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14 septembre 2023

[Alsace] : L’auto-école solidaire s’adapte aux troubles psychiques

SÉLESTAT : L’auto-école solidaire s’adapte aux troubles psychiques

La Mission locale de Sélestat est agréée « auto-école solidaire » : certains de ses bénéficiaires peuvent y préparer le code et y apprendre la conduite. C’est gratuit et dédié en partie aux jeunes à troubles psychiques et cognitifs, qui ont particulièrement besoin de temps et de bienveillance.

Une salle, un powerpoint, des panneaux de signalisation : on est bien dans un cours de code de la route. À ceci près que les quatre participants se trouvent à la Mission locale de Sélestat, et qu’ici, « on prend le temps » d’après James Boilée, moniteur et référent mobilité. La structure sélestadienne est la seule du Grand Est à avoir obtenu l’agrément, au printemps dernier, pour être auto-école solidaire : si de nombreuses autres Missions locales accompagnent l’accès au permis, celle de Sélestat peut assurer des cours de conduite sur sa propre voiture, une Renault Zoé automatique qui attend sagement sur le parking.

Et depuis deux ans déjà, une dizaine de bénéficiaires par session de deux mois peut préparer le code gratuitement et avec une pédagogie bienveillante : soit en présentant un projet professionnel solide, soit parce qu’ils ont des troubles cognitifs. Sans condition de revenu.


13 septembre 2023

[Podcast] : Gueules cachées

Au premier regard, on ne voit rien. C’est lorsque l’on écoute, lorsque l’on prête l’oreille... là on entend, on comprend, les fêlures, les cassures. 

Borderline, schizophrènes, bipolaires, TCA... ils ont en commun l’invisibilité de leur mal. Sur ce podcast, ils en parlent.

"Mon métier, c'est juste de survivre et de parler aux gens..."

Laetitia Forgeot d'Arc, une amie de TP-TP, a créé ce podcast pour nous aider à comprendre. 



12 septembre 2023

[Alsace] : Le centre hospitalier de Rouffach contraint de fermer une unité, faute de médecins psychiatres

Une unité ouverte de psychiatrie du centre hospitalier de Rouffach, comprenant 15 lits, sera fermée à compter du 30 septembre. La pénurie de médecins psychiatres est de plus en plus palpable et l’offre de soins s’en ressent.

DNA 8 septembre 2023



11 septembre 2023

[Recherche] : Développement de la schizophrénie, une conséquence de la dérégulation mitochondriale ?

Des chercheurs de l’Université Rutgers et Emory apprennent à mieux comprendre comment la schizophrénie se développe en étudiant le facteur de risque génétique le plus connu. Lorsqu’une petite partie du chromosome 3 est manquante – ce qu’on appelle le syndrome de délétion 3q29 – le risque de schizophrénie est multiplié par 40 environ.

Les chercheurs ont maintenant analysé les modèles superposés d’activité génique altérée dans deux modèles de syndrome de délétion 3q29, y compris des souris où la délétion a été conçue à l’aide du CRIPSR, et des organoïdes du cerveau humain, ou des cultures de tissus tridimensionnels utilisées pour étudier la maladie. Ces deux systèmes présentant tous deux une fonction mitochondriale altérée. Ce dysfonctionnement peut provoquer des déficits énergétiques dans le cerveau et entraîner des symptômes et troubles psychiatriques.

“Nos données soutiennent fortement l’hypothèse selon laquelle la dérégulation mitochondriale contribue au développement de la schizophrénie”, a déclaré Jennifer Mulle, professeure agrégée de psychiatrie, de neurosciences et de biologie cellulaire à la faculté de médecine Rutgers Robert Wood Johnson et co-auteure principale de l’étude publiée dans Science Advances*. Selon lui “L’interaction entre la dynamique mitochondriale et la maturation neuronale est un domaine important et doit être étudié davantage pour plus de compréhension sur le phénomène.”

Mulle, membre du Center for Advanced Biotechnology and Medicine de Rutgers, et ses collègues ont montré pour la première fois que la délétion 3q29 était un facteur de risque de schizophrénie en 2010. Les résultats convergent avec les travaux sur un autre facteur de risque génétique de la schizophrénie, le syndrome de délétion 22q11 (ou syndrome de DiGeorge), qui s’est également avéré impliquer une fonction mitochondriale perturbée.

“Pour les variantes génétiques associées à la schizophrénie, nous voulons comprendre la pathologie primaire au niveau cellulaire“, a déclaré Ryan Purcell, professeur adjoint de biologie cellulaire à la faculté de médecine de l’Université Emory et co-auteur principal de l’étude. “Cela nous donne un point d’appui qui pourrait aider à réduire la complexité polygénique de la schizophrénie et à mieux comprendre la neurobiologie.”

