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Nouvelles

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28 février 2021

[Vidéos] : Une chaîne YouTube à visiter !

Cette chaîne rassemble les vidéos réalisées pour l'association Fou De Normandie.

Elle est animée par Jean-Baptiste Alexanian, psychiatre


Cette association à pour vocation de répondre aux questions qui se posent sur les troubles psychiques / psychiatriques. "Nous essayons de vulgariser les notions importantes de psychiatrie et nous réalisons une revue de la littérature scientifique".



https://youtube.com/c/jeanbaptistealexania


27 février 2021

Les centres médico-psychologiques de psychiatrie générale et leur place dans le parcours du patient.

Rapport public de l'IGAS publié en juillet 2020 et mis en ligne le 23 février 2021.

Les centres médico-psychologiques (CMP) sont des unités d’accueil et de coordination pour des soins psychiatriques en milieu ouvert, offrant prévention, diagnostic, soins ambulatoires et interventions à domicile.

D’une grande diversité en termes de taille, de moyens, de manières de travailler ou de positionnement auprès des autres acteurs du soin psychique, ces 1 780 centres, au cœur de la psychiatrie ambulatoire, connaissent, sur longue période, une forte hausse de la demande de soins : en 30 ans, le dispositif ambulatoire a accueilli un million de patients supplémentaires, majoritairement en CMP.

Face à cette demande, leurs principes de proximité, de pluridisciplinarité et d’accessibilité peuvent se trouver pris en défaut, en raison de la rareté des professionnels disponibles ou de difficultés à assurer leur coordination ou de répondre aux urgences et soins non programmés.


26 février 2021

MÉDIATION ANIMALE EN PSYCHIATRIE



La présence régulière d’un animal dans un lieu de soin déclenche souvent des effets positifs, parfois étonnants… Mais elle ne suffit pas pour que surviennent, « comme par magie », des bénéfices thérapeutiques. Cette médiation doit s’inscrire dans un dispositif rigoureux, pensé par des soignants formés. Les animaux viennent alors démultiplier les zones de contact entre patients et cliniciens et renouveler les schémas interactifs habituels. Repères théoriques et retours d’expérience.


25 février 2021

[Recherche] : Des “mini-cerveaux” capables de se développer in vitro ?


Des chercheurs de l’université de Californie, Los Angeles (UCLA) et de l’université de Stanford ont observé la maturation d’organoïdes de cerveau cultivés pendant 20 mois en laboratoire (cf. Les organoïdes, un outil au service de la recherche). Leur étude est publiée dans la revue Nature Neuroscience [1].



En réalisant une « analyse génétique approfondie » de ces organoïdes fabriqués à partir de cellules souches pluripotentes induites, les équipes du Dr Daniel Geschwind de l’UCLA et du Dr Sergiu Pasca de l’université de Stanford ont découvert que ces organoïdes « suivent une horloge interne » qui guide leur développement « d’une manière étonnamment similaire » à celui du cerveau humain. « Nous montrons qu’ils atteignent la maturité post-natale vers 280 jours de culture, et après cela commencent à modéliser certains aspects du cerveau du nourrisson, y compris des changements physiologiques connus », précise Aaron Gordon, post-doctorant à l’UCLA et premier auteur de l’étude.

Des caractéristiques qui font d’eux « un bon modèle pour l’étude des maladies humaines » selon le Dr Geschwind. Depuis plusieurs années, des chercheurs cultivent des organoïdes de cerveau humain « pour étudier les troubles neurologiques et neurodéveloppementaux de l’homme, tels que l’épilepsie, l’autisme et la schizophrénie ». Mais jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que les cellules constitutives de ces organoïdes restaient « bloquées dans un état de développement analogue à celui des cellules observées lors du développement du fœtus ». D’après les chercheurs, ces résultats montrent « qu’il pourrait être possible de faire croître les cellules jusqu’à une maturité qui permettra aux scientifiques de mieux étudier les maladies qui apparaissent à l’âge adulte, telles que la schizophrénie ou la démence ».


