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28 août 2022

[A voir absolument] : Un clip pour changer les regards sur les handicaps

Le clip des élèves scolarisés en Ulis (unités localisées pour l'inclusion scolaire) au collège Albert-Camus de Soufflenheim a été mis en ligne et présenté au public le mardi 28 juin.

Les nombreux spectateurs, les élèves ayant participé au projet et leurs parents, les partenaires et des personnalités locales et académiques, ont été émus par les mots forts des élèves, évoquant leur handicap et la difficulté d’accepter les moqueries ou même parfois les coups de leurs camarades.

Ce clip joyeux et pétillant, préparé depuis de longs mois , ambitionne de faire changer le regard des petits et grands, et ceci dans tous les milieux, sur les différents handicaps, visibles ou invisibles.


Le chanteur Jean-Jacques Goldman leur a écrit une carte postale pour les féliciter.



26 août 2022

[Documentaire] : Mon enfant après moi

"Tous les parents qui ont des enfants handicapés gardent toute leur vie un fond d’inquiétude. Quand on avancera en âge, que deviendra notre enfant ?

Parents vieillissants d’adultes handicapés, ils s’inquiètent de la vie de leur enfant après leur disparition. Une plongée bouleversante dans le quotidien d’une maison d’accueil familial en Vendée, qui leur offre la perspective d’un avenir apaisé.

Adoptée à 3 mois et victime d’une agression en 2016 qui l’a privée de son autonomie et l'a "stressée", répète-t-elle, Marie-Madeleine, trisomique, vit sous le regard aimant et protecteur de sa mère, Annie. Laquelle, à 74 ans, sent son énergie décliner et son inquiétude croître pour l’avenir de sa fille trentenaire, amenée à lui survivre après sa disparition. Dédiée aux parents isolés en charge d’enfants handicapés, la maison d’accueil du Boistissandeau, en Vendée, leur apporte alors le réconfort d’une solution, quand les pouvoirs publics tardent à prendre la mesure du désarroi des familles confrontées à cette situation. Dans un château entouré d’un parc arboré, l’institution aux allures de foyer collectif croise les destins de ces parents démunis et de leurs enfants qu’elle accompagne avec douceur, entre sorties, piscine, Scrabble et confiance partagée. À 103 ans, la vaillante doyenne, Odette, sait désormais qu’elle peut partir en paix, avec la certitude que son fils Pascal, 63 ans, sera bien entouré dans ce lieu où il a trouvé ses repères.

Passage de relais

Avec sensibilité et à juste distance, Martin Blanchard a suivi cette fragile communauté mouvante, composée par une structure unique, qui assiste les familles dans un délicat passage de relais, entre soulagement et apprentissage des règles de la collectivité, fin de l’isolement et difficultés à renoncer au lien d’exclusivité unissant les parents aux enfants. Mettant en lumière un enjeu de société rarement abordé, le film souligne aussi l’urgence de s’en préoccuper, à l’heure où l'espérance de vie des personnes handicapées ne cesse de progresser. Irriguée par les torrents d’amour entre ses protagonistes, combattants fourbus du quotidien pour les plus anciens, une émouvante ode à la vie malgré tout, en même temps qu’un éloge discret de la différence.

Réalisation : Martin Blanchard

A voir sur Arte

25 août 2022

Gènes de susceptibilité dans la schizophrénie

Dans un éditorial pour le British Journal of Psychiatry, le professeur (britannique) de psychiatrie David Curtis rappelle qu’on a désormais identifié « des gènes dans lesquels des variants rares et nocifs augmentent considérablement le risque de développer une schizophrénie » et que ces découvertes pourraient « influencer notre perception générale de la maladie mentale », en apportant en particulier "des informations sur l’étiologie de la schizophrénie", sans négliger la possibilité (proche ou lointaine ?) qu’une compréhension accrue des mécanismes biologiques sous-jacents puisse « éventuellement conduire à de meilleurs traitements. »

Des variantes génétiques à risque


Ainsi, les résultats de l’étude collaborative SCHEMA[1] (concernant les données de séquence d’exome[2] chez 24 248 personnes atteintes de schizophrénie et 97 322 sujets-témoins) « impliquent clairement dix gènes conférant un risque substantiel dans l’étiologie de la schizophrénie. »

L’auteur précise que pour chacun de ces gènes, « des variantes génétiques rares se trouvent plus fréquemment » chez les personnes atteintes de schizophrénie que chez les sujets-témoins. Pour certains gènes, on estime que ces variantes génétiques « augmentent le risque de développer cette maladie d’un facteur dix ou davantage. »

Alors que les chercheurs se sont intéressés à des « variantes extrêmement rares », présumées à l’origine d’une « perte complète de la fonction d’un gène ou d’un produit protéique gravement endommagé », ils ont découvert que pour les dix gènes en question, il existe « un excès de telles variantes statistiquement significatif » chez les personnes avec schizophrénie, « même après correction pour tester des milliers de gènes. »


So what ?

