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30 novembre 2024

Les Ateliers du rétablissement en santé mentale : nous y étions !

À l’occasion des Ateliers du rétablissement à Strasbourg, le groupe musical "Les voix de l’Aube" a proposé une introduction musicale le jeudi 28 novembre.


29 novembre 2024

Santé mentale des jeunes : un fonds pour un avenir meilleur

"Offrir un meilleur avenir à notre jeunesse", c'est le leitmotiv de Jérôme Adam, malvoyant, producteur du film "Tout pour être heureux" et du fonds philanthropique du même nom, qu'il présente le 26 novembre 2024 au Grand Rex à Paris.

Un jeune sur quatre est en situation de vulnérabilité psychique d'après l'Observatoire EcolHuma 2023. Un chiffre alarmant qui a conduit Jérôme Adam, conférencier et entrepreneur déficient visuel, à lancer le fonds philanthropique « Tout pour être heureux ». Il s'inspire du film éponyme qu'il présentera le 26 novembre 2024 au Grand Rex à Paris, lors d'une soirée évènement intitulée « Nos futurs ». Dans son documentaire, Jérôme Adam part de son expérience familiale : le mal-être de son frère Cédric, tombé dans la dépendance à l'alcool et aux stupéfiants.

Focus sur les familles

Quel impact le trouble psychique a-t-il sur les fratries, celles « que l'on n'entend jamais » ? « Pour sortir des sentiers battus, je suis allé à la rencontre des sœurs et frères des personnes dépendantes, qui sont souvent des confidents privilégiés. Une démarche uniquement centrée sur la famille et non sur les consommateurs », explique Jérôme.

Un fonds pour la santé mentale des jeunes

La projection de ce film, déjà diffusé dans 119 salles en France depuis 2022, sera l'occasion de mettre un coup de projecteur sur le fonds « Tout pour être heureux », soutenu par la fondation Roi Baudouin, elle-même engagée sur le sujet de la santé mentale. « Ce fonds est né de la conviction que nous pouvons agir en amont, en donnant aux jeunes les compétences psychosociales qui leur permettront de mieux se comprendre, de mieux gérer leurs émotions, et surtout de retrouver confiance en eux », poursuit Jérôme. Une prise de position qui résonne d'autant plus dans une période où la santé mentale a été décrétée « Grande cause nationale de 2025 » par le Premier ministre Michel Barnier.

Philippe Croizon en "guest star"

L'objectif de ce fonds ? « Soutenir les programmes de compétences psychosociales pour permettre aux jeunes de développer une meilleure relation à soi, aux autres, à travers trois axes de prévention : les terrains de vulnérabilité propres à la personne, son environnement ainsi que ses comportements addictifs ou rapport aux substances. » La soirée sera également marquée par l'intervention de personnalités telles que Philippe Croizon, nageur quadri-amputé, le Père Pédro, humanitaire investi à Madagascar, ou encore Lucie Caubel, membre de l'Alliance Santé Mentale.

Santé mentale des jeunes : un fonds pour un avenir meilleur

28 novembre 2024

[7 décembre] Marche conviviale entre aidants

Strasbourg 

La PFR67 (Plateforme de répit des aidants de personnes en situation de handicap) , organise une marche conviviale gratuite entre aidants, au parc de l'Orangerie devant le pavillon Joséphine, le

samedi 7 décembre à 10h.

Renseignements et inscription auprès de la secrétaire :

03 88 22 71 60

PFR67@arsea.fr

27 novembre 2024

[Débat] : De la psychiatrie à la santé mentale : déstigmatiser les malades ou euphémiser la maladie ?

En déclarant grande cause nationale la santé mentale, une dénomination large qui va de l’anxiété à la schizophrénie, le gouvernement Barnier fait craindre aux médecins que l’on oublie les pathologies psychiatriques.

Qui pourrait être contre ? La « santé mentale » est devenue, en quelques semaines, un enjeu inscrit à l’agenda politique de tous les ministères du nouveau gouvernement – à commencer par la santé, le travail, l’éducation, le logement…

Un « sujet majeur », a défendu le premier ministre, Michel Barnier, jeudi 10 octobre, débutant cette journée marathon marquée par la présentation de deux textes budgétaires, avec un déplacement dans la Vienne sur ce thème. La santé mentale sera la « grande cause nationale » de l’année 2025. Dont acte.

