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25 octobre 2022

[Actualité] : Une forme sévère de COVID-19 peut augmenter le risque de schizophrénie

C’est la conclusion d’une récente étude publiée dans la revue Psychiatry Research : en cas d’hospitalisation pour forme sévère de COVID-19, le risque de développer une schizophrénie augmente de 11%. Les auteurs de l’étude soulignent que ce trouble mental devrait dès lors être considéré comme l’une des séquelles potentielles de l’infection.

Il a été montré que le virus SARS-CoV-2 peut envahir le système nerveux central et les manifestations neuropsychiatriques étaient fréquentes au début de la pandémie. Une étude publiée l’an dernier dans The Journal of Clinical Psychiatry, menée par une équipe de chercheurs français, avait mis en évidence le fait que, quatre mois après une hospitalisation pour une forme aigüe de COVID-19, plus de 20% des patients présentaient au moins un trouble psychiatrique — essentiellement un épisode dépressif majeur ou un trouble anxieux ; 5% d’entre eux présentaient un risque suicidaire significatif.

Il a par ailleurs été prouvé que le coronavirus peut impacter la structure, les fonctions et l’activité du cerveau humain. Ces résultats suggèrent qu’une forme sévère de COVID-19 peut avoir un impact important sur la santé mentale des malades. En outre, une pathologie cérébrale préexistante peut rendre les individus plus vulnérables à l’infection : il a notamment été rapporté que les patients schizophrènes courent un risque plus élevé de mortalité par COVID-19. Néanmoins, la relation de cause à effet entre la COVID-19 et la schizophrénie n’est pas claire. Une équipe a donc entrepris d’explorer cette association.

Lire l'article complet :

24 octobre 2022

[ProPSY] : Il n’y a pas de santé sans santé mentale

Pour des diagnostics plus précis et des traitements individualisés, la recherche française en psychiatrie se dote d’un vaste projet, ProPSY, financé sur cinq ans. Copiloté par l’Inserm et le CNRS, en partenariat avec la fondation FondaMental, plusieurs universités et centres de recherche, il cible quatre pathologies mentales classées parmi les plus invalidantes parce qu’elles altèrent gravement la vie des patients sur tous les plans (familial, social, professionnel). Il s’agit de la dépression résistante (qui affecte chaque année près de 3 millions de personnes), des troubles bipolaires (1,6 million), des troubles du spectre autistique (700 000) et des schizophrénies (600 000).

« Toutes sont des affections sévères, fréquentes, complexes, multifactorielles, débutant le plus souvent chez l’enfant ou le jeune adulte, et leur prévalence ne diminue pas, voire tend à augmenter », commente Pierre-Michel Llorca, professeur de psychiatrie à l’université Clermont-Auvergne et membre de l’Institut Pascal.

Le paysage psychiatrique pourrait-il changer de visage grâce à ProPSY ? Les acteurs chargés de la gouvernance du projet l’espèrent. 

« Pour les maladies cardiovasculaires et le cancer, les progrès accomplis permettent désormais de définir les traitements de manière plus sélective et individualisée, avec une amélioration notable du pronostic. Il est de la même façon urgent de déployer la “médecine de précision en psychiatrie” », argumente ainsi Pierre-Michel Llorca.

L’ambition cardinale de ProPSY est de "mieux classer les patients en créant des sous-familles distinctes des quatre maladies mentales retenues afin de proposer les meilleures stratégies possible de prévention, de dépistage, de diagnostic et de suivi", explique Renaud Jardri, professeur de psychiatrie à l’université de Lille. « À cette fin, il importe d’identifier des biomarqueurs spécifiques de chaque sous-groupe, qu’ils soient génétiques, moléculaires, de neuro-imagerie, de neuro-inflammation, chronobiologiques, cognitifs, psychologiques, électrophysiologiques… Cela permettra notamment de porter un diagnostic précoce et précis sans avoir à se fonder quasi exclusivement sur l’observation clinique, fondée sur des critères subjectifs, qualitatifs (essentiellement le comportement et la parole du patient, Ndlr), comme c’est actuellement le cas », insiste-t-il...

