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14 juin 2022

Usagers, partenaires des soins ?

Santé Mentale, le mensuel des équipes soignantes en psychiatrie

N° 268 mai 2022 :  "Usagers, partenaires des soins ?"


Pourquoi est-ce si complexe de mettre en œuvre le partenariat avec les usagers de la psychiatrie ? La bonne volonté ne suffit pas ! Encore aujourd’hui, les savoirs dominants pèsent lourd et favorisent les postures d’autorités scientifiques médico-psycho-centrées en n’accordant que très peu de contrepoids aux savoirs expérientiels des patients. Pour les soignants, s’engager dans des approches participatives implique donc des changements de pratiques et de représentations sociales. Initiatives et recommandations.


Voir le sommaire détaillé :

https://www.santementale.fr/revue/numero-268-mai-2022/




13 juin 2022

[Recherche] : Demande d’une interne en psychiatrie à l’AP-HP

Nous avons reçu cet appel à participation :

Serait-il possible, par le biais de votre association, de diffuser un appel à participation sur vos réseaux ou par mailing liste auprès de vos adhérents ? Cela pourrait les concerner, ou concerner un membre de leur entourage.


Je mène dans le cadre de ma thèse une étude sur le vécu et l'aide apportée par les jeunes frères et sœurs de personnes en situation de souffrance psychique. 

Je cherche à recueillir le témoignage de frères et sœurs, entre 12 et 25 ans, de personnes atteintes d'un trouble psychiatrique quel qu'il soit.

Il s'agit d'une étude à petite échelle, dirigée et encadrée par le Dr Pionnié-Dax et Mme Dorard, psychologue MCU. 


La participation à cette étude nécessite le remplissage d'un questionnaire ainsi que la réalisation d'un entretien semi-structuré d'une trentaine de minutes, en visio, par téléphone ou en présentiel.


Ce projet permettra de mieux définir les problématiques et besoins des fratries et ainsi de proposer des pistes d'amélioration pour la prise en charge des patients et de leurs familles. 


Je suis disponible par téléphone ou par retour de mail pour échanger davantage autour de ce projet. 


Pour avoir plus d'informations :



https://docs.google.com/presentation/d/1UIRUy9itW8YkpmMM5v9mLOhiTypw6z6g/edit?usp=sharing&ouid=117418412137986060722&rtpof=true&sd=true


Camille Chalhoub 

06 73 63 56 85

12 juin 2022

[Témoignage] : Handicap psychique en colocation : être "chez soi d’abord"

Se sentir "chez soi", "retrouver une vie sociale", ne plus être "stigmatisé"... Les personnes handicapées psychiques accueillies en habitat partagé retrouvent "une vie la plus normale possible" hors de l'hôpital et des institutions spécialisées.

"Je fais partie des meubles", s'amuse Ariane Bordat, 39 ans, qui vit depuis son ouverture en 2011 dans une ancienne résidence étudiante transformée en colocation de vingt studios au Havre. Les vingt résidents de cet habitant partagé ont en commun d'être porteurs d'un handicap psychique, englobant des troubles qui touchent trois millions de personnes en France, selon l'Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam).


Retrouver une vie sociale


Ariane souffre depuis son adolescence d'un "trouble de la personnalité borderline", avec des symptômes de schizophrénie et bipolarité. Déscolarisée, rencontrant des difficultés à nouer des attaches sociales, à vivre de manière autonome, elle a intégré le Dispositif habitat Côté cours de l'association Vivre et devenir. Comme ses colocataires, elle dispose d'un studio avec kitchenette ainsi que d'un espace collectif au rez-de-chaussée où sont pris en commun les repas du midi. Deux auxiliaires de vie accompagnent les résidents cinq jours sur sept. La nuit et les weekends, les colocataires sont autonomes. "On nous demande de nous impliquer dans la vie collective" en participant aux tâches ménagères. Il n'y a pas de contrôle au niveau des sorties, explique Ariane qui confie : "Habiter ici m'a permis de retrouver une vie sociale". Pour preuve, la jeune femme a un petit ami, elle a décroché un emploi de secrétaire en CDI au sein de l'association. Par ailleurs, son suivi médical est désormais très allégé, elle voit sa psychiatre tous les deux ou trois mois, contre une fois par semaine quand elle était adolescente.


