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22 mars 2024

Faire de la Santé mentale la Grande cause nationale 2025

Pourquoi cette pétition est importante ?

Lancée par Collectif Santé mentale Grande Cause nationale 2025

Lors de son discours de politique générale fin janvier, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé vouloir faire de la Santé mentale de la jeunesse la Grande Cause de son action gouvernementale. Allons encore plus loin en faisant de la Santé mentale de tous une Grande Cause nationale.

Santé mentale et santé physique sont indissociables ; elles doivent être prises en compte, chez chaque individu, de manière globale. Méconnue du grand public, souvent stigmatisée au travers des troubles psychiatriques, considérée comme complexe par les professionnels de santé et le monde politique, la santé mentale ne fait pas assez l’objet d’actions de sensibilisation et de prévention. Pour dépasser ces représentations collectives et enfin agir, une large campagne d’information s'impose. 

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Accès à la pétition



21 mars 2024

[Chronique] : "Stop aux mots qui font mal !"

À écouter (3mn) : L’édito politique de Yaël Goosz sur France Inter

À lire : 
Les auditeurs remercient Yaël Goosz 

"Je souhaitais juste dire bravo et merci à M. Yaël Goosz pour son édito de ce matin sur le langage des politiques qui usent à tour de bras de termes psychiatriques qu’ils détournent de leur sens pour les adresser comme des insultes, insultant alors des milliers de personnes, de citoyens.
J’espère alors que les médias pourront prendre conscience que beaucoup de journalistes et de commentateurs utilisent également ces termes et se rappelleront que les mots ont un sens.
Merci M. Goosz !"


20 mars 2024

Découvrez le point commun entre la schizophrénie et le vieillissement

Des chercheurs américains de la Harvard Medical School, de l’hôpital McLean et Stanley Center for Psychiatric Research du Broad Institute du MIT ont découvert un lien entre les personnes atteintes de schizophrénie et… les personnes âgées. En effet, ils ont constaté que ces deux catégories présentaient des changements identiques ce qui suggère une base biologique commune. Ces conclusions ont été publiées dans la revue Nature*.

L’équipe a découvert que « chez les personnes atteintes de schizophrénie et chez les personnes âgées non schizophrènes, deux types de cellules cérébrales appelées astrocytes et neurones réduisaient l’expression de gènes qui soutiennent les jonctions entre neurones appelées synapses, par rapport aux personnes en bonne santé ou plus jeunes », rapporte le communiqué diffusé par Broad Institute. De plus, ils ont découvert des changements d’expression génétique étroitement synchronisés dans les deux types de cellules. L’équipe a appelé cet ensemble coordonné de changements le programme Synaptic Neuron and Astrocyte (SNAP).

Autre découverte de cette étude, SNAP variait considérablement, même parmi les personnes non schizophrènes, ce qui suggère que SNAP pourrait être impliqué dans les différences cognitives chez les humains en bonne santé. Les chercheurs espèrent que cette découverte permettra d’identifier les facteurs de la vie qui influencent positivement SNAP et de développer des médicaments qui aident à stimuler SNAP.

* A concerted neuron–astrocyte program declines in ageing and schizophrenia | Nature

Découvrez le point commun entre la schizophrénie et le vieillissement | Santé Magazine (santemagazine.fr)

19 mars 2024

SCHIZOPHRÉNIE : Bientôt un test sanguin de prédiction du risque

Ce test sanguin, mis au point à l'Université d'Indiana (UI)*, prédit le risque de psychose et la réponse aux traitements. Ce test sanguin révolutionnaire pour la schizophrénie, documenté dans la revue Molecular Psychiatry, qui identifie des biomarqueurs sanguins objectivement associés à la gravité et au risque futur de schizophrénie va également permettre d’opter pour les traitements les plus efficaces, en fonction de sa biologie individuelle.

La schizophrénie est un trouble psychiatrique sévère qui comprend des hallucinations et des délires. On estime que la schizophrénie et les troubles psychotiques apparentés touchent plus de 24 millions de personnes dans le monde. En dépit de sa prévalence, la schizophrénie reste difficile à diagnostiquer.

L’auteur principal, le Dr Alexander Niculescu, professeur de psychiatrie et de neurosciences à l’UI rappelle ce défi, "surtout à un stade précoce" : "il est très important d'orienter les patients vers le bon traitement dès le début. Cette forme de psychose se manifeste généralement au début de l’âge adulte, une période où le stress et la consommation de substances sont des facteurs déclenchants fréquents, en particulier sur fond de vulnérabilité génétique".

Si elle n’est pas traitée, la psychose entraîne une accumulation de dommages biologiques, sociaux et psychologiques.

L’étude a suivi des patients psychiatriques pendant plus de 10 années et a pu identifier ces biomarqueurs prédictifs d’états d’hallucinations et de délires, et de futures hospitalisations psychiatriques liées aux hallucinations et aux délires. La recherche identifie également les biomarqueurs cibles des médicaments existants, ce qui permet d'associer à chaque patient le traitement le plus approprié.

