Pour visualiser les activités, les groupe de paroles et les permanences de la Maison de la Santé Mentale de l'Eurométropole de Strasbourg prévus en janvier 2026, cliquez sur le lien suivant :
https://www.canva.com/design/DAG8Oj7ogk4/Mh-R_BV2psOH3YAHfkBY_A/view?
Nouvelles fixes
Nouvelles
Nous avons besoin de vous (adhésion ou simple don)
https://www.helloasso.com/associations/troubles-psychiques-tous-partenaires
20 janvier 2026
19 janvier 2026
Association Espoir 67 : le site nouveau est arrivé !
Cette association alsacienne qui rassemble plusieurs lieux d’accueil dédiés aux personnes en souffrance psychique a remodelé son site internet.
12 janvier 2026
Participez à l'enquête de l'UNAFAM !
Message de l’Unafam
Je vous propose de faire un pas de plus en prenant 10 minutes de votre temps pour répondre à cette enquête, inspirée de celle qu'a réalisée l'association familiale Argos 2001, centrée sur la bipolarité.
Je vous propose de faire un pas de plus en prenant 10 minutes de votre temps pour répondre à cette enquête, inspirée de celle qu'a réalisée l'association familiale Argos 2001, centrée sur la bipolarité.
Cette enquête qui concerne toutes les maladies psychiques, nous permettra de faire un bilan des difficultés que votre proche ou vous-même avez rencontrées en 2025, afin de faire remonter ces informations à l'ANSM. Nous pourrons mettre en évidence les solutions de remplacement de molécules qui sont acceptables ou non. Il est important d'informer sur le ressenti des patients comme sur les conséquences médicales de la pénurie.
Avec l'ANSM, nous pourrons ainsi faire pression pour faire jouer les mécanismes de solidarité européenne et assurer que les besoins soient couverts sur des médicaments à risque.
Emmanuelle Rémond, Présidente
Emmanuelle Rémond, Présidente
11 janvier 2026
Santé mentale : Fin de la pénurie pour la rispéridone, psychotrope pour la schizophrénie et les troubles bipolaires
L’approvisionnement en rispéridone, traitement utilisé contre la schizophrénie et les troubles bipolaires, a repris normalement, a annoncé mercredi l’agence du médicament, alors que ce médicament faisait partie des multiples psychotropes sujets à des risques de pénurie.
Les approvisionnements en rispéridone injectable, produite par le laboratoire Janssen, « ont repris pour l’ensemble des dosages, en quantité suffisante pour couvrir l’ensemble des besoins des patients et continuer de pallier les difficultés d’approvisionnement des autres laboratoires », a annoncé dans un communiqué l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM)*. En conséquence, « nous abrogeons l’ensemble des mesures exceptionnelles mises en place dans le contexte de la pénurie », précise l’agence.
L’ANSM avait mis en place, à l’automne, plusieurs mesures restrictives auprès des médecins et pharmaciens, constatant des difficultés d’approvisionnement à travers toute l’Europe pour la rispéridone administrée par injection. Ce médicament est essentiellement indiqué dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires.
Pénuries de médicaments pour les traitements psychiatriques
Les tensions étaient dues à un enchaînement de problèmes d’un laboratoire à l’autre. Janssen, filiale pharmaceutique du groupe américain Johnson & Johnson, avait dû suspendre sa production, alors qu’il devait déjà compenser une rupture de stock du laboratoire Teva provoquée par des problèmes de production du fabricant grec Pharmathen. Janssen, qui soupçonnait un défaut de qualité sur son traitement, a finalement pu reprendre la production après des investigations.
Ces difficultés s’inscrivaient dans un contexte plus large où nombre de traitements psychiatriques font l’objet de pénuries. Ainsi, la quétiapine, autre médicament prescrit face à la schizophrénie, continue à être difficile à trouver dans les pharmacies.
Ces tensions et pénuries sont une épreuve pour les malades, pour qui un arrêt brutal de traitement peut avoir des conséquences dramatiques. Elles ont des causes diverses, dont la délocalisation de la production de principes actifs et un système de fixation des prix parfois jugé insuffisamment rémunérateur par l’industrie pharmaceutique.
