Nouvelles fixes

 Les Journées de la Schizophrénie sont de retour du 15 au 22 mars 2025

Cette année, 40 évènements gratuits et ouverts à tous pour :

= Déstigmatiser la schizophrénie et les troubles psy
= Déconstruire les stéréotypes
= Favoriser les échanges entre personnes concernées, proches et professionnels
= Mieux comprendre les bonnes pratiques et découvrir de nouvelles données sur le diagnostic

Nouvelles


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31 octobre 2024

Michel David : défenseur de la psychiatrie en milieu pénitentiaire

Président de la Fédération Française de Psychiatrie (FFP) depuis février dernier, le psychiatre Michel David est un fin connaisseur d’un univers carcéral mal connu, caricaturé par les fausses représentations et sujet à fantasme.

Aujourd’hui praticien hospitalier à la Fondation Bon Sauveur de la Manche, intervenant à la maison d’arrêt de Coutances, ce farouche défenseur des droits des détenus et de la psychiatrie en général revient sur sa trajectoire professionnelle 

On retrouve dans le portrait de cet intellectuel engagé, passionné de philosophie, les questions qui lui tiennent à cœur, et dont il s’est toujours fait le porte-parole, comme les dysfonctionnements actuels de la psychiatrie dans les prisons ou encore l’atteinte au secret médical, notamment dans le contexte actuel de menace terroriste.

Sur les traces de Michel Foucault...

30 octobre 2024

"Vous m'avez sauvé la vie" : comment l'application LYYNK, dédiée à la santé mentale des adolescents, tente de recréer du lien entre enfants et parents

Voir et télécharger l'application : https://www.lyynk.com/


"C'est l'application que j'aurais aimé avoir il y a quelques années." Harcèlement scolaire, agressions, dépression, troubles alimentaires... Après plusieurs années de détresse, Miel Abitbol, 17 ans, a constaté le manque d'outils dédiés à la santé mentale des adolescents.

L'influenceuse, forte de plus d'1,5 million d'abonnés, a lancé le 12 septembre dernier la plateforme LYYNK, présentée comme "un espace sûr, bienveillant et interactif." Enfants et parents y trouvent des fonctionnalités pour les aider à surmonter ces difficultés : un calendrier émotionnel, un journal intime, un kit de secours et différentes vidéos de prévention.

Lire l'article complet sur https://www.francetvinfo.fr/

29 octobre 2024

[Santé mentale] : Les Invités au Festin au service des personnes en souffrance

La santé mentale est un véritable fléau. À tel point que Michel Barnier a décidé d’en faire une grande cause nationale en 2025. Lors d’un déplacement dans un centre hospitalier à Poitiers, le Premier ministre a déclaré que « la santé mentale touche presque un français sur cinq ». Ce qui représenterait 13 millions de personnes en France, dont trois millions considérées comme « sévères ». Les crises récentes, et notamment le covid-19, ont fait exploser les compteurs. Depuis 1990, en Franche-Comté, l’association "les Invités au Festin" agit dans ce domaine.

Elle peut compter sur une équipe de 45 salariés. Au total, actuellement, 37 résidents sont pris en charge dans les pensions de famille qu’elle gère et une centaine de participants sont accueillis durant « les temps d’entraide mutuelle ». Un suivi est également assuré au domicile de certaines personnes. Ces interventions s’organisent sur l’ensemble du territoire doubien, avec des lieux identifiés à Besançon (place Flore), Pouilley-les-Vignes et dans le Haut-Doubs, sur les territoires de Maîche et Morteau. David Erbs, le directeur de l’association, reconnaît que la dernière crise sanitaire a amplifié le phénomène, avec, notamment, la prise en charge d’un public jeune. « On a senti un franchissement de cap avec la pandémie de covid » explique le responsable. Et de compléter : « dans le cadre de nos groupes d’entraide mutuelle, le soutien à ce public s’est amplifié. Sur les 50 dernières adhésions que nous avons reçues, la moyenne d’âge se situe entre 20 et 30 ans ».

Deux types de public

L’association accompagne, au quotidien, deux types de public. Des personnes éprouvées par des accidents de la vie, qui ont provoqué un choc traumatique, se traduisant par différentes souffrances psychiques ( anxiété, schizophrénie, trouble de la personnalité ou de l’alimentation, …) et des femmes et des hommes, dont la prise en charge est plus lointaine, et remonte à l’adolescence. Ces derniers bénéficient d’un parcours psychiatrique, auquel s’ajoute l’intervention associative. Difficile de parler de guérison, les travailleurs sociaux préfèrent le terme « rétablissement ». Autrement dit, donner les moyens « d’apprendre à vivre, au mieux, avec ses difficultés ». « On ne parle jamais de guérison car la souffrance psychique demeure présente. On arrive à avoir des périodes de rémission, mais la maladie est toujours là » termine David Erbs.

Renforcer la communication en 2025

L’association veut profiter de la mobilisation nationale de 2025 pour davantage faire parler d’elle, mettre en lumière le travail qu’elle mène et faire changer le regard qui pèse sur les patients. Des campagnes publicitaires fortes, avec des messages chocs, seront déployées sur le territoire et sur différents supports et vecteurs de communication. D’autres aspects seront également abordés comme les formations que l’association dispense et les actions qu’elle mène pour le mieux vivre de son public.

Santé mentale : les Invités au Festin au service des personnes en souffrance

28 octobre 2024

[Santé mentale] : Méfiez-vous de la mode et de la banalisation

La question des troubles de santé mentale semble avoir envahi les médias et les réseaux sociaux ces dernières années. Pas étonnant : la pandémie de Covid-19 est passée par là, faisant exploser les problèmes psychologiques. Mais de quoi parle-t-on exactement lorsque l’on parle de « santé mentale » ? Qu’est-ce qui entre dans la catégorie des troubles ? Qui est concerné ? Faisons le point.