Note de la rédaction :

Le développement d’organoïdes de cerveau n’est pas sans poser de problèmes éthiques (cf. Mini-cerveaux cultivés en laboratoire : un problème de conscience ? et Un modèle de cerveau embryonnaire humain développé à partir de cellules souches, quel risque éthique ?)


[1] Long-term maturation of human cortical organoids matches key early postnatal transitions, Nature Neuroscience (2021). DOI: 10.1038/s41593-021-00802-y


Source : Medical Xpress, University of California Los Angeles (22/02/2021)

Des "mini-cerveaux" capables de se développer in vitro ? - Gènéthique (genethique.org)


24 février 2021

[Revue] : La schizophrénie, un trouble mental aux multiples visages

Tout un dossier publié dans la revue Cerveau & Psycho N°130, mars 2021

Boris Chaumette, psychiatre et chercheur en neurosciences à Paris.

Il n’y a pas « une », mais « des » schizophrénies, aux symptômes variés et handicapants, bien loin des clichés véhiculés par l’imaginaire collectif. Les chercheurs et les médecins comprennent de mieux en mieux les étapes de la pathologie depuis la première crise psychotique. Une aide précieuse pour toutes les personnes concernées.


SOMMAIRE

p.28 : Un trouble mental aux multiples visages

p.36 : Une maladie auto-immune ?

p.42 : Les clé de la prévention

p.46 : Interview "On peut retrouver une vie normale après une schizophrénie"

21 février 2021

Les services de soutien psychologique destinés aux étudiant·e·s

L’association Nightline, service d’écoute téléphonique gratuit et anonyme, a lancé une opération de soutien psychologique destiné aux étudiants pendant la crise sanitaire du Covid-19 à travers l’ouverture du site Internet www.soutien-etudiant.info et la publication d’un Guide de soutien psychologique étudiant.



Les principales structures de soutien disponibles sont répertoriées par académie et concernent :


Les services de santé universitaire (SSU, SUMPPS ou SIUMPPS)

Propres aux étudiant·e·s inscrit·e·s dans une université ou dans un rassemblement d'universités, il s’agit de services situés dans les campus des établissements qui offrent gratuitement des consultations médicales et/ou psychologiques ou psychiatriques.


Les Bureaux d’Aide Psychologique Universitaires (BAPU)

Des centres publics qui offrent un soutien psychologique gratuit uniquement aux étudiant·e·s (et pas seulement aux étudiant·e·s universitaires), notamment pour des traitements sur le moyen et long terme.

 

Les Centre Médico-Psychologique (CMP)

Des centres publics qui sont ouverts à tou·te·s les habitant·e·s d’un secteur géographique (et donc, incluent les étudiant·e·s qui habitent dans ce secteur). Ils offrent des consultations psychologiques et psychiatriques gratuitement et peuvent souvent accueillir les personnes en urgence.


Les Point Accueil Ecoute Jeune ; Maison des Adolescents ; Espaces Santé Jeunes

Des structures locales et conviviales qui offrent un soutien psychologique gratuit et des ressources d’information sur la santé mentale à tou·te·s les jeunes jusqu’à 25 ans.


[Webconférence] Maladies psychiatriques : en finir avec les préjugés

 Jeudi 18 mars 2021 à 15h

Retransmission en direct sur la chaine YouTube de l’INSERM.


Où en est la recherche psychiatrique en France ? Quels sont les progrès de la recherche clinique ?  Quels sont les objectifs prioritaires des politiques de santé mentale en France et les décisions prises pour transformer le regard sur ces maladies ? Autant de questions qui seront débattues lors de cette webconférence animée par le journaliste Paul de Brem.

Intervenants :

  • Jean-Antoine Girault, neurobiologiste à l'Institut du Fer à Moulin, Paris (unité Inserm 1270)

  • Marie Jauffret-Routside, sociologue au Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale et société, Paris (unité Inserm 988)

  • Marion Leboyer, psychiatre, responsable du pôle Psychiatrie et addictions de l'hôpital universitaire Henri Mondor / Albert Chenevier, responsable de l’équipe Neuropsychiatrie translationnelle à l'Institut Mondor de recherche biomédicale et directrice de la fondation FondaMental

  • Marie-Jeanne Richard, présidente de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam)

19 février 2021

Mortalité dans la schizophrénie : vers un nouveau scandale sanitaire ? COVID-19 et schizophrénie

Auteurs : Guillaume FOND (Dr) et al.

Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, available on-line 17 February 2021


Résumé

Les patients atteints de schizophrénie représentent une population vulnérable qui a été sous-étudiée dans le cadre de la recherche COVID-19. Nous avons cherché à établir si les résultats et les soins de santé différaient entre les patients atteints de schizophrénie et les patients sans diagnostic de maladie mentale. Nous avons mené une étude basée sur la population de tous les patients présentant des symptômes respiratoires et une infection à COVID-19 identifiés qui ont été hospitalisés en France entre février et juin 2020. Au total, 50 750 patients ont été inclus, dont 823 étaient des patients avec schizophrénie (1,6 %). Ces derniers ont connu une augmentation de la mortalité hospitalière (25,6 % contre 21,7 % pour les autres patients) et une diminution du taux d'admission en unité de soins intensifs- réanimation (23,7 % contre 28,4 %) par rapport aux témoins. Les patients schizophrènes âgés de 65 à 80 ans présentaient un risque de mortalité significativement plus élevé que les témoins du même âge (+7,89 %) alors qu'ils ont été moins admis en USI que les témoins du même âge (-15,44 %).



Cette étude montre l'existence de disparités en matière de santé et d'accès aux soins entre les patients schizophrènes et les patients sans diagnostic de maladie mentale. Ces disparités diffèrent en fonction de l'âge et du profil clinique des patients, ce qui suggère l'importance d'une gestion clinique personnalisée du COVID-19 et de stratégies de soins de santé avant, pendant et après l'hospitalisation pour réduire les disparités de santé dans cette population vulnérable. Les patients schizophrènes âgés de 65 à 80 ans étaient plus souvent envoyés par les hôpitaux ou les institutions que les patients sans diagnostic de maladie mentale grave, ce qui peut expliquer les mauvais résultats de santé des patients schizophrènes.


Une étude française a rapporté que la plupart des patients psychiatriques hospitalisés avec un diagnostic COVID-19 étaient gardés dans des services psychiatriques spécialisés et non dans des hôpitaux généraux. La division entre médecine physique et psychiatrique entraîne une confusion quant au secteur du service de santé (c'est-à-dire les niveaux de soins primaires, de santé mentale ou de soins aigus) qui devrait assumer la responsabilité de la gestion des patients ayant des besoins de santé complexes. Nous manquons de données nationales sur le taux de patients âgés schizophrènes qui sont institutionnalisés, mais nous pouvons raisonnablement supposer que l'institutionnalisation est un facteur de risque d'infection grave par COVID-19 chez les patients âgés avec schizophrénie. Nos résultats soutiennent une stratégie de détection systématique chez les patients avec schizophrénie institutionnalisés et d'intervention précoce dans cette population. Cela a déjà été fait dans un refuge pour sans-abri à Boston où 36 % des résidents ont été testés positifs. Le taux d'admission en réanimation était plus faible chez les patients schizophrènes que chez les patients sans diagnostic de maladie mentale grave, ce qui illustre parfaitement le débat entre les arguments fondés sur l'utilité et ceux fondés sur l'équité. Les patients schizophrènes présentaient l'un des plus mauvais indicateurs de pronostic justifiant le triage en réanimation. Cependant, ce triage basé uniquement sur le pronostic exacerbe les inégalités existantes en matière de santé, laissant les patients défavorisés dans une situation plus difficile.


Mortalité dans la schizophrénie: vers un nouveau scandale sanitaire? COVID-19 et schizophrénie - ScienceDirect

 

18 février 2021

[Recherche] : Etude sur les troubles du sommeil dans la schizophrénie

Bien que la proportion des troubles du sommeil dans la schizophrénie soit importante, elle n’avait jamais été quantifiée jusqu’alors. Dans une étude menée sur la cohorte nationale FACE-SZ, des questionnaires de précision ont été présentés à 562 patients avec schizophrénie suivis dans les 10 centres experts. Le résultat est sans appel : 58% des patients rapportent au moins un trouble du sommeil parmi les troubles d’endormissement, les réveils nocturnes, l’excès de sommeil ou la somnolence pendant la journée.

