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11 octobre 2024
Les Français et leur bien-être mental : un sujet primordial... mais encore trop tabou selon eux
Depuis 2021, la Fondation AESIO s’associe à l’IFOP pour réaliser un baromètre sur le bien-être de Français. L’étude révèle que si la majorité d’entre eux s’accorde sur le fait qu’il s’agit d’un véritable enjeu prioritaire de santé publique, très peu ose en parler librement, et ce pour plusieurs raisons. Le tabou persiste donc, malgré des campagnes de sensibilisation de plus en plus nombreuses à ce sujet.
10 octobre 2024
Schizophrénie : que se passe-t-il dans le cerveau quand on entend des voix ?
Une nouvelle étude met en évidence les anomalies du cerveau chez les patients schizophrènes qui souffrent d’hallucinations auditives.
Les personnes atteintes de schizophrénie entendent souvent des voix en l'absence de toute source sonore externe. Une nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS Biology*, vient mettre un peu plus en lumière les mécanismes du cerveau – et ses processus défaillants – qui se cachent derrière ces hallucinations auditives.
Deux processus cérébraux perturbés chez les schizophrènes
Chez une personne en bonne santé, lorsqu'on se prépare à parler, le cerveau envoie un signal appelé "décharge corollaire", qui supprime la perception de sa propre voix. Ce mécanisme permet de distinguer les sons produits par soi-même des sons venant de l’extérieur. Mais cette nouvelle recherche, menée par des scientifiques de l'Université de New York Shanghai (Chine), montre que chez les patients schizophrènes qui entendent des voix, cette décharge corollaire ne fonctionne pas correctement : au lieu de supprimer ces sons internes, le cerveau des patients amplifie leur perception, d'après un communiqué**.
En parallèle, les chercheurs ont mis en évidence une autre anomalie : la "copie efférente". Ce signal est une sorte de brouillon interne des sons qu'une personne prévoit de produire. Mais chez les patients souffrant d'hallucinations auditives, cette copie efférente est amplifiée, plus bruyante. Autrement dit, le cerveau entend ces sons internes comme s'ils étaient plus forts – ou plus "réels" qu'ils ne le sont en réalité.
Mieux traiter les hallucinations auditives des patients
L'incapacité à bien distinguer les sons internes et externes provoque, chez les personnes schizophrènes, une confusion entre leurs propres pensées et des voix perçues comme venant de l'extérieur, leurs voix fantômes. Les scientifiques ont observé cette différence en comparant, à l’aide d’un électroencéphalogramme, les ondes cérébrales de 20 patients schizophrènes avec hallucinations auditives et 20 autres patients schizophrènes qui n'avaient jamais eu de tels symptômes.
Il apparaît que le dysfonctionnement des connexions fonctionnelles entre les systèmes moteur (responsable de la parole) et auditif (responsable de l’écoute) semble jouer un rôle central dans cette incapacité à distinguer réalité et imagination.
Comprendre ces mécanismes pourrait, selon l’équipe de recherche, ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour les patients schizophrènes souffrant d'hallucinations auditives. En ciblant les processus défectueux de la décharge corollaire et de la copie efférente, il serait possible de diminuer la fréquence ou l'intensité des voix entendues par ces patients.
*Impaired motor-to-sensory transformation mediates auditory hallucinations | PLOS Biology
** Brain scan study shows what happens in the brain when a person with schizophrenia hears voices (medicalxpress.com)
Fréquence médicale (frequencemedicale.com)
Les personnes atteintes de schizophrénie entendent souvent des voix en l'absence de toute source sonore externe. Une nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS Biology*, vient mettre un peu plus en lumière les mécanismes du cerveau – et ses processus défaillants – qui se cachent derrière ces hallucinations auditives.
Deux processus cérébraux perturbés chez les schizophrènes
Chez une personne en bonne santé, lorsqu'on se prépare à parler, le cerveau envoie un signal appelé "décharge corollaire", qui supprime la perception de sa propre voix. Ce mécanisme permet de distinguer les sons produits par soi-même des sons venant de l’extérieur. Mais cette nouvelle recherche, menée par des scientifiques de l'Université de New York Shanghai (Chine), montre que chez les patients schizophrènes qui entendent des voix, cette décharge corollaire ne fonctionne pas correctement : au lieu de supprimer ces sons internes, le cerveau des patients amplifie leur perception, d'après un communiqué**.
