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07 septembre 2023

Lits fermés, délais de prise en charge en hausse... Les chiffres alarmants de la psychiatrie

Une étude de la Fédération hospitalière de France confirme la situation « très dégradée de l’offre de soins en psychiatrie ». Depuis la crise sanitaire, les demandes de prise en charge ont explosé alors que les fermetures de lits se sont accentuées. Les délais d’attente pour les patients s’allongent.

Des chiffres sur un cri d’alarme. Depuis 2020, 58 % des établissements publics ont fermé des lits de psychiatrie, à un rythme qui s’est accéléré depuis la crise sanitaire, selon une enquête de la Fédération hospitalière de France (FHF) dévoilée ce mardi. "Depuis plusieurs années, les professionnels et les usagers alertent sur l’état de la psychiatrie en France. Avec la crise sanitaire, les demandes de soin ont explosé, alors que, dans le même temps, la capacité hospitalière a diminué", observe Sylvie Peron, psychiatre au CH Henri-Laborit de Poitiers (Vienne) et présidente du groupe de travail FHF sur la psychiatrie.


Cliquez sur l'image pour voir l'article :

https://drive.google.com/file/d/1hSshPqRPxx-LQjxJMflPIiXjUW8k1Q7w/view?usp=sharing

https://drive.google.com/file/d/1HRz9dbAlnkSGNvHTvPOdx8rCleKIorgL/view?usp=sharing

06 septembre 2023

La psychiatrie : domaine d’exception au principe de consentement des personnes ?

La loi reconnaît que le patient ne peut être soigné sans son consentement, et qu'il peut refuser des soins. 

La psychiatrie fait exception : des soins peuvent être imposés sous contrainte au patient, au motif de son incapacité à consentir, liée aux troubles psychiques. Toutefois depuis 2016, les différentes formes de contrainte et de restriction des libertés en psychiatrie font l'objet d'une vigilance renforcée des formes de contrainte intra‑ hospitalière que sont l'enfermement dans une chambre (isolement) ou l'usage de sangles (contention). Ce contrôle accru ne semble pas, à lui seul, suffire à diminuer le recours à la contrainte ni à assurer le respect des droits des personnes. 

La persistance de formes de disqualifications et d'une stigmatisation contribuent à des formes de tolérance envers un traitement différencié des personnes avec un trouble psychique. L'on constate cependant un nouvel accent mis sur l'importance de tenir compte de ce que les personnes peuvent exprimer pour elles, tant sur le plan du respect de leurs droits fondamentaux, que dans la perspective de trouver un mieux‑être et une vie qui a du sens.

Auteur : Moreau Delphine
La Santé en action, 2023, n°464

Article à télécharger :

05 septembre 2023

[Presse] : Appel à témoignages

Dans les Dernières Nouvelles d'Alsace :

Vous souffrez d'un trouble psychique et ne parvenez pas à être pris en charge ? Votre témoignage nous intéresse !

Selon une enquête de la Fédération hospitalière de France, les établissements publics de psychiatrie souffrent de fermetures de lits et de manque de personnels. Nous recueillons les témoignages des patients ou de leur famille.

C'est un cri d'alarme pour la prise en charge de la santé mentale en France, alors que près de 20% des Français souffrent de troubles psychiques et que le suicide est la première cause de mortalité chez les 15-35 ans. Selon une enquête de la Fédération hospitalière de France menée auprès de 110 établissements publics de santé et dévoilée par BFMTV, « les fermetures structurelles de lits sont nombreuses et se sont intensifiées après la crise sanitaire ». Par ailleurs, entre 25% et 75% des postes de médecins seraient vacants dans 40% des établissements. Résultat  : les délais pour accéder à une consultation ou une prise en charge s'allongent. « En psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, 45% des établissements décrivent des délais d’accès à l’ambulatoire compris entre 5 mois et plus d’un an », indique l'enquête.

Vous souffrez (ou une personne de votre entourage) de troubles psychiques et vous ne parvenez pas à vous faire prendre en charge ? Votre témoignage nous intéresse. Racontez-nous votre parcours. Depuis combien de temps cela dure-t-il ? Quelles démarches avez-vous effectuées pour espérer une prise en charge ? Comment faites-vous en attendant ? Quelles conséquences cela a-t-il sur vous et votre famille ? Espérez-vous une solution bientôt ? Vous pouvez témoigner dans le formulaire ci-dessous. Vos témoignages serviront à la rédaction d'un article. Si vous souhaitez témoigner anonymement, précisez-le dans votre témoignage. Merci. 

Accès au questionnaire en ligne.




