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05 septembre 2022

Handicap invisible : un guide pour les employeurs publics

Comment repérer le handicap invisible d'un salarié et aménager au mieux son poste de travail ? Réponse en 67 pages dans le guide pratique dédié aux employeurs du public, édité en juin 2022 par le Fiphfp. Disponible en ligne !


Retards, absences, congés maladies à répétition, fatigabilité, oublis ou encore évitement sont autant de signaux qui doivent alerter un employeur. Ils laissent à penser, selon le guide publié en juin 2022 par le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (Fiphfp), que l'employé peut être porteur d'un handicap invisible. Fibromyalgie, endométriose, handicap psychique, sclérose en plaques… 80 % des handicaps ne sont pas perceptibles (article en lien ci-dessous). Ce livret de 67 pages, disponible en ligne (à télécharger dans le lien ci-dessous), s'adresse aux accompagnants ou encadrants dans la fonction publique des personnes atteintes de « maladies chroniques ou de troubles de type psychique, cognitif, du développement ». Malgré ce caractère invalidant, elles ne sont pas toujours bénéficiaires de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés (BOETH), par choix car « elles préfèrent taire leur handicap » ou parce que « l'invisibilité tient alors au labyrinthe administratif ».


La concertation de l'équipe pro


Or il est possible « d'aider ces personnes en respectant leur désir éventuel de discrétion », fait savoir le Fiphfp. Pour accompagner au mieux les employeurs dans cette démarche, le guide s'articule en quatre grandes thématiques. La première aborde les signaux facilement identifiables pour repérer un handicap invisible au travail. A chaque fois, une liste de plusieurs principes à adopter est proposée avec des exemples de bonnes pratiques. A commencer par la concertation avec les acteurs clés, supérieurs, employés, médecins, psychiatres, représentants syndicaux, qui « facilite le retour au travail ».


Rappel des droits des salariés


Le deuxième grand axe référence l'ensemble des ressources humaines dont dispose l'employeur pour « organiser une capacité d'écoute ». Il peut en effet faire appel au médecin du travail, aux référents et correspondants handicap (article en lien ci-dessous), aux acteurs de la direction des ressources humaines, aux managers de proximité ou encore aux représentants du personnel. L'avant-dernière partie rappelle les droits du salarié en situation de handicap : l'aménagement de son poste de travail et de ses horaires (notamment la mise en place de temps partiel), le Congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS), le télétravail, les formations adaptées, les procédures de reclassement…


Quelles aides ?


Enfin, le guide présente les dispositifs du Fiphfp que peuvent mobiliser les employeurs publics : la Prestation spécifique d'orientation professionnelle (PSOP) qui facilite l'élaboration d'un nouveau projet professionnel lorsque le maintien dans le poste de travail n'est pas possible ; les Prestations d'appui spécifique (PAS) qui mettent en œuvre des expertises et des conseils ou encore le job coaching sans reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), similaire au dispositif d'emploi accompagné qui permet le maintien de l'emploi dans le milieu ordinaire mais sans avoir nécessairement obtenu une RQTH.


Handicap invisible : un guide pour les employeurs publics




Télécharger le guide

03 septembre 2022

SantePsyJeunes.fr, le nouveau site d'information en santé mentale pour les adolescents et jeunes adultes

SantePsyJeunes.fr est un site d’information en santé mentale dédié à la prévention, la détection et l’intervention la plus précoce possible des troubles psychiques émergents afin de maximiser les chances de rétablissement. Il s'adresse principalement aux adolescents et jeunes adultes.


Ce site vous proposera un ensemble d’outils et de ressources pour faciliter la compréhension des troubles, le repérage des premiers signes et l’orientation vers les centres spécialisés.


SantePsyJeunes.fr est le fruit d’un travail collaboratif d’experts du réseau Transition en interaction avec les membres de l’association La Maison Perchée dans le cadre du projet de Recherche Hospitalo-Universitaire (RHU) PsyCARE
Actuellement en construction, nous avons besoin de votre avis pour une amélioration du contenu.


