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01 avril 2024

Un test sanguin pour différencier dépression et trouble bipolaire

Les laboratoires de biologie médicale Synlab, en partenariat avec Alcediag, lancent un test sanguin pour distinguer les dépressions unipolaire et bipolaire. Basé sur un séquençage nouvelle génération (NGS) de l’ARN dans le sang, couplé à un algorithme basé sur l’intelligence artificielle, il peut réduire drastiquement le délai de diagnostic des troubles bipolaires : de 8 ans en moyenne à moins d’un mois.

Les études montrent qu’il faut en moyenne 8 à 10 ans pour diagnostiquer les troubles bipolaires (1), avec des écarts importants : selon une enquête menée en 2023 par l’association Bipolarité France, 20 % des répondants ont eu la confirmation du diagnostic plus de 15 ans après l’apparition des premiers symptômes. Dans ce contexte, un diagnostic précoce et précis, permettant la mise en place d’un traitement approprié, est la clé pour éviter une chaîne d’événements lourds de conséquences sur la santé mentale et physique des patients, sur leur qualité de vie et celle de leurs proches.

Lancé début avril par les laboratoires Synlab, en partenariat avec Alcediag, le test myEDIT-B est un outil d’aide au diagnostic qui permet de différencier la dépression et les troubles bipolaires. Intégré au processus clinique, il vient compléter les outils diagnostics habituels. Disponible sur prescription d’un psychiatre, dans les laboratoires du réseau Synlab France, il s’adresse aux patients de 18 ans et plus, actuellement traités pour un Episode Dépressif Caractérisé (EDC), modéré ou sévère. Les résultats sont ensuite transmis sous 4 semaines au psychiatre qui confirmera son diagnostic au patient lors d’une consultation.

« Jusqu’à présent, le diagnostic en psychiatrie repose essentiellement sur des entretiens cliniques, mais l’émergence de la psychiatrie de précision marque un tournant. Elle repose sur la découverte de biomarqueurs objectifs qui viendront compléter le diagnostic clinique. Ainsi, le test myEDIT-B permet, par une simple prise de sang, de différencier la dépression, des troubles bipolaires, des dépressions unipolaires, avec une très bonne sensibilité et spécificité. Ceci devrait permettre de proposer une prise en charge adaptée et plus précoce pour les patients atteints de troubles bipolaires.

Pr Chantal Henry, Psychiatre, PU-PH au GHU Paris psychiatrie et neurosciences et Directrice Scientifique de la Fondation Pierre Deniker

30 mars 2024

L’AAH revalorisée en avril 2024

L'automne dernier, Bruno Le Maire a annoncé une revalorisation de 4,6% d'une grande partie des prestations sociales, à l'instar du RSA, de l'allocation adulte handicapé (AAH) ou des allocations familiales. Ainsi, à partir du 1er avril 2024, l'AAH s'élèvera à 1016 euros pour une personne seule, qui n'a pas d'autres revenus.

Les pensionnés d'invalidité pourront également bénéficier de la revalorisation annoncée à compter du 1er avril 2024.

AAH 1er avril 2024 : la barre des 1 000 euros franchie (handicap.fr)

29 mars 2024

[30 mars] : Journée mondiale des troubles bipolaires

Chaque année, le 30 mars célèbre la journée mondiale des troubles bipolaires. Cette année en raison des fêtes de Pâques, l'essentiel des événements a lieu le 29 mars. À cette occasion l'association Argos 2001, spécialisée dans l'accompagnement des personnes souffrant de troubles bipolaires et de leurs proches, propose une journée "Troubles bipolaires et Travail". Le programme de la journée prend appui sur les expériences croisées de patients, de proches, de psychiatres de référence, de représentants d'employeurs publics et privés, d'entrepreneurs, d'institutions de soutien aux personnes souffrant de handicap.

Evénements en présentiel dans les salons Anatole France de Levallois-Perret (92) de 9h00 à 16h30 et en ligne.

Inscription et programme complet sur le site :


https://www.journeemondialetroublesbipolaires.fr/

"Les gens pensent qu’on est trois dans ma tête" : quand les clichés sur la schizophrénie ont la peau dure

Par Jeanne Durieux publié le 19/03/2024 dans Le Figaro

TÉMOIGNAGES - En France, 1% de la population est atteinte de schizophrénie. Cette pathologie psychiatrique, loin d’être un trouble rare, souffre encore de beaucoup d’idées reçues, qui pénalisent davantage la vie des malades.

«Je pense que Monsieur Macron est atteint d’une schizophrénie inquiétante et dangereuse», fustigeait le président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella au Salon de l’agriculture en mars, quand Gérald Darmanin qualifiait de «schizophrénique» le comportement des députés RN dans l’Hémicycle en septembre. Ce mot est entré dans le champ lexical des politiques français pour désigner, souvent de façon péjorative, le comportement contradictoire de leurs pairs.