02 septembre 2023

"Ulotaront" : Premiers résultats des études cliniques dans la schizophrénie

Sumitomo Pharma Co. et Otsuka Pharmaceutical Co. ont annoncé les principaux résultats de l'étude clinique DIAMOND (DIAMOND 5 au Japon et en Chine), portant sur le trouble anxieux généralisé (TAG) et le traitement d'appoint du trouble dépressif majeur (TDM), d'autres indications étant à l'étude. 

Ulotaront a reçu la désignation de Breakthrough Therapy par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour le traitement de la schizophrénie en mai 2019. Ulotaront est le premier et le seul agoniste TAAR1 à entrer dans les études cliniques de phase 3 chez les personnes atteintes de schizophrénie.

01 septembre 2023

Améliorer les soins oncologiques des patients «psy» : le CH Charles-Perrens s’engage

Alors que les patients souffrant des troubles psychiatriques sévères sont plus à risque de cancers, ils sont moins bien soignés. Afin d’améliorer leur accès aux soins et aux prises en charge, le CH Charles Perrens et l’Institut Bergonié, Centre régional de lutte contre le cancer (CLCC) de Nouvelle-Aquitaine, signent une convention de partenariat.

Afin de proposer une prise en charge globale alliant soins oncologiques et soins psychiatriques, l’Institut Bergonié et le Centre Hospitalier Charles Perrens ont décidé de renforcer leurs collaborations médicales et soignantes ainsi que leur partenariat stratégique bilatéral. Au travers de ce rapprochement, les deux établissements souhaitent également conforter leurs missions respectives dans le cadre d’une approche qui se veut résolument pluridisciplinaire, avec un objectif commun poursuivi, celui de l’amélioration de la prise en charge du patient. La proximité géographique des deux institutions offre en outre de réelles opportunités pour mener à bien des actions de collaboration.

L’objectif poursuivi est l’amélioration de la prise en charge des patients, que leur maladie soit identifiée au préalable ou épisode rencontré au cours d’une hospitalisation.

Les besoins recensés par les parties sont les suivants:

Pour l’Institut Bergonié
– Mieux comprendre les traitements médicamenteux relevant de la discipline psychiatrie pour mieux appréhender les interactions éventuelles
– Mieux gérer les situations d’addiction médicamenteuse
– Mieux accompagner une situation de décompensation ponctuelle d’un patient et savoir qui contacter
– Mieux accompagner les patients dans leur prise en charge globale face à leur maladie.

Pour le CH Charles Perrens :
– Mieux comprendre les traitements médicamenteux relevant de la discipline oncologie afin de mieux appréhender les interactions éventuelles
– Mieux accompagner une situation de découverte de cancer et savoir qui contacter
– Mieux accompagner les patients dans leur prise en charge globale face à leur maladie

Pour répondre à ces besoins, les axes majeurs de cette collaboration seront les suivants :
– Communiquer sur les dispositifs de soins existants au sein de chaque établissement,
– Définir et mettre en œuvre une collaboration afin d’améliorer la prise en charge des patients présentant des troubles mixtes, relevant à la fois des disciplines oncologie et psychiatrie,
– Collaborer sur des appels à projets communs, travaux de recherche et publication,
– Mettre en œuvre des actions communes de prévention, notamment favoriser l’accès au dépistage des cancers,
– Formaliser un groupe de travail sur la thématique « pharmacie ».

• Communiqué de presse, 5 juillet

31 août 2023

Quatre classes ou dispositifs pour les enfants autistes vont ouvrir à la rentrée.

Une bonne nouvelle !

Huit classes ou dispositifs supplémentaires destinés à accueillir quelque 68 élèves autistes doivent ouvrir à la rentrée dans le Grand Est, dans le cadre des grandes orientations de la stratégie interministérielle 2023-2027 pour les troubles du neurodéveloppement (autisme, Dys, TDAH, TDI), dont quatre en Alsace. Ces enfants pourront ainsi faire leur rentrée à l’école, au sein d’une classe spécifique et avec une équipe formée, tout en rejoignant ponctuellement une classe ordinaire.

Trois unités d’enseignement maternelle autisme (Uema) sont prévues en Alsace à Strasbourg (école maternelle Rosa-Parks), à Hésingue (Roland-Igersheim) et à Guebwiller (maternelle Magenta). Enfin, un dispositif novateur d’autorégulation (DAR) est prévu au groupe scolaire d’Ingwiller, permettant aux enfants d’être avec leurs camarades dans une classe ordinaire et de bénéficier en plus d’un accompagnement individualisé auprès d’une équipe de professionnels dont la présence bénéficie également à l’équipe pédagogique.

