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12 mars 2024

[18 mars] : "Y’a un truc qui va pas", le nouveau MOOC qui répond aux questions des frères et sœurs concernées par les troubles psychiques

À partir du 18 mars, découvrez sur la chaîne Youtube @Yauntrucquivapas, le nouveau MOOC de sept petits films conçus par et pour des fratries concernées par des troubles psychiques, avec l’expertise d’Hélène Davtian, docteur en psychologie et chargée de projet Jeunes Proches et Parentalité à l’Unafam, et Marie Koenig, psychologue clinicienne et responsable pédagogique à Alfapsy. 

L’objectif est de permettre aux frères et sœurs concernés par les troubles psychiques, quelles que soient leurs places dans cette fratrie et quel que soit le vécu qu’ils ont de ces troubles, d’avoir un accès facile, direct et gratuit à l’information dont ils ont besoin.

Pour participer en ligne à l’événement de lancement du premier épisode le 18 mars à 18h en présence d’Hélène Davtian, de Claire – sœur ayant participé à l’élaboration du projet, et Pierre Chosson, scénariste et réalisateur français notamment du film "Qu’est-ce qu’on va faire de Jacques ?", inscrivez-vous gratuitement

Avant-première Y'A UN TRUC QUI VA PAS (google.com)



11 mars 2024

"Comment vont les angoisses?": à Paris, des psys au chevet de sans-abri en détresse psychique

"Comment vont les angoisses?" : à Paris, une équipe mobile assure le suivi de personnes sans-abri souffrant de troubles psychiatriques, de la dépression à la schizophrénie, un accompagnement sur le fil entre acceptation, rupture de suivis et hospitalisation contrainte.

Station de métro Châtelet, 14h00. "Désolés pour le retard" : le psychiatre Thomas Mauras et l'infirmier Christophe Cieplinski, membres de l'équipe mobile psychiatrie précarité (EMPP) sud de Paris, serrent la main d'Edgar*, un jeune trentenaire coiffé d'un bonnet noir laissant échapper des cheveux bouclés.

"Comment ça va depuis la semaine dernière? Comment vont les angoisses?", demandent les deux professionnels. "Je n'ai pas le temps" de m'en occuper, répond le jeune homme, dont les "tocs" ont été repérés et signalés par une maraude sociale qui a prévenu l'équipe psy rattachée à l'hôpital Saint-Anne.

"Il présente des éléments psychotiques, avec des tocs atypiques, on lui a proposé à plusieurs reprises un traitement, il dit toujours qu’il n’a pas le temps", explique Thomas Mauras. "Mais il accepte une aide sociale, ça nous permet de le revoir plusieurs fois dans des contextes différents".

Selon une enquête de 2009 menée par le Samu social et l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, un tiers (32%) des sans-abri à Paris présentent un trouble psychiatrique sévère nécessitant des soins.

Face à ces personnes qui ne sont souvent pas en mesure de venir consulter, des équipes mobiles EMPP ont été créées en 2005, à Paris et dans le reste du territoire, afin de faire des diagnostics, maintenir le lien, repérer les cas d'urgence et dans certains cas fournir des traitements.

Une personne sans-abri dort sur le Pont Neuf à Paris, le 5 mars 2024

"Il y a des gens qu’on ne va voir qu’une fois, on va les évaluer et on va estimer qu'il n'y a pas de troubles particuliers ou alors qu'il y a des troubles mais qui ne nécessitent pas de passer outre leur consentement" pour les hospitaliser, souligne Thomas Mauras. "Il y a aussi ceux qui sont très au fait de leurs difficultés et qui savent où consulter mais qui ne le souhaitent pas. Il y a enfin des gens qui nous envoient promener mais avec qui on finit au bout d’un certain temps par pouvoir établir un lien".

À l'image de cet homme, qui "entendait des voix", avait "des bouffées délirantes" et des comportements "très imprévisibles". Au bout de plusieurs rencontres, il "a finalement accepté de prendre un traitement" qui lui convient aujourd'hui. "Mais pour autant, il n'est pas prêt encore à aller dans un centre médico-psychologique".

16h. A quelques stations de Châtelet, Vera* est emmitouflée dans un duvet posée sur deux bouts de carton à même le sol, bonnet vissé sur la tête.

"Je suis très fatiguée, excusez-moi", souffle-t-elle dans le brouhaha des rames de RER. L'état psychique de la jeune femme, qui a brusquement quitté son centre d'hébergement d'urgence où elle logeait depuis un an, a suscité l'inquiétude d'une maraude sociale qui a prévenu l'EMPP.

"J'étais enfermée dans une chambre, c'était très dur, mes problèmes d'avant sont revenus, c'est pour cela que je suis retournée à la rue", explique-t-elle d'une voix douce, confiant avoir de "mauvaises pensées", perdre "la tête parfois" et se réveiller "souvent en pleurant".

"Ces pensées, vous n'arrivez pas à les chasser? Elles s'imposent à vous?", demande Thomas Mauras. "Non, ça va". Elle fait une pause. "Ça va mieux maintenant, je sais que je ne serais pas passée à l’acte, j’ai appris à vivre avec ma souffrance, à la gérer. Ne vous inquiétez pas pour moi".