Pour participer au sondage, cliquez ici : Sondage Sante Psy Jeunes


Pour avoir accès au site, cliquez ici : https://dev.psy-care.fr



SantePsyJeunes.fr, le nouveau site d'information en santé mentale pour les adolescents et jeunes adultes | GHU Paris psychiatrie & neurosciences (ghu-paris.fr)

02 septembre 2022

Vaccination anti-Covid chez les malades mentaux : un succès.

Résultats des données nationales du Système National des Données de Santé

Nous avons montré dans trois études publiées en 2020 et 2021 que les personnes présentant des maladies mentales comme la schizophrénie ou les troubles bipolaires avaient plus de risque de mourir d’une infection à COVID-19, de par des différences de prises en charge et/ou des différences immunologiques.


L’objectif de cette étude, publiée dans la prestigieuse revue European Archives of Psychiatry and Clinical Neuroscience, était d'évaluer les résultats après un an de campagne de vaccination contre le Covid-19.


Nous avons utilisé les données du fichier national médico-administratif français (SNDS) et du téléservice de vaccination Covid du 4 janvier 2021 (date d'activation du téléservice) au 30 janvier 2022. Au 30 janvier 2022, le taux de première injection en France était de 80,2% (54 millions de personnes) et le taux de rappel de vaccination était de 78,3% (52,7 millions de personnes). À l'exception du trouble de l'usage des opioïdes, toutes les personnes souffrant de maladies chroniques ou présentant des facteurs de risque de mauvais résultats Covid-19 (par exemple, le tabagisme et l'obésité) avaient des taux de vaccination plus élevés que la population générale (de 83,4 % à 94,5 % contre 78,3 %). Cependant, les quatre maladies classées en dernière position, tant pour la vaccination initiale que pour la vaccination de rappel, étaient les troubles mentaux : troubles liés à l'alcool (86 et 84,3 %), troubles psychiatriques du neurodéveloppement (85,3 et 83,7 %), schizophrénies (85 et 83,4 %) et troubles liés à l'utilisation d'opioïdes (72,9 et 69,4 %).


Les psychiatres ont donc réussi leur pari : leurs patients sont mieux vaccinés que la population générale, à l’exception des personnes dépendantes aux opioïdes qui représentent une population particulière. Cependant, ces taux étaient inférieurs à ceux d'autres maladies chroniques à risque augmenté de mortalité par Covid-19. Nous avons également retrouvé d’importantes disparités géographiques, avec des taux de vaccinations effondrés outre-mer. 


One-year results from the vaccination campaign against Covid-19 infection in 47 million individuals with severe mental disorders and other chronic diseases.

lien de l'étude : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35969276/ 

Dr Guillaume FOND @guillaumefond 




30 août 2022

Le FIPHFP revalorise ses aides en faveur de l'emploi des personnes en situation de handicap

Afin de compenser l’inflation en France, le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique (FIPHFP) revalorise certaines de ses aides en faveur de l’emploi des personnes handicapées. Ces revalorisations prendront effet le 1er septembre 2022.

Le FIPHFP annonce également le début du déploiement d’un programme exceptionnel visant à accompagner les employeurs publics sur quatre axes prioritaires : l’accessibilité numérique, l’évolution de carrière des travailleurs handicapés, les nouveaux modes et lieux de travail, ainsi que l’accompagnement des personnes ayant un handicap invisible.

Les premières mesures d’application ont été prises lors du Comité national du FIPHFP, le 30 juin dernier.


https://www.fiphfp.fr/actualites-et-evenements/actualites/le-fiphfp-revalorise-ses-aides-en-faveur-de-l-emploi-des-personnes-en-situation-de-handicap

28 août 2022

[A voir absolument] : Un clip pour changer les regards sur les handicaps

Le clip des élèves scolarisés en Ulis (unités localisées pour l'inclusion scolaire) au collège Albert-Camus de Soufflenheim a été mis en ligne et présenté au public le mardi 28 juin.

Les nombreux spectateurs, les élèves ayant participé au projet et leurs parents, les partenaires et des personnalités locales et académiques, ont été émus par les mots forts des élèves, évoquant leur handicap et la difficulté d’accepter les moqueries ou même parfois les coups de leurs camarades.

