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26 avril 2022

#PsyStory : elles et ils racontent leur schizophrénie

Florent, Hervé, Claire, David, Anne, Marylou, Ester, Jules, Blaise… leur #PsyStory les raconte… en moins d’une minute ! Une manière de voir et d’entendre « les troubles psy autrement ! »

schizOdyssey est un site d’exploration de la schizophrénie à travers des dizaines de #PsyStory. Les PsyStory s’appuient sur un mouvement de libération de la parole lancé par les Journées de la Schizophrénie en partenariat avec de nombreuses organisations. Qu’ils soient experts de vécu, parents, soignants, amis, enseignants… les internautes racontent sur les réseaux sociaux un moment vécu avec une forte intensité émotionnelle qui a signifié pour eux une petite ou grande victoire, un petit pas ou une étape essentielle. schizOdyssey rassemble tous ces témoignages et raconte la schizophrénie autrement. La campagne sera également déclinée pour la bipolarité et les autres troubles psy.


Une PsyStory, c’est 1 minute surprenante pour raconter un moment de vie particulièrement marquant et en lien avec la schizophrénie.


Le spot TV et quelques-unes de ces #PsyStory à retrouver dans leur intégralité sur youtube !

#PsyStory : elles et ils racontent leur schizophrénie - Santé Mentale (santementale.fr)




25 avril 2022

[Recherche] : Un défaut de communication lors de troubles psychotiques

La communication entre les aires cérébrales est cruciale pour permettre au cerveau de traiter les signaux sensoriels et d’adopter une réponse comportementale appropriée. Or, des dysfonctionnements de ces voies de communication pourraient être fortement corrélés à l’apparition de la schizophrénie. 

Pour la première fois, une équipe de l’Université de Genève (UNIGE), dans le cadre du Pôle de recherche national Synapsy, a démontré ce phénomène chez l’être humain. En analysant l’activité cérébrale d’enfants, d’adolescent-es et de jeunes adultes avec un risque génétique de la maladie, les chercheurs/euses ont démontré que la diminution de l’activation des ondes gamma, connues pour leur rôle dans la bonne transmission des informations dans le cerveau, était corrélée à l’émergence de symptômes psychotiques avant même l’apparition de troubles véritables. 

Ces travaux sont à lire dans la revue The American Journal of Psychiatry. Ils permettent d’envisager un diagnostic très précoce de ces maladies. 

 Aberrant Developmental Patterns of Gamma-Band Response and Long-Range Communication Disruption in Youths With 22q11.2 Deletion Syndrome | American Journal of Psychiatry (psychiatryonline.org)



Un défaut de communication lors de troubles psychotiques - Communiqués de presse - UNIGE

24 avril 2022

TDAH : Les filles sont-elles moins diagnostiquées que les garçons ?

TDAH = trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité

Les filles pourraient être plus nombreuses qu'on ne le pense à en souffrir.

Emily Johnson-Ferguson's a souffert pendant longtemps de troubles alimentaires, qui étaient pour elle un moyen de ralentir la vitesse de fonctionnement de son esprit. Les différents médecins qui la suivaient pointaient du doigt le stress ou des problèmes familiaux. À 42 ans, elle a découvert la véritable origine du problème en étant diagnostiquée, très tardivement, comme ayant un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Ce trouble du neurodéveloppement affecte les capacités de concentration et s'accompagne parfois d'impulsivité ou d'hyperactivité. Tandis que l'image stéréotypée associée au TDAH est celle d'un jeune garçon turbulent à l'école, beaucoup de filles connaissent aussi cette condition sans forcément être diagnostiquées.

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Lire la suite de l'article sur SLATE :

23 avril 2022

[Replay Webconference] : Troubles psy et traumatismes : une association évidente ?

Troubles psy et traumatismes : une association évidente ?

Jeudi 28 avril 2022 à 18h


Au cours de notre vie, nous sommes confrontés de près ou de loin à des événements traumatisants, ayant des degrés d’intensité variable, sur des laps de temps divers, à des âges différents, et nous en sortons plus ou moins indemnes.