En parallèle, les chercheurs ont mis en évidence une autre anomalie : la "copie efférente". Ce signal est une sorte de brouillon interne des sons qu'une personne prévoit de produire. Mais chez les patients souffrant d'hallucinations auditives, cette copie efférente est amplifiée, plus bruyante. Autrement dit, le cerveau entend ces sons internes comme s'ils étaient plus forts – ou plus "réels" qu'ils ne le sont en réalité.
Mieux traiter les hallucinations auditives des patients
L'incapacité à bien distinguer les sons internes et externes provoque, chez les personnes schizophrènes, une confusion entre leurs propres pensées et des voix perçues comme venant de l'extérieur, leurs voix fantômes. Les scientifiques ont observé cette différence en comparant, à l’aide d’un électroencéphalogramme, les ondes cérébrales de 20 patients schizophrènes avec hallucinations auditives et 20 autres patients schizophrènes qui n'avaient jamais eu de tels symptômes.
Il apparaît que le dysfonctionnement des connexions fonctionnelles entre les systèmes moteur (responsable de la parole) et auditif (responsable de l’écoute) semble jouer un rôle central dans cette incapacité à distinguer réalité et imagination.
Comprendre ces mécanismes pourrait, selon l’équipe de recherche, ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour les patients schizophrènes souffrant d'hallucinations auditives. En ciblant les processus défectueux de la décharge corollaire et de la copie efférente, il serait possible de diminuer la fréquence ou l'intensité des voix entendues par ces patients.
*Impaired motor-to-sensory transformation mediates auditory hallucinations | PLOS Biology
** Brain scan study shows what happens in the brain when a person with schizophrenia hears voices (medicalxpress.com)
Fréquence médicale (frequencemedicale.com)
09 octobre 2024
[Témoignages] : "Le regard des gens m’a beaucoup pesé" : oser parler de la santé mentale
Fragilisés par des troubles psychiques et le regard encore trop stigmatisant de la société, déséquilibrés par les soubresauts de la vie , ils ont trouvé au sein du Groupe d’Entraide Mutuelle du Roannais (GEM), un cadre précieux pour les aider à reprendre pied dans la vie.
Stop à la stigmatisation !
Maxence Husser, ancien infirmier psy hospitalier, devenu coordinateur des GEM en Roannais, véritable fer de lance de la démarche, a mesuré toutes ces années le poids que peut faire peser la stigmatisation, le manque de connaissance du grand public autour de ces maladies-là. Et croit plus que jamais à un changement des regards.
Stop à la stigmatisation !
Maxence Husser, ancien infirmier psy hospitalier, devenu coordinateur des GEM en Roannais, véritable fer de lance de la démarche, a mesuré toutes ces années le poids que peut faire peser la stigmatisation, le manque de connaissance du grand public autour de ces maladies-là. Et croit plus que jamais à un changement des regards.
"Le cancer du sein, il y a 15 ans, on en parlait très peu et aujourd’hui, les tabous sont tombés. Nous, on est dans ce chemin-là, avec 15 ans de retard. Le handicap psychique est invisible et fait partie du quotidien de 25 % des gens. Et pourtant, il faut encore sensibiliser".
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08 octobre 2024
[SISM] : Haguenau : le GEM L’Azimut crée du lien social
L’association Groupe d’entraide mutuelle L’Azimut de Haguenau, avec de multiples partenaires, organise une série d’événements du lundi 14 au vendredi 18 octobre dans le cadre des semaines d’information sur la santé mentale. L’occasion de mettre en lumière son action au bénéfice des personnes souffrant de troubles psychiques.

