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30 novembre 2021

[Podcast] : Santé mentale : et si la pandémie avait eu raison des idées reçues ?

Depuis plus de dix ans, les professionnels tirent la sonnette d’alarme mais c’est la pandémie qui a rendu audible l’urgence sur la Santé mentale en France.

Après le premier confinement, un quart des Français interrogés souffraient de troubles anxieux. En 2020, le nombre de tentatives de suicide chez les moins de 15 ans a doublé tandis que près de 20% des malades du Covid-19 ont eu plusieurs mois après le pic inflammatoire, des séquelles psychiques. Hors pandémie, les maladies psychiques touchent chaque année en France, une personne sur 5 soit 12 millions d’individus.

Invitée : Marion Leboyer est psychiatre, professeur de psychiatrie à l’université Paris-Est-Créteil. Responsable du pôle Psychiatrie et addictologie des hôpitaux universitaires Henri-Mondor (Créteil) ainsi que du laboratoire de Psychiatrie translationnelle de l’Inserm. Elle dirige également FondaMental, la fondation qu’elle a créée et qui travaille sur la Santé mentale.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-vie-mode-d-emploi/sante-mentale-et-si-la-pandemie-avait-eu-raison-des-idees-recues

29 novembre 2021

Sophie Cluzel : "On veut libérer la parole sur le handicap"

Sophie Cluzel, la secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées, était l’invitée de Valérie Expert et Gilles Ganzmann sur Sud Radio le 25 novembre 2021 dans "Le 10h - midi".

"12 millions de personnes sont en situation de handicap, s’y ajoutent 8 millions d’aidants. Donc, ça touche énormément de personnes. On est tous concernés quand on regarde autour de nous", a tout d’abord rappelé Sophie Cluzel.

Les pouvoirs publics savent-ils à quel point précisément les personnes handicapées sont sous-représentées dans les médias ? "On le mesure, puisqu’on a un baromètre de la diversité avec le CSA : 0,6% de visibilité des personnes handicapées, alors même qu’elles représentent 15% de la population", a répondu Sophie Cluzel.

"80% des handicaps sont invisibles, il reste 20% qui sont visibles. Ce que l’on veut, c’est d’aider les médias à trouver des compétences. Et puis, de la même manière que pour l’égalité femmes-hommes, on a fait le ‘Guide des expertes’, on va faire un ‘Guide des experts compétents en situation de handicap’. Cela, afin de faire voir les ressources et pouvoir visibiliser les compétences des personnes handicapées.

l faut rappeler que 80% des handicaps s’acquièrent au cours de la vie. Ce n’est pas assez connu. Cela peut nous arriver tous. Je salue tous les professionnels dans les centres de rééducation, qui font un travail extraordinaire. Mais dites-vous bien que les personnes en situation de handicap ont des capacités de résilience absolument extraordinaires. C’est la force de notre société de faire la place à toutes les personnes qui sont devenues différentes par rapport à nous. Dans l’emploi par exemple, ce sont des atouts indéniables", a poursuivi Sophie Cluzel.

"Voir la personne avant son handicap, c’est permettre aux familles de se sentir dans cette cohésion sociale, dans cette communauté de vie".

Sophie Cluzel a tenu à rappeler l’importance du fait que le secrétariat d’État aux personnes handicapées soit une administration interministérielle. "Auparavant, le secrétariat d’État aux personnes handicapées étant vu comme une administration relevant du domaine de la santé. Dans le gouvernement actuel il est rattaché au Premier ministre. C’est une administration interministérielle. Le handicap à l’école, cela relève de l’Éducation nationale, par exemple. Changer la donne, c’est ouvrir les droits, ouvrir les écoles, ouvrir les entreprises… C’est faire prendre conscience au grand public. Permettez-moi de rappeler qu’en ce moment on a une campagne nationale de sensibilisation par voie d’affichage mais aussi sur tous les écrans, au cinéma bientôt, pour rappeler aux gens de voir la personne avant son handicap. Le handicap peut aussi être mental, psychique. Il faut ouvrir les portes, aller voir son voisin, son camarade d’école… C’est permettre aux familles de se sentir dans cette cohésion sociale, dans cette communauté de vie."

