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20 décembre 2024

Pair-aidance et dévoilement de soi

Au sein d’une Communauté mixte de recherche (CMR), un groupe de travail va produire des connaissances sur le dévoilement de soi des pair-aidants professionnels. Cet outil puissant, qui permet de créer des liens authentiques avec les personnes accompagnées, comporte des enjeux complexes…

La Communauté mixte de recherche (CMR) sur la pair-aidance a été créée en 2023 à l’Université de Bordeaux pour mener des recherches sur la pair-aidance dans une démarche entièrement participative. Ses membres proposent et sélectionnent eux-mêmes les questions de recherche, choisissent les méthodes et sont responsables de l’analyse, de l’interprétation des résultats et de leur diffusion la plus large possible. Cette démarche est en phase avec les valeurs de la pair-aidance, fondée sur l’égalité des voix et la collaboration.

Répondant aux incitations internationales et nationales fortes quant au développement de recherches sur la pair-aidance, la CMR vise à produire des données utiles à son déploiement, et notamment en France. Parmi les axes de recherche actuellement explorés, un groupe de travail se consacre au dévoilement de soi des pair-aidants professionnels. Coordonné par un chercheur et une pair-aidante professionnelle, il rassemble des pairs-aidants, des chercheurs et des professionnels de la santé mentale. Ensemble, ils s’attellent à produire des connaissances applicables sur cette pratique du dévoilement de soi , technique essentielle à la pair-aidance en santé mentale.

Le dévoilement de soi, qui consiste à partager son expérience personnelle, est un outil puissant qui permet de créer des liens authentiques avec les personnes accompagnées. Cependant, il comporte des enjeux complexes : quand et comment se dévoiler, et quels sont les risques potentiels ? Ce groupe de travail va donc tenter de répondre à ces questions tout en élaborant des recommandations concrètes pour l’encadrement de cette pratique.

L’objectif final est de développer des connaissances utiles pour former et accompagner les pairs aidants professionnels dans leur pratique, et de créer des outils concrets qui pourront bénéficier à l’ensemble des équipes en santé mentale.
Cette initiative marque une étape clé dans la reconnaissance du rôle des pairs aidants dans le système de soins et vise à renforcer cette profession en pleine expansion. Plus généralement, la structuration originale de la CMR répond aux exigences de participation des acteurs les plus directement concernés (pairs-aidants, usagers, familles, professionnels du soin et de l’accompagnement, décideurs publics) au développement des recherches qui les concernent.

• Contact : K.-M. Valéry, docteur en psychologie, kevin-marc.valery@u-bordeaux.fr. En savoir plus sur le site de l’Université de Bordeaux : https://universitedebordeaux.wixsite.com/cmr-pair-aidance

Pair-aidance et dévoilement de soi - Santé Mentale

19 décembre 2024

Certains traitements antipsychotiques accroissent la vulnérabilité à la chaleur

Des médicaments prescrits aux personnes atteintes de troubles mentaux, dont les neuroleptiques, altèrent la thermorégulation. Des initiatives émergent pour limiter les décès lors des épisodes de canicule. (Article du Monde le 18/12/2024)



18 décembre 2024

Troubles bipolaires : faut-il croire aux tests sanguins ?

Diagnostiquer beaucoup plus tôt les personnes bipolaires pour mieux les soigner. C’est la promesse de tests sanguins. Mais sont-ils fiables ?

« C'est l'avenir. Ça change complètement la donne. » Président de l'association Bipolarité France, Renaud Maigne exprime l'immense espoir qu'a fait naître chez les patients bipolaires – ils sont 1,6 million en France – la mise sur le marché, au printemps dernier, des premiers tests sanguins pour détecter la bipolarité. « Je suis moi-même patient bipolaire. Mes premiers symptômes ont eu lieu à 20 ans et je n'ai été diagnostiqué qu'à 36 ans. » C'est tout l'enjeu et la promesse de ces nouveaux tests : « Le trouble bipolaire commence souvent par un épisode dépressif », explique Émilie Olié, psychiatre au CHU de Montpellier. « Il faut en moyenne huit ans avant que le bon diagnostic soit correctement posé et que le traitement adapté soit prescrit. » Avec, dans l'intervalle, de longues années de souffrances pour les patients et leurs proches. Et parfois des suicides.

Diagnostiquer la bipolarité rapidement, par un simple test sanguin, serait donc une avancée sans précédent. C'est la promesse du premier test lancé en avril dernier sur le marché français, avec une opération de communication bien huilée, par la société Alcediag. Le principe : il mesure les modifications d'édition d'ARN de marqueurs spécifiques dans le sang des patients. Alcediag promet une fiabilité « supérieure à 80 % » pour son test myEdit-B, vendu en France au prix de 900 euros, et non remboursé.