Thèmes abordés :

Une épidémie de souffrance mentale
Comment s’appelle la santé mentale ?
Terminologie ambiguë
Combien de personnes sont touchées par des troubles psychologiques ?
Quelles sont les réponses apportées ?
Mieux informer la population

ll est essentiel de fournir une information claire et vulgarisée sur les troubles psychologiques à la population générale, et notamment aux parents, aux enseignants ou aux travailleurs sociaux, afin que l’attention « citoyenne » puisse faciliter leur identification, si possible précocement.

C’est par exemple ce qui est proposé dans les programmes éducatifs de premiers secours en santé mentale, soutenus par les pouvoirs publics depuis plusieurs années.

Le domaine de la santé mentale est riche et complexe et ne doit pas être simplifié ni encore moins galvaudé. Surtout, les troubles psychologiques et la psychiatrie, et leurs besoins, ne doivent pas être modestement occultés, car les enjeux de santé publique qui leur sont associés sont majeurs.

27 octobre 2024

Les 1000 premiers jours de vie : Fondations de notre santé mentale

C'est le thème de la conférence TEDX de Joanna Smith

Découvrez comment le stress survenu au cours de nos 1000 premiers jours de notre vie - qui vont de notre conception à l'âge de 2 ans environ - influence le développement de notre cerveau, et, plus précisément, de certaines compétences précises dont nos 1000 premiers jours représentent une période sensible.

Ou comment transmettre, en moins de 18 minutes et en langage compréhensible au grand public, les neurosciences affectives, l'attachement, l'impact des relations très précoces... et surtout, donner, grâce à cette compréhension, les clés permettant de réguler, à l'âge adulte, l'impact de ce stress très précoce.




26 octobre 2024

[Livre] : La vérité sur les troubles psychiques au travail

La vérité sur les troubles psychiques au travail.
Dépression, anxiété, bipolarité, TOC, schizophrénie : la vie active est possible !

Claire Le Roy-Hatala , édition Payot , paru le 2/10/24

3 millions de personnes en France sont touchées par un trouble psychique invalidant (anxiété généralisée, dépression, bipolarité, schizophrénie, bordeline, TOC, etc.) et 20 % considèrent que ces troubles ont un impact dans leur vie professionnelle. Ce livre s'attaque au tabou de la santé mentale dans les entreprises où l'on persiste à dire que les troubles mentaux n'y figurent pas. Nourri de nombreux témoignages, cet ouvrage très documenté propose des clés de compréhension et des solutions concrètes à destination des employés comme des dirigeants.



25 octobre 2024

Schizophrénie et cinéma : un médecin psychiatre décrypte les clichés du cinéma

Rencontre : "Très souvent à l'écran, on va voir la schizophrénie représentée comme un trouble violent" : un médecin psychiatre décrypte les clichés du cinéma

A l'occasion de la semaine d'information sur la santé mentale, AlloCiné a rencontré le médecin psychiatre Jean-Victor Blanc pour rectifier les représentations que la fiction peut donner de la schizophrénie.

Depuis toujours, le cinéma se trompe. Et nous aussi. La schizophrénie, ce n’est pas Fight Club, Split, Black Swan ou Shutter Island. A l’occasion de la Semaine d’information sur la Santé Mentale, on a demandé à Jean-Victor Blanc, médecin psychiatre et expert en santé mentale pour Dr Good et Culture Pop & Psy, de nous éclairer sur ce trouble très -et même trop- souvent mal représenté à l’écran.

Jean-Victor Blanc : La schizophrénie, c'est un trouble psychiatrique qui concerne environ 1 à 2% de la population. C'est à peu près comme le trouble bipolaire. C'est une pathologie qui va avoir plusieurs types de symptômes qui, globalement, vont refléter une perte d'intégrité psychique. Ça veut dire qu'on va avoir des émotions qui vont être incohérentes avec les idées ou les comportements. Et cela va s'exprimer par plusieurs types de symptômes

Quels sont les différents types de symptômes ?

Il y a les symptômes productifs, notamment des hallucinations mais également des idées délirantes, souvent de tonalités persécutives, c'est-à-dire que la personne peut avoir l'impression qu'on lui veut du mal.

À côté de ça, il y a des symptômes qu'on appelle négatifs qui vont marquer un certain retrait : retrait de la vie affective, retrait de la vie sociale, et des difficultés à rentrer en contact avec l'entourage.

Enfin, le troisième type, les symptômes de désorganisation ou dissociatif, qui vont marquer justement ce décrochage entre les émotions et les idées. Par exemple, rigoler alors qu'on pense à quelque chose de triste ou avoir un comportement inadapté au contexte.

Où est-ce que la fiction fait fausse route dans les représentations qui sont faites de la schizophrénie ?

Très souvent, à l'écran, on va voir la schizophrénie représentée comme un trouble violent, des personnes qui vont être dangereuses. Par exemple, on va avoir un personnage qui va prendre des médicaments, qui les arrête d'un coup et devient un fou meurtrier comme ce qu'on voit dans Joker. Tout ça, c'est évidemment faux.

On sait que les personnes atteintes de schizophrénie vont être plus souvent victimes de violences plutôt que auteurs de crimes et de violences. On sait également que moins de 5% des crimes sont commis par des personnes concernées par un trouble schizophrénique.

Ce qu'on voit rarement dans les films, c'est ce qu'on appelle le rétablissement. C'est-à-dire qu'on peut vivre avec un trouble schizophrénique et être équilibré, réussir à avoir une vie sociale, avoir un travail, parfois dans un environnement protégé, mais parfois dans un milieu ordinaire.

On confond aussi schizophrénie et double-personnalité...

Oui, très souvent la schizophrénie est confondue avec le trouble dissociatif de l'identité. Le fait d'avoir plusieurs personnalités, c'est ce qu'on voit par exemple dans Fous d'Irène qui est très drôle mais malheureusement pas du tout juste et complètement à côté de la plaque en termes de représentation de la schizophrénie.

