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09 août 2022

[Film] : Bateau thérapie : restaurer un bateau pour restaurer les hommes

Projet joliment intitulé "Bateau thérapie : restaurer un bateau pour restaurer les hommes"


Une expérience unique en France : un chantier naval thérapeutique lancé par Bernard de Vericourt. Cet usager de la santé mentale a choisi de se mettre au service d’autres porteurs de handicap mental. Le réalisateur Olivier Surville  a suivi toutes les étapes de la restauration du bateau. Un film touchant et édifiant sur le rétablissement et la pair-aidance. Un documentaire plein d’espoir produit par Wallraff, nouvel acteur dans le domaine du documentaire. Diffusion en octobre prochain ! 


Votre soutien à ce projet sera apprécié !


Issu d’une grande famille d’officiers, fils et petit-fils de marin, Bernard de Véricourt est ce que l’on appelle « un usager de la santé mentale « . En d’autres termes Il fréquente depuis une vingtaine d’années des établissements spécialisés et cela en raison d’un handicap psychique. Bernard a été diagnostiqué souffrant de troubles schizo-affectif qui ont chez lui provoqué des délires mystiques. Mais cette pathologie stabilisée depuis plus de 5 ans ne l’empêche pas de vivre à peu près normalement. Loin de là. Avec en sus beaucoup de générosité et d’altruisme.

Détenteur d’un CAP de charpentier de marine, Bernard a toujours eu l’idée d’apporter un réconfort et un soutien à des gens qui ont sensiblement le même parcours que lui. Alors un jour, avec ses économies et l’aide de quelques proches, il fait l’acquisition du « Dapherod », un Edel 2, petit voilier de 5,60 mètres fabriqué en 1967. La vétusté du bateau lui donne une idée : celle de faire restaurer ce bateau par des gens « comme lui ». Un magnifique projet vient de naitre. Il ne reste plus qu’à concrétiser la rénovation de ce bateau par des personnes en situation de fragilité sociale ou psychique.


Pour Bernard l’objectif est essentiel : « restaurer ce voilier c’est aussi restaurer la confiance en ceux qui prennent part au projet. Nous allons pouvoir tisser du lien social et bien sûr procurer un travail qui ait du sens.


C’est cette aventure humaine que le réalisateur Olivier Surville a choisi de filmer, des débuts de la restauration jusqu’à la mise à l’eau du voilier. La diffusion prévue de ce documentaire de 52mn est confirmée en octobre 2022.



Soutenez un documentaire "qui donne la pêche" sur la pair-aidance ! - Santé Mentale (santementale.fr)

08 août 2022

La santé mentale représente 14% des dépenses de santé

Data pathologies, nouvelle plateforme en open data lancé par l’Assurance Maladie le 20 juin dernier, permet de répondre à des questions comme : quels sont les effectifs de patients pris en charge pour ces différentes pathologies ? Comment évolue la prévalence ? Comment l’effectif est-il réparti sur le territoire français ? Quelles sont les dépenses remboursées affectées à chacune des pathologies identifiées ? La place, prépondérante, des maladies chroniques se confirme et la santé mentale représente à elle-seule 23,3 milliards d’euros, soit près de 14 % des dépenses totales si l’on regroupe les "maladies psychiatriques" et l’ensemble des "traitements chroniques par psychotropes".

L’Assurance Maladie poursuit ainsi sa démarche d’ouverture en matière de données de santé. Data Pathologies met ainsi à la disposition de tous les acteurs de la santé et du grand public les données sur la prise en charge des pathologies des Français, analysées chaque année sous la forme d’une cartographie médicalisée des dépenses.

"En 2020, ce sont les données de 66,3 millions de personnes qui ont été agrégées, représentant un montant global de dépenses de 168 milliards d’euros. Au total, plus d’1,5 milliard de feuilles de soins sont passées au crible par les experts de la Cnam pour rendre ainsi exploitables ces données"

https://www.santementale.fr/2022/07/la-sante-mentale-represente-14-des-depenses-de-sante/

07 août 2022

[Documentaire ] : Maladies mentales : SOS, familles en détresse

 Maladies mentales : SOS, familles en détresse

Documentaire

Realisateur: Bruno Timsit


Résumé du programme


En France plus de deux millions de personnes vivent avec un trouble psychique sévère : bipolarité, schizophrénie, trouble de la personnalité borderline… Des pathologies qui impactent l'entourage du patient. Soins infirmiers, surveillance médicale, ménage… Les proches doivent souvent assumer seuls toutes ces fonctions dans le huis clos familial.


