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04 octobre 2024
Les psychédéliques pour soigner la schizophrénie : piste prometteuse ou théorie fumeuse ?
Après la dépression résistante, la dépendance à l’alcool et aux drogues, l’anxiété liée à la fin de vie, le syndrome de stress post-traumatique… Des chercheurs italiens proposent, dans une étude publiée le 18 septembre 2024 dans la revue Nature, d’explorer le potentiel thérapeutique de l’utilisation des substances psychédéliques en très faibles doses pour traiter la schizophrénie, en particulier chez les patients présentant des symptômes négatifs et cognitifs chroniques résistants aux traitements (environ 25% des patients selon l'Inserm).
Une proposition plutôt surprenante puisque la schizophrénie est présentée comme médicalement incompatible avec l’usage des psychédéliques en raison du risque que ces derniers présentent d’en exacerber les symptômes psychotiques.
Les psychédéliques pour soigner la schizophrénie, vraiment ?
La schizophrénie est une pathologie psychiatrique qui touche, selon l'Inserm, 600.000 personnes en France, dont la moitié tentera de mettre fin à ses jours et 10% décèdera d'une tentative de suicide. La prise en charge de cette maladie est essentiellement basée sur la prise d’antipsychotiques permettant d’atténuer assez efficacement les symptômes dits positifs comme les hallucinations, délires, paranoïa…
Toutefois, les antipsychotiques ont peu d’effets sur les symptômes dits négatifs (isolement social, appauvrissement affectif…) de cette maladie, et environ 30% des malades y opposent une résistance. Des approches alternatives ou complémentaires existent bien, comme la stimulation magnétique transcrânienne (technique médicale consistant à envoyer une série de courtes impulsions magnétiques vers le cerveau afin d'en stimuler les cellules nerveuses), ou les électrochocs, mais leurs résultats restent encore limités, laissant le champ libre à l’exploration d’autres alternatives potentiellement plus efficaces.
Les psychédéliques pour soigner la schizophrénie : piste prometteuse ou théorie fumeuse ? - Sciences et Avenir
03 octobre 2024
CinéPsy : "La vie de ma mère"
Nous vous rappelons notre prochain ciné-débat, organisé en partenariat avec CinéPsy (internes en psychiatrie), autour du film "La vie de ma mère" de Julien Carpentier avec Agnès Jaoui et William Lebghil.
Pierre, 33 ans, fleuriste à succès, voit sa vie basculer lorsque sa mère, Judith, fantasque et excessive, débarque dans sa vie après deux ans sans se voir. Pierre n’a qu’une idée, reprendre le cours normal de sa vie, mais rien ne se passe comme prévu. Leurs retrouvailles, aussi inattendues qu’explosives, vont transformer Pierre et Judith à jamais.
Vous pouvez réserver votre place dès maintenant par retour de mail pour bénéficier du tarif partenaire de 6€. 02 octobre 2024
[Evénement] : Forum des aidants à Schiltigheim
La ville de Schiltigheim organise sa troisième Quinzaine du handicap du 8 au 18 octobre.
Dans ce cadre, vous êtes invités à participer au Forum des aidants le
16 octobre de 9h à 12h
au Gymnase de l'école EXEN.
L'Association TP-TP sera présente sur le forum. Venez nous rencontrer !
01 octobre 2024
[Webinaire] : Fragilité psychique d’un jeune, la fratrie mise à l’épreuve
Inscription au webinaire - Zoom
30 septembre 2024
Podcast réalisé par l’équipe de Radio Barjot’s
https://podcast.mobile-adenum.fr/@radiobarjots/episodes/nuit-du-handicap-2024
29 septembre 2024
Maladies psychiques : la souffrance des aidants encore trop mal prise en charge
Les trois quarts des aidants se sont déjà sentis seuls face à la maladie de leur fils ou fille, frère ou sœur, selon l’Unafam.