Quels conseils donneriez-vous aux gens qui lisent ces lignes ?

Mon conseil, lorsque vous regardez un film ou une série qui parle de la schizophrénie, c'est de vous renseigner : est-ce que c'est finalement un tableau juste ou pas ? Parce qu'on sait que voir des films qui vont être stigmatisants peut augmenter cette stigmatisation des troubles psychiques et donc de la schizophrénie.

Et si vous vous posez des questions, n'hésitez pas à en parler en premier lieu à votre médecin traitant qui pourra, si besoin, vous adresser à un psychiatre pour déterminer si vous avez besoin d'une aide spécifique ou pas. Enfin, il existe des associations comme schizo oui, comme Positive Minders ou encore l'UNAFAM, dont la vocation est d'aider les personnes concernées leur entourage à mieux vivre avec ce trouble.

"Très souvent à l'écran, on va voir la schizophrénie représentée comme un trouble violent" : un médecin psychiatre décrypte les clichés du cinéma - Actus Ciné - AlloCiné (allocine.fr)

Santé mentale : les clichés véhiculés par les films et séries (psychologies.com)

Schizophrénie : une représentation cliché (psychologies.com)

24 octobre 2024

[Recherche] : Vers un nouveau traitement de la schizophrénie

Anavex Life Sciences Corp. annonce des résultats préliminaires encourageants sur les biomarqueurs de l'étude de phase 2 en cours sur ANAVEX®3-71 pour le traitement de la schizophrénie.

L'ANAVEX®3-71 oral est un double agoniste du récepteur SIGMAR1 et un modulateur allostérique positif M1 ayant des effets agonistes. Ce nouveau mécanisme d'action offre la possibilité de traiter tous les domaines de symptômes de la schizophrénie sans les effets secondaires des antipsychotiques standard. ANAVEX®3-71 a déjà démontré des effets pro-cognitifs durables et des améliorations comportementales dans des modèles animaux de maladies neurodégénératives, une capacité à prévenir le déclin cognitif dans des modèles animaux, et a montré des signaux de sécurité robustes chez des volontaires sains à des doses uniques allant de 5 à 200 mg une fois par jour.

Des recherches récentes sur les fondements génétiques de la schizophrénie ont révélé des liens entre ce trouble psychiatrique et les maladies neurodégénératives, suggérant que ces troubles pourraient partager certains mécanismes. Avec ANAVEX®3-71 oral, en plus de l'activité du récepteur muscarinique M1, l'activité combinée du récepteur SIGMAR1 pourrait offrir un nouveau mécanisme d'action qui pourrait traiter plusieurs domaines de symptômes sans les effets secondaires moteurs associés aux antipsychotiques traditionnels. La partie B de l'étude de phase 2 contrôlée par placebo, actuellement en cours, qui comprend un plus grand nombre de participants et une durée de traitement plus longue, fournira des données plus complètes sur l'efficacité et l'innocuité d'ANAVEX®3-71 dans la schizophrénie. Anavex attend les données de la partie B de l'étude de phase 2 contrôlée par placebo au cours du premier semestre 2025.

Anavex Life Sciences Corp. annonce des résultats préliminaires encourageants sur les biomarqueurs de l'étude de phase 2 en cours sur ANAVEX®3-71 pour le traitement de la schizophrénie - Zonebourse

23 octobre 2024

Infections respiratoires : sous antipsychotiques, les patients sont plus vulnérables aux formes sévères

Face au Covid, les personnes avec des troubles du spectre de la schizophrénie sont plus susceptibles d’avoir une forme sévère de l’infection avec hospitalisation. De manière générale, et ce même avant la pandémie, ces patients présentent un risque plus élevé d’infection respiratoire et de mortalité associée. Pourtant, du fait du manque de preuves, les troubles du spectre schizophrénique ne sont pas pris en compte dans les politiques vaccinales priorisant les populations à risque (grippe, pneumocoque), alors que la pneumonie est l’une des comorbidités avec la plus haute mortalité...

Infections respiratoires : sous antipsychotiques, les patients sont plus vulnérables aux formes sévères | Le Quotidien du Médecin (lequotidiendumedecin.fr)

22 octobre 2024

[Livre] : Le guide ULTIME de l'autisme

Enfin, comprendre facilement ce qu'est l'autisme et comment vivre avec !

Une BD pour TOUS !

Piranhate Anaëlle (Auteur), publié le 2 mai 2024

"Le guide ULTIME de l'autisme" est une invitation à tous - enfants, parents, amis ou personnes autistes elles-mêmes - à découvrir le monde de l'autisme de manière simple et belle. C'est un livre qui nous ouvre les yeux, nous fait réfléchir et nous apprend à mieux comprendre et accepter les différences de chacun.

21 octobre 2024

[Livre] : Santé mentale, briser le silence – dysfonctionnements, transformations, innovations

Collection "Le Pacte civique", Editeur Jacques André, paru le 07/10/24

Cet ouvrage cherche à mieux faire connaître les transformations du champ de la psychiatrie et de la santé mentale, ses dysfonctionnements, les innovations en matière d’intervention, comme les rôles nouveaux confiés aux personnes atteintes.

20 octobre 2024

[Emploi] : Hello handicap

Hello Handicap, c’est LA solution pensée pour faciliter le recrutement des travailleurs handicapés. 

-Accédez à des milliers d’offres d’emploi, partout en France. 
-Postulez aux offres d'emploi qui vous intéressent. 
-Passez vos entretiens par téléphone ou par tchat, quand cela vous convient et sans vous déplacer. 
-Trouvez le poste que vous cherchez.