Mais alors… quand parle-t-on de syndrome de stress post-traumatique (SSPT), d’état de stress post-traumatique (ESPT)? Ces deux expressions veulent-elles dire la même chose? Quelle est leur répercussion sur la santé mentale? Sur quels critères le diagnostic est-il posé? Est-ce que les troubles psy en découlent? Les troubles psy sont-ils nécessairement associés à un événement traumatique ou un tel événement est-il l’élément déclencheur d’un trouble psy ? Comment s’en sortir ?


lien d'inscription : https://bit.ly/28-avr-18h




21 avril 2022

Ouverture de la PCH aux personnes handicapées psychiques qui en étaient exclues : une grande victoire !

20 avril 2022 : un jour à marquer d’une pierre blanche, grâce à la publication d’un décret relatif à la Prestation de compensation du handicap (PCH), un texte que les personnes handicapées psychiques et leurs familles attendaient depuis fort longtemps ! 17 ans après la loi du 11 février 2005, ce décret modifie les critères d’éligibilité à la PCH et à l’élément aide humaine de la PCH, et crée un nouveau domaine d’aide : le « soutien à l’autonomie ».

Le 15 février 2020, dans le cadre de la Conférence nationale du handicap (CNH), le Président de la République s’est engagé à une adaptation effective de la PCH aux handicaps psychiques, mentaux, cognitifs et aux troubles du neurodéveloppement, qui en étaient jusqu’alors exclus. En collaboration avec la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), la Caisse nationale pour la solidarité pour l’autonomie (CNSA) et les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), l’Unafam, Autisme France, Hyper-Supers TDAH et l’Unapei ont co-écrit le Décret n° 2022-570 du 19 avril 2022 relatif à la prestation de compensation du handicap. Il signe le combat mené sans relâche par nos associations pour améliorer l’accès aux droits des personnes handicapées. C’est notamment l’aboutissement du travail collectif et de l’engagement sans faille des bénévoles de l’Unafam depuis tant d’années.

La PCH est une aide financière qui permet de prendre en charge des frais liés au handicap de la personne. Son volet « aide humaine » sert à dédommager un aidant familial, à rémunérer une personne en emploi direct ou un service d’aide et d’accompagnement à domicile. C’est une aide indispensable pour le soutien à l’autonomie, la participation sociale, l’accès à un logement, à l’habitat inclusif entre autres. Or, jusqu’alors, les critères d’accès à la PCH étaient si restrictifs et inadaptés que la plupart des personnes handicapées psychiques en étaient exclues.

Le décret publié ce jour, suite aux travaux menés par nos associations au cours de ces dernières années, modifie le référentiel d’accès à la PCH afin d’améliorer les conditions d’octroi de la PCH aide humaine et de mieux prendre en compte les besoins des personnes en situation de handicap du fait d’altérations des fonctions mentales, cognitives, psychiques.

“Nos propositions de modifications règlementaires ont été testées par 3 MDPH et ont montré leur pertinence, elles ont été reprises dans ce décret : cette victoire couronne notre persévérance et le fruit d’un travail commun. C’est un tournant dans la compréhension des besoins des personnes concernées et cela répond à un enjeu de justice sociale, corrigeant ce qui était une discrimination dans l’accès à ce droit à compensation : le devoir de l’Etat est bien d’apporter des réponses aux besoins pour que chacun puisse vivre sa citoyenneté. Quand on a l’habitude des dossiers MDPH et des difficultés à obtenir la PCH, on voit que ce décret est un pas de géant pour les personnes handicapées psychiques. Nous restons mobilisés pour que sa mise en œuvre au 1er janvier 2023 soit effective.” déclare Roselyne Touroude, Vice-Présidente de l’Unafam.

Des millions de familles assurent déjà cette aide humaine au quotidien auprès de leur proche. Nous resterons vigilants et continuerons à travailler avec la CNSA, la DGCS, les MDPH et les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) pour que la mise en application de ce décret permette aux personnes handicapées psychiques, et plus largement à toutes celles en situation de handicap du fait d’altérations des fonctions mentales, cognitives, psychiques, d’obtenir les soutiens dont elles ont besoin dans leur vie quotidienne. 



20 avril 2022

Ukraine : comment aider les enfants exposés aux traumatismes de la guerre ?