Sophie Cluzel a appelé les personnes en situation de handicap à ne pas le cacher. "Aux personnes porteuses de handicaps invisibles, je dis : ‘dites à votre employeur que vous êtes en situation de handicap, dites quels sont vos besoins, pour qu’on vous mette en situation optimale’. On a besoin de connaître la répercussion du handicap sur la performance au travail, sur les besoins en matière de logement…"

"Le Défenseur des droits fait son rapport chaque année, il montre systématiquement que les personnes en situation de handicap sont les plus discriminées à l’emploi. C’est pour ça qu’on veut libérer la parole, c’est pour ça qu’on a fait la Semaine européenne de l’emploi des personnes handicapées, et c’est pour ça aussi qu’on a fait le Duo Day. Il faut libérer la parole, expliquer, faire de la pédagogie."

27 novembre 2021

Schizophrénie : un nouveau médicament mis sur le marché

Janssen, la filiale biopharmaceutique de Johnson & Johnson, a annoncé le 23/11/21 que la Commission européenne avait approuvé la mise sur le marché de Byannli, son traitement de longue durée de la schizophrénie.

Ce médicament (le paliperidone palmitate)- qui peut être pris deux fois par an - devient ainsi l'antipsychotique affichant la plus longue durée d'action commercialisé en Europe.
Janssen précise que le feu vert de Bruxelles s'appuie sur des données cliniques ayant montré que 95,2% des patients traités sous cette posologie n'ont pas connu de rechute de leur maladie au bout de 12 mois d'observation.

[Recherche] : Détecter la survenue d’hallucinations auditives à partir de l’activité cérébrale de patients souffrant de schizophrénie

Une étude conduite par Renaud Jardri, Professeur à l’Université de Lille et pédopsychiatre au CHU de Lille (Unité Inserm U-1172 Lille Neuroscience & Cognition), le Dr Philippe Domenech à l’Institut du Cerveau (Inserm/CNRS/AP-HP/Sorbonne Université), et leurs collaborateurs, montre qu’il est possible de prédire la survenue des hallucinations auditives chez les patients schizophrènes grâce à la combinaison d’IRM fonctionnelle et d’algorithmes d’intelligence artificielle. 

Ces résultats, publiés dans Biological Psychiatry, ouvrent la voie au développement de nouvelles thérapies de neuromodulation et de neurofeedback en boucle fermée pour traiter ces hallucinations.

Les hallucinations auditives et verbales (AVH) sont malheureusement résistantes aux thérapeutiques conventionnelles chez près de 30% des patients atteints de schizophrénie. Elles se manifestent et sont ressenties de façon très variable, rendant d’autant plus difficile à la fois leur compréhension et leur traitement. Pour répondre à ces enjeux, les équipes de Renaud Jardri et Philippe Domenech ont cherché à développer une méthode de détection des épisodes hallucinatoires par imagerie cérébrale, robuste et facilement applicables à l’ensemble des patients.

Pour cela, ils ont développé une nouvelle approche d’IRM fonctionnelle combinée à des algorithmes d’intelligence artificielle sur la base des données obtenues dans un premier groupe de 23 patients atteints de schizophrénie. Ils ont ainsi pu mettre en évidence des activités cérébrales spécifiques, prédictives des hallucinations acoustico-verbales, à la fois chez un même patient, mais également entre patients. Ils ont ensuite validé la capacité de leur approche à être généralisée à n’importe quel nouveau groupe de patient souffrant de schizophrénie grâce à une validation croisée de leurs résultats avec un second groupe de 34 patients schizophrènes, ainsi que chez des sujets témoins.