L'événement en ligne Hello Handicap aura lieu du 

18 octobre 2024

[PUB] : Professeurs et étudiants promeuvent la psychiatrie

Alors que s’est achevé le 4 septembre le choix des futures spécialités par les étudiants en médecine, avant leur affectation définitive par spécialité et par établissement le 23 septembre, comme l’annonce le Centre national de gestion (CNG) le Collège national universitaire en psychiatrie (CNUP), l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) et l’Association française fédérative des étudiants en psychiatrie (AFFEP) ont lancé une campagne de promotion pour la psychiatrie.

12 % de postes non pourvus en 2023

C'est l’occasion, pour les professeurs et internes en psychiatrie, de combattre des idées reçues concernant la psy, qui éloigne les étudiants de cette spécialité. Car depuis quelques années, elle connaît un véritable désamour chez les étudiants en médecine. Alors qu’en 2017, seuls 1,38 % des postes proposés en psychiatrie n’étaient pas pourvus, ce taux est passé à 17 % en 2019, pour s’établir à 12 % en 2023. Pour contrer cette érosion, l’Association française fédérative des étudiants en psychiatrie (AFFEP) avait lancé en 2019 une campagne de promotion pour redorer le blason de cette spécialité, en lançant notamment le hashtag #Jechoisislapsy.

Choisir psychiatrie

Cette année, l’AFFEP a été rejointe par le Collège national des universitaires en psychiatrie (CNUP) pour combattre les idées reçues attachées à la psy et inciter les futurs internes à s’investir dans cette spécialité, dans le cadre d’une campagne baptisée « Choisir psychiatrie ». Car il y a péril en la demeure : la psy fait partie des quatre spés les plus délaissées par les étudiants lors de la procédure de choix à la suite des épreuves dématérialisées nationales (EDN), alors même « qu’un quart des médecins psychiatres ont plus de 65 ans et que 1 Français sur 5, soit 13 millions de personnes, vit avec un trouble mental ou psychique ».

La campagne « Choisir psychiatrie » s’appuie sur la publication d’un baromètre « Les Français et la psychiatre », l’organisation de nuit de la psychiatrie dans plusieurs villes universitaires (Bordeaux, Grenoble, Lille, Strasbourg et Tours) en 2025, ainsi qu’une campagne digitale « déployée dès la rentrée universitaire afin d’aller au plus près des étudiants en médecine, mais aussi des futurs étudiants ».

Baromètre « Les Français et la psychiatrie »

Le baromètre du CNUP « Les Français et la psychiatrie » montre que nombre d’idées reçues sont attachées à la psy : 61 % des Français jugent l’univers psychiatrique anxiogène, 51 % des Français (et 24 % des étudiants en médecine) pensent que la psychiatrie est un univers opaque, tandis que 62 % des étudiants en médecine considèrent la psychiatrie comme une discipline peu prestigieuse. Par ailleurs, pour 49 % des étudiants en médecine, la recherche en psychiatrie semble moins intéressante que dans d’autres spécialités. Autre préjugé : 45 % des lycéens pensent que les psychothérapeutes ont obligatoirement fait des études de médecine et 34 % pensent qu’ils peuvent prescrire des médicaments.

Paradoxalement, malgré ces préjugés, 51 % des Français craignent d’être atteints d’un trouble psychiatrique et 87 % d’entre eux (100 % des étudiants en médecine) jugent le métier de psychiatre utile d’un point de vue social.

Stage obligatoire

Pour renforcer l’attractivité de cette spécialité, 69 % des étudiants en médecine prônent l’idée d’un stage obligatoire en psychiatrie pendant leurs études. Information et communication sur la psychiatrie sont également plébiscitées : 97 % des étudiants en médecine pensent « que le fait que les médias et les politiques parlent de plus en plus de la santé mentale est une bonne chose ».

Jean-Bernard Gervais

Professeurs et étudiants promeuvent la psychiatrie (medscape.com)

17 octobre 2024

HAS : un Comité santé mentale et psychiatrie va plancher sur 9 thématiques

La santé mentale figure au cœur des priorités de la Haute Autorité de santé (HAS), a annoncé son président, le Pr Lionnel Collet, lors d’une conférence de presse « de rentrée » . Un Comité dédié à la santé mentale et à la psychiatrie, présidé par Claire Compagnon, est lancé et va mener un programme, articulé autour de 9 thématiques : schizophrénie et troubles bipolaires, psychiatrie de l’enfant, droits des patients, accompagnement et soutien aux familles, santé mentale des personnes âgées, santé mentale et addictions ou encore troubles du neurodéveloppement…

A l’occasion d’une conférence de presse le 9 octobre, le président de la Haute Autorité de santé (HAS), Lionel Collet a rappelé l’engagement de l’agence pour la santé mentale et de la psychiatrie. Il s’est réjoui de l’annonce du Premier Ministre de faire de la santé mentale la Grande Cause nationale 2025.

Brossant un état des lieux rapide, il a rappelé que « plus de 8,5 millions de personnes en France ont été prises en charge pour une pathologie ou un traitement chronique en lien avec la santé mentale » en 2022. Ils perdent en moyenne 15 ans d’espérance de vie, du fait de la maladie elle-même, mais aussi « aux conséquences de traitements ou à des retards de diagnostics pour les maladies somatiques comme les cancers. Les troubles mentaux sont encore stigmatisés, tabous, et les personnes concernées ne bénéficient pas encore suffisamment, dans les délais, de prises en charges adéquates. » Au-delà d’un problème de santé publique majeur, cette situation critique « représente un coût important pour la société française puisqu’avec 25 milliards d’euros en 2021, les dépenses remboursées au titre de la santé mentale représentaient un des premiers postes de dépenses de l’Assurance Maladie ».