Ce clip joyeux et pétillant, préparé depuis de longs mois , ambitionne de faire changer le regard des petits et grands, et ceci dans tous les milieux, sur les différents handicaps, visibles ou invisibles.


Le chanteur Jean-Jacques Goldman leur a écrit une carte postale pour les féliciter.



26 août 2022

[Documentaire] : Mon enfant après moi

"Tous les parents qui ont des enfants handicapés gardent toute leur vie un fond d’inquiétude. Quand on avancera en âge, que deviendra notre enfant ?

Parents vieillissants d’adultes handicapés, ils s’inquiètent de la vie de leur enfant après leur disparition. Une plongée bouleversante dans le quotidien d’une maison d’accueil familial en Vendée, qui leur offre la perspective d’un avenir apaisé.

Adoptée à 3 mois et victime d’une agression en 2016 qui l’a privée de son autonomie et l'a "stressée", répète-t-elle, Marie-Madeleine, trisomique, vit sous le regard aimant et protecteur de sa mère, Annie. Laquelle, à 74 ans, sent son énergie décliner et son inquiétude croître pour l’avenir de sa fille trentenaire, amenée à lui survivre après sa disparition. Dédiée aux parents isolés en charge d’enfants handicapés, la maison d’accueil du Boistissandeau, en Vendée, leur apporte alors le réconfort d’une solution, quand les pouvoirs publics tardent à prendre la mesure du désarroi des familles confrontées à cette situation. Dans un château entouré d’un parc arboré, l’institution aux allures de foyer collectif croise les destins de ces parents démunis et de leurs enfants qu’elle accompagne avec douceur, entre sorties, piscine, Scrabble et confiance partagée. À 103 ans, la vaillante doyenne, Odette, sait désormais qu’elle peut partir en paix, avec la certitude que son fils Pascal, 63 ans, sera bien entouré dans ce lieu où il a trouvé ses repères.

Passage de relais

Avec sensibilité et à juste distance, Martin Blanchard a suivi cette fragile communauté mouvante, composée par une structure unique, qui assiste les familles dans un délicat passage de relais, entre soulagement et apprentissage des règles de la collectivité, fin de l’isolement et difficultés à renoncer au lien d’exclusivité unissant les parents aux enfants. Mettant en lumière un enjeu de société rarement abordé, le film souligne aussi l’urgence de s’en préoccuper, à l’heure où l'espérance de vie des personnes handicapées ne cesse de progresser. Irriguée par les torrents d’amour entre ses protagonistes, combattants fourbus du quotidien pour les plus anciens, une émouvante ode à la vie malgré tout, en même temps qu’un éloge discret de la différence.

Réalisation : Martin Blanchard

A voir sur Arte

25 août 2022

Gènes de susceptibilité dans la schizophrénie

Dans un éditorial pour le British Journal of Psychiatry, le professeur (britannique) de psychiatrie David Curtis rappelle qu’on a désormais identifié « des gènes dans lesquels des variants rares et nocifs augmentent considérablement le risque de développer une schizophrénie » et que ces découvertes pourraient « influencer notre perception générale de la maladie mentale », en apportant en particulier "des informations sur l’étiologie de la schizophrénie", sans négliger la possibilité (proche ou lointaine ?) qu’une compréhension accrue des mécanismes biologiques sous-jacents puisse « éventuellement conduire à de meilleurs traitements. »

Des variantes génétiques à risque


Ainsi, les résultats de l’étude collaborative SCHEMA[1] (concernant les données de séquence d’exome[2] chez 24 248 personnes atteintes de schizophrénie et 97 322 sujets-témoins) « impliquent clairement dix gènes conférant un risque substantiel dans l’étiologie de la schizophrénie. »

L’auteur précise que pour chacun de ces gènes, « des variantes génétiques rares se trouvent plus fréquemment » chez les personnes atteintes de schizophrénie que chez les sujets-témoins. Pour certains gènes, on estime que ces variantes génétiques « augmentent le risque de développer cette maladie d’un facteur dix ou davantage. »

Alors que les chercheurs se sont intéressés à des « variantes extrêmement rares », présumées à l’origine d’une « perte complète de la fonction d’un gène ou d’un produit protéique gravement endommagé », ils ont découvert que pour les dix gènes en question, il existe « un excès de telles variantes statistiquement significatif » chez les personnes avec schizophrénie, « même après correction pour tester des milliers de gènes. »


So what ?

