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16 février 2021

Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale : du nouveau !

Note du 15 février 2021 : Vaccination en priorité des personnes à risque

Suite à la publication le 13 janvier 2021 dune liste de pathologies pour lesquelles les patients sont à très haut risque d’hospitalisation ou de décès en cas de COVID-19, la vaccination a été ouverte pour ces personnes à partir du 18 janvier 2021, simultanément aux personnes de plus de 75 ans.

Avec l’avancée de la campagne de vaccination et l’arrivée de nouveaux vaccins, il faut désormais anticiper l’accès à la vaccination des personnes à risque.


Pour cette prochaine étape de la campagne vaccinale en France, le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale recommande l’accès prioritaire à la vaccination anti COVID-19 pour les personnes suivantes :

- Les personnes atteintes des comorbidités listées par la Haute Autorité de Santé dans son avis du 27 novembre 2021, et ne bénéficiant pas encore d’un accès à la vaccination (l’obésité avec IMC >30, la BPCO et l’insuffisance respiratoire, l’hypertension artérielle compliquée, l’insuffisance cardiaque, le diabète de type 1 et de type 2).

- Les personnes atteintes de schizophrénie.

- Les personnes présentant des retards mentaux.

- Les personnes atteintes des maladies rares listées ci-dessous (liste élaborée en collaboration avec les Filières Santé Maladies Rares).

11 février 2021

En schizophrénie, la santé mentale ne va pas sans la santé physique

Article de Guillaume Fond, Christophe Lançon, Laurent Boyer

La revue du Praticien, 2021;71(1);58-9



Malheureusement, accessible seulement aux abonnés...

10 février 2021

Journées de la Schizophrénie ‒ du 13 au 20 mars 2021

 Schizophrénie : C’est quoi ce délire !?

Alors que la santé mentale des Français s’est fortement dégradée dans le contexte anxiogène lié à la pandémie de Covid-19, qu’en est-il des troubles des personnes souffrant de schizophrénie ? À l'initiative de la 18e édition des Journées de la Schizophrénie, l’association PositiveMinders fait le point sur cette maladie qui touche près de 660 000 personnes en France.



Pour sa campagne 2021 de déstigmatisation, PositiveMinders rétablit la réalité autour des symptômes les plus impressionnants de la schizophrénie : les délires psychotiques, qui véhiculent beaucoup de fausses croyances et de peurs. Qu’est-ce que le délire, comment y faire face et maintenir la communication ? Psychiatres, chercheurs, patients et proches apportent leurs réponses et témoignages.


Et pour souligner l’importance de la prévention et d’un diagnostic précoce, PositiveMinders a conçu un dispositif digital original, TheMostIncredibleShop.com, qui plonge le grand public au cœur de quelques-uns des délires les plus frappants. Elle en profite également pour promouvoir l’accélération du rétablissement des patients grâce aux nouvelles technologies.


Lire le communiqué de presse ICI


09 février 2021

"Ça explose" : à Strasbourg, les services de pédopsychiatrie arrivent à saturation

Le mal-être de la jeunesse semble déferler sur l’hôpital. Après la vague de malades dans les services Covid en mars dernier, une déferlante comparable est en train de s’abattre sur les services psychiatriques en charge des enfants et des adolescents. Europe 1 s’est rendue aux hôpitaux universitaires de Strasbourg.


Dans le service de pédopsychiatrie des hôpitaux universitaires de Strasbourg, les soignants sont en première ligne face à ce qu’on appelle ici "la troisième vague psychique" du COVID-19.
Les appels sont nombreux et le téléphone sonne régulièrement. "On peut en avoir dix d’affilée, et plus urgents les uns que les autres", explique Catherine à l’accueil. Les jeunes sont particulièrement concernés. 

"J’ai beaucoup de familles en pleurs au téléphone aussi", poursuit Catherine. "La dernière, c’était une maman dont le petit garçon est rentré à la maison en disant 'est-ce qu’il faut que je me suicide ?'" Les médecins parlent d’une "détresse inédite des enfants et des adolescents". Il y aurait trois fois plus de prises en charge d’adolescents anorexiques et une augmentation de 20% des passages à l’acte suicidaire.

"Effet cocotte-minute"

Le confinement, le couvre-feu, les cours en distanciel, l’absence de sorties, l’isolement, la solitude en sont les causes principales. "Pendant des mois, ils ont pris sur eux et c’est maintenant que ça explose", dit la pédopsychiatre Julie Rolling qui parle d’une "effet cocotte-minute". Elle explique que certains types de tentatives de suicide comme la pendaison, particulièrement grave, ont augmenté significativement : "Habituellement, on en a quelques-unes chaque année et là on est déjà à quatre tentatives de suicide de ce type depuis le début de l’année."