Par ailleurs, les données dont dispose la HAS dans le cadre de ses missions en matière d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins confirment les fragilités du champ de la psychiatrie, qu’ils s’agissent des résultats d’indicateurs de qualités et de sécurité des soins (IQSS) ou des résultats de certifications. En effet, l’analyse des résultats nationaux des IQSS 2023 en centres médico-psychologiques a montré des insuffisances et disparités entre les établissements, que ce soit dans le repérage et la prise en charge des addictions, ou encore dans la réalisation d’un bilan somatique. D’après les derniers résultats de certification, un peu plus d’1 établissement de santé sur 7 ayant une activité de psychiatrie ne répond pas encore aux exigences de qualité des soins définies par le référentiel. (voir aussi les tensions pointées par la HAS dans son rapport prospectif pour l’amélioration de l’accès aux soins).

Les enjeux de santé mentale englobe, à côté des actions de diagnostic et de soins, la prévention, la réadaptation et à la réinsertion sociale. Autant de domaines dans lesquels la HAS engage des missions de soutien aux professionnels du secteur social et médico-social pour un meilleur repérage des signes de souffrance psychique, un meilleur accompagnement des personnes vers l’offre de soins, et vers l’amélioration de leur insertion sociale, qui est un facteur clé de rétablissement.

Un comité dédié présidé par Claire Compagnon

Dans ce contexte, la HAS a annoncé avoir renouvelé son Comité santé mentale et psychiatrie. Présidée par Claire Compagnon, membre du Collège de la HAS et ex-Déléguée interministérielle chargée de la mise en œuvre de la Stratégie nationale autisme au sein des troubles du neuro-développement, cette instance consultative pluridisciplinaire, composée de parties-prenantes, s’est réunie pour la première fois le 2 octobre dernier. Le comité a commencé à travailler sur son programme, articulé autour de 9 thématiques : schizophrénie et troubles bipolaires, psychiatrie de l’enfant, droits des patients, accompagnement et soutien aux familles, santé mentale des personnes âgées, santé mentale et addictions ou encore troubles du neurodéveloppement.

Autre signe de l’importance que la HAS accorde à ce sujet : cette thématique trouvera une place toute particulière dans le prochain projet stratégique 2025-2030 actuellement en cours d’élaboration, a conclu Lionel Collet.

HAS : un Comité santé mentale et psychiatrie va plancher sur 9 thématiques - Santé Mentale (santementale.fr)

16 octobre 2024

La "santé mentale", grande cause nationale : un petit pas pour les psys et un grand pas pour les patients ?

L’annonce faite lors du discours de politique générale du Premier ministre a été plus que confirmée. A l’occasion de la journée de la santé mentale, ce 10 octobre, Michel Barnier a redit sa détermination d’en faire la grande cause nationale pour l’année 2025. Il a ainsi déroulé une feuille de route avec cinq axes : la communication, la prévention, le déploiement d’initiatives collectives prometteuses, le soutien aux professionnels et l’intensification des efforts en matière de recherche. Le Premier Ministre, qui est sans conteste le premier de la cinquième République à s’engager aussi fermement sur ce sujet a même détaillé quelques mesures : généralisation de la formation aux premiers secours, réorganisation des parcours, doublement du nombre de maisons des adolescents…


15 octobre 2024

Origine de la schizophrénie : quelle étude ne permettra pas de donner sa langue au chat ?

Dès le milieu des années 90 (1), il a été suggéré que la possession d’un chat dans l’enfance pouvait constituer un facteur de risque de développement d’une schizophrénie. Dans cette optique, une équipe australienne publie dans Schizophrenia Bulletin (2) une revue de la littérature (revue systématique et méta-analyse) pour éclaircir cette ténébreuse affaire.

Les auteurs ont identifié 1 915 études et ont abouti à l’inclusion de 17 d’entre elles (publiées dans 11 pays). Au total, l’équipe australienne a constaté que la possession d’un chat doublerait le risque de développer une schizophrénie. Il faut cependant préciser que toutes les études ne sont pas unanimes à ce sujet. Certaines n’ont trouvé strictement aucun lien entre la schizophrénie et le fait d’avoir un chat à la maison.

Bien que cette corrélation soit statistiquement significative, les auteurs insistent bien entendu sur le fait que le lien de causalité n’est pas établi. Mais ils avancent quelques pistes d’explication et notamment l’exposition au parasite Toxoplasma gondii. Si T. gondii est dans le viseur, des chercheurs ont suggéré que d'autres pathogènes, comme Pasteurella multocida, pourraient également jouer un rôle. Une influence négative de cette bactérie, présente dans la salive des chats, sur la santé psychique a en effet été discutée.

Toutefois, avant de dresser un portrait des chats comme complices potentiels de la schizophrénie, une analyse critique s’impose. Les études présentent plusieurs limites méthodologiques notables. Premièrement, le caractère auto-déclaratif des données quant à la possession d’animal n’est pas exempt de biais, notamment mémoriels. Deuxièmement, bien que les chercheurs aient tenté de contrôler diverses variables potentiellement confondantes, il reste possible que des facteurs socio-environnementaux non mesurés influencent à la fois la possession de chats et le risque de schizophrénie.

Prudents, les scientifiques indiquent que des travaux supplémentaires sont nécessaires pour confirmer le lien entre la possession d'un chat et le développement de la schizophrénie.

En somme, si vos patients se plaignent que leur chat les observe trop attentivement, ne les orientez pas immédiatement vers un psychiatre.


Références

Torrey EF et al ; Could Schizophrenia Be a Viral Zoonosis Transmitted From House Cats ?Schizophrenia Bulletin, Volume 21, Issue 2, 1995, Pages 167–171, https://doi.org/10.1093/schbul/21.2.167


McGrath JJ et al ; Cat Ownership and Schizophrenia-Related Disorders and Psychotic-Like Experiences: A Systematic Review and Meta-Analysis. Schizophrenia Bulletin, Volume 50, Issue 3, May 2024, Pages 489–495, https://doi.org/10.1093/schbul/sbad168

Origine de la schizophrénie : quelle étude ne permettra pas de donner sa langue au chat ? (jim.fr)

14 octobre 2024

"Les troubles mentaux sont encore stigmatisés" : la HAS (re)lance un programme sur la santé mentale et la psychiatrie

Lors d’une conférence de presse de rentrée, le Pr Lionel Collet, président de la Haute Autorité de santé (HAS), a annoncé le lancement d’un programme dédié à la santé mentale et à la psychiatrie, avec un focus sur l’amélioration du parcours de soins des patients souffrant de troubles mentaux.