Une marche « festive, poétique et revendicative » est reconduite dans les rues de Haguenau. Elle aura lieu jeudi 17 octobre à partir de 15 h 30. Photo archives Amélie Rigo
Dans les locaux du GEM (Groupe d’entraide mutuelle) L’Azimut, rue Capito à Haguenau, un groupe d’hommes et de femmes s’affairent pour préparer le repas. Cet atelier « cuisine » constitue l’une des multiples activités proposées par l’association à ses adhérents. Ils sont une centaine, souffrant de troubles psychiques, à fréquenter les locaux. Chaque jour, 25 à 30 personnes passent dans cet espace de rencontre qui vise à créer du lien social. Les nouveaux venus signent une charte en arrivant et peuvent fréquenter les lieux pendant un mois voire deux, période au terme de laquelle chacun est invité à adhérer pour une cotisation modique de 10 euros à l’année.
Un outil de lutte contre l’isolement et d’insertion
« Notre porte est ouverte à tout un chacun sans discrimination », expliquent la présidente Souad Amar et le vice-président Eric Holder. Les personnes sont orientées vers l’association par les établissements spécialisés dans la santé mentale ou viennent grâce au bouche-à-oreille. « Nous sommes un outil complémentaire d’accompagnement… » En d’autres termes, un outil de lutte contre l’isolement et d’insertion. « L’idée est de redynamiser les gens, leur redonner confiance », ajoutent les responsables de l’association. Celle-ci emploie trois personnes, dont deux à temps partiel, et est financée par l’agence régionale de santé.
Ateliers et sorties axés sur le sport et la culture sont organisés au fil de l’année avec comme objectif la volonté d’encourager la cohésion de groupe et l’initiative – les propositions d’activités émanent des adhérents eux-mêmes dans un échange constructif avec les encadrants. « Notre objectif final, c’est l’autodétermination », commente le vice-président. Sans jugement, mais, au contraire, avec beaucoup de « bienveillance ».
Manifestation nationale annuelle, les semaines de l’information sur la santé mentale constituent un moment clef dans la vie du GEM qui lui permet de mieux se faire connaître du grand public et de combattre les idées reçues, encore trop souvent répandues, sur les troubles psychiques.
Une semaine d’animations ouvertes à tous
Du lundi 14 au vendredi 18 octobre, soutenu par différents partenaires associatifs ou structures médicales spécialisées et la Ville de Haguenau, le GEM propose une série d’animations et d’actions ouvertes à tous, gratuites, sur inscription ou non. Pierre angulaire de la semaine : le « forum psy’citoyen », espace de questionnement sur la santé mentale et la psychiatrie. Sujet ? La pair-aidance. Il s’agit d’un accompagnement par une personne ayant une expérience de vie et de rétablissement avec une maladie psychique à une autre personne vivant une expérience similaire. Le dispositif prévu par l’association comprend aussi un ciné-débat sur la santé mentale des jeunes, des conférences, une marche « festive, poétique et revendicative » , et une soirée festive en conclusion.
Signalons une exposition d’œuvres plastiques et textuelles qui se tiendra du 8 au 20 octobre dans l’ancien tribunal, réunissant des travaux d’adhérents, mais aussi d’artistes extérieurs. Son titre : “Outsiders”.
Contact : 07 83 49 36 23 ou 09 84 58 02 74, assoc.azimut@gmail.com.
Une marche « festive, poétique et revendicative » est reconduite dans les rues de Haguenau. Elle aura lieu jeudi 17 octobre à partir de 15 h 30. Photo archives Amélie Rigo
Dans les locaux du GEM (Groupe d’entraide mutuelle) L’Azimut, rue Capito à Haguenau, un groupe d’hommes et de femmes s’affairent pour préparer le repas. Cet atelier « cuisine » constitue l’une des multiples activités proposées par l’association à ses adhérents. Ils sont une centaine, souffrant de troubles psychiques, à fréquenter les locaux. Chaque jour, 25 à 30 personnes passent dans cet espace de rencontre qui vise à créer du lien social. Les nouveaux venus signent une charte en arrivant et peuvent fréquenter les lieux pendant un mois voire deux, période au terme de laquelle chacun est invité à adhérer pour une cotisation modique de 10 euros à l’année.
Un outil de lutte contre l’isolement et d’insertion
« Notre porte est ouverte à tout un chacun sans discrimination », expliquent la présidente Souad Amar et le vice-président Eric Holder. Les personnes sont orientées vers l’association par les établissements spécialisés dans la santé mentale ou viennent grâce au bouche-à-oreille. « Nous sommes un outil complémentaire d’accompagnement… » En d’autres termes, un outil de lutte contre l’isolement et d’insertion. « L’idée est de redynamiser les gens, leur redonner confiance », ajoutent les responsables de l’association. Celle-ci emploie trois personnes, dont deux à temps partiel, et est financée par l’agence régionale de santé.