Le manque de places à l’hôpital est aussi une source d’inquiétude pour les professionnels de santé. Julie Rolling évoque le cas d’une adolescente ayant effectué une quatrième tentative de suicide et qui a été ballotée entre différents services, tous complets, avant de trouver une place dans un lit de chirurgie en pédiatrie. "C’était la solution la moins catastrophique", juge-t-elle. La pédopsychiatrie est saturée, comme l’étaient les services de réanimation au printemps dernier. Les équipes réclament désormais des moyens et du personnel.

Par Arthur Helmbacher, édité par Antoine Cuny-Le Callet 

08 février 2021

Olivier Véran veut "jeter les bases d’une réforme profonde en santé mentale"

"Je veux réaffirmer dans le contexte sanitaire actuel l’enjeu prioritaire de la santé mentale", a souligné Olivier Véran, ministre de la Santé, lors de son intervention au congrès de l’Encéphale le 21 janvier. "La dimension psychologique de cette crise est aussi importante que sa dimension somatique", a-t-il insisté. Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, vient d’annoncer avant l’été l’organisation d’Assises de la santé mentale.



Trois orientations majeures :


  • Diversifier la formation et l’information en santé mentale 

Des dispositifs d’écoute doivent notamment être accessibles au grand public et aux professionnels de santé.


  • Renforcer l'offre d'accompagnement et de prévention pour les jeunes 

"Nous devons donner dès le plus jeune âge les outils qui contribuent à prévenir les comportements néfastes, notamment les conduites à risques chez les jeunes. Pour les étudiants, la création de 1600 emplois étudiants référents sera prolongée jusqu’en juin. Nous avons créé 80 postes de psychologues et 60 postes d’assistantes sociales. En parallèle, nous poursuivons le déploiement des premiers secours en santé mentale".


  • Renforcer la mobilisation autour des objectifs de santé mentale et rendre plus visibles les actions de la politique de santé mentale. Nous souhaitons notamment renforcer la recherche en santé mentale et psychiatrie.


Olivier Véran veut « jeter les bases d’une réforme profonde en santé mentale » (medscape.com)


07 février 2021

TOUS FOUS, TOUS DANGEREUX, TOUS FICHÉS…

Trois décrets publiés au Journal officiel en décembre étendent le champ des données de trois fichiers du ministère de l'Intérieur, en y intégrant notamment des données "relatives aux troubles psychologiques ou psychiatriques". Alors que des associations ont dénoncé "l'amalgame dangerosité - troubles psychiatriques", la psychiatre G. Henault dénonce une psychiatrie instrumentalisée à des fins sécuritaires et la stigmatisation dont sont à nouveau victimes les patients.

Alors que "tester, tracer, isoler" a montré ses limites et peine à prendre forme depuis que la formule magique est répétée à l'envi par nos femmes et hommes politiques, en psychiatrie on pourrait reprendre sur ce rythme entraînant : "détecter, traiter, ficher".

Et puis on sous-titrerait " Tous fous, tous dangereux, tous fichés"....

Geneviève Henault, psychiatre, EPSM de la Sarthe.

Illustration : Richard Nagy, aide-soignant en gérontopsychiatrie, hôpital Simone-Veil à Eaubonne.


Santé Mentale - « Tous fous, tous dangereux, tous fichés… » (santementale.fr)


06 février 2021

Dépister la Covid-19 avec un test salivaire - plus adapté aux personnes en situation de handicap

Un consortium public/privé réunissant le laboratoire Sys2Diag du Centre national de la recherche scientifique(CNRS), la société de biotechnologies Skillcell (filiale d’Alcen) et l’entreprise VOGO à Montpellier ont élaboré un test salivaire rapide EasyCOV qui permet d’obtenir un résultat en 40 minutes.

Le gouvernement a donné son accord pour le remboursement de ce test par la Sécurité sociale, après un avis favorable de la Haute autorité de Santé (HAS).



Le test Easy Cov a néanmoins une sensibilité moins élevée et ne peut pas détecter le virus dont la charge virale n’est pas très élevée. Ainsi, la HAS préconise une utilisation uniquement pour les personnes symptomatiques pour lesquelles le test PCR ou antigénique est difficile ou impossible, priorisant ainsi les personnes en situation de handicap et les personnes âgées. Il est, pour le moment, accessible seulement dans certains cabinets de médecins, hôpitaux et laboratoires, mais il pourrait jouer un rôle très important dans la lutte contre la propagation du virus dès lors que son accessibilité sera facilitée notamment dans les pharmacies.