Selon les estimations de l'UNICEF, 4,3 millions d'enfants, soit plus de la moitié des enfants vivant en Ukraine, ont été déplacés depuis le 24 février : plus de 1,8 millions d'enfants ont traversé la frontière pour se réfugier dans les pays voisins et 2,5 millions d'enfants ont « voyagé » à l'intérieur du pays. Dans certaines régions du pays, les enfants vivent terrés dans des caves pour se protéger des bombes. 


Quels sont les impacts de la guerre sur les enfants ? 

Comment organiser une prise en charge ?


Des questions auxquelles a répondu la Professeure Marie-Rose Moro, pédopsychiatre et directrice de la maison de Solenn (Paris). Pionnière de la psychiatrie transculturelle, elle est directrice scientifique de la revue L'Autre , qu'elle a fondée.


Lire l'article sur le site de Medscape :



Télécharger l'article :


https://drive.google.com/file/d/1zA01NCUyfy6rYrRFgyD7HRaCc0lcbkWK/view?usp=sharing

19 avril 2022

[Soirée débat] : "Hymne à l'inclusion"

"Hymne à l'inclusion" 


Soirée débat autour de la projection d’un film documentaire de Tarik BEN SALAH consacré à l’inclusion des personnes autistes en entreprise :


Mardi 26 avril 2022 de 18h à 20h30


Campus central de l’Université de Strasbourg
Institut Le Bel – Amphi 1
4 rue Blaise Pascal – 67000 STRASBOURG
(Station tram : Observatoire)


Toutes les informations en cliquant sur l'image :



https://drive.google.com/file/d/1tmPs9PJDcWuPvD4W-nZu_5B7Gd4__aVP/view?usp=sharing


Inscription auprès de  : m.patry@capemploi68-67.com

14 avril 2022

[Film] : "A la folie"

Le film "A la folie", signé Audrey Estrougo, plonge le spectateur dans l'intimité d'une famille confrontée à la schizophrénie et qui tente de vivre un quotidien normal entre amour et crises de larmes. 

En salle depuis le 6 avril 2022.



C'est l'histoire de deux sœurs, Emmanuelle, jouée par Virginie Van Robby, novice dans le cinéma et pourtant particulièrement imprégnée de son personnage, et Nathalie, interprétée par Lucie Debay. Emmanuelle s'apprête à rejoindre sa famille pour quelques jours à l'occasion de l'anniversaire de sa mère, accompagnée de son compagnon Baptiste. Elle le prévient que ce séjour familial risque d'être mouvementé. En cause, la maladie de sa sœur diagnostiquée schizophrène. Une fois sur place, ses craintes se confirment. Nathalie est instable, imprévisible, et Emmanuelle se heurte au déni de leur mère qui protège l'aînée malade.


Ce film, Audrey Estrougo l'a puisé dans son expérience personnelle. Comme Nathalie, son petit frère est atteint de schizophrénie. Et, comme Emmanuelle, elle a connu les déchirures et les tiraillements, la détestation et l'amour, propres à une famille touchée par le handicap psychique, qui s'aime « un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ». Si le cinéma s'est souvent emparé du sujet, à travers des films à sensation et de science-fiction, ce fut souvent dans une logique sensationnelle. A la folie se veut fidèle à la réalité à travers un scénario qui s'inspire du vécu. « Ce film vient nous donner une image franche, ni banalisée, ni édulcorée mais authentique de la vie d'une jeune fille souffrant de schizophrénie », indique la production, Damned films. Cette œuvre permet aussi de mieux comprendre les réactions des proches qui choisissent le déni, la fuite en avant ou la confrontation. Le format du film, « tourné en très courtes focales », permet ainsi d'être au plus près des acteurs et de leur psyché. Il montre enfin avec justesse la complexité de ce trouble qui ne se manifeste pas simplement par la présence de voix, comme le veut le cliché, mais via de multiples facettes : la provocation, l'inconscience de l'altérité, le changement d'humeur…


Réalisé en partenariat avec l'Union nationale de familles et amis de personnes malades et handicapées psychiques (Unafam) et PositivMinders, "A la folie" recouvre une dimension pédagogique importante, notamment dans le repérage des symptômes de la schizophrénie. 