Les chercheurs ont ainsi validé l’efficacité de leur méthode à distinguer l’activité cérébrale associée aux hallucinations auditives de l’état de repos et d’un état d’activité associé à une tâche d’imagerie verbale, durant laquelle des volontaires sains imaginaient volontairement entendre des voix. Les chercheurs ont également pu montrer que cette détection des hallucinations auditives dépendait quasi-exclusivement d’une région cérébrale, centrée sur l’aire de Broca qui est classiquement connue pour son rôle dans la production des mots parlés.

Pour le Pr. Jardri, coordonnateur de l’étude : "Il s’agit d’une étape importante dans ce que l’on appelle la psychiatrie de précision, c’est-à-dire l’utilisation d’outils de caractérisation modernes, tels que l’imagerie cérébrale, afin de définir de nouvelles cibles thérapeutiques en psychiatrie. Dans le cas présent, nous souhaitons désormais guider des traitements à partir de ce nouvel outil de capture fonctionnelle du symptôme et ainsi soulager les personnes souffrant d’hallucinations pharmaco-résistantes. Un essai thérapeutique doit justement démarrer sur la base de cette découverte dans les mois qui viennent au CHU de Lille afin de tester et valider ce nouveau champ d’application en psychiatrie".

Decoding Activity in Broca's Area Predicts the Occurrence of Auditory Hallucinations Across Subjects - Biological Psychiatry (biologicalpsychiatryjournal.com)

26 novembre 2021

Marché de Noël du GEM "Renaître" de Sarre-Union

Marché de Noël du GEM, 
dimanche 28 novembre de 11 h à 17 h 
au 14 rue Frédéric-Flurer à Sarre-Union. 

Le Groupe d’entraide mutuelle (GEM) "Renaître" de Sarre-Union organise son premier marché de Noël, ce dimanche 28 novembre, dans ses locaux du 14, rue Frédéric-Flurer.

"Les lutins de Noël" – comme aime à les appeler la coordinatrice Pascale Muller – du Groupe d’entraide mutuelle (GEM) "Renaître" de Sarre-Union ne ménagent pas leur peine. Ils bouclent en effet la confection de leurs décorations de Noël (couronnes de l’avent et de porte, centre de table) et autres articles (bandeaux, bonnets, couvertures, doudous, etc.) qu’ils proposeront au cours de leur marché de Noël dont la première édition se tient ce dimanche 28 novembre de 11h à 17h.

"Mettre en avant le savoir-faire"

L’idée d’un tel événement remonte déjà "il y a deux ans, avant le Covid". Cette année, le GEM a décidé de se lancer avec l’ambition de "créer une petite dynamique le premier dimanche de l’avent". "Si ça marche bien, on espère que ce sera le premier d’une longue série", affirme la responsable. Depuis la mi-septembre, les adhérents sont à l’œuvre dans le cadre de trois ateliers hebdomadaires. "Ils sont très fiers de ce qu’ils ont fait". Et au regard du résultat, il y a de quoi. Les couronnes de l’avent se distinguent, par exemple, par leur originalité et leur diversité. "On veut mettre en avant le savoir-faire". Au crochet notamment, "il y a des dames qui ont des dons exceptionnels", ajoute Pascale Muller.


L’événement se tiendra dans les locaux et dans la cour du GEM, rue Frédéric-Flurer à Sarre-Union. La structure a reçu le soutien du club de pétanque de la commune – la Boule d’or présidé par Camille Becker – lequel mettra à disposition son chapiteau. Le musicien Elvis Stengel se chargera de l’animation avec son orgue de Barbarie.
Café, gâteaux, bredele également proposés. Pass sanitaire demandé et port du masque.



25 novembre 2021

[Recherche] : Un antidépresseur prévient les complications les plus graves du COVID

La fluvoxamine, un antidépresseur à faible coût, prévient certaines des complications les plus graves du COVID-19, réduisant considérablement le risque d'hospitalisation et de décès, rapportent les chercheurs.