Ces tests salivaires sont actuellement produits par la société Firalis à Huningue, dans le Haut-Rhin.


05 février 2021

Souffrir de schizophrénie, un facteur de risque pour la maladie de Parkinson

Les patients qui souffrent de schizophrénie auraient un risque accru de développer la maladie de Parkinson vers 65-70 ans, selon une récente étude finlandaise publiée dans la revue spécialisée Movement Disorders*.

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques finlandais ont suivi 25 000 patients atteints de schizophrénie entre 1996 et 2019. Ils ont constaté que ces patients développaient davantage la maladie de Parkinson que la moyenne.
Les chercheurs font l'hypothèse que la schizophrénie est responsable d'un dérèglement du système dopaminergique dans le cerveau – celui-là même qui est progressivement détruit dans le cadre de la maladie de Parkinson, ce qui favoriserait la survenue de cette pathologie dégénérative.




Souffrir de schizophrénie, un facteur de risque pour la maladie de Parkinson - Top Santé (topsante.com)

*Increased Risk of Parkinson's Disease in Patients With Schizophrenia Spectrum Disorders

T. Kuusimäki  et al. Movement Disorders - Wiley Online Library 06 january 2021


04 février 2021

Emmanuel Macron approuve la tenue d'Assises de la Psychiatrie avant l'été

Le 14 janvier, lors d'une visioconférence avec des pédopsychiatres, Emmanuel Macron a approuvé la tenue avant l'été d'Assises de la psychiatrie et de la santé mentale, avec un axe dédié à l'enfance afin d'améliorer l'accès aux soins pédopsychiatriques. Il a ainsi évoqué favorablement « le remboursement des soins de psychologues en libéral, notamment pour les enfants, afin de le rendre accessible au plus grand nombre ».


Le chef de l'Etat a par ailleurs approuvé le lancement au printemps d’une enquête nationale sur la santé mentale des jeunes et des enfants, qui sera conduite par Santé Publique France.

Les spécialistes lui ont fait part de la hausse continue du nombre d'enfants souffrant de troubles depuis quelques années. La crise et les confinements ont aggravé la situation, d'où des hausses massives d'hospitalisations pour troubles de l’humeur, troubles alimentaires ou encore comportements anxieux, avec des augmentations allant de 50% à plus de 100% par rapport à 2019.  Les tentatives de suicides des jeunes de moins de 16 ans ont également augmenté. Les adolescents et les étudiants sont particulièrement concernés par cette dégradation de la santé mentale.

Début décembre, quatre psychiatres et une psychanalyste réputés avaient appelé dans une visioconférence le gouvernement à « passer à l'action » de façon urgente pour que tous les Français qui le nécessitent puissent accéder à des soins psychiatriques, alors que la crise sanitaire accroît les besoins. « La troisième vague psychiatrique est là », avaient alerté les psychiatres Rachel Bocher, Serge Hefez, Marion Leboyer et Marie-Rose Moro, et la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury.


Publié le 15 Janvier 2021

Santé Mentale - Emmanuel Macron approuve la tenue d'Assises de la psychiatrie avant l'été (santementale.fr)


03 février 2021

Covid-19 : la schizophrénie, deuxième facteur le plus aggravant après l’âge ?

La schizophrénie pourrait être un facteur de risque de décès sous-estimé chez les patients touchés par le coronavirus, d'après une nouvelle étude publiée le 27 janvier 2021 dans le revue JAMA*, Psychiatrie. Dans cette étude, les chercheurs ont examiné les dossiers de santé de 260 cliniques externes et de quatre hôpitaux de la ville de New York et on constaté que les malades schizophrènes étaient environ 2,7 fois plus susceptibles de succomber à l’infection au SARS-CoV-2. D’après le Dr Donald Goff, professeur de psychiatrie à la NYU School of Medicine et auteur principal de l’étude « la maladie ou les médicaments pourraient perturber le système immunitaire"

Toutefois, il est noté que l'étude est  limitée par le faible nombre de patients schizophrènes et par le manque de données sur leurs médicaments spécifiques. En attendant de plus amples recherches, les individus atteints devraient être parmi les prioritaires pour les vaccins, indiquent les auteurs de l’article.



*Association of Psychiatric Disorders With Mortality Among Patients With COVID-19 | Anxiety Disorders | JAMA Psychiatry | JAMA Network


Covid-19 : La schizophrénie, le deuxième facteur de risque de mourir de la maladie après l'âge ? (maxisciences.com)


La schizophrénie est le deuxième facteur de risque le plus élevé de mourir du COVID-19, après l'âge (45secondes.fr)


Covid-19 : le facteur aggravant que personne n'avait vu venir (fredzone.org)