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Nous avons besoin de vous (adhésion ou simple don)
https://www.helloasso.com/associations/troubles-psychiques-tous-partenaires
20 octobre 2021
La Psycyclette, patients et soignants dans le même peloton
19 octobre 2021
Voyons les personnes AVANT le handicap !
Campagne de sensibilisation à l'accueil des personnes porteuses de handicap !
18 octobre 2021
Conférence-débat : "L’autisme au cœur d’un projet innovant"
Conférence-débat
mercredi 20 octobre à 19 h
à la Maison des Associations de Strasbourg
Le Lions Club Orangerie de Strasbourg et le Dispositif d’accompagnement et de soins coordonnés pour l’autisme (Dasca) organisent une conférence-débat sur le thème "L’autisme au cœur d’un projet innovant", animée par Aurore Kiesler, référente mission ressource autisme- Dasca.
Le Dasca est un établissement de l’association Adèle de Glaubitz qui accueille des enfants âgés de 3 à 15 ans porteurs de troubles du spectre de l’autisme. Son objectif est de proposer un accompagnement intensif et limité dans le temps, permettant à ces enfants et adolescents d’être orientés vers le milieu ordinaire.
Maison des Associations de Strasbourg, 1 place des Orphelins, 67000-Strasbourg.
Prix d’entrée : libre
Pass sanitaire obligatoire et inscription jusqu’au 18 octobre auprès de Madame Dano Klein –
email : danoklein67@gmail.com
Article des DNA, le 17 octobre 2021
17 octobre 2021
[Webconférence] : Troubles psy et travail...
Satisfaction ou stress ?
Des patients, des professionnels et des proches seront là pour en parler, pour répondre aux questions que vous nous aurez préalablement adressées.
Le 28 octobre, seules les sorcières seront absentes, bien trop occupées à sillonner le ciel… Et leur mission n’est pas sans danger !...
Ces webconférences sont gratuites, très accessibles, positives et à la portée de tous et toutes.
Lien d'inscription : https://bit.ly28-octobre-18h
16 octobre 2021
THIERRY LHERMITTE : "IL NE FAUT PAS AVOIR PEUR DE LA SCHIZOPHRÉNIE"
A cette occasion, Thierry Lhermitte, parrain de la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM), qui finance de nombreux projets pour soigner ce type d’affections, s’est confié auprès de CNEWS sur son engagement.
Pourquoi avez-vous décidé de vous engager auprès de la FRM, qui organise du 11 au 15 octobre 2021, la première semaine de la recherche en santé mentale ?
Connaissant mon intérêt pour les sciences de la vie et la recherche médicale, la FRM m’a contacté en 2004. Cela fait donc 17 ans que je m’engage auprès de cette fondation, qui est très importante pour la recherche française. Cela me donne l'occasion de rencontrer des personnes extraordinaires, d’apprendre des choses, de m'impliquer dans plusieurs projets, et d’y apporter ma petite pierre.
Récemment, vous vous êtes rendu dans un laboratoire de psychologie au centre hospitalier Saint-Anne. Pourquoi est-ce important pour vous d’aller sur le terrain ?
J'ai en effet rencontré dernièrement des chercheurs spécialisés dans l’étude de la schizophrénie. Mais je visite un laboratoire tous les mois, et ce, depuis 7 ans. Cette démarche apporte de la visibilité aux chercheurs, dont on entend parler souvent uniquement à l’occasion des crises, mais qui travaillent tous les jours. Après mes visites, je fais un compte rendu dans les médias, et cela suscite des dons. Et ils sont indispensables. Il faut savoir que le don privé représente un tiers du budget des chercheurs.
Au cours de votre visite, les chercheurs ont-ils fait un point sur les traitements de la schizophrénie ? Actuellement, où en est la recherche ?
Pour l’heure, on n’en guérit pas, mais on peut contrôler la maladie via la prise de médicaments antipsychotiques. Les traitements sont lourds avec des effets secondaires, mais ils sont efficaces. La plupart des personnes touchées par cette maladie parviennent à avoir une vie normale. Cette maladie est traitée dans 90% des cas.
Comment cette maladie se manifeste-t-elle ?
Les symptômes principaux sont les hallucinations, visuelles et auditives, et des déficits cognitifs. La schizophrénie se caractérise aussi par un déficit motivationnel, un désintérêt pour les choses de la vie. Et tous ces troubles facilitent généralement la prise de substances psychotropes. En consommant des drogues, les patients espèrent trouver un soulagement.
Quelles sont les différentes causes de la schizophrénie ?
On l'ignore encore. Il y a à la fois une vulnérabilité génétique et des facteurs de l’environnement, comme la prise de cannabis à l’adolescence et le stress.