Environ une personne sur 30 000 naît avec le syndrome de délétion 3q29. En plus d’augmenter le risque de schizophrénie, la délétion 3q29 peut inclure une déficience intellectuelle, des troubles du spectre autistique et des malformations cardiaques congénitales. L’effet de la délétion 3q29 sur le risque de schizophrénie est supérieur à celui de n’importe quelle variante génétique connue, mais les contributions des gènes individuels à la délétion sont encore en cours d’élucidation.

08 septembre 2023

Peut-on vraiment guérir d’un trouble psychique ?

David Masson, Psychiatre, responsable du centre référent de réhabilitation psychosociale CURe Grand Est Lorraine et du département de réhabilitation psychosociale du Pôle du Grand Nancy, Centre psychothérapique de Nancy.

La guérison en médecine signifie la disparition d’une maladie et le retour à l’état de santé antérieur à celle-ci, un retour dit ad integrum, grâce à l’instauration d’une thérapie traitant des causes de la maladie. Cette définition s’adapte bien aux maladies aiguës comme une infection bactérienne ayant, dans la plupart des cas, un début et une fin. Mais cette approche ne peut pas être généralisée : elle est, par exemple, mise à mal avec les maladies chroniques comme le diabète, l’asthme, les troubles thyroïdiens… Dans ce cadre, les interventions soignantes ont pour objectif de limiter les manifestations de la maladie et ses impacts, faute de la faire disparaître. Par ailleurs, les progrès de la médecine permettent de guérir des maladies qui étaient jusque-là fatales, ou de les transformer en maladies chroniques avec lesquelles on peut vivre (comme certains cancers). 

07 septembre 2023

Lits fermés, délais de prise en charge en hausse... Les chiffres alarmants de la psychiatrie

Une étude de la Fédération hospitalière de France confirme la situation « très dégradée de l’offre de soins en psychiatrie ». Depuis la crise sanitaire, les demandes de prise en charge ont explosé alors que les fermetures de lits se sont accentuées. Les délais d’attente pour les patients s’allongent.

Des chiffres sur un cri d’alarme. Depuis 2020, 58 % des établissements publics ont fermé des lits de psychiatrie, à un rythme qui s’est accéléré depuis la crise sanitaire, selon une enquête de la Fédération hospitalière de France (FHF) dévoilée ce mardi. "Depuis plusieurs années, les professionnels et les usagers alertent sur l’état de la psychiatrie en France. Avec la crise sanitaire, les demandes de soin ont explosé, alors que, dans le même temps, la capacité hospitalière a diminué", observe Sylvie Peron, psychiatre au CH Henri-Laborit de Poitiers (Vienne) et présidente du groupe de travail FHF sur la psychiatrie.


Cliquez sur l'image pour voir l'article :

https://drive.google.com/file/d/1hSshPqRPxx-LQjxJMflPIiXjUW8k1Q7w/view?usp=sharing

https://drive.google.com/file/d/1HRz9dbAlnkSGNvHTvPOdx8rCleKIorgL/view?usp=sharing

06 septembre 2023

La psychiatrie : domaine d’exception au principe de consentement des personnes ?

La loi reconnaît que le patient ne peut être soigné sans son consentement, et qu'il peut refuser des soins. 

La psychiatrie fait exception : des soins peuvent être imposés sous contrainte au patient, au motif de son incapacité à consentir, liée aux troubles psychiques. Toutefois depuis 2016, les différentes formes de contrainte et de restriction des libertés en psychiatrie font l'objet d'une vigilance renforcée des formes de contrainte intra‑ hospitalière que sont l'enfermement dans une chambre (isolement) ou l'usage de sangles (contention). Ce contrôle accru ne semble pas, à lui seul, suffire à diminuer le recours à la contrainte ni à assurer le respect des droits des personnes. 

La persistance de formes de disqualifications et d'une stigmatisation contribuent à des formes de tolérance envers un traitement différencié des personnes avec un trouble psychique. L'on constate cependant un nouvel accent mis sur l'importance de tenir compte de ce que les personnes peuvent exprimer pour elles, tant sur le plan du respect de leurs droits fondamentaux, que dans la perspective de trouver un mieux‑être et une vie qui a du sens.

Auteur : Moreau Delphine
La Santé en action, 2023, n°464

Article à télécharger :

05 septembre 2023

[Presse] : Appel à témoignages

Dans les Dernières Nouvelles d'Alsace :

Vous souffrez d'un trouble psychique et ne parvenez pas à être pris en charge ? Votre témoignage nous intéresse !

Selon une enquête de la Fédération hospitalière de France, les établissements publics de psychiatrie souffrent de fermetures de lits et de manque de personnels. Nous recueillons les témoignages des patients ou de leur famille.

