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14 mars 2021

Pourquoi entend-on (parfois) des voix ?

Quel est le point commun entre Jeanne d’Arc, Martin Luther King, Zinedine Zidane ou encore Charles Dickens ? Ils entendaient des voix. Si ces voix intérieures, parfois mystiques, sont une source d’inspiration pour certains, elles peuvent aussi révéler d’autres troubles, pas forcément pathologiques, chez d’autres. Pour les neuroscientifiques, ces hallucinations auditives (et parfois visuelles) seraient générées par les personnes elles-mêmes mais leur système neurologique ne leur permettrait pas de s’assurer qu’elles en sont bien les auteurs…



"Charles Dickens entendait les voix de ses personnages et écrivait les dialogues de ses romans comme sous la dictée", indique Hélène Lœvenbruck, directrice de recherche au CNRS au laboratoire de psychologie et neurocognition (LPNC) de Grenoble. Était-il pour autant complètement fou ? Certainement pas. "L’hyperphantasie est la capacité chez certaines personnes d’imaginer des scènes visuelles ou sonores très intenses, au point que les sensations simulées peuvent parfois sembler réelles", explique la neuroscientifique. Lorsque l’hyperphantasie est accompagnée d’une perte du sentiment d’être l’auteur de la scène imaginée, on est en présence d'hallucinations. Les personnes qui rapportent alors avoir eu une vision ou avoir entendu une voix l’attribuent à une source externe. Dans nos cultures occidentales, les hallucinations sont souvent liées aux maladies mentales et notamment à la schizophrénie. Mais les mécanismes neurologiques à l’origine de l’apparition de tels symptômes commencent à être mieux connus et montrent qu’ils ne sont pas forcément le reflet d’une psychose.



Pourquoi entend-on (parfois) des voix ? - Science & Vie (science-et-vie.com)


13 mars 2021

[Vidéo] : Mieux comprendre la schizophrénie

Une chronique de Christophe André

Christophe André revient sur l'évolution du traitement de la schizophrénie. En s'appuyant sur son expérience et ses souvenirs, il explique combien il est essentiel, pour mieux la traiter, de ne plus donner l'impression qu'elle fait peur et, surtout, que son diagnostic ne soit plus considéré comme une condamnation. 


Si vous n'arrivez pas à lire la vidéo directement, cliquez ci-dessous :

12 mars 2021

LES TROUBLES PSYCHIATRIQUES SONT UNE PRIORITÉ VACCINALE

Le 2 mars 2021, la Haute Autorité de santé a publié une actualisation de la liste des comorbidités associées à un risque de forme grave de Covid-19, à partir d’une revue systématique de la littérature scientifique et des travaux conduits sur ce thème. 

Désormais sur le site du Ministère de la santé, les personnes souffrant de troubles psychiatriques et âgées de 50 à 64 ans sont inscrites dans la liste des publics prioritaires pour la vaccination anti covid-19. 


La stratégie vaccinale et la liste des publics prioritaires - Ministère des Solidarités et de la Santé (solidarites-sante.gouv.fr)

11 mars 2021

Dossier Santé Mentale : halte aux préjugés !

Halte aux idées reçues sur la santé mentale


Les personnes souffrant de troubles ou de maladies psychiques subissent, en plus, des jugements qui leur rendent la vie difficile. Il est grand temps de lutter contre ces préjugés (Charlotte de L’escale).

Le sujet de la santé mentale a bien émergé en France. Avant, c’était tabou.


Mieux prévenir, mieux soigner, mieux accompagner...Ce sont quelques uns des objectifs de la feuille de route de la santé mentale et psychiatrie du Gouvernement. Le Pr Frank Bellivier donne les pistes pour améliorer l’accès aux soins (Cécile Fratellini).


Médicaments, psychothérapies... Quels sont les soins ?

Les maladies psychiques peuvent être traitées par des médicaments ainsi que par des techniques telles que l’hypnose ou les thérapies cognitives et comportementales (Charlotte de L’escale).



Source : essentiel santé magazine, magazine trimestriel de l’Union Harmonie Mutuelle n°61 mars 2021/Pages Spéciales Grand Est


Vous pouvez le lire en ligne :

https://www.essentiel-sante-magazine.fr/magazine-feuilletable/essentiel-mars-2021/


10 mars 2021

Journées de la Schizophrénie : "Programme de psychoéducation Profamille"

Maison virtuelle de la psychiatrie


18èmes Journées de la Schizophrénie du 13 au 20 mars 2021


Conférence le 18 mars 2021 à 20h30 sur le thème : « Programme de psychoéducation Profamille : patients, proches et professionnels, tous alliés pour faire face à la schizophrénie ». 