Généralement, quand cette maladie se développe-t-elle ?
Cette maladie se développe principalement à l’adolescence, période durant laquelle il y a une maturation cérébrale. C’est le moment où les circuits inhibiteurs, qui nous empêchent de faire des choses, se renforcent, et où les circuits excitateurs, qui, eux, nous motivent, diminuent. Le problème, c’est que l’on ne sait pas faire la différence entre une crise d’adolescence et le début d’une schizophrénie. Et les symptômes se ressemblent beaucoup.
A noter que la FRM organise du 11 au 15 octobre 2021, la première semaine de la recherche en santé mentale. Un programme digital d’échanges et de témoignages est prévu sur Instagram, ciblant cinq pathologies majeures : la dépression, la schizophrénie, les troubles bipolaires, les addictions et les troubles du comportement alimentaire (TCA).
Thierry Lhermitte : «Il ne faut pas avoir peur de la schizophrénie» | CNEWS
15 octobre 2021
[Recherche] : L’analyse vocale sur smartphone pour détecter les signes d’un trouble dépressif
Lors de la 180e réunion de l’American Acoustic Association (ASA), une équipe de recherche de l’Université du Maryland, aux États-Unis, a présenté un modèle d’intelligence artificielle pour détecter les signes d’une dépression.
L’outil couplé à une application mobile, analyse la voix et remarque les potentiels changements pouvant indiquer d’une personne souffre de dépression ou en montre des signes précurseurs. Une étude qui rappelle le projet STOP qui analyse les publications sur twitter pour prévenir les risques de suicide.
14 octobre 2021
Dépression : augmentation de 28% en 2020
28%
C’est l’augmentation du nombre de personnes touchées par des troubles dépressifs majeurs dans le monde en 2020, soit 246 millions de cas, contre 193 millions si la crise du Covid-19 et les confinements n’avaient pas eu lieu.
Mené par des chercheurs de l’université australienne du Queensland, ce travail, publié le 8 octobre dans The Lancet, a recensé 48 études de janvier 2020 à fin janvier 2021.
Les troubles anxieux sont en hausse de 26 %, soit 374 millions de personnes touchées, contre 298 millions de cas hors épidémie. Les plus affectés sont les jeunes, atteints par les fermetures d’écoles, et les femmes, confrontées à la surcharge de tâches domestiques et à un risque accru de violences conjugales.
Selon les chercheurs, "ces résultats mettent en évidence un besoin urgent de renforcer les systèmes de santé mentale afin de faire face à la charge croissante de ces troubles dépressifs et anxieux".
Le Monde, numéro du 13 octobre 2021
13 octobre 2021
[Rappel] : La nuit de la Santé Mentale, avec l'association TP-TP
N'oubliez pas de nous rejoindre !
14 octobre 2021 de 18h à 23h
Un programme très riche de conférences (en ligne et en continu) accessibles à tous.
Vous y retrouverez une intervention de notre Association "Troubles psychiques-Tous partenaires"
"Pair-aidance et droits des aidants"
A suivre en direct avec FaceBook live :
https://www.facebook.com/events/563743834743367/
- de 18h à 19h :
"Les droits des aidants" avec l'association TP-TP (Troubles psychiques-Tous partenaires), le CREHPSY Grand-Est en partenariat avec Isabelle OFFERLIN, neuropsychologue au pôle de Psychiatrie, de santé mentale et d’addiction des HUS.
- de 19h à 20h30 :
Conférence interactive sur la pair-aidance avec l'association GP3A (groupement des pairs-aidants d'Alsace)
- de 20h30 à 21h30:
L'entente de voix avec l'association "Au bon entendeur"
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12 octobre 2021
Grande précarité et troubles psychiques - Note de cadrage
Contexte
Les acteurs (pouvoirs publics, professionnels de la psychiatrie et de la santé mentale, de la lutte contre la pauvreté, du logement…) font des constats convergents, confortés par les données disponibles :
- une aggravation des phénomènes de précarité depuis vingt ans comme le montre l’augmentation continue du nombre de personnes sans logement
- une diversification des profils des populations très précaires, en lien avec la crise migratoire en particulier
- la surreprésentation des troubles psychiques parmi les populations les plus précaires, avec des liens complexes et intriqués entre les deux phénomènes
- des difficultés majeures d’accès aux soins, aux droits et aux prestations des populations cumulant ces vulnérabilités
La Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) a saisi la HAS (Haute autorité de Santé) en 2019 pour qu’elle élabore une recommandation de bonne pratique sur l’accompagnement de ces situations.
Objectifs
L’objectif de cette recommandation est de définir des bonnes pratiques, partagées par les acteurs (professionnels de santé et sociaux, pairs aidants) intervenant auprès des publics en situation de grande précarité présentant des troubles psychiques.