Sur l’ensemble de la France, 110 de ces classes ou dispositifs ouvrent pour les élèves autistes à la rentrée, dont 37 en maternelle et 73 en élémentaire, pour près de 1 000 enfants autistes.

https://www.dna.fr/education/2023/08/28/quatre-classes-ou-dispositifs-pour-les-enfants-autistes-a-la-rentree

29 août 2023

Trop d’enfants en situation de handicap "privés de rentrée"

Des milliers d’enfants en situation de handicap n’ont pas accès à une scolarisation adaptée, déplore l’Unapei à une semaine de la rentrée des classes.

"Ils sont oubliés de la société" : des milliers d’enfants en situation de handicap n’ont pas accès à une scolarisation adaptée, déplore l’Unapei, l’une des principales associations dans le secteur du handicap intellectuel, à une semaine de la rentrée des classes.

"Malheureusement, trop d’enfants en situation de handicap seront encore privés de rentrée et leurs droits à l’éducation sont bafoués", a dénoncé mardi dans un communiqué Luc Gateau, le président de cette fédération regroupant des associations de personnes handicapées mentales et leurs familles.



28 août 2023

Psychiatrie nutritionnelle, une discipline digne d'intérêt

"Traditionnellement, les psychiatres et la psychiatrie ne pensent pas à ce qu'il se passe sous le cou, comme si le corps et le cerveau étaient déconnectés", a lancé la Pre Felice Jacka (Université Deakin, Australie) lors d'une présentation, sous l’égide de la Fondation FondaMental, à l'occasion des Journées Neurosciences Psychiatrie Neurologie (JNPN 2023) .

En séance plénière, la pionnière de la psychiatrie nutritionnelle a fait le point sur cette discipline qui tend à accumuler des preuves sur l'impact de l'alimentation sur la santé mentale[1]. Elle s'est positionnée du côté de la science prévenant dès son introduction que la psychiatrie nutritionnelle n'était pas une médecine "complémentaire" ou encore "alternative" ou "intégrative".

24 août 2023

Prévenir le stress post-traumatique après Wintzenheim : « De l'observation et du sur-mesure »

Interview du Dr Hingray, responsable de la Cump de Nancy

Onze personnes, dont dix en situation de handicap, sont décédées le mercredi 9 août dans l’incendie d’un gîte à Wintzenheim (Haut-Rhin). La Dr Coraline Hingray, psychiatre au centre du psychotraumatisme de Nancy (CPN) et au CHRU, responsable médicale de la Cellule d'urgence médico-psychologique (Cump) de Meurthe-et-Moselle (54), revient pour le « Quotidien » sur les spécificités de la prise en charge psychologique des victimes.

LE QUOTIDIEN : Comment s’est structurée l’intervention de la Cump 54 ?

Dr HINGRAY : La Cump 54 a été déclenchée par la préfecture et le Samu dès le mercredi matin (9 août), lorsqu’on a compris qu’au moins quatre victimes venaient de Meurthe-et-Moselle.

Le premier défi de toute Cump est de trouver rapidement le dispositif le plus adapté à l’évènement, alors que les informations arrivent au compte-goutte et sont changeantes. En quelques heures, j’ai dû passer plus d’une trentaine de coups de téléphone, pour déterminer comment intervenir au mieux, de quelle manière, auprès de quel public, à quel endroit, dans quel délai… et pour mobiliser les volontaires.

J’étais aussi en contact avec la Cump locale du 68 (Haut-Rhin), qui s’est rendue immédiatement à Wintzenheim, pour savoir si ses professionnels avaient reçu des personnes du 54 et éventuellement identifié des signes d’alerte, par exemple un état aigu de dissociation péri-traumatique, facteur de risque de troubles post-traumatiques.

Très vite, nous avons décidé de mettre en place un poste d’urgence médico-psychologique (Pump) téléphonique (assuré par un médecin et des psychologues), pour les proches dispersés sur le département.

Puis dès le jeudi, nous sommes allés avec des infirmiers volontaires et formés à la rencontre des familles, rassemblées à l’occasion de la venue de la ministre du Handicap Fadila Khattabi. Nous avons pu mener des entretiens individuels et familiaux, tandis que le Pump téléphonique rappelait les personnes déjà vues. Nous avons aussi mis en place une cellule dans le nord du 54, sous la direction du Dr Stéphane Keller, au sein du foyer de victimes décédées, pour les co-résidents et professionnels.

Cette fin de semaine et la semaine prochaine, nous préparons plusieurs interventions dans les différents foyers et les établissements et services d'aide par le travail (Esat) pour les résidents et professionnels présents ou de retour de vacances.

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