*Actualité - Tensions d’approvisionnement en rispéridone injectable : les approvisionnements ont repris, nous abrogeons les mesures - ANSM
Santé mentale : Fin de la pénurie pour la rispéridone, psychotrope pour la schizophrénie et les troubles bipolaires
Les approvisionnements en rispéridone injectable, produite par le laboratoire Janssen, « ont repris pour l’ensemble des dosages, en quantité suffisante pour couvrir l’ensemble des besoins des patients et continuer de pallier les difficultés d’approvisionnement des autres laboratoires », a annoncé dans un communiqué l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM)*. En conséquence, « nous abrogeons l’ensemble des mesures exceptionnelles mises en place dans le contexte de la pénurie », précise l’agence.
L’ANSM avait mis en place, à l’automne, plusieurs mesures restrictives auprès des médecins et pharmaciens, constatant des difficultés d’approvisionnement à travers toute l’Europe pour la rispéridone administrée par injection. Ce médicament est essentiellement indiqué dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires.
Pénuries de médicaments pour les traitements psychiatriques
Les tensions étaient dues à un enchaînement de problèmes d’un laboratoire à l’autre. Janssen, filiale pharmaceutique du groupe américain Johnson & Johnson, avait dû suspendre sa production, alors qu’il devait déjà compenser une rupture de stock du laboratoire Teva provoquée par des problèmes de production du fabricant grec Pharmathen. Janssen, qui soupçonnait un défaut de qualité sur son traitement, a finalement pu reprendre la production après des investigations.
Ces difficultés s’inscrivaient dans un contexte plus large où nombre de traitements psychiatriques font l’objet de pénuries. Ainsi, la quétiapine, autre médicament prescrit face à la schizophrénie, continue à être difficile à trouver dans les pharmacies.
Ces tensions et pénuries sont une épreuve pour les malades, pour qui un arrêt brutal de traitement peut avoir des conséquences dramatiques. Elles ont des causes diverses, dont la délocalisation de la production de principes actifs et un système de fixation des prix parfois jugé insuffisamment rémunérateur par l’industrie pharmaceutique.
*Actualité - Tensions d’approvisionnement en rispéridone injectable : les approvisionnements ont repris, nous abrogeons les mesures - ANSM
Santé mentale : Fin de la pénurie pour la rispéridone, psychotrope pour la schizophrénie et les troubles bipolaires
30 décembre 2025
Deux BD expliquent la santé mentale aux personnes porteuses de handicap
Écrits avec des mots simples et illustrés, les SantéBD de Coactis santé sont des outils en libre accès destinés aux enfants et aux personnes porteurs de handicap, avec des difficultés de communication ou d’expression. Créés avec des experts scientifiques, ils explorent les problématiques au travers de déroulés simples, des phrases courtes et faciles à lire et des dessins rassurants. Des contenus abordent par ex la douleur, les examens médicaux ou encore les urgences.
Cette collection s’enrichit de deux nouveaux opus sur la santé mentale : le premier définit le concept, le second explore le « comment en prendre soin et trouver de l’aide quand la santé mentale se détériore ». Ces supports accessibles et gratuits favorisent ainsi l’auto-détermination des personnes et leur capacité à devenir actrices de leur santé. Ce sont aussi des outils utiles pour les soignants qui les accompagnent.
• "La santé mentale, c’est quoi ?" et "La santé mentale, comment se faire aider ?" sont accessibles en ligne ou en téléchargement sur la plateforme dédiée.
Deux BD expliquent la santé mentale aux personnes porteuses de handicap - Santé Mentale
Cette collection s’enrichit de deux nouveaux opus sur la santé mentale : le premier définit le concept, le second explore le « comment en prendre soin et trouver de l’aide quand la santé mentale se détériore ». Ces supports accessibles et gratuits favorisent ainsi l’auto-détermination des personnes et leur capacité à devenir actrices de leur santé. Ce sont aussi des outils utiles pour les soignants qui les accompagnent.
• "La santé mentale, c’est quoi ?" et "La santé mentale, comment se faire aider ?" sont accessibles en ligne ou en téléchargement sur la plateforme dédiée.