Le Pr Curtis note que l’implication de variants « dans plusieurs gènes différents » susceptibles de « causer séparément la schizophrénie » n’implique pas forcément l’existence de « différents sous-types de schizophrénie », dans la mesure où il est courant, en génétique, « de reconnaître qu’un syndrome particulier peut résulter de variants dans différents gènes. »

Ces variants peuvent concerner « des formes plus ou moins sévères de la maladie » ou une expression atypique, mais « il n’existe pas de corrélation claire » entre le facteur de risque génétique et son effet phénotypique.

En résumé, les résultats actuels apportent « très peu de preuves » que les sujets avec l’un de ces variants génétiques identifiés relèvent d’une « forme de schizophrénie différente en termes de présentation, de gravité ou de réponse au traitement. »


Curtis D. Identification of specific genes involved in schizophrenia aetiology - what difference does it make? Br J Psychiatry. 2022 Aug;221(2):437-439. doi: 10.1192/bjp.2021.153. PMID: 35382908.





JIM.fr - Gènes de susceptibilité dans la schizophrénie

23 août 2022

Sylvie Retailleau, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en visite à l’UPEC le 5 juillet 2022

La ministre s’est rendue à la faculté de Santé de l’UPEC (Université Paris-Est Créteil), où elle a découvert l'Institut Mondor de Recherche Biomédicale (IMRB) et ses activités. 

Elle a visité l'unité mixte de recherche qui porte le projet PROPSY : au service de la recherche médicale en psychiatrie, ce programme vise à étudier les mécanismes sous-jacents, les causes et les conséquences des facteurs de risque en psychiatrie, afin de développer une nouvelle filière biomédicale française en santé mentale. Piloté par l’Inserm et le CNRS, le projet PROPSY est mené en partenariat avec la Fondation FondaMental, l’Université Paris-Est Créteil, le CEA, Sorbonne Université, l’Université de Bordeaux, l’Université de Lille et l’Université de Paris. 

La ministre a ainsi pu échanger avec l’équipe de NeuroPsychiatrie Translationnelle de Marion Leboyer autour ce projet ambitieux pour développer la psychiatrie de précision sur l’ensemble du territoire et découvrir leurs travaux centrés sur 4 des troubles les plus invalidants : le trouble bipolaire, les troubles dépressifs majeurs, la schizophrénie et les troubles du spectre de l’autisme.





Sylvie Retailleau, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en visite à l’UPEC (u-pec.fr)

22 août 2022

7 septembre : J’AIDE UN.E PROCHE… L’EPUISEMENT, ON EN PARLE ?

Le CIDFF67 dans le cadre d’un appel à projet porté par la CPAM, propose un atelier de prévention des risques d’épuisement à destination des proches aidant.e.s. Cet atelier animé en partenariat avec la Plateforme de Répit et d’Accompagnement le Trèfle, aura comme but d’ouvrir la parole sur ce sentiment représentatif de l’aide apportée à un.e proche.

J’AIDE UN.E PROCHE… L’EPUISEMENT, ON EN PARLE ?


Mercredi 7 septembre 2022 à 14h


CIDFF du Bas-Rhin – 1 rue de la Vieille Ile – 67500 HAGUENAU


Le CIDFF du Bas-Rhin en lien avec la CPAM, et en partenariat avec la Plateforme de Répit et d'Accompagnement le Trèfle, propose un atelier de prévention des risques d'épuisement à destination des proches aidant.e.s.

 

Il n'est pas nécessaire de s'inscrire.

Informations :

Ilona STAERLE - CIDFF67 - 03 88 32 03 22 - 07 66 85 95 03 - istaerle@cidff67.fr 



21 août 2022

CPTS, COSEN ????? Keksekça ?

