Nouvelles fixes

Bonnes vacances


Prenez soin de vous et des vôtres et retrouvons nous à la rentrée, prêts à affronter les difficultés rencontrées pour avancer sur le chemin de l’espoir.

Nouvelles

Nous avons besoin de vous (adhésion ou simple don)

https://www.helloasso.com/associations/troubles-psychiques-tous-partenaires

14 octobre 2025

Antipsychotiques : glycémie perturbée indépendamment de la prise de poids

Par le Dr Philippe Montereau

Les antipsychotiques sont indispensables dans les troubles mentaux sévères comme la schizophrénie, mais leur coût cardiométabolique est majeur. Si la littérature s’est surtout focalisée sur la prise de poids, la question cruciale est de savoir si les médicaments eux-mêmes perturbent la régulation glucidique, au-delà de l’adipogénèse.

Publiée dans le JAMA Psychiatry Vol 82 N°10, cette revue systématique et méta-analyse d’essais contrôlés randomisés, incluant 163 ECR (127 en méta-analyse), montre que, versus placebo, les antipsychotiques augmentent la glycémie à jeun (différence moyenne [DM] 0,72 mg/dL ; IC à 95 % 0,54–1,08), l’insulinémie à jeun (DM 1,94 μUI/mL ; 1,28–2,61), l’HbA1c (DM 0,04 % ; 0,02–0,05) et le risque d’hyperglycémie (OR 1,29 ; 1,04–1,59 ; p=0,02). Ces anomalies sont reproduites chez volontaires sains, confortant un effet pharmacologique direct qui ne se résume pas au gain pondéral.
Différences entre molécules indépendamment de la hiérarchie de prise de poids attendue

Au total, 35 952 patients sous antipsychotiques et 19 010 sous placebo ont alimenté la synthèse qualitative (28 975 et 15 101 en méta-analyse). Les altérations métaboliques concernent aussi la résistance à l’insuline (indices type HOMA-IR) et le risque d’hyperglycémie ≥126 mg/dL. En analyse de sous-groupes, ni le type de trouble psychiatrique, ni l’âge, ni l’exposition antérieure, ni la coprescription de psychotropes n’atténuent de manière constante la dysrégulation glucidique.

Les différences entre molécules existent mais ne suivent pas strictement la hiérarchie de prise de poids attendue ; ainsi, des composés dits « neutres sur le poids » ne sont pas exonérés de risque glycémique, alors que certains avec propension pondérale élevée n’augmentent pas uniformément l’HbA1c. Les métarégressions ne retrouvent aucune relation avec la durée d’étude ni la dose moyenne, soulignant que des expositions brèves peuvent déjà dégrader la régulation glucidique.

Sur le plan clinique, ces effets se traduisent par un fardeau métabolique cumulatif, d’autant plus préoccupant que le diabète de type 2 reste sous-dépisté et sous-traité dans cette population. Il n’y a pas d’événements indésirables médicamenteux immédiats attendus dans des essais cliniques randomisés de courte durée, mais une augmentation significative de marqueurs glycémiques qui expose à un risque cardio-vasculaire accru à moyen terme.
Un parcours métabolique standardisé pour tout patient sous antipsychotique

La recherche a interrogé MEDLINE, Embase, PsycINFO, CINAHL, CENTRAL et Web of Science jusqu’au 3 février 2025, en retenant des ECR en double aveugle comparant antipsychotique versus placebo ou absence d’intervention, chez patients avec troubles mentaux sévères ou volontaires sains, sans restriction de molécule ni de durée. Les critères primaires étaient la glycémie et l’insulinémie à jeun, et l’HbA1c ; les analyses à effets aléatoires ont été complétées par des sous-groupes (diagnostic, durée, type d’AP, âge, coprescriptions, exposition antérieure) et des métarégressions.