Ses mains s’entremêlent, ses doigts se tordent. Josiane déglutit, avant de lâcher : « Cataclysme, c’est le mot. C’est ce qu’on a vécu lorsqu’on l’a appris… Dix ans de galère pour poser un diagnostic pour mon fils : la schizophrénie». Troubles psychiques : voilà bien un terme médical qui fait peur, au point que personne n’ose en parler. Et pourtant les proches de malades en ressentent toujours le besoin. D’autant que, dans leur diversité – schizophrénie, bipolarité, bouffées délirantes –, ces affections psychiques sont trop souvent méconnues du grand public.
« Toute ma famille m’a tourné le dos »
« Ça a été un drame, un effondrement, une montée de colère… Et puis on avance, parce qu’on n’a pas le choix, mais personne ne nous tend la main. Le corps médical ? J’ai quitté le secteur, ce n’est qu’un leurre ! On est seuls face à la maladie. Donc on survit », tranche la mère de Paul (*), schizophrène depuis son adolescence et âgé de 38 ans aujourd’hui.
Alsace. Maladies psychiques : la souffrance des aidants encore trop mal prise en charge (dna.fr)
28 septembre 2024
Handicap : enfin !
25 septembre 2024
Ozempic et Wegovy : que sait-on vraiment de la molécule "miracle" GLP-1 qui soignerait obésité, addiction et dépression ?
Approuvée en France pour le diabète de type 2 (sous le nom d’Ozempic) et pour traiter l’obésité (sous le nom de Wegovy), la molécule GLP-1 n’en finit pas de faire parler d’elle. La liste de pathologies dans lesquelles elle semble montrer un effet positif s’allonge de mois en mois : maladies cardiaques, rénales, Parkinson, Alzheimer, dépression ou addiction sont autant de domaines dans lesquels ce médicament suscite de l’espoir.
À tel point qu’il devient difficile d’y voir très clair parmi les effets avérés et ceux qui restent supposés.
Ozempic et Wegovy : que sait-on vraiment de la molécule "miracle" GLP-1 ? - Sciences et Avenir
24 septembre 2024
La santé mentale, grande cause 2025 ? Les professionnels attendent du concret
« J’ai une mère qui a pendant 35 ans été présidente en Savoie de l’Union nationale des amis et familles de personnes malades et/ou handicapés psychiques, l’Unafam, et (…) je voudrais que la santé mentale soit la grande cause nationale en 2025 », a déclaré Michel Barnier sur le plateau du Journal télévisé de France 2, ce 22 septembre. Après une année 2024 consacrée à la promotion de l'activité physique et sportive, la perspective d’une telle labélisation – qui permet d’obtenir des diffusions gratuites de messages sur les radios et télévisions publiques – fait consensus pour la santé mentale. Mais les professionnels sur le terrain attendent du concret alors qu’un tiers des postes de praticiens hospitaliers sont vacants tandis que le nombre de patients en psychiatrie a été multiplié par deux ces vingt dernières années (jusqu’à 2 millions de Français pris en charge chaque année).
« C’est dans l’air du temps, c’était attendu », remarque auprès du Quotidien le Pr Bruno Falissard, président de la Société française de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent et disciplines associées (Sfpeada). Dès janvier, un collectif de 22 acteurs de la psychiatrie, du médico-social et des proches*, a lancé une pétition pour faire de la santé mentale une priorité en 2025 ; elle comptabilise plus de 42 600 signatures à ce jour. Partageant le même but, en avril, des députés (en majorité Renaissance) avaient déposé à l’Assemblée nationale une proposition de résolution.
Trop de grands-messes sans retombées concrètes
« C’est une bonne idée, bien sûr », commente le Pr Falissard. « Nous prenons note de cette annonce, qui reflète à quel point cette cause était laissée dans l’oubli depuis très longtemps », réagit auprès du Quotidien la Dr Marie-José Cortès, présidente du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH). « Nous attendons désormais du concret, car les multiples travaux lancés jusqu’à présent se sont arrêtés », poursuit-elle. « Que, enfin, les gestes suivent… », exhorte encore sur X le Pr Olivier Bonnot, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Le Collège national des universitaires de psychiatrie (Cnup) a quant à lui fait un appel du pied à Michel Barnier sur X : « On a des idées, de l’ambition et de la volonté ! À votre disposition Monsieur le Premier ministre, vous pouvez compter sur nous ».