Maladies mentales : SOS, familles en détresse en streaming - Replay France 5 | France tv


Diffusé le 01/08/22, disponible jusqu’au 08/08/22




[Recherche] : Les benzodiazépines n'ont eu aucun effet additif sur l'efficacité de la cariprazine

Gedeon Richter : les benzodiazépines n'ont eu aucun effet additif sur l'efficacité de la cariprazine, ni sur les symptômes totaux, ni sur l'hostilité ; la cariprazine avec et sans benzodiazépine était significativement meilleure que le placebo correspondant pour améliorer la schizophrénie aiguë

Entre le 4 et le 7 juin 2022, lors de la 30e réunion annuelle de l'Association européenne de psychiatrie (EPA), organisée virtuellement, de nouvelles analyses des études de la cariprazine sur la schizophrénie ont été présentées par Gedeon Richter Plc. 

Dans la communication orale du professeur Christoph U. Correll, il a été démontré que les benzodiazépines n'avaient aucun effet additif sur l'efficacité de la cariprazine, ni sur les symptômes totaux, ni sur l'hostilité. De plus, deux affiches scientifiques ont démontré que la cariprazine est une option de traitement prometteuse pour les patients atteints de schizophrénie chronique, ainsi que pour le traitement des symptômes affectifs chez les patients atteints de schizophrénie et de dépression bipolaire. Les antipsychotiques se sont avérés être efficaces pour traiter les symptômes positifs, mais la gestion des symptômes négatifs, cognitifs et affectifs reste souvent un défi. 

Dans sa communication orale, le professeur Correll a présenté une nouvelle analyse sur l'utilisation des benzodiazépines pendant le traitement par la cariprazine, montrant que la cariprazine avec et sans benzodiazépine était significativement meilleure que le placebo correspondant pour améliorer la schizophrénie aiguë du point de référence à la semaine 6, comme le montrent les réductions du score total PANSS. De plus, la cariprazine sans benzodiazépines a nettement surpassé le placebo correspondant pour améliorer les symptômes d'hostilité. D'autres résultats suggèrent que l'utilisation des benzodiazépines est associée à un âge plus élevé, à une durée de maladie plus longue et à un pronostic plus mauvais. Le potentiel de la cariprazine dans le traitement de la schizophrénie chronique a été étudié chez des patients qui étaient soit des patients atteints de schizophrénie aiguë qui souffraient de ce trouble depuis au moins 15 ans (c.-à-d. des patients schizophrènes à un stade avancé), soit des patients présentant des symptômes négatifs prédominants ([SNP] c.-à-d. des patients résiduels). 

Selon les résultats présentés sur une affiche, la cariprazine a démontré une supériorité par rapport au placebo dans le traitement de la schizophrénie à un stade avancé et a produit des améliorations numériquement plus importantes que la rispéridone dans la population de patients SNP résiduels. Des patients issus d'études sur la schizophrénie et la dépression bipolaire ont été inclus dans les analyses portant sur le potentiel de la cariprazine à améliorer les symptômes dépressifs. Les résultats (également démontrés sur une affiche) ont révélé que la cariprazine a nettement surpassé le placebo dans les populations atteintes de schizophrénie et de dépression bipolaire, comme en témoignent les réductions de l'échelle des syndromes positifs et négatifs (schizophrénie) et de l'échelle d'évaluation de la dépression de Montgomery-Åsberg (MADRS).



06 août 2022

Développer la psychonutrition dans la pratique clinique psychiatrique

Une information du Dr FOND :


L'article "Développer la psychonutrition dans la pratique clinique psychiatrique"(en français, une fois n'est pas coutume) est disponible en libre accès jusqu'au 16 septembre sur ce lien :


https://authors.elsevier.com/a/1fUWvoBtsP4V




05 août 2022

Élisabeth Borne annonce des concertations santé pour septembre

La Première ministre a prononcé le 6 juillet sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Après avoir détaillé sa vision du « bâtir ensemble », Élisabeth Borne a partagé l’ « ambition que porte (son) gouvernement ». Sur la santé, des concertations devraient ainsi débuter « dès septembre ».