Le Pr Curtis note que l’implication de variants « dans plusieurs gènes différents » susceptibles de « causer séparément la schizophrénie » n’implique pas forcément l’existence de « différents sous-types de schizophrénie », dans la mesure où il est courant, en génétique, « de reconnaître qu’un syndrome particulier peut résulter de variants dans différents gènes. »

Ces variants peuvent concerner « des formes plus ou moins sévères de la maladie » ou une expression atypique, mais « il n’existe pas de corrélation claire » entre le facteur de risque génétique et son effet phénotypique.

En résumé, les résultats actuels apportent « très peu de preuves » que les sujets avec l’un de ces variants génétiques identifiés relèvent d’une « forme de schizophrénie différente en termes de présentation, de gravité ou de réponse au traitement. »


Curtis D. Identification of specific genes involved in schizophrenia aetiology - what difference does it make? Br J Psychiatry. 2022 Aug;221(2):437-439. doi: 10.1192/bjp.2021.153. PMID: 35382908.





JIM.fr - Gènes de susceptibilité dans la schizophrénie

23 août 2022

Sylvie Retailleau, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en visite à l’UPEC le 5 juillet 2022

La ministre s’est rendue à la faculté de Santé de l’UPEC (Université Paris-Est Créteil), où elle a découvert l'Institut Mondor de Recherche Biomédicale (IMRB) et ses activités. 

Elle a visité l'unité mixte de recherche qui porte le projet PROPSY : au service de la recherche médicale en psychiatrie, ce programme vise à étudier les mécanismes sous-jacents, les causes et les conséquences des facteurs de risque en psychiatrie, afin de développer une nouvelle filière biomédicale française en santé mentale. Piloté par l’Inserm et le CNRS, le projet PROPSY est mené en partenariat avec la Fondation FondaMental, l’Université Paris-Est Créteil, le CEA, Sorbonne Université, l’Université de Bordeaux, l’Université de Lille et l’Université de Paris. 

La ministre a ainsi pu échanger avec l’équipe de NeuroPsychiatrie Translationnelle de Marion Leboyer autour ce projet ambitieux pour développer la psychiatrie de précision sur l’ensemble du territoire et découvrir leurs travaux centrés sur 4 des troubles les plus invalidants : le trouble bipolaire, les troubles dépressifs majeurs, la schizophrénie et les troubles du spectre de l’autisme.





Sylvie Retailleau, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en visite à l’UPEC (u-pec.fr)

22 août 2022

7 septembre : J’AIDE UN.E PROCHE… L’EPUISEMENT, ON EN PARLE ?

Le CIDFF67 dans le cadre d’un appel à projet porté par la CPAM, propose un atelier de prévention des risques d’épuisement à destination des proches aidant.e.s. Cet atelier animé en partenariat avec la Plateforme de Répit et d’Accompagnement le Trèfle, aura comme but d’ouvrir la parole sur ce sentiment représentatif de l’aide apportée à un.e proche.

J’AIDE UN.E PROCHE… L’EPUISEMENT, ON EN PARLE ?


Mercredi 7 septembre 2022 à 14h


CIDFF du Bas-Rhin – 1 rue de la Vieille Ile – 67500 HAGUENAU


Le CIDFF du Bas-Rhin en lien avec la CPAM, et en partenariat avec la Plateforme de Répit et d'Accompagnement le Trèfle, propose un atelier de prévention des risques d'épuisement à destination des proches aidant.e.s.

 

Il n'est pas nécessaire de s'inscrire.

Informations :

Ilona STAERLE - CIDFF67 - 03 88 32 03 22 - 07 66 85 95 03 - istaerle@cidff67.fr