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10 février 2023

[Podcast] : Lumière sur le Spectre, l’autisme révélé

Thomas s’est lancé, à 27 ans, dans une démarche diagnostique d’autisme. Il a accepté de nous en parler alors qu’il est en plein parcours et n’a pas encore finalisé le bilan. Alors avec lui, on a évoqué pêle-mêle masque social, arithmomanie, dépression, recherches google, fierté et errance diagnostique.

09 février 2023

[Livret] : Et si on en parlait ?

Pour mieux les soigner, brisons ensemble le silence sur les maladies psychiques.

Message de l'UNAFAM :


À la délégation de Paris, nous avons eu l'idée (un peu folle) d'écrire un livret et de l'envoyer personnellement en triple exemplaire à tous les médecins généralistes de Paris pour qu'ils le donnent à leurs patients qui s'inquiètent pour un proche.

L'objectif ? Aider les familles dès les premiers signes d'un problème de santé mentale, déstigmatiser les troubles psy, accélérer le recours à des soins en psychiatrie, éviter les crises, donner de l'espoir.

La région Île-de-France, la ville de Paris et l'Unafam ont soutenu ce projet. Ce mois-ci, 7000 exemplaires sont envoyés aux 2300 médecins généraliste de Paris. La Ville de Paris en a commandé 3000 exemplaires qu'elle diffusera à ses centres de santé publique et aux communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) .

Découvrez ici notre livret :

Troubles psychiques, et si on en parlait ?



Si vous avez besoin de la version numérique pour une mise en ligne sur votre site, si vous voulez nous commander des exemplaires, écrivez-nous à 75@unafam.org

Le lien est à partager sans modération. Pour mieux les soigner, brisons ensemble le silence sur les maladies psychiques.

08 février 2023

Guide juridique : Tutelle, curatelle, etc. (nouvelle édition 2023-2024)

Gérard Amable et Véronique Bonpain, 
Edition Puits Fleuri
paru le 19/01/23

Ce guide juridique et pratique apporte des réponses concrètes aux questions que se posent les professionnels et les familles en matière de protection juridique des personnes majeures.

Au sommaire : 

PARTIE 1. LA MISE EN PLACE DE LA MESURE DE PROTECTION 

1. Avant la mesure de protection juridique 
2. Les mesures de protection juridique : La sauvegarde de justice La curatelle La tutelle L'habilitation familiale 
3. La demande d'ouverture d'une mesure judiciaire de protection juridique 
4. L'instruction et le placement sous protection juridique 
5. Le protecteur 
6. L'ouverture de la mesure de protection 

PARTIE 2. LA PROTECTION DES BIENS 

1. Introduction à la protection des biens 
2. La gestion des revenus et des dépenses 
3. La gestion du patrimoine 
4. Les aides pour les personnes âgées 
5. Les aides pour les personnes handicapées 

PARTIE 3. LA PROTECTION DE LA PERSONNE 

1. Introduction à la protection de la personne 
2. Le logement et le maintien à domicile 
3. L'hébergement en établissement 
4. La santé 
5. Le monde du travail 
6. Le couple 
7. Les droits et la responsabilité de la personne protégée 
8. Le décès 
9. Les risques, le contrôle et la responsabilité des tiers

07 février 2023

Les effets de la schizophrénie à un âge avancé: des nouvelles inquiétantes ?

La schizophrénie est une maladie mentale qui peut avoir des conséquences considérables sur la vie des personnes atteintes, à tout âge. Mais elle peut être particulièrement problématique lorsque la personne est âgée et fait face aux effets du vieillissement et du déclin de la cognition. Dans ce cas, il est possible qu'elle devienne encore plus isolée, déprimée et vulnérable, ce qui peut entraîner une détérioration significative de sa qualité de vie. 

Dans cet article, nous examinerons les effets spécifiques de la schizophrénie à un âge avancé et étudierons les nouvelles inquiétantes qui peuvent en résulter. Cet article sera intéressant pour ceux qui cherchent à comprendre comment le vieillissement peut affecter la schizophrénie, ainsi que pour ceux qui cherchent à mieux comprendre les effets des différentes interventions qui peuvent être mises en place pour soutenir les personnes âgées atteintes de ce trouble.