Deux BD expliquent la santé mentale aux personnes porteuses de handicap - Santé Mentale
26 décembre 2025
Schizophrénie : une théorie vieille de 50 ans enfin confirmée sur les "voix"
Pendant un demi-siècle, une hypothèse fascinante a circulé dans les cercles scientifiques : et si les voix entendues par les personnes schizophrènes n'étaient que leur propre parole intérieure, mal interprétée ? Une étude récente vient enfin de confirmer cette théorie. Des chercheurs australiens ont mis en évidence un dysfonctionnement cérébral spécifique qui explique ce phénomène troublant.
Les hallucinations auditives représentent l'un des symptômes les plus déstabilisants de la schizophrénie. Jusqu'à présent, leur mécanisme exact demeurait mystérieux malgré de nombreuses hypothèses. Grâce à des technologies d'imagerie cérébrale avancées, une équipe de l'University of New South Wales a enfin percé ce secret en observant directement l'activité du cerveau pendant ces épisodes. Cette découverte ouvre des perspectives prometteuses pour un dépistage précoce des troubles psychotiques.
Les hallucinations auditives représentent l'un des symptômes les plus déstabilisants de la schizophrénie. Jusqu'à présent, leur mécanisme exact demeurait mystérieux malgré de nombreuses hypothèses. Grâce à des technologies d'imagerie cérébrale avancées, une équipe de l'University of New South Wales a enfin percé ce secret en observant directement l'activité du cerveau pendant ces épisodes. Cette découverte ouvre des perspectives prometteuses pour un dépistage précoce des troubles psychotiques.
21 décembre 2025
[Enquête] : Appel à participation
Nous vous relayons ici l'appel d'un doctorant en psychologie. Merci de le diffuser aussi largement que possible.
Objet : Etude sur le parcours des étudiant·es concerné·es par un trouble psychique en 1ère année de licence
Bonjour,
Nous vous sollicitons aujourd’hui en tant qu’étudiant·e inscrit·e en 1ère année de Licence à l'université concerné·e par un trouble psychique. Si vous êtes proche d'un·e étudiant·e concerné·e, n'hésitez pas à transférer l'étude, cela nous aiderait grandement.
Notre objectif est de comprendre le parcours universitaire des étudiant·es durant la Licence.
Ceci permettra de développer des outils favorisant la réussite en licence au bénéfice de tou·tes les étudiant·es.
Nous espérons que vous accepterez de participer à ce programme ; si tel est le cas, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous et remplir un premier questionnaire.
Participer à celui-ci prendra environ 20 minutes.
À la fin de celui-ci, nous vous demanderons votre adresse mail pour que nous puissions vous proposer un questionnaire similaire avant la fin des semestres 2 et 3 de votre licence.
Toutes les données récoltées dans le cadre de cette étude sont anonymes et confidentielles.
Lien vers le questionnaire : https://sondages.unistra.fr/
Ce programme de recherche est mené par Thibaut Kinnig. Les responsables scientifiques sont Camille Sanrey et Odile Rohmer (enseignantes-chercheuses au Laboratoire de Psychologie des Cognitions de l’Université de Strasbourg).
Ce programme de recherche est soutenu par l’Université de Strasbourg, l’Institut pour la Recherche en Santé Publique et la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie. Il a été validé par le Comité d’Ethique de la Recherche de l’Université de Strasbourg.
Pour toutes informations relatives à cette étude, vous pouvez écrire à tkinnig@unistra.fr
Nous vous souhaitons une bonne journée,
Cordialement,
Pour l’équipe de recherche,
Kinnig Thibaut
Doctorant en psychologie sociale
Laboratoire de Psychologie des Cognitions
Université de Strasbourg
20 décembre 2025
Aidantes, on vous aide aussi ! 8 initiatives d’avenir
Aide aux aidantes, un article de Femme Actuelle N°2140 (3 pages)
https://drive.google.com/file/d/1z8eBgk_-CpTLM2a1Mb_BImA3bkeK4LJv/view?usp=sharing18 décembre 2025
Comment arrêter les antidépresseurs ? Une méta-analyse met en avant le soutien psychologique
Par Coline Garré publié le 12/12/2025
Que faire quand un patient sous antidépresseurs va mieux ? Longtemps négligée en France, la question est aujourd'hui perçue comme un enjeu médical majeur. « Dès que l'on change ou réduit un antidépresseur, c'est une source d'angoisse pour la personne concernée », rapporte à l'AFP Christine Villelongue, co-présidente de l'association France Dépression. Or « il n'y a aucun cadre : très souvent, quand on arrête, il n'y a pas de suivi ».