Laura Dalle Meses

Dr Wydad Hikmat, psychiatre à l’hôpital psychiatrique universitaire Ibn Nafis, Marrakech.

Lucille Zolla, paire-aidante à l’hôpital Sainte Anne et patiente

Nathalie Nicolas, éducatrice animatrice du programme

Anciens participants et participants de Profamille

Modérateur : Jean-Philippe Lejeune, chargé de communication de l’ASBL Similes Wallonie en Belgique



Inscription gratuite :

Maison virtuelle de la psychiatrie - conférences Billets | Eventbrite


Programme de tous les évènements dans le cadre de ces journées :

La Maison virtuelle de la psychiatrie | Journées de la Schizophrénie - 13-20 mars 2021 (schizinfo.com)


09 mars 2021

[Tribune] : Il faut donner à la psychiatrie les moyens ambulatoires et hospitaliers qui lui ont été enlevés

Les conditions d’accueil des patients de psychiatrie se dégradent fortement. Des pratiques comme la contention mécanique ou le recours à l’isolement réapparaissent. Le Collectif inter-hôpitaux alerte sur les atteintes réitérées portées aux droits et à la dignité des patients

Psychiatres, infirmiers, psychologues, membres du Collectif inter-hôpitaux, nous souhaitons alerter la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, sur les atteintes réitérées portées aux droits et à la dignité des patients relevant de soins psychiatriques. Depuis quelques années, les conditions d’accueil des patients se dégradent fortement et des pratiques réputées disparues reviennent : les contentions mécaniques se banalisent dans de nombreux services d’urgence des hôpitaux français. Et ce, sans aucun contrôle d’aucune instance.

.../...

Le nombre d’usagers de la psychiatrie est passé de 1 million en 1997 à 2,3 millions en 2020, sans que les équipes de soin soient renforcées à la hauteur de cette croissance. La tension sur les lits contraint à réserver les hospitalisations aux patients les plus graves, relevant le plus souvent de soins sous contrainte, sans pouvoir répondre aux autres indications. Le recours à l’isolement et à la contention, devenu fréquent alors qu’il était rare il y a trente ans, signe donc à la fois l’aggravation des situations cliniques d’entrée et le dénuement numérique et théorique des équipes de soin. 

.../...


Signataires :

Aude Daniel, psychiatre, centre hospitalier (CH) Edouard-Toulouse, Marseille ; Karine Dantzer, infirmière, CH Montfavet, Avignon ; Noélie Falguière, psychiatre, EPS Ville-Evrard (Seine-Saint-Denis) ; Laurence Gembara, psychiatre, CHU de Clermont-Ferrand ; Morgane Girard, psychologue, CH Edouard-Toulouse, Marseille ; Dominique Laurent-Crippa, infirmière, AP-HM, Marseille ; Baptiste Libault, infirmier, CH Montfavet, Avignon ; Maud Pontis, psychologue, CHU de Rennes ; Magali Trouvé, psychiatre, CH Montfavet, Avignon ; Etienne Vacher, psychiatre, CH Alpes-Isère, Sainte Egrève ; Laurent Vassal, psychiatre, EPS Ville-Evrard 


Lire la tribune sur Le Monde du 9 mars 2021

08 mars 2021

Quel sport pour les patients atteints de schizophrénie ?

Plusieurs études ont révélé que les patients atteints de schizophrénie sont fréquemment sédentaires et pratiquent peu d’activité physique au quotidien. Cette sédentarité a plusieurs impacts négatifs :

  • Sur la santé mentale et l’évolution des troubles schizophrènes ;

  • Sur la santé physique et métabolique des patients (développement de maladies chroniques liées à la sédentarité) ;

  • Sur l’autonomie et la qualité de vie.



Parallèlement, des études considèrent la pratique sportive comme un élément fondamental de la prise en charge des patients schizophrènes. Dans ce contexte, une nouvelle étude, menée sur 79 patients schizophrènes suivis sur une période de 12 semaines, a été menée récemment.