C'est un cri d'alarme pour la prise en charge de la santé mentale en France, alors que près de 20% des Français souffrent de troubles psychiques et que le suicide est la première cause de mortalité chez les 15-35 ans. Selon une enquête de la Fédération hospitalière de France menée auprès de 110 établissements publics de santé et dévoilée par BFMTV, « les fermetures structurelles de lits sont nombreuses et se sont intensifiées après la crise sanitaire ». Par ailleurs, entre 25% et 75% des postes de médecins seraient vacants dans 40% des établissements. Résultat  : les délais pour accéder à une consultation ou une prise en charge s'allongent. « En psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, 45% des établissements décrivent des délais d’accès à l’ambulatoire compris entre 5 mois et plus d’un an », indique l'enquête.

Vous souffrez (ou une personne de votre entourage) de troubles psychiques et vous ne parvenez pas à vous faire prendre en charge ? Votre témoignage nous intéresse. Racontez-nous votre parcours. Depuis combien de temps cela dure-t-il ? Quelles démarches avez-vous effectuées pour espérer une prise en charge ? Comment faites-vous en attendant ? Quelles conséquences cela a-t-il sur vous et votre famille ? Espérez-vous une solution bientôt ? Vous pouvez témoigner dans le formulaire ci-dessous. Vos témoignages serviront à la rédaction d'un article. Si vous souhaitez témoigner anonymement, précisez-le dans votre témoignage. Merci. 

Accès au questionnaire en ligne.




02 septembre 2023

"Ulotaront" : Premiers résultats des études cliniques dans la schizophrénie

Sumitomo Pharma Co. et Otsuka Pharmaceutical Co. ont annoncé les principaux résultats de l'étude clinique DIAMOND (DIAMOND 5 au Japon et en Chine), portant sur le trouble anxieux généralisé (TAG) et le traitement d'appoint du trouble dépressif majeur (TDM), d'autres indications étant à l'étude. 

Ulotaront a reçu la désignation de Breakthrough Therapy par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour le traitement de la schizophrénie en mai 2019. Ulotaront est le premier et le seul agoniste TAAR1 à entrer dans les études cliniques de phase 3 chez les personnes atteintes de schizophrénie.

01 septembre 2023

Améliorer les soins oncologiques des patients «psy» : le CH Charles-Perrens s’engage

Alors que les patients souffrant des troubles psychiatriques sévères sont plus à risque de cancers, ils sont moins bien soignés. Afin d’améliorer leur accès aux soins et aux prises en charge, le CH Charles Perrens et l’Institut Bergonié, Centre régional de lutte contre le cancer (CLCC) de Nouvelle-Aquitaine, signent une convention de partenariat.

Afin de proposer une prise en charge globale alliant soins oncologiques et soins psychiatriques, l’Institut Bergonié et le Centre Hospitalier Charles Perrens ont décidé de renforcer leurs collaborations médicales et soignantes ainsi que leur partenariat stratégique bilatéral. Au travers de ce rapprochement, les deux établissements souhaitent également conforter leurs missions respectives dans le cadre d’une approche qui se veut résolument pluridisciplinaire, avec un objectif commun poursuivi, celui de l’amélioration de la prise en charge du patient. La proximité géographique des deux institutions offre en outre de réelles opportunités pour mener à bien des actions de collaboration.

L’objectif poursuivi est l’amélioration de la prise en charge des patients, que leur maladie soit identifiée au préalable ou épisode rencontré au cours d’une hospitalisation.

Les besoins recensés par les parties sont les suivants:

Pour l’Institut Bergonié
– Mieux comprendre les traitements médicamenteux relevant de la discipline psychiatrie pour mieux appréhender les interactions éventuelles
– Mieux gérer les situations d’addiction médicamenteuse
– Mieux accompagner une situation de décompensation ponctuelle d’un patient et savoir qui contacter
– Mieux accompagner les patients dans leur prise en charge globale face à leur maladie.

Pour le CH Charles Perrens :
– Mieux comprendre les traitements médicamenteux relevant de la discipline oncologie afin de mieux appréhender les interactions éventuelles
– Mieux accompagner une situation de découverte de cancer et savoir qui contacter
– Mieux accompagner les patients dans leur prise en charge globale face à leur maladie

Pour répondre à ces besoins, les axes majeurs de cette collaboration seront les suivants :
– Communiquer sur les dispositifs de soins existants au sein de chaque établissement,
– Définir et mettre en œuvre une collaboration afin d’améliorer la prise en charge des patients présentant des troubles mixtes, relevant à la fois des disciplines oncologie et psychiatrie,
– Collaborer sur des appels à projets communs, travaux de recherche et publication,
– Mettre en œuvre des actions communes de prévention, notamment favoriser l’accès au dépistage des cancers,
– Formaliser un groupe de travail sur la thématique « pharmacie ».

• Communiqué de presse, 5 juillet