Les effets de la schizophrénie à un âge avancé sont une source d’inquiétude croissante pour les patients et leurs proches. La schizophrénie est une maladie mentale grave qui affecte le fonctionnement cognitif et affectif des individus touchés. La schizophrénie est une maladie complexe qui n’est pas facilement diagnostiquée chez les personnes âgées, qui sont généralement moins susceptibles de recevoir un diagnostic et des soins appropriés. La compréhension des effets de la schizophrénie à un âge avancé est essentielle à la prise en charge appropriée des personnes âgées souffrant de cette maladie.

Quels sont les effets de la schizophrénie sur les personnes âgées ?

Les personnes âgées souffrant de schizophrénie peuvent souffrir de délire, de dépression, de dépersonnalisation et d’autres symptômes associés à la maladie. Les symptômes peuvent être plus graves chez les personnes âgées que chez les jeunes, car celles-ci ont tendance à souffrir d’une forme plus sévère de la maladie. La schizophrénie à un âge avancé peut également entraîner une dégradation cognitive, une perte de mémoire et une diminution des fonctions exécutives. Les symptômes peuvent être plus graves et plus difficiles à traiter chez les personnes âgées. En outre, les personnes âgées atteintes de schizophrénie sont plus susceptibles de souffrir de troubles du comportement tels que l’agitation, l’agressivité et l’agitation, qui sont souvent le résultat d’un traitement inadéquat.

Quand la schizophrénie s’aggrave à l’âge mûr ?

Les patients âgés souffrant de schizophrénie peuvent présenter des symptômes qui s’aggravent avec l’âge. Par exemple, il peut y avoir une augmentation des symptômes psychotiques, une augmentation des symptômes dépressifs et une détérioration générale des fonctions cognitives. La schizophrénie à un âge avancé peut également entraîner une diminution de la capacité des patients à prendre des décisions, à prendre des initiatives et à s’adapter à de nouvelles situations. Les personnes âgées atteintes de schizophrénie sont également plus susceptibles de souffrir d’une maladie physique chronique et de faire face à un risque accru de décès.

Des solutions pour soutenir les personnes âgées atteintes de schizophrénie ?

Le traitement de la schizophrénie à un âge avancé nécessite des soins spécialisés et individualisés pour chaque patient. Il est important que les personnes âgées touchées par cette maladie soient traitées par des professionnels médicaux qualifiés. Les médicaments sont essentiels pour traiter les symptômes de la schizophrénie et doivent être surveillés de près. Il est également important que les patients reçoivent un soutien et un accompagnement psychosocial pour aider à gérer les symptômes et les effets secondaires des médicaments.

Les conséquences de la schizophrénie sur la santé mentale des personnes âgées ?

La schizophrénie à un âge avancé peut entraîner une détérioration des fonctions cognitives et sociales des patients. Les personnes âgées souffrant de schizophrénie peuvent connaître une perte de mémoire, une diminution de l’aptitude à prendre des décisions, une difficulté à communiquer et à interagir avec autrui et une altération de la capacité à fonctionner de manière autonome. La schizophrénie peut également entraîner une détérioration de la qualité de vie des personnes âgées, à cause des symptômes psychotiques et des effets secondaires des médicaments utilisés pour traiter la maladie.

Quel avenir pour les personnes âgées souffrant de schizophrénie ?

Bien qu’il n’y ait pas de guérison complète de la schizophrénie, il est possible de contrôler les symptômes et d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées atteintes de cette maladie. Les médicaments et le soutien psychosocial sont essentiels pour le traitement de la schizophrénie. Il est également important que les personnes âgées atteintes de schizophrénie reçoivent un soutien et une assistance personnalisés pour gérer les symptômes et les effets secondaires des médicaments.

Les effets de la schizophrénie à un âge avancé sont inquiétants, mais il est possible de gérer la maladie et de vivre une vie pleine et productive. La schizophrénie à un âge avancé est une maladie complexe qui nécessite des soins spécialisés et individualisés. Avec un traitement approprié et un soutien psychosocial, les personnes âgées souffrant de schizophrénie peuvent vivre une vie productive et satisfaisante.

Les progrès réalisés dans la recherche et le traitement de la schizophrénie fournissent de l’espoir aux personnes âgées souffrant de cette maladie et à leur famille. Des spécialistes tels que le Docteur Hubert-Samy Ghozlan (psychiatre et psychanalyste), le Docteur Gérard Zwang (psychanalyste, psychologue et psychiatre) et le Docteur Kadija Oukal (psychiatre) aident à mieux comprendre la schizophrénie et à offrir des traitements plus efficaces aux personnes âgées souffrant de cette maladie.