Un avis négatif de la Haute Autorité de santé

Un prix « hyperexcessif pour les patients », regrette Renaud Maigne. « Alors que ce serait un outil très pertinent pour des gens de 20 ans qui sont dans le déni. » Encore faut-il que le test soit fiable. Or la Haute Autorité de santé a publié un avis négatif, en mai. La HAS a refusé d'accorder le forfait innovation – une avance sur la prise en charge – au test d'Alcediag au motif que « les données disponibles à son sujet ne permettent pas de justifier d'un service attendu suffisant ».

Elle reproche à la société de ne lui avoir présenté qu'une seule étude clinique, ainsi que le manque de données sur l'algorithme utilisé et les changements de cet algorithme. « On s'est peut-être un peu précipités », concède la dirigeante d'Alcediag, Alexandra Prieux. « Nous avions déjà le soutien de France 2030. On a choisi de faire cette demande de forfait innovation en quelques mois pour une question de timing. À ce moment-là, nous n'avions pas publié notre second article, qui l'a été quelques semaines plus tard. »

« Le problème, relève Boris Chaumette, docteur en psychiatrie et neurosciences, psychiatre au GHU Paris et chercheur à l'Inserm, c'est que l'enjeu d'un second article, c'est de répliquer. Or les auteurs ont changé les biomarqueurs entre les deux papiers. Si vous changez le test, vous changez la méthode. » « Il faut être certain que l'algorithme ne soit pas modifié », abonde Sylvain Lehmann, directeur de l'Institut des neurosciences de Montpellier, qui a validé des biomarqueurs de la maladie d'Alzheimer permettant la mise au point de tests sanguins.

« Le test sur le marché utilise des biomarqueurs qui ont été publiés », rétorque Alexandra Prieux. « Avec un algorithme extrêmement précis que, certes, nous n'avons pas divulgué pour des questions de propriété intellectuelle mais qui est tout à fait documenté dans nos dossiers réglementaires. »

« À ce jour, aucun test ne remplit les conditions »

Pour Sylvain Lehmann, « quand une société veut vendre directement ces tests au consommateur, ce n'est pas bon signe ». Boris Chaumette dit avoir « l'impression qu'ils ont commercialisé un peu vite leur test et qu'ils se disent “les patients vont payer la recherche et on verra bien avec les données qu'on accumulera si on arrive à les classer” ». « La recherche scientifique coûte beaucoup plus cher que cela », balaie la présidente d'Alcediag, qui défend le sérieux de ses études.

Deux autres sont en cours : l'une auprès de 418 patients, en France, en Espagne et au Danemark ; la seconde, pilotée par la psychiatre Chantal Henry, en France, pour demander un remboursement du test. Lequel est pour l'instant peu utilisé par les psychiatres. « Les patients l'ont beaucoup demandé au début, quand on en a parlé dans les médias, et puis c'est retombé », constate un praticien.

Il faut dire que l'Association française de psychiatrie biologique et de neuropsychopharmacologie (AFPBN) ne les a pas franchement encouragés : « À ce jour, aucun test ne remplit [les conditions nécessaires] pour un usage en pratique clinique », a taclé l'association dans un communiqué publié au moment de la mise sur le marché du test d'Alcediag. « Il y a des études prometteuses et séduisantes sur ces biomarqueurs, mais on est bien loin de pouvoir les appliquer au quotidien en pratique clinique », déplore Émilie Olié, présidente de l'AFPBN.

Moins d'un psychiatre sur trois prêt à les utiliser

Des études qui se comptent… par centaines. Le psychiatre montpelliérain Raoul Belzeaux et l'immunologiste niçois Nicolas Glaichenhaus en ont recensé 1 114 sur ce sujet précis, dans une étude systématique qui sera prochainement publiée, dont 61 leur ont paru suffisamment sérieuses. Mais, même dans cette short list, « très peu montraient des résultats validés dans deux cohortes indépendantes » et « aucune ne s'appuyait sur des patients non traités venant consulter leur médecin généraliste ».

Selon Raoul Belzeaux, trois sortiraient vraiment du lot : celle d'Alcediag, une autre publiée par une neuropsychiatre de l'université de Cambridge, Sabine Bahn… et la sienne, puisque Raoul Belzeaux a obtenu le prix Marcel Dassault, en 2022, avec un projet de test sanguin pour distinguer dépression et bipolarité, reposant sur le dosage des cytokines. Mais les deux chercheurs, malgré la publication d'une première étude positive, n'en sont pas encore à la phase de la commercialisation d'un test, qui se fera, si elle a lieu, par le biais d'une start-up, Psykonos.

