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Nouvelles

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22 novembre 2021

La Maison perchée pour vivre heureux sans cacher sa maladie psychique

Un accompagnement à travers la communauté, des groupes de partage, de l’écoute, des ateliers créatifs, des conférences autour de la psychiatrie, voilà ce que propose "la Maison perchée" à de jeunes adultes touchés par un trouble psychique, ainsi qu’à leur entourage.

L’histoire commence par les hospitalisations de Maxime, Lucille & Victoria liées à leurs troubles psychiques. Après de multiples séjours médicalisés, plus question d’accepter de devoir séjourner régulièrement à l’hôpital et d’errer esseulé à la sortie, avec pour seule compagnie les ordonnances à rallonge – les traitements sont souvent nécessaires, mais ne suffisent pas. Il faut créer un lieu d’accueil pour les jeunes adultes et leurs proches, qui permette une transition plus douce et bénéfique. L’idée de la Maison Perchée germe. La vie est faite de rencontres. Caroline – forte de son expérience dans entrepreneuriale – décide de s’engager entièrement à leur côté dans la réalisation du projet. Tous sont portés par la volonté de faire évoluer la psychiatrie en France et de s’investir pour la déstigmatisation des troubles psychiques. La Maison Perchée est lancée… interaction de rêves, de désillusions, d’espoir. Chacun y amène son vécu, sa révolte, sa bienveillance. Et bientôt d’autres se joindront !

Co-fondée par quatre jeunes adultes, dont trois directement concernés par la bipolarité et la schizophrénie, notre association fonctionne sur le principe de la pair-aidance, l’entraide mutuelle entre pairs.

Animée par des personnes souffrantes, la Maison Perchée adopte une approche non-médicalisée et ouverte à tous pour encourager une meilleure compréhension et appréhension de ces maladies. L’idée affichée et affirmée est celle-ci : "Nous croyons dans un monde où l’on peut vivre heureux sans cacher la maladie".

De nombreux programmes sont proposés :

– La Canopée : parcours de rétablissement en ligne au sein de la communauté de pair-aidants ;
– Le Cocon : si envie d’être écouté de manière approfondie par un pair aidant ayant un vécu similaire ;
– La Chrysalide : si envie de rejoindre un groupe de membres avec le même trouble, pour partager et apprendre des expériences mutuelles ;
– L’Envolée : si envie d’outils de soutien, de conférences, et d’un groupe pour partager ;
– Pair’chés : si envie d’aider d’autres jeunes et de te former à la pair-aidance.

21 novembre 2021

COVID : l’association SOS amitié Strasbourg reçoit 30% d'appels en plus, elle a besoin de dons !

En 2020, l’association d’écoute SOS amitié a vu ses appels augmenter de 30%. Elle lance un appel aux dons pour pouvoir accueillir de nouveaux bénévoles dans le Bas-Rhin et ouvrir deux nouvelles structures. Cela permettra de mieux répondre aux demandes.

L’association d’écoute SOS amitié existe à Strasbourg depuis 1964 et cette année, elle est submergée d’appels. En 2020, ils ont augmenté de 30%, ainsi l’association lance un appel aux dons pour pouvoir accueillir plus de bénévoles. "Ils sont obligés de venir à Strasbourg pendant un an avant d’avoir le droit de passer des appels depuis leur domicile. Donc pour quelqu’un qui habite à Wissembourg, Strasbourg ça fait un peu loin", explique Thérèse Jauffret, présidente de SOS amitié Strasbourg.

L’argent récolté servira aussi à la formation et aux consultations de psychologues des 54 bénévoles. L’an dernier, l’antenne de Strasbourg avait réussi à recruter vingt nouvelles personnes. Chacun d’entre eux passent 20 heures par mois à faire de l’écoute téléphonique, répondre à des mails et discuter avec des personnes en détresse. Mais leur nombre reste tout de même insuffisant car un appel sur trois reste sans réponse.

Même si les 12-25 ans restent majoritaires parmi les appelants, en quelques années, les motifs de leurs appels anonymes pour demander de l’aide ont changé. "Avant c’était beaucoup d’appels concernant des maladies psychiques comme la bipolarité ou la schizophrénie. Aujourd’hui le Covid laisse des traces, ce n'est pas terminé", précise la présidente.

"Les gens sont angoissés, il y a un certain malaise. Nous avons des appels de personnes qui ont été malade du Covid ou qui subissent un Covid long. Il y a aussi les gens qui ont perdu leur travail à cause de la crise sanitaire ou encore ceux qui ne veulent pas se faire vacciner", détaille-t-elle.

SOS amitié se retrouve donc à faire majoritairement de la prévention contre le suicide surtout sur le chat (fil de discussion). Il est ouvert de 13h à 3h du matin tous les jours. "C’est très souvent des choses difficiles, on a des jeunes qui ont des pensées suicidaires qui nous disent qu’ils vont passer à l’acte par exemple. On ne peut pas ignorer la détresse d’un jeune. Au téléphone on a plutôt des gens qui souffrent de solitude, qui veulent simplement discuter avec quelqu’un", détaille Thérèse Jauffret.