La schizophrénie à un âge avancé est une source d’inquiétude et de défi pour les patients et leurs familles, mais elle peut être traitée avec succès. La clé du succès est une prise en charge médicale et psychosociale appropriée et individualisée, et la recherche continue sur les effets de la schizophrénie à un âge avancé pourra permettre aux patients et à leurs familles de vivre une vie réussie et satisfaisante.


06 février 2023

[Traitement] : Utilisation de la Clozapine dans le trouble bipolaire

À l'occasion de sa 21e édition, le Congrès de l'Encéphale (18au 20 janvier 2023) a décerné plusieurs prix.

Le Prix du poster a été décerné à des praticiens des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg !

Utilisation de la Clozapine dans le trouble bipolaire : connaissances actuelles et étude rétrospective en miroir

Hélène COPPEE (1) ; Gilles BERTSCHY (1) ; Sébastien WEIBEL (1)
(1) Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE

Le trouble bipolaire est une pathologie fréquente et sévère, considérée par l'OMS comme l'une des dix pathologies les plus invalidantes, et dont la question de l'échappement thérapeutique reste un intérêt de santé publique.

Dans différentes études, la Clozapine a pu montrer un intérêt dans le traitement des troubles bipolaires pharmacorésistants. Les études restent cependant peu nombreuses, de qualité souvent faible à modérée, et l'absence de consensus sur la définition de trouble bipolaire résistant rend les populations hétérogènes, compliquant la réalisation de méta-analyse.

Nous avons conduit une étude descriptive, ainsi qu'une étude rétrospective en miroir, à 1, 3 et 5 ans, afin de déterminer le profil des patient bipolaires ayant reçu un traitement par Clozapine aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, et évaluer son efficacité comme traitement prophylaxique. Nous avons exclu les patients présentant un trouble schizo-affectif, afin de nous assurer l'évaluation de la Clozapine sur ses propriétés thymorégulatrices.

La Clozapine a été majoritairement administrée à des patients présentant un trouble bipolaire de type I, dans un contexte d'épisode maniaque pharmacorésistant (30%). La notion de pharmacorésistance est retrouvée dans 92% des cas (avec en moyenne, un échappement à 3 à 4 neuroleptiques avant introduction de la Clozapine). On retrouve des épisodes thymiques à caractéristiques psychotiques dans 61% des dossiers, et des cycles rapides dans 46% des dossiers.

Nous retrouvons une diminution significative des épisodes maniaques, hypomanes et mixtes totaux (hospitalisés + ambulatoires) (p = 0,013) à 1 an ainsi qu'une diminution significative du nombre d'épisodes totaux (p = 0,014), des hospitalisations pour épisode maniaque, mixte ou hypomane (p = 0,021), des hospitalisations en soins contraints (p = 0,048), du nombre de jour d'hospitalisation (p = 0,018), et des épisodes dépressifs ambulatoires (p = 0,048).

À 3 ans nous retrouvons une diminution significative des épisodes maniaques, hypomanes et mixtes totaux (hospitalisés + ambulatoires) (p = 0,032), du nombre d'épisodes thymiques totaux (p = 0,022) et du nombre de jours d'hospitalisation (p = 0,037). Nous ne retrouvons pas de résultat significatif à 5 ans.
La Clozapine semble donc être un traitement prometteur dans le traitement prophylactique des troubles bipolaires avec échappement thérapeutique. Les épisodes thymiques semblent en effet moins sévères, avec diminution de la récurrence d'épisodes à polarité haute et basse à 1 an, et de polarité haute à 3 ans.


Poster Thèse (encephale.com)

05 février 2023

[Documentaire] : "Fréquence Julie" : une singulière quête de normalité au-delà de la schizophrénie

Un jour, Julie a entendu des voix qui la menaçaient. Des médecins lui ont fait des électrochocs, des marabouts ont tenté de l’exorciser, elle a avalé plein de médicaments, bu tout un tas de potions, passé des jours à l’hôpital et de longues heures enfermée chez elle à tenter d’oublier le passé et d’imaginer l’avenir. Administrativement parlant, elle est depuis sa première hospitalisation une « handicapée » à 80%. A mes yeux, souligne la réalisatrice Mia Ma, "elle est une amie précieuse, une âme sensible, une résistante qui a décidé qu’elle ne ferait pas "une carrière de victime". Depuis cinq ans, je la filme" . Au travers de ce film/documentaire intitulé "Fréquence Julie", nous plongeons dans son passé et découvrons l’histoire d’une héroïne.