Et pourtant, derrière cette communication politique, une réserve se fait entendre dans les cercles de psychiatres : braquer les projecteurs sur la santé mentale, n’est-ce pas risquer de reléguer dans l’ombre la psychiatrie, ses établissements, ses malades ?

La bataille, sémantique, n’est pas nouvelle, mais elle n’est pas pour autant anodine. La notion de santé mentale émerge dans les années 1960, alors qu’on ne parlait jusque-là que de psychiatrie, d’asiles ou d’« hygiène mentale ». Ce sont des psychiatres eux-mêmes qui insufflent cette appellation nouvelle, de manière émancipatrice, pour remettre le malade « dans la cité ». Dans les années 1980, des médecins, encore, proposent de remplacer les hôpitaux psychiatriques par des établissements publics de santé mentale, ce qui sera le cas dans la décennie suivante.

Un « état de bien-être »

Mais progressivement, la santé mentale va aller bien au-delà du champ médical, et agréger des dimensions toujours plus nombreuses : dans les années 2000, l’Organisation mondiale de la santé la définit en tant que composante essentielle de la santé, comme un « état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive ». Au risque de brouiller les cartes, en ouvrant considérablement le champ, comme vont continuer à le faire d’autres instances.

De la psychiatrie à la santé mentale : déstigmatiser les malades ou euphémiser la maladie ?

26 novembre 2024

[Livre] : À l'aube de la folie

Biographie de l'auteur :

Ibrahima Ba était en dernière année de lycée en Mauritanie lorsqu’il a été victime d’une crise psychotique. Grâce à Dieu et à sa détermination, il a pu s’en sortir. Aujourd’hui, il est étudiant en informatique et pair-aidant.

Synopsis :

Murielle et Benjamin ont été ébranlés par l’épreuve de la maladie mentale et cherchent courageusement un sens à leur épreuve et à leur vie mais aussi la guérison et l’équilibre psychique. Leur histoire fait écho à tous ceux qui ont connu l’enfer psychiatrique qui déshumanise les patients et les traitent comme des cobayes en les ingurgitant de force des drogues qui les transforment en zombie et à tous ceux qui à cause de leur trouble psychologique sont traités de manière indigne  ils sont enfermés à vie ou délaissé par leur famille et livrés à eux-mêmes.
Notre négligence à leur égard est bien un miroir qui montre notre degré d’humanité.

25 novembre 2024

Handicap psychique et intellectuel : des concerts de l'Orchestre philharmonique de Strasbourg adaptés pour faciliter l'accès à la culture pour tous

C'est une première pour un orchestre dans la région. L’Orchestre philharmonique de Strasbourg réaménage certains de ses concerts pour les rendre plus accessibles aux personnes en situation de handicap psychique et intellectuel. France 3 Grand Est est partenaire de ces événements.

La foule, le bruit, le sentiment d’être captif d’une salle… Si assister à un concert est généralement associé au plaisir, plusieurs facteurs peuvent transformer le moment en une source de malaise et d’anxiété dès lors que l’on se trouve en situation de handicap psychique ou intellectuel. Pour remettre la découverte et le plaisir au centre de ses concerts, l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, en partenariat avec l'association Culture Relax, adapte certains de ses événements, pour que chacun puisse y assister de manière détendue. Une manière de vivre différemment les concerts philharmoniques à l’image souvent codifiée.

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Toutes les informations sur le programme de la saison :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/handicap-psychique-et-intellectuel-des-concerts-de-l-orchestre-philharmonique-de-strasbourg-adaptes-pour-faciliter-l-acces-a-la-culture-pour-tous-3053023.html

23 novembre 2024

[Webinaire] : Troubles psy et déstigmatisation

Jeudi 28 novembre 2024 de 18h à 20h

Déstigmatiser, tel est le mantra de nos webinaires pour tenter d'abolir stigmatisation et autostigmatisation. Ces deux mots sont le poison de l'accompagnement précoce et du rétablissement, pour les experts de vécu, les proches et les professionnels.

Des intervenants d'horizons et de pays différents – médias, associations, culture – et des personnalités engagées dans la déstigmatisation nous parlerons des initiatives qu'ils prennent et de leurs retombées, ainsi que de leurs ambitions pour le futur.