Au grand dam de Thomas, 27 ans, diagnostiqué porteur de cette maladie à ses 15 ans. «Quand ils auront fait 10 ans de médecine ou un doctorat en psychiatrie pour diagnostiquer les gens, il faudra m'avertir», souffle-t-il, agacé. «La schizophrénie, ça n’a rien à voir avec le fait d’avoir plusieurs personnalités qui cohabitent !»

Ce mésusage collectif est dans le viseur des Journées mondiales de la schizophrénie, qui se tiennent du 16 au 23 mars. L’objectif : informer le grand public sur la réalité complexe de cette pathologie qui touche 600.000 personnes en France, mais aussi corriger les idées reçues d’un trouble particulièrement méconnu et dont les symptômes sont mal compris, malgré sa forte prévalence au sein de la population française.

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Lire l'article sur le site du Figaro

«Les gens pensent qu’on est trois dans ma tête» : quand les clichés sur la schizophrénie ont la peau dure (lefigaro.fr)

28 mars 2024

[Enquête] : Etude pour un mémoire de M1 en psychologie clinique

Message reçu ce jour....

Bonjour Madame, Monsieur,

Nous sommes deux étudiantes en Master 1 de psychologie clinique à l'Université Grenoble Alpes (UGA) et nous menons une étude portant sur la régulation émotionnelle dans le cadre de notre mémoire. Cette recherche vise à  mieux comprendre comment la capacité à réguler les émotions affecte les émotions, comportements, perceptions et croyances. Nous sommes à la recherche de volontaires pour notre étude et nous nous rapprochons de vous pour savoir s’il vous serait possible de partager notre étude auprès des membres de votre association.


Voici quelques points clés sur l’étude :


  • Qui peut participer : Toute personne majeure et francophone

  • La tâche demandée : Répondre à divers questionnaires et renseignements généraux en ligne

  • Durée : 15 minutes


Le lien de l’étude : https://enquetes-screen.msh-alpes.fr/index.php/831535?lang=fr

Important : Toutes les informations obtenues dans le cadre de cette étude resteront anonymes et confidentielles.

Si vous désirez obtenir de plus amples renseignements sur cette recherche, n'hésitez pas à prendre contact avec : Manon Carlin (manon.carlin@etu.univ-grenoble-alpes.fr) ou Léa Malod (lea.malod@etu.univ-grenoble-alpes.fr). 

Vous pouvez également contacter nos encadrantes de mémoire si vous le souhaitez :  Emma Rolland-Carlichi (emma.rolland-carlichi@univ-grenoble-alpes.fr) ou Catherine Bortolon (catherine.bortolon@univ-grenoble-alpes.fr


Chercheur titulaire responsable scientifique du projet

Catherine Bortolon

Laboratoire Interuniversitaire de Psychologie : Personnalité, Cognition et Changement Social, Université Grenoble Alpes, UFR SHS

Tél : +33 (0)4 76 82 58 26

Email : catherine.bortolon@univ-grenoble-alpes.fr


Un grand merci pour votre soutien et votre disponibilité à contribuer à notre mémoire de recherche ! Votre collaboration est vraiment précieuse pour nous.


Bien cordialement,


Léa Malod, étudiante en master de psychologie clinique à l’UGA

Manon Carlin, étudiante en master de psychologie clinique à l’UGA


Pour rejoindre le questionnaire, scanner le QR code :




27 mars 2024

Comment communiquer avec un proche schizophrène ?

À l’occasion des journées de la schizophrénie du 18 au 26 mars 2023, Medisite s’est entretenu avec Anne Leroy, cofondatrice de l'association PositiveMinders, qui sensibilise à ce trouble. Au quotidien, Anne Leroy apprend aux personnes aidantes à communiquer avec un proche schizophrène, ce qui demande quelques adaptations.

Medisite : Comment s’adapter lorsqu’on parle à un proche schizophrène ?

Anne Leroy : Il s'agit de changer un peu de stratégie pour apaiser des tensions qui peuvent devenir extrêmes pour très peu de choses. La maladie survient entre 15 et 25 ans dans environ 80% des cas. Elle commence par des troubles psychotiques, puis arrive le diagnostic. Le problème, c’est que les parents ou la famille continuent de communiquer sur le mode qu’ils ont toujours connu. Ils se disent d’abord que c’est un adolescent qui fait sa crise. Puis ils vont utiliser la coercition. Certaines fois, ils vont essayer la conciliation, mais cela ne mène nulle part non plus. Quelqu'un qui a un trouble psychique se sent très vite très seul. Si vous n'arrivez pas à faire comprendre à ce jeune - j'utilise volontairement ce mot car c’est la période durant laquelle la schizophrénie se déclenche le plus souvent - que vous constatez qu'il y a une souffrance, ça va être difficile de communiquer. “Avec une personne schizophrène, il faut poser des questions fermées”.