Une vaste étude, publiée ce 11 décembre dans le Lancet Psychiatry*, apporte des réponses solides grâce à l'ampleur des données recueillies : l’équipe menée par les chercheurs italiens Giovanni Ostuzzi et Debora Zaccoletti a évalué plus de 70 essais cliniques portant sur quelque 17 000 personnes en rémission complète ou partielle de troubles dépressifs ou anxieux. Différentes options pour le traitement antidépresseur ont été évaluées : arrêt brutal, diminution rapide (≤ 4 semaines), diminution lente (> 4 semaines), réduction de dose (≤ 50 % de la dose minimale efficace) ou poursuite du traitement, avec ou sans soutien psychologique.
Selon ses conclusions, un patient chez qui l'on arrête progressivement un antidépresseur n'a pas plus de risque de rechute que s'il poursuit son traitement, à condition de disposer d'un soutien psychologique. La pire option reste, dans tous les cas, un arrêt brutal ou rapide du médicament. « Les recommandations devraient préconiser une déprescription individualisée, avec une diminution progressive et un soutien psychologique structuré », conclut l’étude.
« Même si les antidépresseurs sont efficaces pour empêcher les rechutes dépressives, rien n'oblige à en faire un traitement à long terme pour tout le monde », souligne la psychologue Debora Zaccoletti, citée dans un communiqué du Lancet. Selon le psychiatre allemand Jonathan Henssler, auteur d’un commentaire, également publié par le Lancet Psychiatry, les résultats montrent surtout « le bénéfice supplémentaire apporté par une psychothérapie », sachant que tout arrêt, même progressif, reste associé à un risque de rechute.
Selon une précédente méta-analyse publiée dans The Lancet Psychiatry sur plus de 20 000 patients, dont 16 000 traités par antidépresseurs et 4 500 par placebo, l’incidence des symptômes liés directement à l’arrêt des antidépresseurs s’élèverait à 15 %, soit un patient sur sept. Sans différence significative entre arrêt dégressif et brutal (ce qui peut être aussi dû à la variabilité des protocoles dans les essais cliniques inclus).
Quelle réalité en France ?
Accompagner l’arrêt des antidépresseurs par un suivi psychologique n’est pas une option réaliste en France, selon Christine Villelongue, qui pointe la « carence » de soignants. Les conclusions du Lancet Psychiatry s'inscrivent « dans un monde idéal mais la réalité du terrain, ce n'est pas ça », juge-t-elle.
Le concept de déprescription n’est pas encore totalement entrée dans les pratiques, du moins en psychiatrie. « Tout au long de mon internat, achevé pourtant très récemment, ce sujet n'a jamais été abordé dans l'enseignement », explique la Dr Maeva Musso, présidente de l'Association des jeunes psychiatres et des jeunes addictologues.
Lorsque les patients « expriment le souhait de réduire leurs traitements, cela est encore trop souvent interprété par le corps médical comme un déni de leur trouble », poursuit la Dr Musso, responsable d’une consultation d'optimisation et de réduction médicamenteuse dédiée aux enfants et adolescents entre 0 et 21 ans placés à l'aide sociale à l'Enfance (ASE), au Pôle Paris Centre Est Enfants. Et de citer en exemple la Norvège où des consultations dédiées à la déprescription sont proposées, et les Pays-Bas, où des micro-doses d'antidépresseurs sont autorisées afin de permettre une réduction très progressive.
*Comparison of antidepressant deprescribing strategies in individuals with clinically remitted depression: a systematic review and network meta-analysis - The Lancet Psychiatry
Comment arrêter les antidépresseurs ? Une méta-analyse met en avant le soutien psychologique | Le Quotidien du Médecin | Spécialités | Psychiatrie
Que faire quand un patient sous antidépresseurs va mieux ? Longtemps négligée en France, la question est aujourd'hui perçue comme un enjeu médical majeur. « Dès que l'on change ou réduit un antidépresseur, c'est une source d'angoisse pour la personne concernée », rapporte à l'AFP Christine Villelongue, co-présidente de l'association France Dépression. Or « il n'y a aucun cadre : très souvent, quand on arrête, il n'y a pas de suivi ».