CPTS = Communauté Pluriprofessionnelle Territoriale de Santé 

COSEN = Communauté Pluriprofessionnelle Territoriale de Santé (CPTS) de l’Eurométropole Nord

La COSEN est une association de droit local créée par des professionnels de santé. Elle rassemble les acteurs de santé de son territoire autour de projets co-construits. Elle a pour but d’apporter une réponse coordonnée aux besoins sanitaires et médico-sociaux de la population du territoire, et réduire les inégalités de santé. Elle agit en renforçant la coordination interprofessionnelle, et en développant les échanges.

La CPTS est constituée d’un bureau et d’un Conseil d’Administration composé de 6 collèges.

Dans le Collège 5 des usagers siège la présidente de l’association Troubles psychiques-Tous partenaires.

Pour tout savoir sur la COSEN :

La COSEN, CPTS Eurométropole Strasbourg Nord 

20 août 2022

Schizophrénie : Le Docteur NUSS nous dit tout !

Dans cette vidéo Live-Doctors (programme sponsorisé par l'organisme Retraite Plus), le Docteur Philippe Nuss, psychiatre, ancien interne des hôpitaux psychiatriques, Docteur en sciences et praticien hospitalier, responsable de l’unité de psychiatrie de jour à l’hôpital Saint Antoine et chercheur à l’UMR 7203, nous explique comment il a mis en place des groupes d'accompagnement des parents.

Selon le Dr Nuss, ces patients schizophrènes sont des jeunes qui sont extrêmement perdus et qui ont absolument besoin du soutien de leurs parents. Généralement, les familles passent d'abord par un stade de rejet du diagnostic et de refus du traitement. Ensuite, une fois ce stade passé, il est possible de les aider eux-mêmes à aller mieux. En effet, en allant mieux, ils montreront à leur enfant qu'il ne leur pèse pas.

Ce travail d’élaboration prend du temps et doit absolument se faire entre le soignant et la famille afin que celui ci puisse avoir un projet de vie qui fait sens.

Comment s'adresser aux patients schizophrènes ?

Selon le Dr Nuss, ces patients sont perplexes devant l’ambiguïté des stimulis qu'ils reçoivent. Leur défense, c’est de vivre dans un délire qui explique ces phénomènes. Il faut donc d'abord travailler sur la perception qu'ils ont du monde, la partager et leur expliquer que le traitement les aidera à modifier leur capacité perceptive problématique.

Pour en savoir plus sur le sujet, regardez la video suivante :

Voir la vidéo (6mn36)

Schizophrénie : Le Docteur Nuss nous dit tout! (retraiteplus.fr)

Pour en savoir plus, regardez les autres vidéos de notre chaîne Youtube Live Doctors !

https://www.youtube.com/watch?v=egziAHRkUnU



19 août 2022

[Solidarité] : Courir en tête à l'EPSAN

Soutenons la lutte contre les maladies mentales !

du 9 septembre à 12h au 10 septembre à 12h

Vous souhaitez faire un geste solidaire, venez faire un tour pour nous, chez nous, même en marchant…

Vous êtes sportifs ? Venez transformer votre jogging ou votre entrainement en une sortie solidaire ! ½h, 1h, ou plus, seul ou en groupe, en famille, entre amis…

Vous êtes une équipe, un club, une classe, un groupe d’amis ? Venez tenter un relais 3h, 6h, 12h ou 24h ! (avec toujours au moins un coureur sur le parcours).

Inscription sur place à partir de 11h vendredi 9 septembre.

Départ possible à toute heure (sauf pour les 24h départ 12h le 09/09)

Vestiaires, douches, locaux de détente et pour dormir (n’oubliez pas votre sac de couchage)

Petite restauration possible pendant les 24h : Tartes flambées vendredi midi et soir et samedi midi.

Animations assurées : musique, jeux, démonstrations, ateliers pour les enfants, programme à venir.

24 heures de course à pied, marche, seul, à plusieurs ou en relais

Cela se passe à BRUMATH, à l'EPSAN



17 août 2022

Le CBD permet de réduire l'intensité des crises d'angoisse selon une étude pilote

Le CBD, ou cannabidiol, est une substance issue du cannabis. Une étude australienne teste ses effets thérapeutiques sur les crises d'angoisse. Le début d'une histoire scientifique déjà prometteuse. 

Une petite étude pilote menée par Orygen, un centre médical australien spécialisé dans la santé mentale des jeunes, présente des résultats prometteurs sur l'effet du CBD pour soulager les crises d'angoisse chez les patients pour lesquels les traitements conventionnels ne fonctionnent pas.