PositiveMinders rappelle à ce titre qu'il existe un outil de détection précoce des psychoses afin d'éviter un retard de diagnostic. L'application « PsyQuiz » lancée elle aussi à l'occasion des Journées de la schizophrénie en mars 2022) permet de distinguer le vrai du faux des troubles psychiques ; un outil qui ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé mais permet de mieux s'informer. 

12 avril 2022

Prisons : le retour vers l’emploi des détenus handicapés

Quelle option d'emploi pour les détenus en situation de handicap ? 

Pour faciliter leur réinsertion sociale et professionnelle, le ministère de la Justice et l'Apajh signent une convention qui implique notamment des entreprises adaptées.

 « Au-delà du handicap, de la condamnation, ces femmes, ces hommes sont toujours des citoyens, et, si l'on souhaite faciliter la réinsertion, éviter la récidive, le travail est un bon levier d'éducation et de progression ». « Ces femmes et ces hommes » dont parle Jean-Louis Garcia, président de la l'Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh), ce sont des personnes détenues en situation de handicap. Preuve que le sujet reste tabou en France, il n'existe aucun chiffre récent permettant d'évaluer leur nombre. Cette association tente de les rendre visibles et se mobilise pour faciliter leur réinsertion par le travail.


L'Apajh a donc signé le 15 mars 2022, à la maison d'arrêt d'Amiens, une « Convention pluriannuelle d'objectifs 2022-2024 » avec les ministères de la Justice et de l'Insertion. Elle s'inscrit dans une feuille de route ministérielle engagée depuis plus d'un an pour favoriser de manière globale « l'insertion professionnelle des personnes placées sous-main de justice », « dans un objectif de prévention de la récidive ». Un détenu formé ou ayant travaillé en prison diminue en effet de près de moitié ses risques de récidiver et renforce ses perspectives de réinsertion, selon la Fondation de France et l'Institut Montaigne.


Sensibiliser le personnel pénitencier

Cette convention, qui concerne en premier lieu des personnes en situation de handicap mental et psychique, prévoit des séances de sensibilisation et de formation des personnels pénitentiaires sur les spécificités du handicap. Ils pourront ainsi proposer des ateliers à visée professionnelle adaptés et accompagner le détenu avec mise en œuvre, si besoin, d'un plan personnalisé de compensation (PCC) qui contient un volet consacré à l'emploi et la formation. Depuis un décret de mars 2021, des entreprises d'insertion par l'activité économique (IAE) et des entreprises adaptées (EA) qui emploient au moins 55% de travailleurs handicapés peuvent s'implanter en milieu carcéral. En Alsace, à la maison centrale d'Ensisheim (Haut-Rhin), les Ateliers de l'Ill ont fait figure de laboratoire depuis trois ans, avec le soutien de l'Apajh et de l'Agence régionale de santé (ARS) du Grand-Est. Les détenus en situation de handicap, principalement avec troubles psychiques, participent à des ateliers de production (câblage et travaux du bois) et dédiés à la citoyenneté (l'estime de soi, la capacité à prendre soin de soi, la participation sociale, les capacités à maintenir une activité). « Au-delà des activités proposées au sein de cet atelier adapté, ce sont aussi des habilités sociales retrouvées qui sont en jeu, au bénéfice de la personne elle-même pendant sa peine, et pour envisager une réinsertion réussie », explique l'Apajh.


Des antennes d'Esat et d'EA en prison

Fort de son succès, ce dispositif va être déployé ailleurs en France, avec deux antennes d'EA au sein des centres de détention de Poissy (Yvelines) et Châteauroux (Indre). Parallèlement, l'Établissement et service d'accompagnement par le travail (Esat) « Les grandes reuilles » à Bridoré (Indre-et-Loire) s'est engagé à accueillir des personnes condamnées à des travaux d'intérêt général. Selon l'administration pénitentiaire, quelque 20 000 détenus travaillent dans les établissements pénitentiaires dans 600 ateliers industriels du secteur de la métallurgie, la menuiserie, la confection textile, l'assemblage, le recyclage ou du conditionnement mais aussi dans l'économie de services avec par exemple des centres d'appels. Ouvrir ces ateliers à d'autres publics permettrait ainsi à des entreprises qui font face à des difficultés de recrutement de renforcer leurs équipes tout en répondant « à une logique républicaine », conclut Jean-Louis Garcia.



Prisons: le retour vers l'emploi des détenus handicapés