L’association a répondu à 700.000 appels venant de partout en France, en 2020. Grâce aux dons, l’association espère pouvoir prendre plus d’appels et aider d’avantage de personnes.


Infos pratiques : 
                            Écoute anonyme 24h/24 et 7j/7 
                            au 0972394050 (numéro national) 
                            et au 0388223333 (numéro de Strasbourg).

Le lundi 22 novembre, un nouveau point d'écoute SOS amitié sera inauguré à Colmar. Jusqu'à présent, seule l'antenne de Mulhouse réceptionnait les appels en provenance du Haut-Rhin, chiffrés à 17.000 en un an. L'association espère recruter des candidats écoutants.

Covid : l’association SOS amitié Strasbourg reçoit 30% d'appels en plus, elle a besoin de dons (francetvinfo.fr)

20 novembre 2021

Les troubles mentaux sont des maladies à risque de mortalité COVID

Le CDC (Center for Diseases Prevention, une autorité internationale pour la prévention des maladies) vient de rajouter officiellement les troubles mentaux à la liste des maladies à risque de mortalité COVID (incluant la schizophrénie, la dépression et le trouble bipolaire) en citant comme référence scientifique la méta-analyse publiée en septembre dans le JAMA psychiatry

La liste des maladies: list of conditions
Méta-analyse : https://jamanetwork.com/journals/jamapsychiatry/fullarticle/2782457


Dr Guillaume FOND @guillaumefond

Hôpitaux Universitaires de Marseille, Responsable Centre Expert Schizophrénie et Dépression Résistante, Responsable Service d'Information Médicale Psychiatrie

19 novembre 2021

[Brochure] : "Santé mentale dans la Cité", des repères pour comprendre, des exemples pour agir.

La crise sanitaire a révélé que la santé mentale représente un enjeu aussi bien aux niveaux politique, que social et culturel. Car si la psychiatrie concerne les personnes qui ont besoin de soins psychiatriques, la santé mentale concerne toute la population. Les municipalités sont en première ligne pour s’emparer de cet enjeu sur leur territoire.

L'AMF (Association des Maires de France) assure une diffusion lors du congrès des maires (16-18/11/21) puis via un routage aux associations départementales.

La brochure est disponible pour téléchargement sur le site du Psycom.

18 novembre 2021

[Rencontre] : Les Ateliers du rétablissement

Le concept des "Ateliers du rétablissement" est lancé par la Fondation de France. Objectif de ce cycle de rencontres dans toute la France ? Ensemble, s'inspirer pour changer les pratiques de chacun.

Après les ateliers "Parlons Psy" en 2018, le concept des "Ateliers du rétablissement" est lancé en novembre 2021. 

Objectif de ce cycle de rencontres régionales ? 

Repérer, rassembler et valoriser les pratiques participant au rétablissement des personnes concernées par les maladies psychiques avec l'ensemble des acteurs de la santé mentale. 

A l'issue de ce tour de France, un recueil des bonnes pratiques sera réalisé, dans le but de les essaimer à l'échelle nationale. On doit cette initiative à la Fondation de France, qui a signé un partenariat avec Santé Mentale France pour trois ans. 

Top départ le 18 novembre 2021 à Lyon (de 8h30 à 17h30)

au sein de la Manufacture des tabacs, où 400 personnes sont attendues pour "mettre les expériences et initiatives en commun"

Des prix "coups de cœur" décernés par le public récompenseront les actions les plus inspirantes. Les inscriptions sont closes mais, à compter du 22 novembre, les temps forts seront disponibles sur le site santementalefrance.fr.

17 novembre 2021

[Recherche] : Efficacité du jeûne intermittent sur le stress, l'anxiété et la dépression

Etude montrant l'efficacité du jeûne intermittent sur le stress, l'anxiété et la dépression.
(communiqué par le Dr Guillaume FOND)

Article publié dans la revue scientifique Nutrients le 2 novembre 2021

https://www.mdpi.com/2072-6643/13/11/3947


Vidéo d'explication par le Dr Elisa BERTHELOT

https://www.youtube.com/watch?v=8dqRkbwWkhY



16 novembre 2021

DÉPRESSION ? Mangez des champignons !

Ce n’est pas la première étude à suggérer cet effet antidépresseur des champignons –autres que les champignons magiques et leur psilocybine– mais il s’agit ici d’une très large analyse de données de la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), l’une des plus grandes cohortes américaines en nutrition. 

L’équipe de la Penn State a analysé ainsi les données alimentaires et les résultats de santé mentale de 24.000 adultes suivis pendant plus de 10 ans, pour identifier et préciser cette association entre une consommation élevée de champignons et un risque très réduit de dépression.