La recherche confirme de précédentes études de la même équipe, sur les biomarqueurs sanguins d'autres troubles psychiatriques (troubles de l'humeur, anxiété, trouble de stress post-traumatique (SSPT), risque de suicide, douleur et troubles de la mémoire). Elle révèle que :

les meilleurs biomarqueurs sont plus prédictifs que les échelles reconnues et "standards" utilisées actuellement pour les évaluations de patients souffrant d'hallucinations ou de délires ;

ce test sanguin pourrait donc contribuer à réduire la subjectivité et l'incertitude des évaluations psychiatriques.

Quelles implications sur les traitements ? Sur le plan biologique, certains des médicaments existants fonctionnent très bien s'ils sont initiés suffisamment tôt. La détection précoce est donc primordiale. Le soutien social est également essentiel et une fois que le traitement est mis en œuvre le soutien psychologique peut aider, en complément.

"Il a donc des raisons de rester optimiste en cette ère de psychiatrie de précision émergente".

*Blood test predicts psychosis risk, most effective treatments (iu.edu)

SCHIZOPHRÉNIE : Bientôt un test sanguin de prédiction du risque | santé log (santelog.com)

18 mars 2024

Les antipsychotiques ne sont plus l’alpha et l’oméga du traitement de la schizophrénie.

De nouveaux traitements (tropisetron, mémantine, galantamine, minocycline, duloxetine, benzoate de sodium) ont été identifiés comme potentiellement efficaces en adjonction aux antipsychotiques dans le traitement de la schizophrénie.

Publiés le 7 février dans eClinicalMedicine, une revue du Lancet, les résultats d’une méta-analyse confirment l’intérêt d’ajouter ces molécules aux traitements de référence.

Ces résultats « devraient changer les recommandations pour la pratique dans le traitement de la schizophrénie ne répondant pas aux antipsychotiques », estime le Dr Guillaume Fond, psychiatre à l’Assistance publique - Hôpitaux de Marseille (AP-HM), enseignant et chercheur à la faculté de médecine de la Timone.

Dans ce travail, l’équipe a retenu 44 essais colligeant les données de 3 358 participants présentant une schizophrénie, traités soit par rispéridone, soit par clozapine, soit par des combinaisons d’antipsychotiques et qui évaluaient l’intérêt de 45 traitements complémentaires.

Un tiers des médicaments (16 médicaments) qui étaient ajoutés aux antipsychotiques ont démontré une efficacité significative par rapport au placebo pour au moins un critère de jugement.

Pour Medscape édition française, le Dr Fond revient sur les principaux enseignements et les perspectives de cette étude. Lire l'interview complète.



17 mars 2024

Troubles du sommeil et santé mentale, les liaisons dangereuses

Article paru sur SLATE (Sarah Chellappa - 15 mars 2024)

Dépression, trouble bipolaire, anxiété... Tous ces troubles psychiques peuvent être associés à des problèmes de sommeil et à un rythme circadien perturbé, notamment chez les personnes jeunes.

Chacune des cellules de notre corps possède un rythme circadien. Véritables horloges biologiques, ces rythmes suivent une durée à peu près équivalente à vingt-quatre heures (circadien vient du latin circa, «autour», et dies, «jour»). Ils sont critiques pour notre santé et notre bien-être: ils influent par exemple sur le cycle veille-sommeil ou sur la régulation hormonale.

Lorsque notre mode de vie ne correspond pas à l'alternance jour-nuit, notre rythme circadien peut se trouver perturbé. C'est par exemple le cas lorsque nous sommes soumis au décalage horaire ou lorsque nous travaillons de nuit. Divers facteurs comme le vieillissement, la génétique ou certaines maladies (telles que les maladies auto-immunes et la maladie d'Alzheimer) ont également pu être associées à des perturbations à long terme du rythme circadien.

La qualité du sommeil et les perturbations du rythme circadien peuvent aussi être de bons indicateurs du déclenchement ou de la rechute de certains troubles psychiques, notamment la dépression, l'anxiété, le trouble bipolaire et la schizophrénie. Plus les perturbations du sommeil et du rythme circadien d'une personne sont sévères, plus son humeur se dégrade, ce qui aggrave le risque de rechute et compromet l'efficacité de ses traitements médicaux.




16 mars 2024

Rencontres-dédicaces à Paris, le 18 mars

À l'occasion des Journées de la Schizophrénie, le Collectif Schizophrénie et Positive Minders organisent le 18 mars une rencontre avec des auteurs engagés pour changer la psychiatrie

Nous accueillerons :

. Boris Chaumette, auteur de « Schizophrénie et génétique, un ADN de la folie ? », paru en janvier 2024.ed. Humensciences,

. Fabrice Saulière, auteur de « Vivre avec un trouble bipolaire ; du diagnostic à la vie quotidienne », éditions Mango, paru le 29/09/2023

. Sami Richa, auteur de «12 cas cliniques en éthique psychiatrique », ed. Complicités eds, paru le 15/01/2024

Présentation également du dernier ouvrage de Tania Lecomte "Manuel de réadaptation psychiatrique, 3e édition », ed. Presses Université du Québec, paru le 01/06/2023

La présentation des ouvrages par les auteurs, sera suivie d’un temps d’échanges avec le public, puis d’une séance de dédicaces des ouvrages.