« Sous réserve de l'obtention des autorisations, nous allons lancer une étude de validation sur une cohorte de 623 patients dans une dizaine de centres hospitaliers », détaille Raoul Belzeaux. Une étude qui s'étendra sur deux ans et qui portera « sur des patients sans traitement, ou en début de parcours de soins, ce qui n'a jamais été fait ». La commercialisation éventuelle d'un test, ce sera pour plus tard, avec un objectif de prix « entre 200 et 250 euros ».

Les deux concurrents français, Alcediag et Psykonos, se rejoignent sur un point : pas question, ni pour l'un ni pour l'autre, que leur test vienne « remplacer le diagnostic du psychiatre ». « Nous sommes un outil d'aide à la décision », souligne Alexandra Prieux. Raoul Belzeaux dit toutefois concevoir son test « dans l'esprit d'un test de dépistage ». L'attente des patients est immense. Reste à convaincre les praticiens : moins de 30 % des psychiatres interrogés en 2018 par une publication spécialisée dans la santé mentale, JMIR Mental Health, considèrent des tests biologiques de prédiction de la transition psychotique comme « acceptables, fiables, faisables et peu risqués »…

Troubles bipolaires : faut-il croire aux tests sanguins ?

17 décembre 2024

[Alerte] : Les groupes d’entraide mutuelle unis face aux baisses de financement

Touchés cette année et surtout en 2025 par la baisse et l’arrêt de subventions, les quatre groupes d’entraide mutuelle (GEM) du Sud Alsace parrainés par l’association Marguerite-Sinclair jouent la carte de la solidarité entre eux. Ils sont inquiets pour la pérennité des postes.

Le courrier de la CEA (Collectivité européenne d’Alsace) est arrivé dans les boîtes aux lettres de la plupart des 20 GEM (groupes d’entraide mutuelle) du Haut-Rhin et du Bas-Rhin au début de l’été. ll leur annonçait une baisse de la moitié des subventions pour 2024, alors que l’année budgétaire était forcément avancée, et l’arrêt total en 2025.



16 décembre 2024

La HAS ouvre la voie au remboursement du Wegovy dans l’obésité sévère

Dans un avis publié le 4 décembre 2024, la Haute Autorité de santé se prononce en faveur du remboursement du Wegovy (sémaglutide) uniquement chez l’adulte ayant un indice de masse corporelle (IMC) initial ≥ 35 kg/m² en cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle bien conduite, en complément d'un régime hypocalorique et d'une augmentation de l'activité physique.

Le Wegovy (sémaglutide 2,4 mg) est disponible dans les pharmacies françaises depuis le 8 octobre 2024 sur prescription. Mais il n’est jusqu’à présent pas remboursé par l’Assurance-maladie dans l’obésité et son prix est donc librement fixé par le laboratoire. Les choses devraient changer puisque la Haute Autorité de santé (HAS) ouvre la voie à une prise en charge par la solidarité nationale dans un avis publié ce 4 décembre sur son site*, qui est en fait une seconde évaluation de cet analogue du glucagon-like peptide 1 (aGLP-1). Le remboursement concerne uniquement « l’adulte ayant un indice de masse corporelle (IMC) initial ≥ 35 kg/m² en cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle bien conduite (< 5 % de perte de poids à six mois), en complément d'un régime hypocalorique et d'une augmentation de l'activité physique pour la gestion du poids, incluant la perte de poids et le maintien du poids ». Le Wegovy est ainsi positionné comme un traitement de seconde intention dans l’obésité (dont le parcours de soins vient d’être revu par la HAS**) et les mesures hygiéno-diététiques et d’activité physique doivent être poursuivies et encouragées après son instauration.

La première décision de la HAS remonte à décembre 2022. Elle se prononçait déjà en faveur d’un remboursement mais elle le conditionnait, au-delà d’un IMC initial ≥ 35 kg/m², à un âge inférieur ou égal à 65 ans. Cette restriction liée à l’âge disparaît dans ce nouvel avis, qui prend en compte les nouvelles données cliniques de la phase 3 Select ayant démontré un bénéfice cardiovasculaire modeste du sémaglutide (avec notamment une réduction du risque relatif de survenue d’un des événements cardiovasculaires majeurs – décès de cause cardiovasculaire, l’infarctus du myocarde non fatal et l’AVC non fatal- composant le critère 3P-MACE de 20 % par rapport au placebo).