La Haute Autorité de santé (HAS) place la santé mentale au cœur de ses priorités pour les cinq prochaines années. Lors d'une conférence de presse de rentrée organisée ce mercredi 9 octobre, le Pr Lionel Collet, président de la HAS, a réaffirmé cet engagement en soulignant l'importance du sujet, désormais grande cause nationale pour 2025.

« Les troubles mentaux sont encore stigmatisés » : la HAS (re)lance un programme sur la santé mentale et la psychiatrie | Le Quotidien du Médecin (lequotidiendumedecin.fr)

13 octobre 2024

[Livre] : Que s’est-il passé dans la tête des Français ? Quarante ans dans le cabinet d'une psy

Sylvie Wieviorka, Editeur Buchet-Chastel, parution 12/09/2024

Burn-out, pervers narcissique, harcèlement moral, bipolarité, hyperactivité, haut potentiel intellectuel, addiction aux écrans, questions d’identité de genre… Il y a quarante ans, personne ne se présentait au cabinet de Sylvie Wieviorka pour évoquer ce type de problèmes pourtant devenus le lot quotidien des consultations.

À l’inverse, nul ne songe plus à envoyer les homosexuels chez le psy, la spasmophilie a pratiquement disparu, les troubles obsessionnels compulsifs sont en recul…

Poste d’observation sans pareil, où la langue et l’intimité se libèrent, le cabinet d’un psy et ce qui s’y dit révèlent la profonde évolution de nos fragilités, de notre vision de nous-mêmes et comment le traitement du mal-être a considérablement changé. Parfois pour le meilleur, mais pas toujours.

Avec plus de quarante ans de pratique, le témoignage de Sylvie Wieviorka est unique pour mieux comprendre la société et les immenses bouleversements qui l’ont traversée.



11 octobre 2024

Les Français et leur bien-être mental : un sujet primordial... mais encore trop tabou selon eux

Depuis 2021, la Fondation AESIO s’associe à l’IFOP pour réaliser un baromètre sur le bien-être de Français. L’étude révèle que si la majorité d’entre eux s’accorde sur le fait qu’il s’agit d’un véritable enjeu prioritaire de santé publique, très peu ose en parler librement, et ce pour plusieurs raisons. Le tabou persiste donc, malgré des campagnes de sensibilisation de plus en plus nombreuses à ce sujet.

10 octobre 2024

Schizophrénie : que se passe-t-il dans le cerveau quand on entend des voix ?

Une nouvelle étude met en évidence les anomalies du cerveau chez les patients schizophrènes qui souffrent d’hallucinations auditives.

Les personnes atteintes de schizophrénie entendent souvent des voix en l'absence de toute source sonore externe. Une nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS Biology*, vient mettre un peu plus en lumière les mécanismes du cerveau – et ses processus défaillants – qui se cachent derrière ces hallucinations auditives.

Deux processus cérébraux perturbés chez les schizophrènes

Chez une personne en bonne santé, lorsqu'on se prépare à parler, le cerveau envoie un signal appelé "décharge corollaire", qui supprime la perception de sa propre voix. Ce mécanisme permet de distinguer les sons produits par soi-même des sons venant de l’extérieur. Mais cette nouvelle recherche, menée par des scientifiques de l'Université de New York Shanghai (Chine), montre que chez les patients schizophrènes qui entendent des voix, cette décharge corollaire ne fonctionne pas correctement : au lieu de supprimer ces sons internes, le cerveau des patients amplifie leur perception, d'après un communiqué**.

En parallèle, les chercheurs ont mis en évidence une autre anomalie : la "copie efférente". Ce signal est une sorte de brouillon interne des sons qu'une personne prévoit de produire. Mais chez les patients souffrant d'hallucinations auditives, cette copie efférente est amplifiée, plus bruyante. Autrement dit, le cerveau entend ces sons internes comme s'ils étaient plus forts – ou plus "réels" qu'ils ne le sont en réalité.

Mieux traiter les hallucinations auditives des patients

L'incapacité à bien distinguer les sons internes et externes provoque, chez les personnes schizophrènes, une confusion entre leurs propres pensées et des voix perçues comme venant de l'extérieur, leurs voix fantômes. Les scientifiques ont observé cette différence en comparant, à l’aide d’un électroencéphalogramme, les ondes cérébrales de 20 patients schizophrènes avec hallucinations auditives et 20 autres patients schizophrènes qui n'avaient jamais eu de tels symptômes.

Il apparaît que le dysfonctionnement des connexions fonctionnelles entre les systèmes moteur (responsable de la parole) et auditif (responsable de l’écoute) semble jouer un rôle central dans cette incapacité à distinguer réalité et imagination.

Comprendre ces mécanismes pourrait, selon l’équipe de recherche, ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour les patients schizophrènes souffrant d'hallucinations auditives. En ciblant les processus défectueux de la décharge corollaire et de la copie efférente, il serait possible de diminuer la fréquence ou l'intensité des voix entendues par ces patients.

*Impaired motor-to-sensory transformation mediates auditory hallucinations | PLOS Biology

** Brain scan study shows what happens in the brain when a person with schizophrenia hears voices (medicalxpress.com)

Fréquence médicale (frequencemedicale.com)

09 octobre 2024

[Témoignages] : "Le regard des gens m’a beaucoup pesé" : oser parler de la santé mentale

Fragilisés par des troubles psychiques et le regard encore trop stigmatisant de la société, déséquilibrés par les soubresauts de la vie , ils ont trouvé au sein du Groupe d’Entraide Mutuelle du Roannais (GEM), un cadre précieux pour les aider à reprendre pied dans la vie.

