAMA Network Open.

Nouvelle évaluation du risque de suicide sous sémaglutide (medscape.com)

17 septembre 2024

[Webinaire] : Troubles psy et autonomie

 




[Rencontre] : Précarité et Isolement : Parlons-en !

Le Conseil Départemental de la Citoyenneté et de l’Autonomie d’Alsace (CDCA) avec la Ville de Haguenau et la Collectivité Européenne d’Alsace (CeA) organise une journée autour des questions de la précarité et de l’isolement social

Cet événement s'adresse aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap ou en difficultés psycho-sociales, mais aussi aux professionnels de l’accompagnement et aux soignants, aux élus et collectivités.

Rendez-vous le 

jeudi 26 septembre de 9h30 à 16h30 

à la salle de la Douane à HAGUENAU pour échanger sur ces enjeux et vous informer sur les solutions locales pour améliorer la qualité de vie des plus vulnérables.

05 septembre 2024

Pourquoi certains handicaps sont-ils exclus (ou quasiment absents) des Jeux paralympiques ?

L’histoire des Jeux paralympiques commence en 1948, près de Londres. L’idée initiale est d’accélérer la rééducation des vétérans devenus paraplégiques et de leur redonner leur dignité. Les premières éditions sont réservées à ces blessés de guerre et, progressivement, la compétition s’ouvre à d’autres types de handicaps. Aujourd’hui, « le champ du paralympisme comprend les handicaps physiques, les handicaps sensoriels, pour les non-voyants et les malvoyants, et les handicaps mentaux », explique Marie-Paule Fernez. Pourtant, dans ce spectre, certains handicaps sont sous-représentés ou manquent à l’appel. Pour la directrice de la FFSA, la principale difficulté est d’ordre logistique : « Pour les JO comme pour les JOP, quand on ouvre la compétition à une nouvelle discipline, une nouvelle épreuve ou une nouvelle classe de handicaps, il faut en enlever une préexistante, car le nombre d’athlètes est limité (4 400 sportifs). Je pense que c’est un choix politique du Comité international paralympique que d’essayer de trouver une forme d’équilibre entre les handicaps », renchérit-elle.

Par exemple, faute de vouloir bien faire, la classe des handicaps mentaux aux Jeux paralympiques est devenue un peu fourre-tout. Elle n’est ouverte qu’à trois sports – l’athlétisme, la natation et le tennis de table – et n’intègre pas les personnes porteuses de trisomie 21 et les personnes porteuses de troubles autistiques.

Quelle justification à cela ? « Aucune de valable », selon Marie-Paule Fernez, si tant est que le Comité traîne derrière lui le fantôme d’une histoire qui ne lui avait pas fait bonne presse. Aux Jeux olympiques de Sydney, en 2000, une équipe de basket espagnole décroche l’or, mais dix des douze joueurs supposés souffrir de déficiences mentales étaient en fait valides. Cette tricherie a fait des remous et a pointé du doigt le manque de fiabilité des tests d’éligibilité et de reconnaissance du handicap mental. Les personnes en souffrant ont été exclues des Jeux jusqu’en 2012.

Depuis, la catégorie des déficiences intellectuelles ne s’est jamais pleinement réouverte. La directrice de la FFSA s’en désole : « Je pense à tous les sportifs porteurs de trisomie 21 qui sont champions du monde ou champions d’Europe en tennis de table, en natation ou athlé, qui rêvent de participer aux JOP, mais ne pourront pas le concrétiser. »

La nageuse française Marie Graftiaux en est un exemple parlant. Malgré son palmarès vertigineux – championne du monde en 200 m brasse et 200 m papillon et détentrice du record du monde sur le 100 m papillon – cette para-athlète porteuse de trisomie 21 regardera les épreuves depuis les tribunes. « Chez eux, le sentiment d’exclusion est total, confie Marie-Paule Fernez, mais ils œuvrent pour que les choses évoluent. »

En guise de lot de consolation, la Fédération internationale pour le sport adapté (Virtus) organise tous les quatre ans les Global Games, la compétition internationale la plus importante pour les athlètes de haut niveau en situation de handicap mental ou psychique...