Pour vivre en milieu ordinaire


Le Dispositif habitat Côté cours a été créé dans les années 2000 par l'hôpital psychiatrique du Havre qui souhaitait proposer une "réhabilitation psychologique" post-hospitalière aux personnes en situation de handicap psychique. Environ 400 patients sont accompagnés aujourd'hui. Le dispositif propose 125 logements dont huit maisons (bientôt dix en 2023) en habitat partagé. "Les personnes qui ont des troubles psychiques sont très stigmatisées. Longtemps, elles ont été orientées vers l'hôpital ou les institutions du type foyer. Or elles peuvent vivre en milieu ordinaire si elles sont accompagnées", explique la directrice de ce dispositif, Marie Delaroque. Avec comme premier impératif le fait "que la personne ait un toit sur la tête", insiste-t-elle. Les partenariats noués permettent ensuite un accompagnement des colocataires par des services d'aide à domicile (SAAD) et des services d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH), qui jouent un rôle de "filet de sécurité".


Objectif autonomie !


De nombreux médecins constatant que le bénéfice des soins était perdu après une hospitalisation faute de possibilité d'hébergement, le psychologue américain Sam Tsembéris a initié dans les années 1990 le programme "Housing First" ("un chez soi d'abord"). Alliance d'un logement et d'un accompagnement qui littéralement "enveloppe" la personne ("wraparound services"), "Housing First" est devenu une politique internationale recommandée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'ONU. En France, dans le prolongement de la loi Elan de 2018, qui instaurait un "forfait habitat inclusif", une "aide à la vie partagée" (AVP) a commencé à être déployée à compter du 1er janvier 2021 (article complet et vidéo explicative en lien ci-dessous). La prise en charge de son coût est assurée par les départements (70 sont engagés à ce jour) et la Caisse nationale de la solidarité pour l'autonomie (CNSA). "On est rentré dans un mouvement de généralisation de l'habitat inclusif", se réjouit Patty Manent, directrice du développement de Vivre et devenir. "L'objectif est d'autonomiser au maximum la personne et de lui offrir l'accompagnement dont elle a besoin pour pouvoir s'épanouir et vivre une vie la plus normale possible".



Handicap psychique en colocation : être "chez soi d'abord"

11 juin 2022

[Débat]: Vivre avec un proche atteint de troubles psychiques

Leur fils, leur fille, leur frère ou leur père… souffre de schizophrénie ou encore de bipolarité. Comment ont-ils vécu l’annonce de la maladie? Avec qui peuvent-ils en parler? Quels sont leurs soutiens ? Cinq lecteurs de Notre Temps sont venus courageusement partager leurs expériences.      

Principaux sujets abordés :


Comment avez-vous vécu l’irruption de la maladie psychique dans vos vies ?

Vous avez le sentiment de ne pas avoir été protégée ?

Le sujet est-il difficile à aborder avec l’entourage ?

Comment votre lien avec votre proche malade a-t-il évolué ?

Comment avez-vous vécu cette grand-parentalité ?

Et l’avenir, comment l’envisagez-vous ?


L'Unafam, une association à votre écoute

Reconnue d’utilité publique, l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam) accompagne l’entourage des personnes vivant avec des troubles psychiques. Écouter, soutenir, former, défendre les droits des personnes concernées et de leurs familles, ainsi que lutter contre les préjugés, sont les missions auxquelles s’attellent 2000 bénévoles dans toute la France.



Débat: Vivre avec un proche atteint de troubles psychiques (notretemps.com)

07 juin 2022

Le SOS des psychiatres lancé à la Première ministre

Ils sont psychiatres, internes, psychologues, infirmiers… Et tous lancent un cri d’alerte à la nouvelle Première ministre, Élisabeth Borne, dans une tribune 


"Créons des postes pour éviter le naufrage !"



L’équation ne fonctionne plus. D’un côté, la pandémie de Covid-19 crée un afflux, sans précédent, des malades aux urgences psychiatriques : crises suicidaires, bouffées délirantes, dépressions. « Surtout chez les jeunes, sans repères, angoissés par l’avenir. Quand on perd l’espoir, on met beaucoup de temps à le retrouver », prévient Antoine Pelissolo, psychiatre à l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne). De l’autre, « 15 % des lits sont fermés dans les hôpitaux de l’AP-HP, faute d’infirmières », poursuit ce chef de service. 