Stop à la stigmatisation !

Maxence Husser, ancien infirmier psy hospitalier, devenu coordinateur des GEM en Roannais, véritable fer de lance de la démarche, a mesuré toutes ces années le poids que peut faire peser la stigmatisation, le manque de connaissance du grand public autour de ces maladies-là. Et croit plus que jamais à un changement des regards. 

"Le cancer du sein, il y a 15 ans, on en parlait très peu et aujourd’hui, les tabous sont tombés. Nous, on est dans ce chemin-là, avec 15 ans de retard. Le handicap psychique est invisible et fait partie du quotidien de 25 % des gens. Et pourtant, il faut encore sensibiliser".

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08 octobre 2024

[SISM] : Haguenau : le GEM L’Azimut crée du lien social

L’association Groupe d’entraide mutuelle L’Azimut de Haguenau, avec de multiples partenaires, organise une série d’événements du lundi 14 au vendredi 18 octobre dans le cadre des semaines d’information sur la santé mentale. L’occasion de mettre en lumière son action au bénéfice des personnes souffrant de troubles psychiques.



Une marche « festive, poétique et revendicative » est reconduite dans les rues de Haguenau. Elle aura lieu jeudi 17 octobre à partir de 15 h 30. Photo archives Amélie Rigo

Dans les locaux du GEM (Groupe d’entraide mutuelle) L’Azimut, rue Capito à Haguenau, un groupe d’hommes et de femmes s’affairent pour préparer le repas. Cet atelier « cuisine » constitue l’une des multiples activités proposées par l’association à ses adhérents. Ils sont une centaine, souffrant de troubles psychiques, à fréquenter les locaux. Chaque jour, 25 à 30 personnes passent dans cet espace de rencontre qui vise à créer du lien social. Les nouveaux venus signent une charte en arrivant et peuvent fréquenter les lieux pendant un mois voire deux, période au terme de laquelle chacun est invité à adhérer pour une cotisation modique de 10 euros à l’année.

Un outil de lutte contre l’isolement et d’insertion

« Notre porte est ouverte à tout un chacun sans discrimination », expliquent la présidente Souad Amar et le vice-président Eric Holder. Les personnes sont orientées vers l’association par les établissements spécialisés dans la santé mentale ou viennent grâce au bouche-à-oreille. « Nous sommes un outil complémentaire d’accompagnement… » En d’autres termes, un outil de lutte contre l’isolement et d’insertion. « L’idée est de redynamiser les gens, leur redonner confiance », ajoutent les responsables de l’association. Celle-ci emploie trois personnes, dont deux à temps partiel, et est financée par l’agence régionale de santé.

Ateliers et sorties axés sur le sport et la culture sont organisés au fil de l’année avec comme objectif la volonté d’encourager la cohésion de groupe et l’initiative – les propositions d’activités émanent des adhérents eux-mêmes dans un échange constructif avec les encadrants. « Notre objectif final, c’est l’autodétermination », commente le vice-président. Sans jugement, mais, au contraire, avec beaucoup de « bienveillance ».

Manifestation nationale annuelle, les semaines de l’information sur la santé mentale constituent un moment clef dans la vie du GEM qui lui permet de mieux se faire connaître du grand public et de combattre les idées reçues, encore trop souvent répandues, sur les troubles psychiques.

Une semaine d’animations ouvertes à tous

Du lundi 14 au vendredi 18 octobre, soutenu par différents partenaires associatifs ou structures médicales spécialisées et la Ville de Haguenau, le GEM propose une série d’animations et d’actions ouvertes à tous, gratuites, sur inscription ou non. Pierre angulaire de la semaine : le « forum psy’citoyen », espace de questionnement sur la santé mentale et la psychiatrie. Sujet ? La pair-aidance. Il s’agit d’un accompagnement par une personne ayant une expérience de vie et de rétablissement avec une maladie psychique à une autre personne vivant une expérience similaire. Le dispositif prévu par l’association comprend aussi un ciné-débat sur la santé mentale des jeunes, des conférences, une marche « festive, poétique et revendicative » , et une soirée festive en conclusion.

Signalons une exposition d’œuvres plastiques et textuelles qui se tiendra du 8 au 20 octobre dans l’ancien tribunal, réunissant des travaux d’adhérents, mais aussi d’artistes extérieurs. Son titre : “Outsiders”.

Contact : 07 83 49 36 23 ou 09 84 58 02 74, assoc.azimut@gmail.com.

07 octobre 2024

[Recherche] : L'étude Mentalo a été officiellement lancée en cette rentrée 2024 !

L’étude Mentalo est la première grande étude nationale pour le bien-être mental
des 11-24 ans. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’état du bien-être mental des
jeunes âgés de 11 à 24 ans en France et de les suivre pendant un an pour étudier son évolution. Elle a été lancée le 20 mai 2024 et le recrutement durera jusqu’au 20 mai 2025. 
L’étude prend la forme d’un questionnaire en ligne sur une webapp développée au sein du laboratoire de recherche de l’INSERM. Elle est soutenue par les Ministères de la Santé et de la Prévention ainsi que de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Pour participer à l'étude : app.etude-mentalo.fr/mentalo

Objectif : 50 000 jeunes ayant entre 11 et 24 ans inscrits avant mai 2025 !

Si vous souhaitez obtenir plus d'informations sur notre étude scientifique, cela se passe sur notre site : https://etude-mentalo.fr/



05 octobre 2024

Ces mamans en colère contre la présence des trafiquants dans les établissements psychiatriques

REPORTAGE – Alors qu’il n’existe pas de chiffres officiels, il semble que le problème soit très répandu compte tenu de la multiplication des témoignages. Le chef du service de psychiatrie et d’addictologie de l’hôpital Paul Brousse à Villejuif va même jusqu’à parler d’un « secret de polichinelle ».