Entre-temps, le sémaglutide a bénéficié d’une autorisation d’accès précoce entre juillet 2022 et septembre 2023, jusqu’à ce que le laboratoire Novo Nordisk en demande le retrait.

La population cible du Wegovy est estimée entre 1 et 2,1 millions de patients, selon la HAS, qui dessine un encadrement strict de l’accès à cet aGLP-1, à la suite de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Il est ainsi proposé que la prescription initiale soit réservée aux professionnels et structures impliqués dans la prise en charge de l’obésité des niveaux de recours 2 et 3, à savoir : le médecin spécialiste de l’obésité (médecin nutritionniste) et exerçant en partenariat avec les autres professionnels concernés par l’obésité et les centres spécialisés de l’obésité (CSO) ou les centres hospitaliers universitaires (CHU). La Commission est favorable au statut de médicament d’exception pour cette spécialité.

*Haute Autorité de Santé - WEGOVY (sémaglutide) - Obésité

**Surpoids et obésité : la Haute Autorité de santé clarifie le parcours de soins de l'adulte | Le Quotidien du Médecin

La HAS ouvre la voie au remboursement du Wegovy dans l’obésité sévère | Le Quotidien du Médecin

Remboursement du Wegovy : la HAS entrouvre la porte

15 décembre 2024

Pair-aidance et yoga dans nos vies...

Un dialogue en marge des pratiques psychiatriques contemporaines...

Camille Henry & Yann Derobert

Camille

Bonjour Yann, merci vraiment de m’aider à accoucher de ce besoin d’écriture !

Yann

Déjà c’est quoi ton projet ? Quel message tu as envie de faire passer ?

Camille

A propos du partage expérientiel et de la pair-aidance… avoir un langage plus imagé, dynamique, raconter une petite histoire…avec…des mots personnels, moins scientifiques, plus appuyés sur les ressentis… et par là toucher du monde dans sa chair à lui, atteindre sa propre expérience.

Yann 

OK. Et toi, ce serait… En sachant que c’est un public un peu généraliste, on va dire. Qu’est-ce que toi tu as envie de faire passer comme message auprès de ce public-là, concernant ce sujet ?

Pour lire le reste de notre dialogue, rendez-vous sur le site du REV !

Pair-aidance et yoga dans nos vies. Un dialogue en marge des pratiques psychiatriques contemporaines - REV France

14 décembre 2024

Épilepsie et comorbidités psychiatriques : vers un dépistage plus systématique

Une étude publiée dans le Jama Neurology révèle que le risque de survenue de la plupart des troubles psychiatriques étudiés (une vingtaine) était significativement plus élevé chez les patients épileptiques que chez ceux sans épilepsie. Compte tenu de l’impact significatif et du fardeau élevé des ces comorbidités « une identification appropriée et une prise en charge efficace des comorbidités psychiatriques liées à l’épilepsie doivent être envisagées »

20 comorbidités psychiatriques recherchées

Les méta-analyses incluaient 565 443 patientds épileptiques et 1 3434 208 personnes non épileptiques. Les 20 comorbidités recherchées étaient : l’anxiété, le trouble bipolaire, les idées suicidaires, les tentatives de suicide, un trouble psychotique, la schizophrénie, un trouble obsessionnel-compulsif, un trouble de stress post-traumatique (TSPT), des troubles de l’alimentation, l’abus d’alcool et la dépendance à l’alcool, un trouble lié à l’usage de substances, trouble du spectre autistique (TSA) et trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Quels résultats ?

Le risque de survenue de la plupart des troubles psychiatriques étudiés était significativement plus élevé chez les patients épileptiques que chez ceux sans épilepsie. En effet, l’ensemble des troubles étaient plus fréquents en cas d’épilepsie et de façon significative, hormis pour les tentatives de suicide, la consommation excessive d’alcool, l’agoraphobie et la phobie sociale. La comorbidité psychiatrique était augmentée d’un facteur 2 pour l’anxiété, 2,45 pour la dépression, 3,12 pour les troubles bipolaires, 3,98 pour les troubles psychotiques, 4,94 pour la dépendance à l’alcool, à plus de 10 pour les TSA et à 3,93 pour le TDAH.

Quelle conclusion ?

Compte tenu de l’impact significatif et du fardeau élevé des comorbidités psychiatriques de l’épilepsie sur la morbidité et la qualité de vie des patients, « une identification appropriée et une prise en charge efficace des comorbidités psychiatriques liées à l’épilepsie doivent être envisagées » suggèrent les auteurs.