Les résultats de l'étude, la plus grande à ce jour à évaluer un antidépresseur commun et peu coûteux comme traitement du COVID-19, apparaissent dans The Lancet Global Health .

Cet essai, mené au Brésil, confirme les résultats du premier essai de fluvoxamine pour COVID-19, qui a été lancé début 2020. Les résultats de cet essai, dirigé par Eric J. Lenze Angela M. Reiersen, ont été publiés dans JAMA il y a un an. . Les deux se sont intéressés à l'antidépresseur en raison de ses propriétés anti-inflammatoires. Ils sont également co-auteurs de la nouvelle étude.

L'étude brésilienne a suivi environ 1 500 patients nouvellement diagnostiqués avec COVID-19. Parmi eux, 741 personnes ont reçu le médicament - un comprimé de 100 mg de fluvoxamine deux fois par jour pendant 10 jours - tandis que 756 ont reçu un placebo deux fois par jour. L'essai a été interrompu prématurément parce que ceux qui prenaient de la fluvoxamine ont obtenu de bien meilleurs résultats que ceux qui prenaient un placebo.


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Cela coûte environ 4 $ pour un traitement, il peut donc également être rentable, contrairement à d'autres thérapies COVID-19 plus récentes. Cela peut être particulièrement utile dans les pays où les taux de vaccination restent faibles.


24 novembre 2021

Cette nouvelle ressource vole au secours des étudiants ayant des problèmes de santé mentale

Le moral des étudiants et étudiants est en déclin depuis la pandémie. Il faut dire qu’ils et elles ne sont pas épargnées, et que le gouvernement, lui, fait la sourde oreille… Une association a donc décidé de lancer une plateforme pour leur tendre la main.

Depuis le début de la crise sanitaire, la santé mentale des étudiants et étudiantes est en déclin. Il faut dire que la précarité dans laquelle la pandémie les a plongées et l’isolement lié aux distanciations sociales a aggravé leur situation.

D’après une étude menée par Ipsos, commandée par la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), 76% des étudiants sondés affirment avoir été psychologiquement et physiquement affectés par le Covid, et 27% avouent avoir eu des pensées suicidaires pendant cette période. 

Et puisqu’il n’est pas toujours évident, et souvent onéreux, de demander de l’aide, Nightline France, une association menant des actions visant à améliorer la santé mentale étudiante, a lancé un site et une série immersive pour aider les jeunes !

Avec son site Je peux en parler, son hashtag #JPP et son personnage fictif sur Instagram, l’asso a pour objectif de transmettre des messages de prévention de manière plus accessible, et surtout, plus ludique.

Une plateforme pour demander de l’aide

Si rien ne remplace totalement l’avis personnalisé d’un ou d’une professionnelle, l’initiative de Nightline France permet de sortir les personnes hésitantes de leur mutisme, et de les encourager à faire un premier pas vers une source d’aide.

L’opération a commencé le 15 novembre dernier et sera diffusée jusqu’au 18 décembre à travers 200 stories et une cinquantaine de posts. Le but ? Débloquer le dialogue autour de la santé mentale et guider les plus jeunes qui souhaiteraient aider leurs proches.



23 novembre 2021

[Recherche] : Médecine personnalisée et schizophrénie

Un nouveau programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) va évaluer si combiner pharmacogénétique et suivi thérapeutique pharmacologique peut améliorer les prescriptions d’antipsychotiques.

Dans le traitement de la schizophrénie, les antipsychotiques ne sont efficaces que chez 30 à 60 % des patients et le choix du traitement et de la dose relève encore souvent d’une approche « essai-erreur ». Conséquence directe : des rechutes fréquentes, dont l’impact sur la santé des patients et leur devenir est manifeste.