22 octobre 2022

[Livre / Série] : I3P (= Infirmerie Psychiatrique de la Préfecture de police de Paris)

Enquête : L’I3P infiltrée – Le service psychiatrique de la police racontée de l’intérieur

Valentin Gendrot; Editions Albin Michel ; paru le 12/10/2022

Le journaliste Valentin Gendrot a passé quinze mois dans ce sas de la folie ordinaire. Il est allé à la rencontre des malades, des infirmiers et des médecins. Il a vécu de l’intérieur cet univers digne de "Vol au-dessus d’un nid de coucou". Le récit saisissant qu’il en tire dévoile la face cachée de la société à travers le fonctionnement d’une structure où se concentrent tout son mal-être et sa misère.

Gestion des cas difficiles, hospitalisations avec et sans consentement, irresponsabilité pénale, manque de moyens… Faut-il enfermer pour guérir ?


https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/psychiatrie-derriere-le-fait-divers-il-y-a-des-gens-en-souffrance-explique-sur-rtl-le-journaliste-valentin-gendrot-7900195885

TF1 diffusera la série télévisée franco-belge "I3P" à partir du jeudi 20 octobre à 21h10. Marc Lavoine y incarnera le rôle principal du psychiatre Mathias Bernardt à la tête de l'I3P de Paris. Cette structure médicale, unique en France, existe depuis 1872 et reçoit en moyenne 2000 patients par an.

https://fr.wikipedia.org/wiki/I3P_(série télévisée)

21 octobre 2022

[Internet] : Une belle pousse de l’e-psychiatrie

Les applications de "bien-être" se comptent par milliers sur les différents "stores" de nos smartphones. Mais très peu peuvent s’enorgueillir d’un véritable intérêt pratique.

Parmi ces dernières, on trouve Jardin Mental, une évolution de l’ancienne "mon suivi psy". Elle a été développée avec le soutien du ministère des Solidarités et de la Santé, de l’ARS d’île de France et de la "Fabrique Numérique des Ministères Sociaux" et créé à l’initiative du Dr Lia Pedron, psychiatre à l’hôpital Barthélémy-Durand dans l’Essonne.

Jardin Mental s’adresse à tous : aux patients suivis par un professionnel de santé, comme à ceux qui ne le sont pas, à celles qui sont sous traitement et aux autres.

En pratique, Jardin Mental propose un suivi de l’état de santé mentale grâce à un questionnaire quotidien par lequel sont évalués un certain nombre d’indicateurs (humeur, anxiété, idées parasites, sommeil, sensations étranges…). Jardin mental permet également de renseigner ses prises de traitements quotidiennes, de prendre des notes dans un « Journal », de colliger des « évènements » et leurs conséquences sur la santé psychique.

Ces informations peuvent être éventuellement partagé avec un professionnel de santé s’il est lui-même inscrit à l’appli.

Jardin mental a aujourd’hui 9 500 utilisateurs « engagés » (qui ont rempli au moins une semaine de questionnaire). Près des deux tiers d’entre eux (62 %) sont suivis pour un « trouble psy », un millier l’utilisent au quotidien.

Du côté des professionnels, plus de 3 200 psychiatres, psychologues, infirmiers, pairs aidants ont téléchargé l’application.

20 octobre 2022

Handicap psy : les bénéfices des relations entre voisins

"Les relations de voisinage sont un bon moyen de lutter contre l'isolement des personnes avec un handicap psychique", affirme Aurélien Troisoeufs, anthropologue de la santé.

Facteur de rétablissement en santé mentale, l'habitat fait aujourd'hui l'objet d'une étude portée par le laboratoire de recherche du GHU-Paris psychiatrie et neurosciences : "L'art de voisiner et la santé mentale". Ce projet de recherche a exploré le thème du voisinage auprès de trente personnes avec un trouble psychique dans le 19e arrondissement de Paris. L'objectif ? Etudier leurs représentations et leurs pratiques quotidiennes de voisinage, notamment dans les logements collectifs.