• Psychiatric Comorbidities in Persons With Epilepsy Compared With Persons Without EpilepsyA Systematic Review and Meta-Analysis, Churl-Su Kwon, MD, MPH1,2,3,4,5; Ali Rafati, MD, MPH6; Ruth Ottman, PhD1,2,4,7; et al. JAMA Neurol. Published online November 25, 2024. doi:10.1001/jamaneurol.2024.3976.

Épilepsie et comorbidités psychiatriques : vers un dépistage plus systématique - Santé Mentale

13 décembre 2024

[16 décembre] : Cafés des parents aidants

Ils ont débuté le 18 novembre 2024 au Centre Socio Culturel des Quartiers Est de Bischheim, 14 rue du Guirbaden (espace rencontre), organisés par la Ville de Bischheim et le CREJH.

Le but est : de permettre aux parents d'enfant(s) en situation de handicap de s'accorder un temps pour rencontrer et échanger avec d'autres familles avec des situations de vie similaires ; d'obtenir des pistes de réponses à leur questionnement ; de soulever la question du droit au répit/les dispositifs existants. Le tout dans un cadre convivial et informel.

Le prochain café aura lieu le : 

16 décembre 2024 de 9h30 à 11h à l'espace rencontre. 

D'autres rendez-vous seront organisés mensuellement.

12 décembre 2024

Les rencontres "au feu de camps" du REV...

Qu’est-ce que c’est ?

 La différence entre la liberté d’être humain et l’enfermement dans la maladie psychiatrique ne tient qu’à un fil. Ce fil c’est celui qui tisse l’histoire de notre vie avec nos émotions, nos ressentis et nos autres expériences telles que voix, visions, etc.

 Retrouver la raison de la présence de ces expériences dans notre vie et pouvoir la présenter de manière compréhensible aux autres – et ce sans avoir à recourir aux conceptions médicales de troubles ni de maladie psychique – c’est ce qui nous donne les marges de manoeuvre nécessaires pour reprendre le pouvoir sur notre vie.

 Pouvoir raconter VOTRE histoire, telle que vous l'avez vécue, sans passer par le prisme d'une théorie quelconque ou autre interprétation.

 Pour ce faire, le REV vous invite à participer à ses « Visios au feu de camps » !

Une idée simple, qui part d'un constat évident :

- se raconter à un psy, c'est trop souvent parler seul face à quelqu'un qui ne répond pas, et c'est toujours une démarche de soin. Comme si nos vies n'étaient que problèmes, souffrances et maladies ;

- se raconter à des proches, c'est souvent risquer leur incompréhension, parfois s'exposer au jugement ou au rejet.

Alors tous ces moments complexes ou d'apparence anecdotiques, ces tranches vies inhabituelles, tournants importants de nos histoires, restent des souvenirs inexplorés que l'on ne peut partager. Et ne pas pouvoir les faire "résonner" à l'extérieur de notre pensée, c'est ne pas pouvoir se les approprier.

 Pour raconter notre histoire il nous faut du dialogue plus que de l'écoute, de l'humanité plus que de la médecine, du personnel plus que du professionnel. Et de la détente plus que de la rigueur. C'est le but des « Visios au feu de camps ».

Vous pouvez choisir entre 2 formules :

- soit une série de 4 sessions d'1h30 en binôme, le long d’une semaine, si vous souhaitez disposer de plus de temps.

Elles se tiendront chaque après midi du lundi 16 au vendredi 20 décembre, à 15h. La première permettra de définir des binômes, préciser la manière dont les échanges seront organisés. Et la dernière permettra de partager tous ensemble nos impressions.

- soit une session unique au cours de laquelle vous aurez l’occasion de vous raconter à une autre personne et d’écouter à votre tour son histoire à elle ;

Ces sessions uniques seront programmées au cours des semaines suivantes, vous pouvez dès que vous le souhaitez nous contacter pour y participer (en proposant éventuellement une date qui vous conviendrait).

Pour toute question et vous inscrire, envoyez un message à Olivier : olivierr788@gmail.com

https://revfrance.org/mc-events/bienvenue-aux-visios-au-feu-de-camps-du-rev-une-nouvelle-opportunite-pour-raconter-son-histoire/?mc_id=488

11 décembre 2024

PLEIN ESPOIR : S’inspirer, Comprendre, Se rétablir

Plein espoir est le nouveau média participatif dédié au rétablissement, construit par et pour les personnes vivant avec des troubles psychiques, à l’initiative de Santé mentale France.

L’objectif est de fédérer, éclairer et orienter celles et ceux qui vivent avec des troubles psychiques ou en difficultés, ainsi que leurs proches et accompagnants, pour les aider à (re)trouver le chemin du rétablissement.