"Est-ce que c'est une urgence psychiatrique? Ce n'est pas toujours criant, c'est pour cela qu'on pose toutes ces questions", explique Christophe Cieplinski. "Les idées de suicidaires de Véra* n'ont pas l'air d'être aussi présentes qu'il y a un an", note Thomas Mauras.

D'autres urgences sont plus "évidentes" et requièrent une hospitalisation, via dans certains cas une procédure dite de péril imminent. Au total, l'EMPP sud de Paris procède à une trentaine d'hospitalisations par an, une part toutefois infime (5%) de leurs interventions.

Parfois avec succès, parfois sans. Dans la rue depuis 25 ans, Jean*, un quinquagénaire souriant souffrant de psychose chronique sévère, a été hospitalisé à plusieurs reprises. Il a, quasiment à chaque fois, fugué de l'établissement, pour retrouver la rue.

* les prénoms ont été changés

10 mars 2024

[16 mars] : Les SchizAwards, la cérémonie pour arrêter de se faire des films sur la Schizophrénie !

samedi 16 mars à 20h30
(en ligne)

Il était temps de mieux raconter la schizophrénie et de prendre du recul sur ce que les films donnent à voir. Par conséquent, quelques jours après la 96e cérémonie des Oscar, PositiveMinders lance les SchizAwards : la cérémonie pour arrêter de se faire des films sur la schizophrénie. 

Cette cérémonie sera présentée par Morgane Cadignan, humoriste et chroniqueuse, accompagnée d’un jury composé de six experts (psychiatres, personnes vivant avec une schizophrénie, proches, réalisateurs et acteurs) pour éclairer le grand public.

Inscription gratuite



09 mars 2024

Schizophrène, autiste, bipolaire… Ces termes psy utilisés pour s’insulter qui stigmatisent les malades !

Un psychiatre a lancé une pétition demandant aux politiques "d’arrêter d’utiliser les troubles psychiques comme des insultes". Les associations craignent régulièrement une stigmatisation.

"De la même manière qu’on ne dit plus sale noir ou sale homosexuel, j’aimerais qu’on ne puisse plus dire non plus sale autiste ou sale schizophrène !" 

Le sang d’Hugo Baup n’a fait qu’un tour, le week-end du 25 février, en entendant le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, traiter à plusieurs reprises Emmanuel Macron de "schizophrène". Pour ce psychiatre au centre hospitalier de Périgueux, les politiques devraient "arrêter d’utiliser les troubles psychiques comme des insultes", pour reprendre le titre de la pétition qu’il a lancée en ligne dans la foulée*. En cinq jours, son texte avait atteint un millier de signatures.

*Pétition · Arrêtez d’utiliser les troubles psychiques comme des insultes ! · Change.org

Schizophrène, autiste, bipolaire… Ces termes psy utilisés pour s’insulter qui stigmatisent les malades - Le Parisien

07 mars 2024

21ème journées de la schizophrénie du 16 au 23 mars 2024 : "La Force du Collectif – la clé pour se rétablir de la schizophrénie"

Le programme officiel des Journées de la Schizophrénie 2024 est disponible !

En ligne : 40 événements dans la Maison Virtuelle de la Psychiatrie

En présentiel : nos partenaires organisent dans toute la francophonie une quarantaine d'événements locaux.

Journées de la Schizophrénie - Schizinfo



06 mars 2024

Soirée d’échanges "Proches aidants"

Organisée par la CPTS (Communauté Professionnelle Territoriale de Santé) "Pays des sources"

Jeudi 14 mars 2024

De 18h45 à 21h à la maison des services et des associations de Durrenbach

Programme

18h45 - Accueil - Encas salés

19h00 - Les proches aidants
  • Qu’est ce qu’un proche aidant ?
  • Etre proche aidant, une auto-identification parfois complexe
  • Comment repérer un proche aidant? Comment l’accompagner dans son processus d’auto-identification?
  • Les ressources et orientations possibles sur le territoire
20h - Temps d'échanges - Cafés Desserts

Intervenants

Myriam STRUTZER - CEA

Christine SINGER - Plateforme de répit le Trèfle

Sandrine BUCHON et Michelle ESCUDIÉ – UNAFAM

Audrey DIEMERT – 2APA

Inscription obligatoire et gratuite

en cliquant sur le lien : 24-03-14 - Soirée échange - Proches aidants | Framaforms.org

ou par mail : contact@cptspaysdessources.org

05 mars 2024

Du cinéma pour TOUS, AVEC ou SANS handicap

L'APEH, Aide aux Parents d'Enfants Handicapés milite pour le droit au répit des parents d'enfants en situation de handicap, quel que soit leur âge ou leur handicap. Il n'est pas toujours facile d'oser aller au cinéma, d'affronter le regard des autres, sans avoir peur de déranger...