Un échange idéal pour préparer des actions à mener dans le cadre de la "Grande Cause Nationale 2025" en France.

Rejoignez-nous et, vous aussi, devenez acteur de la déstigmatisation des troubles psy en nous suggérant vos idées décalées pour créer des actions originales et marquantes.

PositiveMinders

Inscription : 
Troubles psy et déstigmatisation Billets, Le jeu 28 nov. 2024 à 18:00 | Eventbrite



22 novembre 2024

Schizophrénie : deux sous-types distincts ?

Publié par des chercheurs de l’université Fudan à Shanghai (en Chine), un éditorial du British Journal of Psychiatry* présente la notion de deux sous-types neurophysiologiques distincts dans la schizophrénie, caractérisés par l’existence de sites différents de perte initiale de matière grise.

Pathologie préfrontale ou hippocampique

Dans le sous-type 1, associé au « score de risque polygénique des voies des gènes liés au langage », cette perte de matière grise concerne principalement l’aire de Broca et le cortex fronto-insulaire et entraîne une « dysconnectivité » affectant notamment l’aire de Broca (donc l’expression du langage). Selon les auteurs, il s’agit là d’une voie classique impliquée dans la physiopathologie de la schizophrénie et recevant en particulier des connexions de rétroaction (feedback connections) via le thalamus.

Dans le sous-type 2 où la perte de matière grise débute dans l’hippocampe, les auteurs voient une confirmation d’études montrant la présence de cette anomalie dans la phase précoce de la maladie. En particulier, des recherches menées chez des sujets à haut risque présentant des symptômes prodromiques de schizophrénie ont révélé précisément des perturbations touchant l’hippocampe et ont suggéré qu’un volume réduit de l’aire CA1 de sa corne d’Ammon serait un critère pertinent permettant de prédire la survenue d’une conversion vers la psychose, jusqu’à deux années plus tard.

Soulignant qu’un nombre croissant de preuves orientent vers un dysfonctionnement glutamatergique dans l’hippocampe, susceptible de sous-tendre à la fois les symptômes positifs et les déficits cognitifs observés dans la schizophrénie, les auteurs estiment que la considération de ces deux sous-types neurophysiologiques de la schizophrénie contribue ainsi à enrichir l’hypothèse synaptique proposée dans la physiopathologie de cette maladie et à offrir surtout de nouveaux éclairages pouvant guider le développement de stratégies de traitement plus efficaces.

*Jiang Y, Chang X, Feng J. Towards a unified theory of the aetiology of schizophrenia. Br J Psychiatry. 2024 Aug;225(2):299-301. doi: 10.1192/bjp.2024.65.

jim.fr/viewarticle/schizophrénie-deux-sous-types-distincts-2024a1000kuo

21 novembre 2024

Une fresque pour parler de santé mentale

Sur le modèle de la Fresque du climat, la Fresque de la santé mentale® est un outil clé en main qui permet de sensibiliser les jeunes et les étudiants, mais également les adultes et les professionnels à ces problématiques. Co-élaboré avec la contribution de Psycom, elle est déployée par l’association Nightline depuis septembre 2024.

Cette initiative vise à faire mieux comprendre qu’il est possible à tous de contribuer au développement du pouvoir d’agir de chacun sur sa santé mentale et à promouvoir l’engagement.

En pratique, cet atelier de 3 heures pourra être proposé dans toutes les structures demandeuses, pour des groupes de 8 à 10 participants. La séance est coanimée par un binôme d’intervenants formés par l’association. Les objectifs sont d’outiller les personnes pour prendre soin de leur santé mentale et de celle des autres en :

- sensibilisant au sujet de la santé mentale via des espaces de discussion ;
- informant sur les ressources à disposition de chacun·e, pour soi et pour les autres ;
- proposant des pistes d’action pour s’engager en faveur de la santé mentale à une échelle collective.

Proposée depuis septembre 2024 à un public jeune (moins de 30 ans), la Fresque sera déployée auprès d’adultes et de professionnels de plus de 30 ans à compter de 2025.

À noter, dans le monde du travail, Santé mentale pour tous propose également un atelier de sensibilisation aux problématiques de santé mentale. D’une durée de 3 heures, à partir de supports variés, il est diffusé avec le partenariat de Santé mentale France.

Une fresque pour parler de santé mentale - Santé Mentale