Selon les auteurs, il est nécessaire d’instaurer un parcours métabolique standardisé pour tout patient traité par antipsychotique, même à « faible risque pondéral » : bilan de base (glycémie, HbA1c, profil lipidique), recontrôle à 4–12 semaines, puis surveillance trimestrielle/semestrielle selon le statut, intégrant poids, tour de taille et pression artérielle. En cas d’anomalies, il faut d’abord privilégier l’optimisation du mode de vie et discuter des interventions pharmacologiques fondées sur les preuves (metformine, et selon contexte, agonistes des récepteurs du GLP-1), tout en évaluant la possibilité de switch vers un antipsychotique au profil métabolique plus favorable. En somme, la prescription d’antipsychotiques doit désormais s’accompagner d’une vigilance glycémique systématique, car l’effet délétère ne se limite pas… à la prise de poids.

Antipsychotiques : glycémie perturbée indépendamment de la prise de poids

12 octobre 2025

Maladies mentales : "Chacun son vécu et la liberté d'en parler"

Podcast avec Maxime Perez-Zitvogel de la "Maison perchée" (19mn)

diffusé le mercredi 24 septembre 2025

Maxime Perez-Zitvogel, cofondateur de la "Maison perchée", association spécialisée pour les jeunes adultes vivant avec un trouble psychique et basée sur la pair-aidance – entraide entre personnes souffrant ou ayant souffert d'une même maladie somatique ou psychique, ou atteintes d'un même handicap.

Il fallait du courage pour être l'un des premiers de sa génération à raconter le grand effondrement, enregistrer une vidéo pour Konbini, la laisser devenir virale sur les réseaux sociaux, se revoir quelques années plus tard, le visage abîmé par les médicaments.

Maladies mentales : "Chacun son vécu et la liberté d'en parler", juge Maxime Perez-Zitvogel de la "Maison perchée" | France Inter

10 octobre 2025

[14 octobre] Rencontres soignantes en psychiatrie

14 octobre 2025
Paris

"Encore un passage à l'acte !" : accueillir, comprendre, (ré)agir

En psychiatrie certains actes nous troublent, nous sidèrent et gèlent notre capacité à penser et à réagir surtout lorsqu’ils se répètent au point que nous nous sentons débordés, voire impuissants. Relèvent-ils nécessairement de ce que nous nommons « passages à l’acte » ? La sémiologie abonde d’expressions qui semblent très proches les unes des autres : passage « à » ou « par » l’acte, « recours à l’acte », « acting-in » ou « acting-out »… Comment les différencier ? Qu’est-ce qui distingue un acte, un comportement, une pulsion et une conduite ?


La clinique de l’agir renvoie à un registre très large qui ne se limite pas à l’expression de la violence envers autrui. Fugues et conduites d’errance, prise de stupéfiants, phlébotomie voire tentatives de suicide, ruptures avec le milieu familial, abandon précoce de la thérapie… peuvent relever de « passages à l’acte » sans impliquer une hostilité directement dirigée contre un tiers. C’est à chaque fois le contexte clinique, l’histoire de la conduite dans un environnement spécifique (famille, école, institution), son inscription dans la dynamique psychique qui peut permettre d’en saisir le sens. Derrière l’acte, s’exprime souvent soit une tentative de dire autrement que par des mots soit une volonté de couper court à l’insupportable.

La répétition de ces actes soumet les soignants à rude épreuve. Entre peur et rejet, culpabilité et colère, les contre-attitudes sont parfois inévitables (mesures coercitives systématisées, évitement, indifférence, ironie, refus d’aide…) et nourrissent en miroir d’autres agirs. L’acte vient masquer la souffrance psychique et éloigne parfois le soignant qui tente de reprendre le contrôle et le pouvoir, plutôt que d’accueillir, comprendre et classer ces évènements sans éroder la relation soigné/soignant ? Comment restaurer un lien sans cesse attaqué ?