Sur le sujet du handicap, Élisabeth Borne a annoncé une conférence nationale début 2023 et une réforme de l’allocation adulte handicapé, pour laquelle « nous partirons du principe de la déconjugalisation ».



Élisabeth Borne annonce des concertations santé pour septembre | Le Généraliste (legeneraliste.fr)

04 août 2022

[Radio] : Full santé mentale

Le CREHPSY Grand-Est antenne Lorraine met en place depuis septembre 2021 un partenariat avec la radio locale RCN (Radio Caraib Nancy), ainsi qu’ESPOIR 54  l’association "Bipolaire, Si tu savais" pour informer, sensibiliser et déstigmatiser la santé mentale. 

Après dix émissions, ils sont à la recherche de financements afin de péreniser l’aventure (2022/2023) !

03 août 2022

Régime cétogène : un espoir pour soigner les maladies mentales

Le régime cétogène est utilisé à des fins thérapeutiques depuis près de 100 ans, notamment chez les personnes épileptiques et plus récemment dans les maladies neurodégénératives, le cancer ou encore le diabète. Le Dr Albert Danan, psychiatre à Toulouse, a évalué son efficacité chez des patients atteints de troubles mentaux graves. Il nous livre ses explications.

Maladies mentales : pourquoi tenter le régime cétogène ?

Les troubles mentaux, tels que la bipolarité, la schizophrénie ou la dépression sont souvent difficiles à traiter, les traitements mis en place sont rarement efficaces sur le long terme, et peu de patients « guérissent ». Les patients présentent également souvent des troubles métaboliques (hypertension, hyperglycémie, insulinorésistance) qui s’aggravent au fil des années. Ils peuvent se retrouver en surpoids ou en obésité, ce qui constitue non seulement un motif d’arrêt du traitement médicamenteux mais également un facteur de risque de décès prématuré. « Les limites des traitements conventionnels, les nombreuses rechutes, la qualité de vie médiocre ainsi que la catastrophe métabolique provoquée par les traitements m’ont amené à proposer le régime cétogène à mes patients » explique le Dr Danan.

Et c’est assez logique car le régime cétogène est efficace pour traiter l’épilepsie, une maladie neurologique. Il est probable qu’il puisse aussi aider à la prise en charge des maladies psychiatriques. En effet, les deux types de maladies sont liés au cerveau et partagent des désordres biochimiques communs, citons par exemple un métabolisme du glucose altéré ou une mauvaise régulation des systèmes de neurotransmetteurs. « Le régime cétogène permet de prendre en charge les troubles métaboliques sérieux dont sont atteints les patients, ce qui est primordial » précise Albert Danan. « Et j’avais moi-même été témoin de l’amélioration des symptômes autistiques chez une personne qui suivait le régime cétogène, c’est comme ça que je me suis intéressé à ce régime pour traiter les maladies psychiatriques » poursuit-il.

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01 août 2022

L’Inserm et le CNRS vont piloter un programme d’envergure sur la recherche en psychiatrie

Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé le 18 juillet 2022 un effort inégalé pour la recherche en psychiatrie en dotant de 80 millions d’euros sur cinq ans, le programme PROPSY (Projet-programme en psychiatrie de précision) porté par l’Inserm et le CNRS dans le cadre des Programmes et équipements prioritaires de recherche (PEPR). 

Avec ce programme de recherche ambitieux centré sur quatre des troubles psychiatriques les plus invalidants, l’Inserm et le CNRS ambitionnent de développer la psychiatrie de précision pour révolutionner le diagnostic de ces troubles et la prise en charge des patients.

Porté conjointement par l’Inserm et le CNRS, le projet s’appuiera sur des partenaires aux compétences reconnues et complémentaires tels que la Fondation FondaMental, le CEA, Sorbonne Université, l’Université de Bordeaux, l’Université de Lille, l’Université de Paris et l’Université Paris Est Créteil. 

https://www.santementale.fr/2022/07/linserm-et-le-cnrs-vont-piloter-un-programme-denvergure-sur-la-recherche-en-psychiatrie/