Certes, ces difficultés ne sont pas nouvelles mais elles s’aggravent, les conséquences sont « dramatiques ». Comble de cette tension, un dimanche d’avril, dans un hôpital de région parisienne, 18 patients, tous dans un état très grave, se sont retrouvés à attendre, alors qu’ils devaient être hospitalisés, en urgence. Pour les « accueillir, les rassurer, les surveiller », ce jour-là, seuls un psychiatre et un infirmier étaient là. Les signataires de la tribune mettent en garde : « Ce débordement des capacités d’accueil se traduit par des heures et des jours d’attente sur un brancard ou une chaise dans un couloir, des fugues, des agitations, voire des bagarres, et forcément des professionnels débordés et épuisés, ne souhaitant qu’une chose : changer de poste, d’hôpital, voire de métier. Quel gâchis. ». 


Autre conséquence, selon Antoine Pelissolo : « Le recours à l’isolement et à la contention est en hausse car les soignants peuvent, parfois, être dépassés par la situation, ce qui ne devrait pas arriver ». Et face à l’afflux de demandes, les malades, une fois hospitalisés, d’après le psychiatre, sortent plus vite, « résultat, ils rechutent ». 


Le SOS des psychiatres lancé à la Première ministre (msn.com)

04 juin 2022

Quinzaine du handicap : "REGARDS SUR LES DIFFERENCES"

du 13 au 24 juin


Quinzaine du handicap : "REGARDS SUR LES DIFFERENCES" 

organisée par le bureau du handicap de la ville de Schiltigheim en partenariat avec les associations engagées auprès des personnes en situation de handicap, les services de la ville et les directions des écoles élémentaires Leclerc, Exen Pire et Exen Schweitzer.



Télécharger le programme complet :




03 juin 2022

[Exposition] : "Des images et des maux" à la médiathèque de Holtzheim

Exposition photographique effectuée par six résidents du Foyer d'Accueil Médicalisé de Holtzheim. Elle a pour objectif de permettre aux résidents d’exprimer leurs émotions et vécu à travers un projet artistique avec la prise de photos, et de sensibiliser le grand public au handicap psychique.


Du 10 juin au 13 juillet 2022, 


six résidents du Foyer d'Accueil Médicalisé vous font découvrir leurs parcours, leurs émotions, leurs ressentis à travers une expo photo. Photographes, acteurs de ce projet, ils ont souhaité mettre en valeur différents lieux afin de parler d'eux, de leur sensibilité, de leur résilience et d'ouvrir la voie des possibles. Pour eux, et pour aller au-delà des apparences et du handicap.



QUAND, OÙ ?
  • Tous les mardis, mercredis, vendredis, samedis. 
  • Les mardis de 14h00 à 17h00, les mercredis de 09h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00, les vendredis de 15h00 à 17h00 et les samedis de 09h00 à 12h00

  • A partir du 10 juin 2022 jusqu'au 13 juillet 2022
  • Médiathèque

1 Place de la fontaine

HOLTZHZEIM (67810)


ORGANISATEUR

  • Foyer d'Accueil Médicalisé

    03.88.22.80.70

TARIFS
  • Gratuit



02 juin 2022

Schizo-Quoi ? c'est quoi ?

Schizo-Quoi ? est un tout nouveau site créé par quelqu'un qui est lui-même diagnostiqué schizophrène. 

Il est à destination de ces mêmes personnes ainsi que leur famille, leurs proches afin de mieux comprendre la maladie, en discuter et trouver des solutions pour rendre le quotidien moins pénible. 

Sur ce site vous trouverez tout un tas de fonctionnalités, certaines sont pour l'instant toujours absentes, d'autres en développement. Il est possible de créer un compte afin de participer au forum mais aussi pour mettre en ligne votre propre expérience personnelle de la maladie. 

Enfin une section "Cognition" est là pour vous tester sur des exercices d'attention/concentration ainsi que sur la mémoire.