Les champignons ont déjà été gratifiés de nombreux bénéfices pour la santé, en particulier pour leur contribution dans la prévention des cancers et plus généralement pour leur profil nutritionnel unique mais méconnu, qui en fait un aliment indispensable dans un régime nutritif et équilibré. Le champignon est riche en plusieurs nutriments souvent manquants, dont en potassium, fibres, cuivre, phosphore, potassium, sélénium, zinc et autres vitamines (dont vitamine D) tout en restant "neutre" en termes de calories et d’apport en glucides, lipides et sodium.

En cause ici, l’ergothionéine, un antioxydant qui protège contre les dommages cellulaires.

L’étude confirme également, en décryptant le rôle antidépresseur de l’ergothionéine, la responsabilité de l’accumulation progressive de dommages cellulaires dans la neurodégénérescence et le déclin cognitif, et la voie prometteuse des antioxydants pour lutter contre les démences. Ainsi, de précédentes études ont montré que les antioxydants aident à prévenir plusieurs maladies mentales, telles que la schizophrénie, le trouble bipolaire, la dépression, mais également la maladie d’Alzheimer.

"Les champignons sont la source alimentaire la plus élevée d’acide aminé ergothionéine,
un antioxydant anti-inflammatoire qui ne peut pas être synthétisé par l’Homme"
, explique l’auteur principal, Djibril Ba, chercheur en épidémiologie à la Penn State. "Des apports de champignons élevés ou réguliers permettent de réduire le risque de stress oxydatif, ce qui pourrait également expliquer cette réduction des symptômes de dépression".

Mais quels champignons ? Les champignons de Paris, une des variétés les plus consommées dans le monde, contiennent "beaucoup" de potassium, un nutriment censé réduire l’anxiété. D’autres espèces de champignons comestibles, dont Hericium erinaceus, stimulent la synthèse du facteur de croissance nerveuse (NGF : Nerve growth factor), ce qui pourrait aussi avoir un impact en matière de prévention des troubles neuropsychiatriques. Ici, l’analyse constate :

- une association significative entre la consommation de champignons et un risque réduit de dépression après prise en compte des facteurs de confusion possibles (dont les facteurs sociodémographiques, les autres facteurs de risque de dépression, les antécédents de maladies, certains traitements, et d’autres facteurs alimentaires) ;

- mais au-delà d’un certain seuil, variable selon le type de champignon, une consommation plus élevée n’apporte pas d’avantage supplémentaire.

Il reste à préciser donc la "dose" optimale et les effets pour les différents types de champignons. Mais d’ores et déjà l’analyse souligne l’efficacité de cet acide aminé naturel contre la dépression.

Source : Journal of Affective Disorders DOI : 10.1016/j.jad.2021.07.080 Mushroom intake and depression: A population-based study using data from the US National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), 2005–2016

15 novembre 2021

[A lire] : Les battements de coeur du colibri

Le combat d'une mère face à l'addiction de son fils

Roselyne Febvre (journaliste, chef d’un service politique), Editions du Rocher, 6/10/21

L'angoisse est la compagne quotidienne et tenace de Roselyne, depuis que son fils Arthur se drogue : « Pourquoi a-t-il l'air fatigué ? Pourquoi maigrit-il à vue d'oeil ? Pourquoi tousse-t-il autant ? Revoit-il ses anciens camarades à l'influence vénéneuse ? M'a-t-il volé de l'argent pour s'acheter sa came ? A-t-il fumé du cannabis ? Pris des amphétamines, des champignons ou de la cocaïne ? »

Dans un texte bouleversant, Roselyne Febvre se met à nu avec courage en racontant le terrible engrenage, la descente aux enfers : Arthur au commissariat après un bad trip, son studio ravagé, ses études de cinéma en pointillé, les mensonges, les vols, l'errance d'un hôpital psychiatrique à un autre, les médecins qui défilent et ne parviennent ni à poser un diagnostic ni à le sevrer – remplaçant les drogues illicites par des ordonnances toujours plus chargées…

Confrontée à la folie passagère de son fils, quand le dévoreur s'empare de lui, Roselyne crie son impuissance à sauver sa brindille, son colibri. Elle est Sisyphe, Don Quichotte… et ce combat sans fin, elle ne cesse de le mener, dans l'espoir de voir apparaître une lumière, même vacillante.

14 novembre 2021

Obèses, handicapés, malades psy... Un risque d'être moins bien soignés.

Certaines discriminations ou maladresses peuvent nuire à la prise en charge médicale générale de certains types de malades.

Le Figaro propose un article édifiant sur la stigmatisation dans les soins.



13 novembre 2021

[Webinaire] : Troubles psy et adolescence... L’Art du caméléon

Jeudi 25 novembre 2021 à 18h

Les transformations physiques et les évolutions de caractère marquent l’adolescence. Cette période de transition est aussi un moment de fragilité. 

Alors que faire quand un ado ne va pas bien ? 
Comment distinguer des troubles psychiques de la crise d’adolescence ? 
Quels sont les facteurs de risque ? 
Peut-on prévenir une décompensation psychique ? 
Quelles prises en soins ? 
Comment réagir pour ne pas subir ?