Les idées reçues sur les troubles du voisinage

Les résultats de ces recherches ont été compilées dans l'espace multimédia de la Fondation internationale de recherche appliquée sur le handicap (FIRAH)* "Voisinage et handicap psychique", réalisé dans le cadre du programme « Clap sur la recherche ». 
Quatre thématiques sur la « façon de voisiner » ont pu être identifiées : la nécessité de maintenir une distance relationnelle, la pratique ponctuelle de l'entraide, la pratique de petites relations pour entretenir un lien quotidien et la gestion des moments où les troubles de la santé mentale peuvent impacter sur la relation de voisinage. 
Ces « stratégies co-construites entre voisins » sont bien expliquées dans une mini-série composée de trois courts-métrages *. « On peut avoir un handicap psychique et ne pas du tout causer de troubles du voisinage. A l'inverse, en cas de crises, la police n'est pas forcément la bonne solution. Avoir une unité responsable des troubles du voisinage, avec des personnes formées aux troubles psychiques, permettrait de désamorcer certaines situations, sans tomber dans une réponse sécuritaire », suggère Céline, l'une des témoins du reportage.

Stratégie de bien-vivre ensemble

Ces analyses « pourront être utiles à l'enrichissement des savoirs des professionnels de l'accompagnement, des acteurs des quartiers et des habitants, mais aussi de toutes les personnes en situation de voisiner », affirment les rapporteurs de l'étude. Pour aller plus loin, un rapport complet et un article scientifique réalisés dans le cadre de la recherche viennent compléter cet espace multimédia. L'ensemble de ces ressources devrait permettre de construire une stratégie de bien-vivre ensemble pour vaincre les stigmatisations et répondre à l'isolement, auprès des bailleurs sociaux, des habitants d'un quartier dans lequel s'installe un lieu d'habitat thérapeutique ou encore dans le cadre d'une formation sur l'habitat inclusif.

19 octobre 2022

[Série TV] : "Désordres", mise en scène des troubles anxieux

Phobies, peur panique, crise d'angoisse... Que sont les troubles anxieux, au cœur de la série "Désordres" de Florence Foresti ? 

Dans sa nouvelle série, en grande partie autobiographique, l'humoriste aborde de manière très directe ses crises d'angoisse, son anxiété et sa dépression.

Après le dernier album de Stromae, dans lequel le chanteur s'épanche sur sa dépression, c'est au tour de Florence Foresti d'aborder publiquement sa santé mentale. Et plus particulièrement les maux dont elle souffre depuis son enfance : les troubles anxieux. Ils sont au cœur de la série Désordres, en référence aux désordres anxieux, traduction littérale d'"anxiety disorders".


18 octobre 2022

[UNAFAM] : Baromètre des proches aidants

A l'occasion de la Journée nationale des aidants, l'Unafam a révélé le Baromètre 2022  des proches aidants de personnes vivant avec des troubles psychiques, avec un focus particulier dans cette 3ème édition sur les fratries. 

Errance face aux premiers symptômes, stigmatisation encore trop présente au quotidien, accompagnement qui fait toujours défaut : plus de 4 000 répondants témoignent d’une situation qui se dégrade et les empêche d’envisager l’avenir avec confiance. Il y a une véritable urgence à agir !