Ateliers et sorties axés sur le sport et la culture sont organisés au fil de l’année avec comme objectif la volonté d’encourager la cohésion de groupe et l’initiative – les propositions d’activités émanent des adhérents eux-mêmes dans un échange constructif avec les encadrants. « Notre objectif final, c’est l’autodétermination », commente le vice-président. Sans jugement, mais, au contraire, avec beaucoup de « bienveillance ».
Manifestation nationale annuelle, les semaines de l’information sur la santé mentale constituent un moment clef dans la vie du GEM qui lui permet de mieux se faire connaître du grand public et de combattre les idées reçues, encore trop souvent répandues, sur les troubles psychiques.
Une semaine d’animations ouvertes à tous
Du lundi 14 au vendredi 18 octobre, soutenu par différents partenaires associatifs ou structures médicales spécialisées et la Ville de Haguenau, le GEM propose une série d’animations et d’actions ouvertes à tous, gratuites, sur inscription ou non. Pierre angulaire de la semaine : le « forum psy’citoyen », espace de questionnement sur la santé mentale et la psychiatrie. Sujet ? La pair-aidance. Il s’agit d’un accompagnement par une personne ayant une expérience de vie et de rétablissement avec une maladie psychique à une autre personne vivant une expérience similaire. Le dispositif prévu par l’association comprend aussi un ciné-débat sur la santé mentale des jeunes, des conférences, une marche « festive, poétique et revendicative » , et une soirée festive en conclusion.
Signalons une exposition d’œuvres plastiques et textuelles qui se tiendra du 8 au 20 octobre dans l’ancien tribunal, réunissant des travaux d’adhérents, mais aussi d’artistes extérieurs. Son titre : “Outsiders”.
Contact : 07 83 49 36 23 ou 09 84 58 02 74, assoc.azimut@gmail.com.
07 octobre 2024
[Recherche] : L'étude Mentalo a été officiellement lancée en cette rentrée 2024 !
L’étude Mentalo est la première grande étude nationale pour le bien-être mental
des 11-24 ans. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’état du bien-être mental des
jeunes âgés de 11 à 24 ans en France et de les suivre pendant un an pour étudier son évolution. Elle a été lancée le 20 mai 2024 et le recrutement durera jusqu’au 20 mai 2025.
L’étude prend la forme d’un questionnaire en ligne sur une webapp développée au sein du laboratoire de recherche de l’INSERM. Elle est soutenue par les Ministères de la Santé et de la Prévention ainsi que de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Pour participer à l'étude : app.etude-mentalo.fr/mentalo
Objectif : 50 000 jeunes ayant entre 11 et 24 ans inscrits avant mai 2025 !
Si vous souhaitez obtenir plus d'informations sur notre étude scientifique, cela se passe sur notre site : https://etude-mentalo.fr/
05 octobre 2024
Ces mamans en colère contre la présence des trafiquants dans les établissements psychiatriques
REPORTAGE – Alors qu’il n’existe pas de chiffres officiels, il semble que le problème soit très répandu compte tenu de la multiplication des témoignages. Le chef du service de psychiatrie et d’addictologie de l’hôpital Paul Brousse à Villejuif va même jusqu’à parler d’un « secret de polichinelle ».
Ils ne cachent plus leur colère. Qui sont-ils ? Marie, Valérie, Danielle* et d’autres personnes anonymes qui en ont assez de voir leurs enfants hospitalisés en psychiatrie se faire courtiser par des dealers au sein même de l’hôpital.