La pharmacogénétique consiste à étudier les caractéristiques génétiques d’un individu pour prédire la réponse de son organisme à un médicament : effets secondaires, risques de surdosages, ou encore inefficacité. Dans le cas des traitements antipsychotiques, cette approche, avec l’identification de métaboliseurs lents ou ultrarapides liés à leur équipement enzymatique (notamment cytochromes P450), permet d’ajuster les doses patient par patient (Arranz, 2021), d’en réduire les effets indésirables mais sans pour autant influer sur le maintien sous traitement (Jurgens, 2020) ou l’effet clinique (Arranz, 2019).

Par ailleurs, le suivi thérapeutique pharmacologique permet de suivre la concentration plasmatique des antipsychotiques pour optimiser la dose (Hiemke, 2018), évaluer l’observance tout en participant à l’éducation du patient.

Des chercheurs font l’hypothèse que le fait de combiner ces deux approches pourrait réduire le taux de rechutes chez les patients schizophrènes, diminuer les effets secondaires, tout en restant efficient en termes de coûts. 

La collaboration entre la Fondation Fondamental et ses centres experts, la Société française de pharmacologie et thérapeutique, la Société de pharmacogénétique, des méthodologistes qualifiés, des économistes, et le service de pharmacologie des Hôpitaux universitaires de Marseille, a permis d’obtenir un financement de près de 1 million d’euros pour répondre à cette question dans le cadre du Programme hospitalier de recherche clinique (PHRC). La recherche débutera en janvier 2022.

– Jürgens G, Andersen SE, Rasmussen HB, Werge T, Jensen HD, Kaas-Hansen BS, Nordentoft M. 2020. « Effect of routine cytochrome p450 2d6 and 2c19 genotyping on antipsychotic drug persistence in patients with schizophrenia: a randomized clinical trial ». Jama Network Open. 3 (12): e2027909

22 novembre 2021

La Maison perchée pour vivre heureux sans cacher sa maladie psychique

Un accompagnement à travers la communauté, des groupes de partage, de l’écoute, des ateliers créatifs, des conférences autour de la psychiatrie, voilà ce que propose "la Maison perchée" à de jeunes adultes touchés par un trouble psychique, ainsi qu’à leur entourage.

L’histoire commence par les hospitalisations de Maxime, Lucille & Victoria liées à leurs troubles psychiques. Après de multiples séjours médicalisés, plus question d’accepter de devoir séjourner régulièrement à l’hôpital et d’errer esseulé à la sortie, avec pour seule compagnie les ordonnances à rallonge – les traitements sont souvent nécessaires, mais ne suffisent pas. Il faut créer un lieu d’accueil pour les jeunes adultes et leurs proches, qui permette une transition plus douce et bénéfique. L’idée de la Maison Perchée germe. La vie est faite de rencontres. Caroline – forte de son expérience dans entrepreneuriale – décide de s’engager entièrement à leur côté dans la réalisation du projet. Tous sont portés par la volonté de faire évoluer la psychiatrie en France et de s’investir pour la déstigmatisation des troubles psychiques. La Maison Perchée est lancée… interaction de rêves, de désillusions, d’espoir. Chacun y amène son vécu, sa révolte, sa bienveillance. Et bientôt d’autres se joindront !

Co-fondée par quatre jeunes adultes, dont trois directement concernés par la bipolarité et la schizophrénie, notre association fonctionne sur le principe de la pair-aidance, l’entraide mutuelle entre pairs.

Animée par des personnes souffrantes, la Maison Perchée adopte une approche non-médicalisée et ouverte à tous pour encourager une meilleure compréhension et appréhension de ces maladies. L’idée affichée et affirmée est celle-ci : "Nous croyons dans un monde où l’on peut vivre heureux sans cacher la maladie".