Malgré l’engagement, en septembre 2023, de la Première ministre Catherine Vautrin de mettre l’accent sur la santé mentale des jeunes, les Assises de la pédiatrie et de la santé mentale au printemps 2024 ont déçu les professionnels de la psychiatrie. Quant au Conseil national de la refondation (CNR), prévu à l’été, il a été annulé après la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par Emmanuel Macron.
« Jusqu’à présent, nous avons assisté à de grands raouts qui accouchent d’une petite souris. Les Assises de la santé mentale de 2021 prévoyaient 800 postes dans les centres médico-psychologiques (CMP) adultes et enfants. Aujourd’hui, moins d’un CMP sur quatre a obtenu ce poste », déplore la Dr Cortès. « Nous ne voulons pas d’usines à gaz, mais une planification de réunions, avec des interlocuteurs qui connaissent le terrain, des objectifs précis, une méthodologie, et des réalisations concrètes », insiste-t-elle. Parmi les urgences, selon le SPH : des moyens pour faciliter l’accès aux CMP et aux secteurs de psychiatrie, mais aussi pour éviter les ruptures dans les parcours et accueillir les patients dits difficiles, le renforcement du dépistage et de la prise en charge des patients avec des troubles du neurodéveloppement, et une attention spécifique aux exclus de la société qui cumulent les comorbidités. « Il faut une psychiatrie publique forte pour que la santé mentale soit forte », ajoute-t-elle.
Ne pas diluer la psychiatrie dans la santé mentale
Les psychiatres joints par le Quotidien regrettent en outre la dilution de la psychiatrie dans la santé mentale. « Elle est l’un des acteurs de la santé mentale, plus globale. Mais personne ne s’y intéresse vraiment ! », note la présidente du SPH.
« La santé mentale, c’est surtout de la communication, cingle le Pr Falissard. On ne parle jamais de psychiatrie. Or on ne peut s’arrêter à des analyses et solutions simplistes, ni se contenter d’enfumage ou de scientisme neuroscientifique ». Au-delà d’une question de moyens, certes réelle, le Pr Falissard pointe la nécessité de traiter les problèmes dans toute leur complexité, ce qui demande du temps. « Comprendre les bouleversements de la société, ce qu’elle attend des psychiatres, et se réorganiser en profondeur… Tout ne sera pas réglé en trois mois ni même un an », considère-t-il.
La santé mentale, grande cause 2025 ? Les professionnels attendent du concret | Le Quotidien du Médecin (lequotidiendumedecin.fr)
Le Premier ministre désigne la "santé mentale" comme "la grande cause nationale" de 2025
Michel Barnier, invité de France 2 ce dimanche 22 septembre au lendemain de la nomination de son gouvernement, a fixé le cap de son action. Il entend notamment faire de la santé mentale "la grande cause nationale" de 2025
"J'ai une mère qui a pendant 35 ans été présidente d'une association en Savoie (...) l'Union nationale de familles et amis de personnes malades mentaux (...) Je voudrais que la santé mentale soit la grande cause nationale en 2025", a expliqué le chef du nouveau gouvernement.
La psychiatrie subit une crise grave et persistante en France: un tiers des postes de praticiens hospitaliers sont vacants et le volume de lits diminue, alors que le nombre de patients a été multiplié par deux ces vingt dernières années.
Un Conseil national de la refondation (CNR) consacré à la santé mentale, très attendu, était programmé cet été mais avait été annulé après la dissolution de l'Assemblée nationale, décidée par Emmanuel Macron.
Le Premier ministre désigne la "santé mentale" comme "la grande cause nationale" de 2025 (bfmtv.com)