Ils ne cachent plus leur colère. Qui sont-ils ? Marie, Valérie, Danielle* et d’autres personnes anonymes qui en ont assez de voir leurs enfants hospitalisés en psychiatrie se faire courtiser par des dealers au sein même de l’hôpital.

Marie avoue être restée bouche bée. Des dealers dans un lieu de soins ? Elle n’en avait jamais entendu parler. « Mon fils de 33 ans, Antoine*, est suivi depuis 2016 pour une schizophrénie à l’hôpital Le Vinatier de Bron, près de Lyon », raconte cette mère de famille. « Antoine avait déjà consommé du cannabis par le passé, mais au moment de son hospitalisation, à ma connaissance, il ne consommait plus que des cigarettes. Lors d’une visite, alors que je lui demandais pourquoi il ne sortait pas prendre l’air dans le parc de l’hôpital, il m’a répondu qu’il préférait éviter car on lui proposait de la drogue toutes les deux minutes et qu’il ne pourrait pas résister. Cela m’a surprise car moi qui viens lui rendre visite en voiture, je suis soumise à un contrôle strict à l’entrée de l’établissement."

Ces mamans en colère contre la présence des trafiquants dans les établissements psychiatriques - Journal Le Soir

04 octobre 2024

Les psychédéliques pour soigner la schizophrénie : piste prometteuse ou théorie fumeuse ?

Une nouvelle étude défend le potentiel thérapeutique du microdosage des psychédéliques pour soigner une forme de schizophrénie résistante aux traitements. Un raisonnement qui prend le contrepied des préconisations médicales en vigueur présentant la schizophrénie comme contre-indication forte à l’usage des psychédéliques.

Après la dépression résistante, la dépendance à l’alcool et aux drogues, l’anxiété liée à la fin de vie, le syndrome de stress post-traumatique… Des chercheurs italiens proposent, dans une étude publiée le 18 septembre 2024 dans la revue Nature, d’explorer le potentiel thérapeutique de l’utilisation des substances psychédéliques en très faibles doses pour traiter la schizophrénie, en particulier chez les patients présentant des symptômes négatifs et cognitifs chroniques résistants aux traitements (environ 25% des patients selon l'Inserm).

Une proposition plutôt surprenante puisque la schizophrénie est présentée comme médicalement incompatible avec l’usage des psychédéliques en raison du risque que ces derniers présentent d’en exacerber les symptômes psychotiques.

Les psychédéliques pour soigner la schizophrénie, vraiment ?

La schizophrénie est une pathologie psychiatrique qui touche, selon l'Inserm, 600.000 personnes en France, dont la moitié tentera de mettre fin à ses jours et 10% décèdera d'une tentative de suicide. La prise en charge de cette maladie est essentiellement basée sur la prise d’antipsychotiques permettant d’atténuer assez efficacement les symptômes dits positifs comme les hallucinations, délires, paranoïa…

Toutefois, les antipsychotiques ont peu d’effets sur les symptômes dits négatifs (isolement social, appauvrissement affectif…) de cette maladie, et environ 30% des malades y opposent une résistance. Des approches alternatives ou complémentaires existent bien, comme la stimulation magnétique transcrânienne (technique médicale consistant à envoyer une série de courtes impulsions magnétiques vers le cerveau afin d'en stimuler les cellules nerveuses), ou les électrochocs, mais leurs résultats restent encore limités, laissant le champ libre à l’exploration d’autres alternatives potentiellement plus efficaces.

Les psychédéliques pour soigner la schizophrénie : piste prometteuse ou théorie fumeuse ? - Sciences et Avenir

03 octobre 2024

CinéPsy : "La vie de ma mère"

Nous vous rappelons notre prochain ciné-débat, organisé en partenariat avec CinéPsy (internes en psychiatrie), autour du film "La vie de ma mère" de Julien Carpentier avec Agnès Jaoui et William Lebghil. 

Le débat sera animé par le docteur Sébastien Weibel, psychiatre aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, spécialiste des troubles de l'humeur et des troubles déficitaires de l'attention/hyperactivité (TDAH) ainsi qu'une pair-aidante "patient".

Synopsis :
Pierre, 33 ans, fleuriste à succès, voit sa vie basculer lorsque sa mère, Judith, fantasque et excessive, débarque dans sa vie après deux ans sans se voir. Pierre n’a qu’une idée, reprendre le cours normal de sa vie, mais rien ne se passe comme prévu. Leurs retrouvailles, aussi inattendues qu’explosives, vont transformer Pierre et Judith à jamais.
Rendez-vous lundi 07 octobre 2024 
à 20h au cinéma Star St Exupéry à Strasbourg.

⚠️Vous pouvez réserver votre place dès maintenant par retour de mail pour bénéficier du tarif partenaire de 6€
Sur place, les tarifs habituels des cinémas Star seront appliqués.

02 octobre 2024

[Evénement] : Forum des aidants à Schiltigheim

La ville de Schiltigheim organise sa troisième Quinzaine du handicap du 8 au 18 octobre.

Dans ce cadre, vous êtes invités à participer au Forum des aidants le 

16 octobre de 9h à 12h

au Gymnase de l'école EXEN.

L'Association TP-TP sera présente sur le forum. Venez nous rencontrer !



01 octobre 2024

[Webinaire] : Fragilité psychique d’un jeune, la fratrie mise à l’épreuve

Jeudi 3 octobre, de 18h30 à 20h

Hélène Davtian, psychologue PhD, et Julien Hamelin, frère et coordonnateur d’un groupe de parole frères et sœurs, interviendront pour éclairer les parents de jeunes en fragilité/difficulté psychique lors d'un webinaire sur ce qui se joue dans la fratrie lorsqu’un des frères et sœurs est en fragilité / difficulté psychique. 
Comment repérer les signaux faibles ? 
Comment en parler aux frères et sœurs de celle / celui qui traverse des difficultés psychiques ?

Inscription au webinaire - Zoom