Une vaste étude, publiée ce 11 décembre dans le Lancet Psychiatry*, apporte des réponses solides grâce à l'ampleur des données recueillies : l’équipe menée par les chercheurs italiens Giovanni Ostuzzi et Debora Zaccoletti a évalué plus de 70 essais cliniques portant sur quelque 17 000 personnes en rémission complète ou partielle de troubles dépressifs ou anxieux. Différentes options pour le traitement antidépresseur ont été évaluées : arrêt brutal, diminution rapide (≤ 4 semaines), diminution lente (> 4 semaines), réduction de dose (≤ 50 % de la dose minimale efficace) ou poursuite du traitement, avec ou sans soutien psychologique.
Selon ses conclusions, un patient chez qui l'on arrête progressivement un antidépresseur n'a pas plus de risque de rechute que s'il poursuit son traitement, à condition de disposer d'un soutien psychologique. La pire option reste, dans tous les cas, un arrêt brutal ou rapide du médicament. « Les recommandations devraient préconiser une déprescription individualisée, avec une diminution progressive et un soutien psychologique structuré », conclut l’étude.
« Même si les antidépresseurs sont efficaces pour empêcher les rechutes dépressives, rien n'oblige à en faire un traitement à long terme pour tout le monde », souligne la psychologue Debora Zaccoletti, citée dans un communiqué du Lancet. Selon le psychiatre allemand Jonathan Henssler, auteur d’un commentaire, également publié par le Lancet Psychiatry, les résultats montrent surtout « le bénéfice supplémentaire apporté par une psychothérapie », sachant que tout arrêt, même progressif, reste associé à un risque de rechute.
Selon une précédente méta-analyse publiée dans The Lancet Psychiatry sur plus de 20 000 patients, dont 16 000 traités par antidépresseurs et 4 500 par placebo, l’incidence des symptômes liés directement à l’arrêt des antidépresseurs s’élèverait à 15 %, soit un patient sur sept. Sans différence significative entre arrêt dégressif et brutal (ce qui peut être aussi dû à la variabilité des protocoles dans les essais cliniques inclus).
Quelle réalité en France ?
Accompagner l’arrêt des antidépresseurs par un suivi psychologique n’est pas une option réaliste en France, selon Christine Villelongue, qui pointe la « carence » de soignants. Les conclusions du Lancet Psychiatry s'inscrivent « dans un monde idéal mais la réalité du terrain, ce n'est pas ça », juge-t-elle.
Le concept de déprescription n’est pas encore totalement entrée dans les pratiques, du moins en psychiatrie. « Tout au long de mon internat, achevé pourtant très récemment, ce sujet n'a jamais été abordé dans l'enseignement », explique la Dr Maeva Musso, présidente de l'Association des jeunes psychiatres et des jeunes addictologues.
Lorsque les patients « expriment le souhait de réduire leurs traitements, cela est encore trop souvent interprété par le corps médical comme un déni de leur trouble », poursuit la Dr Musso, responsable d’une consultation d'optimisation et de réduction médicamenteuse dédiée aux enfants et adolescents entre 0 et 21 ans placés à l'aide sociale à l'Enfance (ASE), au Pôle Paris Centre Est Enfants. Et de citer en exemple la Norvège où des consultations dédiées à la déprescription sont proposées, et les Pays-Bas, où des micro-doses d'antidépresseurs sont autorisées afin de permettre une réduction très progressive.
*Comparison of antidepressant deprescribing strategies in individuals with clinically remitted depression: a systematic review and network meta-analysis - The Lancet Psychiatry
Comment arrêter les antidépresseurs ? Une méta-analyse met en avant le soutien psychologique | Le Quotidien du Médecin | Spécialités | Psychiatrie
17 décembre 2025
PCH : la Cour des comptes appelle à une refonte profonde
Dépenses en plein essor, disparités territoriales, règles illisibles : la Cour des comptes publie son premier rapport (sans détour) sur la PCH, 20 ans après sa création. Elle propose une série de recommandations pour rétablir équité et lisibilité.