 

Les auteurs de l’étude ont montré que la qualité de vie des patients était fortement impactée par ces troubles du sommeil. Ils ont identifié des facteurs explicatifs qui pourraient représenter des cibles d’intervention, parmi eux la migraine, l’épisode dépressif, la mauvaise adhérence au traitement et l’akathisie, un effet secondaire de certains antipsychotiques. Les centres experts proposent des interventions multi-facettes comme la psychothérapie ou les modifications de traitement qui peuvent améliorer les troubles du sommeil dans la schizophrénie. Les résultats de l’étude suggèrent également que traiter les troubles du sommeil pourrait potentiellement améliorer l’observance du traitement, la dépression, l’agressivité et la qualité de vie des patients.


Recommendations of the schizophrenia expert center network for the screening prevention and treatment of sleep disorders based on the results from the real-world schizophrenia FACE-SZ national cohort.

Sunhary de Verville PL, Etchecopar-Etchart MD, Richieri R, Godin O, Schürhoff F, Berna F, Aouizerate B, Capdevielle D, Chereau I, D'Amato T, Dubertret C, Dubreucq J, Leignier S, Mallet J, Misdrahi D, Passerieux C, Pignon B, Rey R, Urbach M, Vidailhet P, Leboyer M, Llorca PM, Lançon C, Boyer L, Fond G; FACE-SZ (FondaMental Academic Centers of Expertise for Schizophrenia) group.Prog Neuropsychopharmacol Biol Psychiatry. 2021 Feb 11:110275. doi: 10.1016/j.pnpbp.2021.110275.


17 février 2021

Rapport de la Cour des Comptes : LES PARCOURS DANS L’ORGANISATION DES SOINS DE PSYCHIATRIE

La Cour des comptes favorable au remboursement des psychothérapies prescrites par le médecin traitant.


La filière des soins psychiatriques ne tourne pas rond. D'un côté, des hospitalisations en hausse (340 000 personnes en 2018), mais trop souvent « inadéquates » voire « sous contrainte », avec des « entrées par les urgences » et des sorties « sans continuité des soins » ni « suivi à domicile ». De l'autre, une demande « ambulatoire » qui « ne cesse d'augmenter » (2,1 millions de personnes en 2018), en premier lieu dans les CMP, (centres médico-psychologiques) où « au moins un tiers » des patients devraient plutôt consulter un psychologue. Tel est le constat dressé par la Cour des comptes, dans un rapport publié mardi.



Au vu des presque 15 milliards d'euros annuels dépensés pour les hôpitaux, cliniques, établissements médico-sociaux et psychiatres libéraux, les « pertes d'efficacité » sont flagrantes pour la Cour des comptes, qui recommande une meilleure « gradation » des soins.


Une solution expérimentée dans quatre régions.

Pour pallier cette situation, la Cour estime qu'il faudrait « prévoir que l'accès aux soins en CMP pour les adultes passe par le filtrage » d'un professionnel « de première ligne » comme le médecin traitant, afin que ces consultations soient enfin « centrées sur les publics prioritaires ». Et pour les cas les moins graves, « des psychothérapies assurées par des psychologues libéraux » seraient prises en charge par la Sécu, là aussi « sur prescription du médecin traitant ».

Un schéma testé depuis deux ans dans quatre départements (Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Landes, Morbihan) qu'il conviendrait de « généraliser dès que possible ».

La Cour recommande par ailleurs d'imposer des « conditions techniques de fonctionnement » aux hôpitaux et cliniques psychiatriques, comme pour les autres spécialités soumises à une « autorisation d'activité ». Ces normes sont actuellement, selon elle, « inexistantes » dans les secteurs public et privé non lucratif, et « très limitées » dans le privé lucratif. Même quand il en va « du respect de la dignité du patient », avec par exemple un maximum de deux lits par chambre valable en rééducation mais « pas exigé en psychiatrie ».


Article publié le 16/02/2021