« Bonjour, je m’appelle Julie et je suis schizophrène ». Avant c’était presque ma carte de visite. Tu te souviens ? Je le disais presque avant de dire bonjour. Maintenant je veux plus ça. C’est fini. Je veux plus que ça me définisse d’abord. Je suis Julie c’est tout. »

Fréquence Julie est un film sur une renaissance, une singulière quête de normalité au-delà de la schizophrénie et en dépit des violences du passé. C’est aussi un film sur l’amour, celui entre deux amies réunies de part et d’autre d’une caméra, celui des proches, au-delà de la souffrance, et celui de Julie, amour retrouvé pour le futur, et pour la vie. 

"Tout au long de la création, explique Mia Ma, la réalisatrice, j’ai senti comme une responsabilité de protéger la dignité de mon amie, de la montrer – même lorsqu’elle était la plus vulnérable – comme je la vois, une force de la nature et l’héroïne de son histoire. La question de la réception du film par Julie a toujours été primordiale. En même temps, j’avais la conviction qu’en me posant des questions de cinéma et uniquement de cinéma (et donc d’éthique), le film ne pourrait jamais fragiliser Julie, mais qu’au contraire il pourrait lui donner de la force. A posteriori, je pense avoir eu raison de ne pas chercher à dissocier mes questions de réalisatrice et mes états d’âme d’amie, car le film trouve sa justesse au point exact de leurs jonctions" .

« On me pose parfois cette question : « Pensez-vous que le film a joué un rôle thérapeutique pour Julie? » C’est une question à laquelle je ne sais pas vraiment répondre. Mais je la trouve intéressante parce qu’elle me fait réfléchir à ce qui fait la singularité de ce film, qui n’est pas un film d’art-thérapie mais un documentaire de cinéma qui s’adresse à tous, schizophrène ou non, enfant d’immigré ou non, et surtout un film qui confère à l’amitié une dimension politique ».

« Tout au long du film, j’ajuste mon écoute à son égard, comme si je tournais minutieusement le bouton du transistor pour ne pas perdre la juste fréquence qui me relie à elle, noyée dans la cacophonie de la radio du monde. » Mia Ma

Sélections en festivals

- Première française aux Ecrans Documentaires d'Arcueil, Arcueil, 2021
- Première internationale au Sheffield Doc Fest, Sheffield, 2022
- Festival Psy de Lorquin- Lorquin, 2022
- DokuBaku Film Festival - Bakou, Azerbaïdjan, 2022

Distinctions

- Prix des Ecrans Documentaires d'Arcueil 2021 et mention spéciale du jury étudiant
- Mention spéciale catégorie Premier long métrage,Sheffield Doc Fest 2022

Le film sera diffusé le 2 février à 21heurees sur Lyon Capital TV et sera projeté dans différents lieux lors de la 20e édition des Journées de la schizophrénie qui auront lieu du 18 au 25 mars 2023.



• Documentaire 78′, France, 2021, Auteure-réalisatrice : Mia Ma. HD 16/9 DCP – Couleur. VO Français, version sous-titrée Anglais/Français. Production, distribution et partenariat Vrai Vrai Films .

04 février 2023

Les Ateliers du rétablissement : coup de coeur pour l'atelier musique de TP-TP

Le 8 décembre dernier, avaient lieu les Ateliers du rétablissement en Santé Mentale Grand Est (NANCY).

C'était plus de 380 participant.e.s , 20 stands, 19 ateliers et 9 coups de coeur.

Le groupe musique organisé par TP-TP, avec le GEM Aube, y était ! Et il a remporté un coup de coeur !

Voir la vidéo : 

https://youtu.be/03HXzeHU2dU

03 février 2023

[Podcast] : La mécanique de la discrimination en santé mentale

Podcast (4mn) par Sandrine Broutin de la Fondation Falret

Il y a beaucoup d’idées reçues autour de la santé mentale, mais il y en a aussi pour chaque trouble psychique, et par extension, pour les personnes qui vivent avec ces maladies. Pour faire simple, la plupart du temps, les personnes sont réduites à leur maladie. L’environnement a tendance à adopter des croyances et des jugements, généralement négatifs, en fonction de la maladie et non de la personne. On appelle ces opinions partagées au sein de la population des stéréotypes. On cultive par exemple l’idée que les dépressifs sont faibles ou que si l’on fait un burnout, et bien c’est qu’on est fragile, ou pas assez endurant professionnellement.