Par Cassandre Rogeret / Handicap.fr publié le 12/12/25
« Deux décennies après sa création, la PCH n'est pas encore un dispositif totalement stabilisé. » La Cour des comptes ne mâche pas ses mots. En décembre 2025, elle publie son premier rapport entièrement dédié à la Prestation de compensation du handicap, pierre angulaire du droit à compensation instauré par la loi de 2005. À la demande de la commission des finances de l'Assemblée nationale, l'institution indépendante, chargée de contrôler l'usage de l'argent public et d'évaluer les politiques publiques, ausculte en profondeur cette aide qui façonne le quotidien d'environ 400 000 Français. Au programme ? L'analyse de sa cohérence, de sa mise en œuvre concrète et de son impact financier. Un objectif s'impose : mettre en lumière les fragilités d'une prestation essentielle, rattrapée par des zones d'ombre et des inégalités tenaces.
Aux origines d'un droit : la vocation de la PCH...
Une (trop ?) grande pluralité de bénéficiaires
Entrée en vigueur en 2006, la PCH – financée par les départements, avec une contribution de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) – s'adresse aujourd'hui à des profils extrêmement variés :.. notamment l'ouverture de la prestation, en 2023, aux handicaps psychiques, cognitifs ou liés aux troubles du neurodéveloppement (PCH handicap psychique : en vigueur le 1er janvier 2023)...
Les fractures territoriales...
Enfants : le casse-tête du choix entre PCH et AEEH...
Une barrière d'âge devenue source d'inégalités...
Aides techniques : des règles figées dans le passé...
Parentalité : un soutien forfaitaire à réinventer...
Des contrôles encore trop fragmentés pour sécuriser la prestation...
Refonder pour mieux compenser
Au terme de son analyse, la Cour appelle à « clarifier », « harmoniser » et « rationaliser » la PCH pour restaurer un accès « équitable » et un pilotage « lisible ». Elle rappelle que « la personne en situation de handicap a droit à la compensation quels que soient l'origine et la nature de sa déficience ». Encore faut-il que ce droit s'exerce avec cohérence, transparence et uniformité. Il appartient désormais aux décideurs de choisir si la PCH doit être ajustée… ou réinventée.
Par Cassandre Rogeret / Handicap.fr publié le 12/12/25
« Deux décennies après sa création, la PCH n'est pas encore un dispositif totalement stabilisé. » La Cour des comptes ne mâche pas ses mots. En décembre 2025, elle publie son premier rapport entièrement dédié à la Prestation de compensation du handicap, pierre angulaire du droit à compensation instauré par la loi de 2005. À la demande de la commission des finances de l'Assemblée nationale, l'institution indépendante, chargée de contrôler l'usage de l'argent public et d'évaluer les politiques publiques, ausculte en profondeur cette aide qui façonne le quotidien d'environ 400 000 Français. Au programme ? L'analyse de sa cohérence, de sa mise en œuvre concrète et de son impact financier. Un objectif s'impose : mettre en lumière les fragilités d'une prestation essentielle, rattrapée par des zones d'ombre et des inégalités tenaces.
Aux origines d'un droit : la vocation de la PCH...
Une (trop ?) grande pluralité de bénéficiaires
Entrée en vigueur en 2006, la PCH – financée par les départements, avec une contribution de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) – s'adresse aujourd'hui à des profils extrêmement variés :.. notamment l'ouverture de la prestation, en 2023, aux handicaps psychiques, cognitifs ou liés aux troubles du neurodéveloppement (PCH handicap psychique : en vigueur le 1er janvier 2023)...
Les fractures territoriales...
Enfants : le casse-tête du choix entre PCH et AEEH...
Une barrière d'âge devenue source d'inégalités...
Aides techniques : des règles figées dans le passé...
Parentalité : un soutien forfaitaire à réinventer...
Des contrôles encore trop fragmentés pour sécuriser la prestation...
Refonder pour mieux compenser
Au terme de son analyse, la Cour appelle à « clarifier », « harmoniser » et « rationaliser » la PCH pour restaurer un accès « équitable » et un pilotage « lisible ». Elle rappelle que « la personne en situation de handicap a droit à la compensation quels que soient l'origine et la nature de sa déficience ». Encore faut-il que ce droit s'exerce avec cohérence, transparence et uniformité. Il appartient désormais aux décideurs de choisir si la PCH doit être ajustée… ou réinventée.
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