Marie avoue être restée bouche bée. Des dealers dans un lieu de soins ? Elle n’en avait jamais entendu parler. « Mon fils de 33 ans, Antoine*, est suivi depuis 2016 pour une schizophrénie à l’hôpital Le Vinatier de Bron, près de Lyon », raconte cette mère de famille. « Antoine avait déjà consommé du cannabis par le passé, mais au moment de son hospitalisation, à ma connaissance, il ne consommait plus que des cigarettes. Lors d’une visite, alors que je lui demandais pourquoi il ne sortait pas prendre l’air dans le parc de l’hôpital, il m’a répondu qu’il préférait éviter car on lui proposait de la drogue toutes les deux minutes et qu’il ne pourrait pas résister. Cela m’a surprise car moi qui viens lui rendre visite en voiture, je suis soumise à un contrôle strict à l’entrée de l’établissement."
Ces mamans en colère contre la présence des trafiquants dans les établissements psychiatriques - Journal Le Soir
Ils ne cachent plus leur colère. Qui sont-ils ? Marie, Valérie, Danielle* et d’autres personnes anonymes qui en ont assez de voir leurs enfants hospitalisés en psychiatrie se faire courtiser par des dealers au sein même de l’hôpital.
Marie avoue être restée bouche bée. Des dealers dans un lieu de soins ? Elle n’en avait jamais entendu parler. « Mon fils de 33 ans, Antoine*, est suivi depuis 2016 pour une schizophrénie à l’hôpital Le Vinatier de Bron, près de Lyon », raconte cette mère de famille. « Antoine avait déjà consommé du cannabis par le passé, mais au moment de son hospitalisation, à ma connaissance, il ne consommait plus que des cigarettes. Lors d’une visite, alors que je lui demandais pourquoi il ne sortait pas prendre l’air dans le parc de l’hôpital, il m’a répondu qu’il préférait éviter car on lui proposait de la drogue toutes les deux minutes et qu’il ne pourrait pas résister. Cela m’a surprise car moi qui viens lui rendre visite en voiture, je suis soumise à un contrôle strict à l’entrée de l’établissement."
Ces mamans en colère contre la présence des trafiquants dans les établissements psychiatriques - Journal Le Soir
04 octobre 2024
Les psychédéliques pour soigner la schizophrénie : piste prometteuse ou théorie fumeuse ?
Une nouvelle étude défend le potentiel thérapeutique du microdosage des psychédéliques pour soigner une forme de schizophrénie résistante aux traitements. Un raisonnement qui prend le contrepied des préconisations médicales en vigueur présentant la schizophrénie comme contre-indication forte à l’usage des psychédéliques.
Après la dépression résistante, la dépendance à l’alcool et aux drogues, l’anxiété liée à la fin de vie, le syndrome de stress post-traumatique… Des chercheurs italiens proposent, dans une étude publiée le 18 septembre 2024 dans la revue Nature, d’explorer le potentiel thérapeutique de l’utilisation des substances psychédéliques en très faibles doses pour traiter la schizophrénie, en particulier chez les patients présentant des symptômes négatifs et cognitifs chroniques résistants aux traitements (environ 25% des patients selon l'Inserm).
Une proposition plutôt surprenante puisque la schizophrénie est présentée comme médicalement incompatible avec l’usage des psychédéliques en raison du risque que ces derniers présentent d’en exacerber les symptômes psychotiques.
Les psychédéliques pour soigner la schizophrénie, vraiment ?
La schizophrénie est une pathologie psychiatrique qui touche, selon l'Inserm, 600.000 personnes en France, dont la moitié tentera de mettre fin à ses jours et 10% décèdera d'une tentative de suicide. La prise en charge de cette maladie est essentiellement basée sur la prise d’antipsychotiques permettant d’atténuer assez efficacement les symptômes dits positifs comme les hallucinations, délires, paranoïa…
Toutefois, les antipsychotiques ont peu d’effets sur les symptômes dits négatifs (isolement social, appauvrissement affectif…) de cette maladie, et environ 30% des malades y opposent une résistance. Des approches alternatives ou complémentaires existent bien, comme la stimulation magnétique transcrânienne (technique médicale consistant à envoyer une série de courtes impulsions magnétiques vers le cerveau afin d'en stimuler les cellules nerveuses), ou les électrochocs, mais leurs résultats restent encore limités, laissant le champ libre à l’exploration d’autres alternatives potentiellement plus efficaces.