L'auteur : J'ai pensé à "schizoquoi" car je me suis représenté 2 personnes en train de discuter, l'une dit "Je suis schizophrène" et l'autre dit "Schizo quoi ?"


01 juin 2022

La Serodolin, une nouvelle molécule identifiée pour le traitement de la douleur

24 mai 2022

Des chercheurs du Centre de biophysique moléculaire d’Orléans (CNRS), en collaboration avec le laboratoire de Physiologie de la reproduction et des comportements (CNRS/INRAE/Université de Tours/IFCE), l’Institut de chimie organique et analytique (CNRS/Université d’Orléans) et le laboratoire d’Immunologie et neurogénétique expérimentales et moléculaires (CNRS/Université d’Orléans) et deux laboratoires à l’international (Maj Institute of Pharmacology, Krakow, Poland and Graduate School of pharmaceutical Sciences, Tohoku University, Japon), ont décortiqué le mécanisme d’action de ligands du récepteur 5-HT7 de la sérotonine.  Dans cette étude, publiée dans PNAS, ils démontrent le caractère pharmacologique unique et l’intérêt pour le traitement des douleurs inflammatoires d’un nouveau ligand synthétique, la Serodolin.


Les récepteurs neuronaux présents à la surface (membrane) des neurones sont des protéines essentielles au système nerveux central. Véritables serrures du fonctionnement des neurones, leur ouverture ou stimulation par l’interaction avec un ligand spécifique, appelé neurotransmetteur, déclenche une série d’effets physiologiques. Parmi les récepteurs neuronaux, ceux qui réagissent avec la sérotonine (5-HT) sont impliqués dans une grande variété de fonctions cérébrales comme le sommeil, la mémoire, l’appétit, l’humeur. Leur dysfonctionnement est à l’origine de nombreux troubles du système nerveux central. La sérotonine peut activer septclasses de récepteurs distincts, de 5-HT1 à 5-HT7, eux-mêmes divisés en sous-types. La synthèse de ligands spécifiques de ces récepteurs, molécules synthétiques capables d’inhiber (antagoniste) ou imiter (agoniste) l’action de la sérotonine, présente un énorme intérêt, tant pharmacologique que thérapeutique.

Le récepteur 5-HT7, qui appartient à la superfamille des récepteurs couplés aux protéines G, est le plus récent des récepteurs identifiés. Bien que les fonctions physiologiques du récepteurs 5-HT7 ne soient pas totalement connues, il est devenu une cible prometteuse pour le traitement de nombreuses pathologies telles que les troubles de l’humeur, l’anxiété ou la schizophrénie et il intervient dans le circuit de la douleur. Si certains ligands antagonistes ont montré des effets bénéfiques pour le traitement des troubles mentaux et cognitifs, les agonistes, nécessaires à la prise en charge de la douleur, sont peu spécifiques ou leur biodisponibilité est insuffisante.


Grâce à un vaste programme de synthèse de nouveaux ligands du récepteur R5-HT7, les chercheurs d’Orléans ont identifié une molécule qu’ils ont nommée la Serodolin et qui agit comme un agoniste biaisé. Par une approche multi-échelle basée sur des études moléculaires et cellulaires (BRET, Alphascreen), associées à des études biochimiques, immunohistochimiques et comportementales, les chercheurs ont pu montrer que la Serodolin induit l’activation du récepteur par un nouveau mécanisme. De plus, ils ont montré le potentiel thérapeutique de la Serodolin avec une efficacité proche de la morphine dans plusieurs modèles précliniques. Ces travaux, publiés dans la revue PNAS, ouvrent de nouvelles perspectives pour le traitement des douleurs nociceptives et une alternative aux traitements actuels.


Serodolin, a β-arrestin–biased ligand of 5-HT7 receptor, attenuates pain-related behaviors

Chayma El Khamlichi, Flora Reverchon, Nadège Hervouet-Coste, Elodie Robin, Nicolas Chopin, Emmanuel Deau, Fahima Madouri, Cyril Guimpied, Cyril Colas, Arnaud Menuet, Asuka Inoue, Andrzej J. Bojarski, Gérald Guillaumet, Franck Suzenet, Eric Reiter and Séverine Morisset-Lopez, PNAS, 20 mai 2022.




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