Unafam - Dossier de presse_06102022.pdf

17 octobre 2022

[20 octobre] : Webinaire "Addictions et troubles bipolaires"

L'équipe conférences de l'association Argos 2001 vous invite à assister, à la conférence du Dr Jean-Victor BLANC, Praticien Hospitalier, service de psychiatrie et d’addictologie, Hôpital Saint-Antoine - Sorbonne Université Paris (75) :

Addictions et troubles bipolaires

Jeudi 20 octobre 2022 

de 19h30 à 21h


Le Dr Jean-Victor BLANC est médecin-psychiatre à l’hôpital Saint-Antoine (AP-HP, Paris) et enseignant à Sorbonne Université. Il s’est spécialisé dans les addictions aux nouveaux produits de synthèse et le trouble bipolaire. Après le succès de son livre « Pop & Psy » (Editions Plon, 2019), son nouvel essai « Addicts » (Arkhê) décode les nouvelles addictions à l’aide de films, séries et déclarations de célébrités issues de la culture pop. Il est également l’expert santé mentale pour Dr Good (Webedia) et auteur du podcast Psycho Pop (Majelan). Avec « Culture Pop et Psy », sur les réseaux sociaux, ses conférences aux cinémas Mk2 et son ciné club au Brady, Jean-Victor BLANC veut changer le regard porté sur la maladie mentale, et améliorer l’inclusion des personnes concernées.

Pour s'inscrire à la conférence par Webinaire Zoom :

https://zoom.us/webinar/register/WN_xNLsxLS7ReCNKTxg0qCx2A


La conférence se déroulera en 2 temps :

  1. 19h15 - 19h30 (15 minutes) : Accueil, bonnes pratiques d'utilisation de l'outil Webinaire Zoom  - Présentation de l'association Argos 2001
  2. 19h30 - 21h00 (90 minutes) : Intervention du Dr Jean-Victor BLANC


16 octobre 2022

[Formation] : Programme Kezakoschizo

Programme Kezakoschizo

Ceux qui ont une frère ou une soeur souffrant de schizophrénie et qui veulent bénéficier d'un appui peuvent s'inscrire au programme Kezakoschizo. 

Une session a lieu à Paris le week end 
du 22 et 23 octobre suivi du 28 janvier 2023.

Elle est organisée par l'association Profamille, et sera animée par Yann Hodé, psychiatre et président de l'association Profamille et Stéphanie Lemestré coordinatrice internationale du réseau Profamille.


Participation : 10 € - frais de transports remboursés sur justificatifs.

Contact : secretariat@promesses-sz.fr.

15 octobre 2022

[20 octobre] : Wébinaire de lancement du numéro national de prévention du suicide

Wébinaire de lancement du numéro national de prévention du suicide

Les équipes du 3114, numéro national de prévention du suicide et de Santé Mentale France vous donnent rendez-vous 


le 20 octobre 2022 de 12h à 13h30 


afin de présenter la nouvelle plateforme de prévention, d’écoute, de réorientation, et de prise en charge du risque suicidaire.


12h-12h05 : Ouverture :
Denis Leguay, président Santé mentale France

12h05-12h10 : Pourquoi ce webinaire ?
Dr Bertrand Lièvre - Santé mentale France

12h10-12h20 : Le 3114 : pourquoi, comment ? Dr Chantal Mannoni - Pôle national 3114 & Dr Christophe Debien - Pôle national 3114 

12h20-12h50 : Une éthique au service d’une réponse clinique
Interventions croisées 

12h20-12h30 : Le cadre éthique, Dr Pierre grandgenèvre - Pôle national 3114

12h30-12h40 : Le cadre éthique
en pratique : Exemples cliniques :
Maxime Vieux - Psychologue - Chargé des réseaux au centre répondant de Lyon 


12h40-12h50 : Échanges avec le public 

12h50-13h : 3114 et Santé mentale France : quelles perspectives ? 

12h50-12h55 : Les chantiers au national Dr Chantal Mannoni 

12h55-13h : Au local, le partenariat pour faire réseau Dr Florian Giron, Psychiatre, responsable du centre répondant de Bordaux 

13h-13h05 : Comment s’emparer du 3114 : Jean Chelala, responsable de communication au Pôle national 3114 

13h05-13h25 : Questions/réponses Animation par le Dr Bertrand Lièvre - Santé mentale France

13h25 : Conclusion Santé Mentale France 



Inscription : 

Présentation du 3114, la plateforme nationale de prévention du suicide (actandmatch.com)