Avec nos partenaires Ciné Relax (ex Ciné-ma différence) le cinéma Vox à Strasbourg et le cinéma Le Trèfle à Dorlisheim, l'APEH propose chaque mois une séance de cinéma ouverte à tous AVEC ou SANS handicap, pour que toutes les familles bénéficient d'un moment de détente et du plaisir d'une séance.

Des bénévoles accueillent et informent le public pour que chacun se sente bienvenu. La séance commence à l'heure, sans publicité ni bande annonce, le son est moins fort, les lumières s'éteignent progressivement et le prix du billet est modéré. Le public est informé que chacun peut exprimer ses émotions à sa manière, sans crainte. Ce dispositif chaleureux et bienveillant facilite l'accès de tous à ce loisir culturel.

Nous vous proposons ce mois de Mars: 
- A Strasbourg, "Cocorico"  Le 9 Mars à 16 heures, au cinéma VOX ( le 2ème samedi du mois).
- A Dorlisheim, "Le Dernier Jaguar" Le 16 Mars » à 15h30 au cinéma Le Trèfle (le 3ème samedi du mois).

Nous vous remercions de diffuser largement auprès des familles les projections de nos séances Ciné-Relax (ex Ciné ma différence).

Attention! Le nombre de places en fauteuil roulant est limité à 3 à Strasbourg et à 5 à Dorlisheim! s'inscrire par mail à :  apehalsace@gmail.com

  3 rue Streicher 67120 MOLSHEIM
              06 11 39 93 74
E-mail: apehalsace@gmail.com

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04 mars 2024

[Enquête] : Appel à participation !

Message reçu :

Je suis étudiante en Master 2 de Neuropsychologie clinique à l'Université d'Angers.

Dans le cadre de mon Master je suis à la recherche de participants pour une enquête en ligne. Cette dernière porte sur les liens entre la personnalité et la santé mentale. Le questionnaire est totalement anonyme et destiné aux personnes de plus de 18 ans et francophones. 

Accepteriez-vous s'il vous plait de bien vouloir le diffuser dans votre association auprès des usagers ? 

J'explore le trait de personnalité de l'empathie et de l'alexithymie (difficulté à identifier ses émotions) au sein de diverses pathologies (dont la cérébro-lésion, les troubles neurodéveloppementaux et les troubles psychiques).

03 mars 2024

La Métropole de Lyon veut "montrer l’exemple" dans le soutien aux aidants

Au cœur de plusieurs projets expérimentaux dont "la Métropole aidante", la Métropole de Lyon poursuit son engagement envers les aidants. Première en son genre en France, la Maison de répit implantée à Tassin s’apprête d'ailleurs à s’exporter en région parisienne.

"Nous sommes la métropole qui a le plus d’avance en la matière, avec des projets très innovants", s’est targué Henri de Rohan-Chabot, le président de la Fondation France Répit, au cours d’une conférence de presse, où étaient rassemblés le président de la Métropole, Bruno Bernard, et plusieurs acteurs institutionnels et associatifs du secteur médico-social.

La Maison de répit de Tassin-la-Demi-Lune, où s’est tenue la conférence, est l’un des projets expérimentaux phares du territoire. Initiée par la Fondation France Répit et ouverte en 2018 grâce (notamment) aux investissements de l’entreprise BioMérieux, ce lieu unique en France permet aux aidants et à leurs proches malades de se ressourcer et d’être accompagnés. 450 familles sont suivies en continu grâce aux équipes mobiles, et quinze places sont ouvertes en permanence dans cette maison moderne implantée dans un vaste parc boisé.

Balnéothérapie, yoga, sport, jardinage mais aussi aide aux démarches administratives, l’aidant est au centre du dispositif.

L’aide aux aidants, une priorité

Très bientôt, ce lieu unique en France ne le sera plus. Face à son succès, le modèle lyonnais s’apprête à être exporté en région parisienne où une seconde Maison de Répit ouvrira ses portes à Boulogne-Billancourt. "On aimerait que ce soit démultiplié partout dans la Métropole et en France", s’est enthousiasmé Bruno Bernard.

"Même si nous n’arriverons pas à trouver des solutions pour tout le monde, nous avons la responsabilité de trouver des solutions pour le plus grand nombre. Notre Métropole souhaite montrer l’exemple et faire de l’aide aux aidants une priorité de notre politique de santé", a ajouté le président de la Métropole. Juste à côté de la Maison, un projet d’habitat partagé inclusif, porté par l’association Grim, et dédié aux personnes porteuses de handicap psychique devrait également sortir de terre d’ici 2026.

La Métropole de Lyon veut "montrer l’exemple" dans le soutien aux aidants | Tribune de Lyon

01 mars 2024

Quand l’escalade s’adapte au handicap

À Reichstett, jeudi 8 février, le centre d’escalade Hapik a reçu une cinquantaine de jeunes en situation de handicap pour goûter aux plaisirs de l’escalade.

Le centre d’escalade Hapik situé dans le centre commercial Shopping Promenade a ouvert en septembre 2021. Son manager François Derocher décrit "une structure adaptée, colorée, avec des parcours de différentes difficultés qui rend l’escalade ludique et accessible à tout public dont celles atteintes d’un handicap mental ou psychique".