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Lire la suite de l'interview => 

https://www.medisite.fr/troubles-psychologiques-comment-communiquer-avec-un-proche-schizophrene.5712918.107.html

26 mars 2024

Quand le foot et les femmes font bon ménage...

Le Racing Club de Strasbourg Alsace et "Femmes de Foot" ont renouvelé la convention de partenariat qui les lie depuis 2017, date de la fondation par Sabryna KELLER de cette association unique en France, qui pilote le volet social et sociétal de la politique du Racing.

"C’est un partenariat essentiel pour le club et qui s’inscrit dans la durée, a déclaré Marc Keller, le Président du Racing. Je tiens à saluer le travail exceptionnel effectué par l’association et celles et ceux qui œuvrent pour elle au quotidien. Cela représente beaucoup de temps et d’énergie, beaucoup d’implication et de passion. Ce travail a permis au Racing de renforcer la proximité avec ses publics et d’être toujours plus à l’écoute de leurs difficultés. Notre rôle est aussi de contribuer à apporter du bonheur et du réconfort à de nombreuses personnes de toutes les catégories de population et de toutes les générations".

"Je suis très heureuse de poursuivre cette collaboration et d’imaginer ensemble de nouvelles actions, a pour sa part expliqué Sabryna Keller. Notre réussite est une œuvre collective, elle mobilise tout un écosystème, c’est un engagement de chaque instant et c’est une grande fierté. Avec le Racing, nous portons des valeurs communes d’exemplarité, de solidarité, de proximité et de partage. Notre objectif commun reste bien sûr de sensibiliser le public mais aussi et surtout de continuer à collecter des fonds pour soutenir des avancées majeures".

Tout au long de l’année, Femmes de Foot (www.femmesdefoot.com) développe et finance ainsi des actions et des projets pour venir en aide aux personnes en difficulté et a déjà reversé près d’un million d’euros sur le territoire alsacien depuis six ans. Plusieurs fois primée par les instances nationales du football, l’Association a également grandement œuvré pour la féminisation du stade de la Meinau, qui est aujourd’hui le stade de Ligue 1 qui accueille le plus grand nombre de femmes : 26%, soit 9 points de plus que la moyenne nationale.

"Cette saison encore, sous la bannière du slogan "La force d’une action" (clin d’œil à celui du Racing, "La force d’une passion"), l’Association Femmes de Foot va mettre en œuvre un programme riche en opérations et évènements. Les fonds récoltés seront destinés à soutenir des causes majeures telles que la lutte contre le cancer du sein, le handicap, la santé mentale ou la cause des aidants, mais aussi à apporter une aide à différents projets caritatifs développés sur le territoire », conclut Sabryna Keller.



25 mars 2024

Prise en charge du handicap : ce qu'il faut retenir du documentaire choc de M6

Le numéro de Zone interdite, diffusé ce dimanche 24 mars sur M6, a mis en lumière les défaillances de l’État dans la prise en charge des personnes handicapées en France. Un documentaire édifiant et bouleversant. 

Les images et témoignages sont choquants, même révoltants. Ce dimanche soir, M6 a diffusé un nouveau numéro de Zone interdite, présenté par Ophélie Meunier, dénonçant les manquements de l’État dans la prise en charge des personnes en situation de handicap en France.

Une équipe de journalistes a suivi pendant plus d’un an le quotidien et le combat de ces personnes handicapées et de leurs proches. Le constat est édifiant : manque de structures d’accueil, manque de places, manque de personnel qualifié : 30 000 enfants et leurs familles sont laissés sans solution et isolés.

Pour voir le replay, il suffit de se créer un compte gratuit.

https://www.6play.fr/zone-interdite-p_845/scandales-et-defaillance-de-letat-les-dossiers-noirs-du-handicap-c_13060525

23 mars 2024

[Interview] : Schizophrénie : une diversité de formes et d’évolutions possibles

La schizophrénie reste victime de nombreuses idées reçues, à commencer par le cliché tenace du schizophrène "fou et dangereux". Une double peine pour les 660 000 personnes atteintes de ce trouble psychique en France qui doivent gérer leurs symptômes, mais sont contraints de "passer sous silence" leur maladie par peur de la stigmatisation et du rejet des autres.

Dans le cadre des Journées de la Schizophrénie, qui a lieu cette semaine du 18 au 25 mars 2023, nous avons donné la parole au Pr Fabrice Berna, psychiatre (CHU de Strasbourg), chercheur (Inserm 1114) et spécialiste de cette pathologie psychiatrique.

À cette occasion, il déconstruit un certain nombre de stéréotypes comme le fait qu’il n’existe pas UNE, mais DES schizophrénies, dont certaines ont d’excellentes perspectives d’évolution symptomatique.

Il rappelle qu’une prise en charge adéquate et sur mesure permet, dans certains cas, d’obtenir un rétablissement durable et déplore la stigmatisation dont sont encore victimes les personnes qui souffrent de ce trouble.