Les psychédéliques pour soigner la schizophrénie : piste prometteuse ou théorie fumeuse ? - Sciences et Avenir
Après la dépression résistante, la dépendance à l’alcool et aux drogues, l’anxiété liée à la fin de vie, le syndrome de stress post-traumatique… Des chercheurs italiens proposent, dans une étude publiée le 18 septembre 2024 dans la revue Nature, d’explorer le potentiel thérapeutique de l’utilisation des substances psychédéliques en très faibles doses pour traiter la schizophrénie, en particulier chez les patients présentant des symptômes négatifs et cognitifs chroniques résistants aux traitements (environ 25% des patients selon l'Inserm).
Une proposition plutôt surprenante puisque la schizophrénie est présentée comme médicalement incompatible avec l’usage des psychédéliques en raison du risque que ces derniers présentent d’en exacerber les symptômes psychotiques.
Les psychédéliques pour soigner la schizophrénie, vraiment ?
La schizophrénie est une pathologie psychiatrique qui touche, selon l'Inserm, 600.000 personnes en France, dont la moitié tentera de mettre fin à ses jours et 10% décèdera d'une tentative de suicide. La prise en charge de cette maladie est essentiellement basée sur la prise d’antipsychotiques permettant d’atténuer assez efficacement les symptômes dits positifs comme les hallucinations, délires, paranoïa…
Toutefois, les antipsychotiques ont peu d’effets sur les symptômes dits négatifs (isolement social, appauvrissement affectif…) de cette maladie, et environ 30% des malades y opposent une résistance. Des approches alternatives ou complémentaires existent bien, comme la stimulation magnétique transcrânienne (technique médicale consistant à envoyer une série de courtes impulsions magnétiques vers le cerveau afin d'en stimuler les cellules nerveuses), ou les électrochocs, mais leurs résultats restent encore limités, laissant le champ libre à l’exploration d’autres alternatives potentiellement plus efficaces.
Les psychédéliques pour soigner la schizophrénie : piste prometteuse ou théorie fumeuse ? - Sciences et Avenir
03 octobre 2024
CinéPsy : "La vie de ma mère"
Nous vous rappelons notre prochain ciné-débat, organisé en partenariat avec CinéPsy (internes en psychiatrie), autour du film "La vie de ma mère" de Julien Carpentier avec Agnès Jaoui et William Lebghil.
Le débat sera animé par le docteur Sébastien Weibel, psychiatre aux
Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, spécialiste des troubles de
l'humeur et des troubles déficitaires de l'attention/hyperactivité
(TDAH) ainsi qu'une pair-aidante "patient".
Synopsis :
Pierre, 33 ans, fleuriste à succès, voit sa vie basculer lorsque sa mère, Judith, fantasque et excessive, débarque dans sa vie après deux ans sans se voir. Pierre n’a qu’une idée, reprendre le cours normal de sa vie, mais rien ne se passe comme prévu. Leurs retrouvailles, aussi inattendues qu’explosives, vont transformer Pierre et Judith à jamais.
Rendez-vous lundi 07 octobre 2024
à 20h au cinéma Star St Exupéry à Strasbourg.
Vous pouvez réserver votre place dès maintenant par retour de mail pour bénéficier du tarif partenaire de 6€.
Sur place,
les tarifs habituels des cinémas Star seront appliqués.
02 octobre 2024
[Evénement] : Forum des aidants à Schiltigheim
La ville de Schiltigheim organise sa troisième Quinzaine du handicap du 8 au 18 octobre.
Dans ce cadre, vous êtes invités à participer au Forum des aidants le
16 octobre de 9h à 12h
au Gymnase de l'école EXEN.
L'Association TP-TP sera présente sur le forum. Venez nous rencontrer !
01 octobre 2024
[Webinaire] : Fragilité psychique d’un jeune, la fratrie mise à l’épreuve
Jeudi 3 octobre, de 18h30 à 20h
Hélène Davtian, psychologue PhD, et Julien Hamelin, frère et coordonnateur d’un groupe de parole frères et sœurs, interviendront pour éclairer les parents de jeunes en fragilité/difficulté psychique lors d'un webinaire sur ce qui se joue dans la fratrie lorsqu’un des frères et sœurs est en fragilité / difficulté psychique.
Comment repérer les signaux faibles ?
Comment en parler aux frères et sœurs de celle / celui qui traverse des difficultés psychiques ?
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