Malgré des contraintes organisationnelles qui s’imposent autant aux soignés qu’aux soignants il faut penser collectivement ces moments féconds. Au-delà des attitudes défensives, comment prévenir l’usure émotionnelle et l’isolement face à ces situations répétées ? Quels dispositifs mettre en place ? Comment les contenir psychiquement, apprivoiser les émotions qu’ils suscitent en nous, permettre aux patients d’élaborer, pas à pas, à partir de ce qui tend à les déborder ?

08 octobre 2025

Santé publique France lance "santementale-info-service.fr"

Le site national dédié à la santé mentale santementale-info-service.fr conçu pour le grand public, donne des clés pour comprendre la santé mentale, apprendre à en prendre soin au quotidien, identifier les signes de souffrance psychique et trouver une aide appropriée. Avec des contenus fiables et pédagogiques, le site offre un espace rassurant et inclusif pour s’informer et trouver des ressources.

Le site santementale-info-service.fr, lancé en ce début octobre 2025, a été conçu afin de répondre aux besoins d’information identifiés par les enquêtes de l’Agence auprès de la population. Il a été co-construit avec un panel d’utilisateurs afin d’adapter les contenus et les fonctionnalités aux attentes et réalités du public cible. Ses contenus, fondés sur des données scientifiques et validés par des experts et acteurs du champs de la santé mentale, garantissent une information fiable et de qualité. Il sera régulièrement évalué et mis à jour pour s’adapter aux besoins du public.

Conçu pour l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, le site est pensé pour être accessible à tous, grâce à de l’information vulgarisée, des exemples adaptés à différents milieux de vie et une approche non stigmatisante des situations.

Son lancement s’inscrit dans le cadre de la Grande cause nationale « Parlons santé mentale ! », et s’accompagne d’une campagne de sensibilisation 100 % digitale, diffusée depuis le 29 septembre et jusqu’au 23 novembre. À travers des messages simples, cette campagne vise à encourager le dialogue, ainsi qu’à faire connaître le site, pour qu’il soit identifié comme une ressource de référence en matière d’information et de prévention en santé mentale pour le grand public.

Le site s’articule autour de cinq rubriques complémentaires :
– comprendre la santé mentale et ses déterminants ;
– découvrir les comportements favorables à la santé mentale au quotidien (pratiquer une activité physique ;
– bien dormir, être là les uns pour les autres, s’exposer à la lumière et à la nature…) ;
– repérer les signes de souffrance psychique ;
– aider un proche en situation de mal-être et identifier les ressources disponibles pour trouver de l’aide.

En 2025, année de la Grande cause nationale dédiée à la santé mentale, Santé publique France mobilise donc tous ses métiers, de la production de données de surveillance de l’état de santé mentale de la population, au déploiement de ressources pour le grand public, en appui aux politiques publiques. D’ici la fin de l’année, Santé publique France publiera des données inédites sur la santé mentale et diffusera en novembre une campagne grand public inédite contre la stigmatisation.

Santé publique France lance santementale-info-service.fr - Santé Mentale

07 octobre 2025

[9-10 octobre] : Journées nationales de l’AJPJA (Association des Jeunes Psychiatres et des Jeunes Addictologues)

9 et 10 octobre 2025, Paris

Thème : « (R)évolutions ? »

Depuis 10 ans, l’Association des jeunes psychiatres et des jeunes addictologues est engagée aux côtés de nombreux acteurs du champ de la santé mentale pour une transformation profonde des pratiques professionnelles autour d’un objectif commun : soutenir les processus individuels de rétablissement des personnes vivant avec un trouble psychique.

Voir le programme complet :

05 octobre 2025

[10 octobre] : Troisième forum de la santé mentale à Dannemarie (68)

10 octobre 2025 de 13h00 à 19h00

Foyer de la culture, Dannemarie (68)
Organisateur : Service action territoriale - CH Rouffach

Dans le cadre des Semaines d'information sur la santé mentale, le Conseil local de santé mentale du Sundgau invite à participer au 3e forum en santé mentale, un lieu d'échange, d'information et de soutien pour tous.