L’accent sera mis sur les pratiques et coopérations permettant de repérer, orienter et proposer un accompagnement (sanitaire et social) adapté aux besoins et choix des personnes.
Cette recommandation fournira :
- des outils spécifiques ciblant les priorités d’action des professionnels de première ligne
- des « focus » sur des situations particulières
- un outil d’aide à l’orientation à destination des usagers
La recommandation concerne les publics en situation de grande précarité. Le logement (absence de logement ou risque de le perdre) apparait comme un marqueur pertinent pour qualifier ces situations.
Professionnels et acteurs concernés
Principalement, professionnels des secteurs social et médico-social, professionnels de santé (équipes de psychiatrie, médecin généraliste…) et pairs-aidants intervenant auprès des personnes en situation de grande précarité, ainsi que d’autres acteurs, tels que les bailleurs sociaux, les acteurs de l’organisation territoriale, les personnes concernées.
11 octobre 2021
La très grande solitude des aidants de malades psychiques
"Qui se soigne lorsqu’il n’a pas un toit sur la tête ? Peut se soigner lorsqu’il est sans ressources ? Et peut avoir une bonne santé mentale lorsqu’il est enfermé chez lui seul, sans soutien ?"
Lourdes conséquences pour les relations sociales, sentimentales et l’emploi
C’est pourquoi l’association, constituée majoritairement de proches aidants, milite pour qu’il n’y ait plus de soins sans un accompagnement personnalisé. Cruellement absent aujourd’hui, il oblige les familles à pallier ce manque. Contraintes d’être toujours en première ligne, elles en paient le prix fort. En termes de santé, de relations sociales, sentimentales et même souvent, de carrière professionnelle. Le tout sur fond de silence, tant les troubles dont souffrent leurs proches génèrent de représentations négatives.
La fin de la stigmatisation et l’inclusion hors de portée selon les aidants
Ainsi, pour 69 % des répondants au deuxième baromètre de l’Unafam, publié ce 6 octobre, Journée nationale des aidants, la maladie de leur proche est représentée de façon stigmatisante et anxiogène dans les médias. Conséquence, la moitié des aidants ne parle pas facilement de cette maladie. Et une même proportion n’en informe pas son employeur. Plus inquiétant, ils sont 78 % à estimer que la déstigmatisation n’est pas pour demain et 20 % à ne pas croire à l’inclusion de leur proche dans la société.
De fait, les chiffres ne leur donnent guère de raisons d’être optimistes. Les répondants, à une écrasante majorité (entre 84 et 91 % selon les dispositifs) affirment que leur proche ne bénéficie pas de l’accompagnement d’un service médico-social (SAVS, Samsah ou Saad). Pas plus qu’il n’a accès à un logement accompagné ou à un service de job coaching pour son insertion professionnelle.
Des ressources et de l’aide humaine insuffisantes
Côté ressources, ce n’est guère mieux. Avec un taux d’incapacité situé, pour 45 % d’entre eux, entre 50 et 79 %, il n’est pas aujourd’hui possible de percevoir l’allocation adulte handicapé. Quant à la prestation de compensation du handicap, seuls 7 % des proches de personnes interrogées y ont droit. La situation devrait néanmoins évoluer. En effet, à partir de février 2022, les critères ouvrant droit à la PCH vont s’élargir. Afin de permettre aux personnes avec un handicap psychique, mental, cognitif ou un trouble du neuro-développement, de bénéficier d’une aide humaine. Les services de la secrétaire d’État chargée du handicap, Sophie Cluzel, ont annoncé que ce dispositif national serait d’abord testé dans trois départements (Ardennes, Gironde et Vosges).
Aidants pour l’argent, le logement, l’administratif
Mais en attendant, la famille et l’entourage constituent souvent la première ressource financière des personnes vivant avec des troubles psychiques (40 %). Dans un tiers des cas, leurs aidants les hébergent. Ces derniers déclarent en outre, à 70 %, leur apporter fréquemment une aide administrative. Et comme si cela ne suffisait pas, ce sont encore les aidants qui doivent réagir quand leur proche à besoin de soins. À 64 %, ils ont déjà dû signer au moins une demande d’hospitalisation sans consentement.
Pourtant, les aidants restent exclus du parcours de soins de leur proche. Plus de la moitié déclarent ne pas rencontrer l’équipe soignante. Et presque aussi nombreux sont ceux pour qui il n’y a pas eu d’annonce du diagnostic par un soignant. Perdus dans le monde de la psychiatrie, ils ne peuvent saisir les commissions d’usagers. Sans mots à mettre sur ce qu’ils vivent, ils peinent à trouver de l’aide, s’informer et se former pour soutenir leur proche.