RV le 18 mars de 18h00 à 20h00

Hôtel 1K, 13 Boulevard du Temple, 75003 Paris

Salon Cuzco

Entrée gratuite sur réservation (nombre de places limitées)

INSCRIPTION : https://www.helloasso.com/associations/collectif-schizophrenies/evenements/rencontre-d-auteurs-dedicaces

15 mars 2024

[Appel à participation] : Étude EVA - "Être parent et avoir un problème de santé mentale"

Nous avons reçu cette proposition. Si vous souhaitez participer à l'enquête...

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Madame, Monsieur, 

Nous menons, au sein de l’Université Paris Cité et de l’Université de Bordeaux, l’étude EVA visant à explorer le point de vue des parents ayant une maladie chronique ou en situation de handicap sur l’aide apportée par leur(s) enfant(s). 

L’objectif est plus précisément de mieux comprendre le vécu des patients lorsqu’ils sont parents et qu’ils ont des enfants mineurs ou jeunes adultes. Il s’agit d’explorer la qualité de vie des patients, leur besoin d’aide, et leur perception du vécu de leur(s) enfant(s).

Les résultats permettront de développer l’accompagnement des patients et de leur famille.

 

Participation :

Cette étude s’adresse aux personnes :

  • Ayant un problème de santé mentale chronique
  • Ayant au moins un enfant âgé entre 6 et 25 ans vivant à leur domicile (quotidiennement ou très régulièrement).

La participation consiste à compléter un questionnaire en ligne, de 20 minutes environ, de manière anonyme et confidentielle.

 

Vous trouverez toutes les informations relatives à l’étude sur la page https://jaid.recherche.parisdescartes.fr/eva/ dont :

 

Si vous êtes intéressé(e) par cette étude, n’hésitez pas à y participer et à la diffuser autour de vous !

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter l’équipe JAID à l’adresse suivante : jaid.psycho@u-paris.fr

Nous vous remercions de votre attention.

14 mars 2024

[25 mars] Formation MOOC : "Se rétablir, un vrai délire ?"

Le lundi 25 mars 2024, débutera une nouvelle session de la formation au rétablissement, en ligne et gratuite, intitulée "Se rétablir, un vrai délire ?".

Grâce à sa forme ludique, ce MOOC (=
Cours d'enseignement diffusé sur Internet) est à la portée d’un large public.

Que vous soyez proches, personnes souffrant d’un trouble psychique, professionnels, étudiants ou simplement sensibles à la problématique du rétablissement, vous trouverez dans ce MOOC des éléments qui éveilleront toute l’importance de la place de la santé mentale dans nos vies.

Découvrez le contenu de ce cours : Semaine 0 - Explications du MOOC (youtube.com)


Lien d'inscription: Accueil | HES-SO Numérique

Durée de la formation : 6 semaines (à distance)
Temps de travail hebdomadaire: 2 h 30 à 3 h
Prix : gratuit

13 mars 2024

FondaMental plaide pour la pérennisation et l’amplification de son modèle de centre expert en psychiatrie

Devant des parlementaires et des institutionnels, les dirigeants de la fondation FondaMental ont appelé à la pérennisation et à l’amplification du modèle original de prise en charge, complémentaire de l’offre sectorielle, que sont les centres experts en psychiatrie.

Le 28 février 2024, de nombreux parlementaires, institutionnels, représentants des usagers, et acteurs de santé se sont rendus à l’hôpital Albert-Chenevier (AP-HP, UPEC) de Créteil pour une visite des Centres Experts Psychiatrie. L'objectif de cette visite : présenter les acquis du modèle des Centres Experts en matière d'amélioration du pronostic, d'organisation de soins, de recherche et d'impact médico-économique.

Lors de cette visite, le Pr Marion Leboyer, Directrice Générale de la Fondation FondaMental, Benoît Mournet, député des Hautes-Pyrénées, Hélène de Faverges, Directrice référente Psychiatrie de l’AP-HP, le Pr Pierre-Michel Llorca, coordinateur des réseaux des Centres Experts, le Dr Ophélia Godin, chercheuse à l’Inserm, Pascal Mariotti, Président de l’Association des établissements du service public de santé mentale (AdESM), Marie-Jeanne Richard, présidente de l’Unafam, et le Pr Frank Bellivier, Délégué ministériel à la Santé mentale, ont présenté aux parlementaires et à la presse les acquis de ce modèle en matière d’amélioration du pronostic, d’organisation des soins, de recherche, et son impact médico-économique.