Comment ces généralités peuvent-elle avoir un impact sur les personnes ?

Prenons un exemple en milieu professionnel. Une personne découvre que son futur collègue souffre de troubles bipolaires. Comme nous tous, elle a été nourrie de représentations culturelles et sociales qui portent à croire que les personnes touchées par des troubles bipolaires, du fait de la nature fluctuante de leurs symptômes, sont instables, pas fiables. Or, l’image qu’elle en a, les mots et les attitudes qu’elle va adopter avec ce futur collègue en fonction de ce stéréotype, tout cela aura une influence avec des conséquences très réelles.

En raison de ses représentations, la personne va se faire une opinion de son collègue avant même de le connaître. Elle va le concevoir comme ingérable, se dire qu’elle ne peut pas lui faire confiance à cause de sa maladie. Ses préjugés l’amènent à refuser toute collaboration, ou en tout cas, y être hostile. Non seulement ce futur collègue aura du mal à créer du lien et à établir des relations professionnelles efficaces, mais en plus, il va se mettre à penser qu’il n’est pas à la hauteur, croire qu’il n’est pas capable de travailler.

Comment lutter contre ces préjugés ?

Ce stéréotype sur les personnes bipolaires, ou vivant avec n’importe quel autre trouble psychique, vient en renforcer un autre qui est que ces personnes ne pourraient pas travailler. Ce qui est faux bien-sûr. Ce qui fait barrière, ce sont justement ces représentations. C’est bien pour ça qu’il faut que les entreprises soient mieux accompagnées dans l’accueil des personnes en situation de souffrance ou de handicap psychique. Et aussi que les expériences réussies soient valorisées.

Pour changer nos regards, rien ne remplace une vraie rencontre ! Car pour déconstruire nos préjugés, il faut se donner l’opportunité, la chance même, de rencontrer les personnes qui sont directement concernées pour les entendre et apprendre d’elles. Grâce à leurs témoignages, à la narration de leurs expériences, elles rendent la maladie plus compréhensible, elles donnent espoir en montrant les possibles du rétablissement et d’une vie avec les autres. En découvrant leurs visages et leurs voix, elles nous invitent à ne plus les réduire à leur seule maladie, à leur handicap. Notre attitude change, moins d’idées reçues, plus d’empathie.

C’est notre changement de regard sur la fragilité qui peut contribuer à faire reculer la stigmatisation.

02 février 2023

Tercian® (cyamémazine) : sommeil, dépression, effets secondaires

Tercian® (cyamémazine) est un antipsychotique prescrit dans les troubles psychiatriques comme la schizophrénie. Dans quelles autres indications ? Les troubles du sommeil ? La dépression ? Quels sont les effets indésirables ? Comment l'arrêter ?

Définition : qu'est-ce que le Tercian et quelles indications ?

Tercian® est un neuroleptique typique, aussi appelé antipsychotique de 1ère génération. Il est principalement prescrit par voie orale pour traiter :

- des états psychotiques aigus et chroniques (schizophrénie, paranoïa, psychose hallucinatoire)
- l'anxiété sur une courte durée, lorsque les médicaments recommandés sont inefficaces
- certaines dépressions sévères

Plus spécifiquement, il présente une indication chez l'enfant dès 3 ans dans le traitement de troubles comportementaux sévères. Ce médicament est également administrable par voie injectable pour traiter les crises d'agitation et d'agressivité chez un patient ayant des troubles psychotiques.



01 février 2023

Idées reçues en psychiatrie : quelques minutes pour venir à bout des intox

Innovation au congrès de l'Encéphale 2023, la première session Psytox a pour but de déconstruire des idées reçues en psychiatrie
Les orateurs se sont succédé sur la scène avec pour mission de convaincre en sept minutes chrono les participants au congrès. Un format aussi plaisant qu'enrichissant. 

Doser les antidépresseurs est inutile, la schizophrénie conduit à la démence, la pédophilie est un crime... des experts balaient les idées reçues trop largement répandues. Voici quelques mythes tenaces qui ont été ébranlés.