Sur place, stands sur la santé mentale tenus par des partenaires et acteurs du sujet sur le territoire : Afapei Sud Alsace, association Marguerite Sinclair, association Pas à pas, centre médical Le Roggenberg, Communauté 360 Alsace - facilitateur de choix de vie, Crehpsy, Dac Alsace, PCO-TND68, pôle Apsa, PositiveMinders, SAVS Afapei Sud Alsace, secteur Altkirch, Sepia, Unafam. Et la projection des vidéos du CREHPSY sur les thématiques de la schizophrénie, dépression, addiction et échanges sur les thématiques avec des personnes concernées.

3e forum de la sante mentale : Rencontre, conference a Dannemarie

03 octobre 2025

[Table ronde] : Santé Mentale et Médias – informer sans stigmatiser

Consacrée "Année de la Santé mentale", l'année 2025 fait apparaître ce sujet jusqu'alors trop discret. C'est heureux. Mais l'information et la façon de traiter les sujets sont parfois stigmatisantes (ex: schizophrène = danger).

Pour témoigner, écouter, mieux (se) comprendre entre personnes concernées et professionnels de l'information, un rendez-vous au cœur des Semaines d'information sur la santé mentale :

Table ronde - le jeudi 9 octobre - 18h - Au Shadok*, à Strasbourg

Participant(e)s : 

-Géraldine Husser, pair aidante au CJR** à Strasbourg,

- Jean-Christophe Leroy, directeur de l'association Positive Minders (enquête Les Faits ordinaires),

- Laetitia Forgeot d'Arc, journaliste et auteure du podcast Gueules cachées

La soirée sera filmée et diffusée en direct. Entrée libre

Une invitation du GEM (Groupe d'entraide mutuelle) Aube et du 

**Centre de Jour de Réhabilitation de l'EPSAN (Établissement public de Santé d'Alsace Nord)

* 25, presqu’île André Malraux, Rue du Bassin d'Austerlitz à Strasbourg

02 octobre 2025

[7 octobre] : Marche pour la Santé mentale de Strasbourg

Cette année nous allons VERS la Ville : nous partirons le mardi 7 octobre 2025 depuis la Place de l’Étoile à 14h pour arriver place Kléber ! 

Et ensuite on se retrouve à la Maison de la santé mentale, 4 rue des bonnes Gens pour partager un verre et rencontrer du beau monde. 

Oui cette année, Yann Derobert, fondateur du Réseau francais sur l’Entente de Voix nous fait l’honneur de sa présence. Venez assister à son intervention au coté de son homologue strasbourgeois : Nicolas Heyd, président d’Au Bon Entendeur. Vous verrez que réfléchir à ce phénomène peut nous emmener sur nombre de discussions enrichissantes : place de l’usager, se préserver en tant que soignant, comment accompagner un proche ? Ne ratez pas cette occasion d’enrichir vos pratiques.

La maison est un lieu chaleureux, les places sont donc limitées, inscrivez vous (c'est gratuit !) via

01 octobre 2025

[16 octobre] : Journée de la Santé Mentale proposée par la Maison de la Santé Mentale de l’Eurométropole de Strasbourg

Le 16 octobre 2025, de 14h à 23h30

Cette journée est dédiée au thème retenu pour les SISM 2025 :

Pour notre santé mentale, réparons le lien social.

- Table Ronde Animé par Ophélie Meyer et Thierry Goguel d'Allondans

- Ateliers des Associations de la Maison de la Santé Mentale : TCA Késo, UNAFAM, Chuchoteurs, Mauvaise Herbes, GEM Aube, Animal’home, Crehpsy , Au Bon Entendeur, TypiK' AtypiK

- Théatre Forum “On connait pas son voisin”

- Spectacle : "Vous avez dit schizo ?" Ou le trauma magique

C'est l'histoire d'une aventure. C'est l'histoire de Laurent. C'est aussi l'histoire de celles et ceux qui l'entourent. Laurent est atteint de troubles de la schizophrénie. Sa perception du monde et le comportement qui en découle semblent lui fermer les portes d'une vie “normale”…