« Nous voyons que de plus en plus de jeunes adultes expérimentent l'anxiété, c'est une forme de maladie mentale chez les jeunes et nous avons un besoin urgent d'innovation thérapeutique, explique le professeur Patrick McGorry et directeur exécutif d'Orygen. Le cannabidiol est une option prometteuse qui apparaît sûre et efficace. Nous avons besoin de recherches scientifiques pour confirmer cela et explorer son intérêt ».

Lire l'article ICI




16 août 2022

Cervelet : une nouvelle fonction "sociale" ?

Notre « petit cerveau », le cervelet, a bien plus de rôles à jouer dans nos comportements que prévu : il serait notamment essentiel à la socialisation.

Mais à quoi sert donc le cervelet, ce petit cerveau situé à l’arrière du gros qui contient pourtant autant de neurones que son frère ? On a longtemps pensé qu’il ne participait qu’aux fonctions motrices, à la coordination des mouvements et à l’équilibre, mais l’on découvre depuis peu qu’il intervient aussi dans des fonctions cognitives supérieures. Par exemple, quand on « éteint » les neurones de l’un de ces noyaux, cela provoque un appétit insatiable. 


Autre fonction envisagée : un rôle dans la socialisation. En effet, il y a trois ans, des chercheurs américains ont montré que si l’on « inactive » certains neurones du cervelet se projetant dans le système limbique – le réseau cérébral émotionnel, dit « de la récompense », situé au cœur du grand cerveau –, alors on rend des souris réticentes à l’idée d’approcher des congénères inconnus… Comme si elles ne souhaitaient plus « socialiser ».


Pour approfondir l’importance du cervelet dans la socialisation, Laura Cutando, de l’université de Montpellier, et ses collègues se sont donc intéressés à la dopamine, souvent appelée « molécule du plaisir », mais qui est en fait l’un des principaux neurotransmetteurs du système cérébral de la récompense : la dopamine colore nos pensées d’émotions et nous pousse à agir. En combinant des techniques d’analyse du contenu de cellules et d’imagerie, les chercheurs ont d’abord révélé, chez les souris, la présence de récepteurs particuliers de la dopamine – les récepteurs D2 – principalement sur un seul type de neurones du cervelet : les cellules de Purkinje, celles justement qui connectent le petit cerveau à son grand frère. Ensuite, avec des techniques d’électrophysiologie, Cutando et ses collègues ont prouvé que la dopamine régule bien l’activité des cellules de Purkinje, leurs récepteurs D2 étant donc fonctionnels. Mais pour faire quoi ?


Il fallait maintenant inactiver ces récepteurs dans le cervelet des souris afin de déterminer leur rôle dans le comportement de sociabilité des rongeurs ; ce que les scientifiques ont réalisé en créant des souris génétiquement modifiées pour ne plus l’exprimer. Conséquence : les animaux dépourvus de récepteurs D2 étaient bien plus sociables que leurs congénères, et ne présentaient aucune difficulté motrice. Par exemple, lors d’un des différents tests effectués par les chercheurs, les souris avaient le choix entre rester dans leur chambre, aller visiter une autre pièce où se trouvait un congénère déjà connu, ou encore aller visiter une autre chambre abritant une nouvelle souris qu’elles n’avaient jamais côtoyée. Ainsi, les souris exprimant moins de récepteurs D2 s’approchaient plus volontiers, que les rongeurs « normaux », du nouveau venu…


Mais d’où vient la dopamine qui stimule le cervelet et interviendrait ainsi dans les comportements sociaux ? Emmanuel Valjent, qui a dirigé cette étude, et ses collègues ont « observé des neurones qui relient le réseau cérébral de la récompense au cervelet, et qui fonctionnent avec de la dopamine ou de la noradrénaline. Mais on ignore encore si ce sont eux qui sécrètent la dopamine qui, à son tour, module l’activité des cellules de Purkinje ». Voilà donc de quoi redorer le blason de notre petit cerveau et probablement stimuler l’intérêt des chercheurs pour déterminer son implication dans les pathologies associées à des troubles des relations sociales, comme l’autisme, la schizophrénie ou la bipolarité…



Cervelet : une nouvelle fonction « sociale » ? | Cerveau & Psycho (cerveauetpsycho.fr)