De nombreux programmes sont proposés :

– La Canopée : parcours de rétablissement en ligne au sein de la communauté de pair-aidants ;
– Le Cocon : si envie d’être écouté de manière approfondie par un pair aidant ayant un vécu similaire ;
– La Chrysalide : si envie de rejoindre un groupe de membres avec le même trouble, pour partager et apprendre des expériences mutuelles ;
– L’Envolée : si envie d’outils de soutien, de conférences, et d’un groupe pour partager ;
– Pair’chés : si envie d’aider d’autres jeunes et de te former à la pair-aidance.

21 novembre 2021

COVID : l’association SOS amitié Strasbourg reçoit 30% d'appels en plus, elle a besoin de dons !

En 2020, l’association d’écoute SOS amitié a vu ses appels augmenter de 30%. Elle lance un appel aux dons pour pouvoir accueillir de nouveaux bénévoles dans le Bas-Rhin et ouvrir deux nouvelles structures. Cela permettra de mieux répondre aux demandes.

L’association d’écoute SOS amitié existe à Strasbourg depuis 1964 et cette année, elle est submergée d’appels. En 2020, ils ont augmenté de 30%, ainsi l’association lance un appel aux dons pour pouvoir accueillir plus de bénévoles. "Ils sont obligés de venir à Strasbourg pendant un an avant d’avoir le droit de passer des appels depuis leur domicile. Donc pour quelqu’un qui habite à Wissembourg, Strasbourg ça fait un peu loin", explique Thérèse Jauffret, présidente de SOS amitié Strasbourg.

L’argent récolté servira aussi à la formation et aux consultations de psychologues des 54 bénévoles. L’an dernier, l’antenne de Strasbourg avait réussi à recruter vingt nouvelles personnes. Chacun d’entre eux passent 20 heures par mois à faire de l’écoute téléphonique, répondre à des mails et discuter avec des personnes en détresse. Mais leur nombre reste tout de même insuffisant car un appel sur trois reste sans réponse.

Même si les 12-25 ans restent majoritaires parmi les appelants, en quelques années, les motifs de leurs appels anonymes pour demander de l’aide ont changé. "Avant c’était beaucoup d’appels concernant des maladies psychiques comme la bipolarité ou la schizophrénie. Aujourd’hui le Covid laisse des traces, ce n'est pas terminé", précise la présidente.

"Les gens sont angoissés, il y a un certain malaise. Nous avons des appels de personnes qui ont été malade du Covid ou qui subissent un Covid long. Il y a aussi les gens qui ont perdu leur travail à cause de la crise sanitaire ou encore ceux qui ne veulent pas se faire vacciner", détaille-t-elle.

SOS amitié se retrouve donc à faire majoritairement de la prévention contre le suicide surtout sur le chat (fil de discussion). Il est ouvert de 13h à 3h du matin tous les jours. "C’est très souvent des choses difficiles, on a des jeunes qui ont des pensées suicidaires qui nous disent qu’ils vont passer à l’acte par exemple. On ne peut pas ignorer la détresse d’un jeune. Au téléphone on a plutôt des gens qui souffrent de solitude, qui veulent simplement discuter avec quelqu’un", détaille Thérèse Jauffret.

L’association a répondu à 700.000 appels venant de partout en France, en 2020. Grâce aux dons, l’association espère pouvoir prendre plus d’appels et aider d’avantage de personnes.


Infos pratiques : 
                            Écoute anonyme 24h/24 et 7j/7 
                            au 0972394050 (numéro national) 
                            et au 0388223333 (numéro de Strasbourg).

Le lundi 22 novembre, un nouveau point d'écoute SOS amitié sera inauguré à Colmar. Jusqu'à présent, seule l'antenne de Mulhouse réceptionnait les appels en provenance du Haut-Rhin, chiffrés à 17.000 en un an. L'association espère recruter des candidats écoutants.

Covid : l’association SOS amitié Strasbourg reçoit 30% d'appels en plus, elle a besoin de dons (francetvinfo.fr)