Parmi ces patients, 38 ont bénéficié d’un suivi classique et 39 d’un suivi classique associé à de la marche active. Ce programme de marche active consistait en cinq séances hebdomadaires de 30 minutes de marche, effectuées tout en portant une charge de poids moyen. L’analyse statistique des données a révélé une absence d’effet significatif de la marche active sur les fonctions cognitives et seulement un faible effet significatif sur les capacités verbales. En revanche, un effet significatif a été observé sur deux autres paramètres :


  • L’attention ;

  • La vitesse de réaction.


Quel sport pour les patients atteints de schizophrénie ? (sante-sur-le-net.com)



04 mars 2021

Covid-19 : entre confinements et restrictions, l’épreuve sans fin des familles de handicapés

Récit par Vanessa Schneider

[Extrait]
Fermeture momentanée des centres spécialisés, difficultés d’accès aux soins et aux activités… Confrontés aux multiples épisodes de la crise sanitaire, les proches de personnes handicapées ont le sentiment de vivre un long cauchemar depuis un an.

Servane a perdu beaucoup de forces depuis un an, mais elle a gardé son sens de l’humour. Cette Grenobloise de 45 ans raconte sa famille à mots choisis, sobres et précis. Elle est professeure des écoles, son mari chef d’entreprise, leur premier enfant, une fille de 17 ans, va bien. Le second, Antoine, 15 ans, a souffert d’un grave problème d’oxygénation à la naissance, qui a provoqué une paralysie cérébrale très sévère : il ne parle pas et ne peut se mouvoir seul. Depuis l’âge de 4 ans, il est pris en charge en établissement spécialisé. Son frère Arthur, le troisième enfant du couple, est né en mai 2010 avec une surdité profonde. C’est à ce moment-là que Servane éclate de rire : « Le handicap, ici, on en connaît un rayon ! »

Il y a sept ans, cette femme énergique a dû arrêter de travailler, engloutie par la paperasse administrative, noyée dans l’océan des sigles et des acronymes, happée par les rendez-vous avec les professionnels de santé, les multiples prises en charge éducatives et médicales dont ses enfants ont besoin. Elle s’est par ailleurs dévouée corps et âme à une association, Loisirs pluriel, où valides et handicapés se regroupent pour des activités.

Jusqu’à l’arrivée du Covid-19, Antoine était hébergé dans un centre de jour, où il dormait tout de même deux soirs par semaine. « Cela nous permettait de souffler et de nous occuper de nos autres enfants », précise Servane. Le premier confinement, en mars 2020, a bouleversé cet équilibre. Du jour au lendemain, le centre a fermé ses portes, l’auxiliaire de vie chargée de promener Antoine, de lui donner le bain et de préparer sa soupe, a cessé de travailler.

Pendant que son mari continue de se rendre à son entreprise, Servane se retrouve à la maison avec les trois enfants. « En mode robot, en pilotage automatique », comme elle dit, contrainte d’enchaîner les gestes en se répétant : « Il faut que tout le monde aille bien. »

Pas facile avec Antoine : il nécessite une attention de chaque instant et a besoin d’être stimulé, sous peine de régresser. Les autres enfants ont été un peu livrés à eux-mêmes, passant beaucoup de temps sur leurs écrans. « Tous les soirs je me disais : “Je ne vais pas tenir, je vais m’écrouler demain.” Il y a eu beaucoup de larmes, beaucoup de craquages, mais on s’est soutenus entre parents d’enfants handicapés, et j’ai tenu. »

A force de porter son fils, Servane est sortie de cette première épreuve avec une tendinite, des douleurs dans tout le corps, une fatigue physique et psychique extrême. De la colère aussi : « La pandémie a mis en exergue l’approche globale du handicap en France, où il est considéré comme le problème des parents. Il est fou qu’en 2021 on n’aménage pas nos vies d’aidants. Nos familles sont invisibles, car nous ne grognons pas, nous ne manifestons pas, nous sommes trop épuisés pour ça. »

Lire la suite sur lemonde.fr (réservé aux abonnés)


03 mars 2021

Centre de Référence pour les Maladies Rares à expression psychiatrique (CRMR)

Le Centre de Référence pour les Maladies Rares à expression psychiatrique (CRMR) du GHU Paris a été labellisé en 2017 dans le cadre du 3ème Plan National Maladies Rares. Avec les autres CRMR et Centres de compétences du territoire, il s’intègre dans la Filière Nationale de Santé DefiScience (http://www.defiscience.fr/) qui concerne les maladies rares du développement cérébral.




https://www.ghu-paris.fr/fr/annuaire-des-structures-medicales/centre-de-reference-pour-les-maladies-rares-expression