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15 avril 2024

Bischheim-Schiltigheim : Un conseil local pour promouvoir la santé mentale

Les deux communes ont lancé mardi un conseil local en santé mentale (CLSM). Avec l’objectif de faire éclore des initiatives au niveau local, pour prévenir des troubles mentaux.

Il y a des sujets qui dépassent les clivages politiques. Celui de la santé mentale en est un : la création, ce mardi, d’un conseil local en santé mentale (CLSM) a ainsi été portée de concert par Laurence Winterhalter (PCF), adjointe à la santé de la maire schilikoise Danielle Dambach, et Bernadette Gillot, adjointe aux affaires scolaires de l’édile de Bischheim, Jean-Louis Hoerlé (LR). "Les Villes ont un rôle prépondérant dans la promotion de la santé mentale pour améliorer la qualité de vie des citoyens", fait valoir Bernadette Gillot.

Les membres des structures invitées ont pu échanger sur des actions à mener en faveur de la santé mentale. Photo Laurent Réa

12 avril 2024

Les nouvelles pratiques de la psychiatrie

Article publié dans le cadre des Journées de la Schizophrénie du 18 au 23 mars 2024

La psychiatrie innove dans le traitement des pathologies mentales notamment avec le développement de la pair-aidance. Les bienfaits du programme de psychoéducation PROFAMILLE pour les familles et les malades sont rapportés. Des centres de réhabilitation psychosociale proposent un accompagnement personnalisé dans les différents domaines du rétablissement. La recherche avance et l’étude d’un nouveau traitement par anticorps est en cours.

La Croix – lundi 18 mars 2024 

https://www.la-croix.com/sante/sante-mentale-pair-aidance-psychoeducation-les-nouvelles-pratiques-de-la-psychiatrie-20240317

11 avril 2024

Schizophrénie : résultats positifs de phase 3 pour un nouvel antipsychotique

Une nouvelle étude montre que le xanoméline-trospium (KarXT), un nouveau traitement associant un agoniste des récepteurs muscariniques et un agent anticholinergique, a entraîné des améliorations statistiquement et cliniquement significatives des symptômes positifs et négatifs de la schizophrénie par rapport au placebo dans l'essai de phase 3. De plus  il est noté que le médicament n'a pas provoqué de prise de poids ni de symptômes extrapyramidaux par rapport au placebo.

10 avril 2024

Quand des robots humanoïdes permettent de mieux comprendre les patients schizophrènes

À l’occasion du symposium "IA et Santé mentale" de l’université de Caen, s'étant déroulé les 29 et 30 janvier 2024 et réunissant une vingtaine de chercheurs et médecins de plusieurs pays, Ghilès Mostafaoui, maître de conférence en informatique, à l'université de Cergy, a présenté les avancées des travaux qu’il mène avec son équipe à l’Université de Cergy. 

Leur recherche s’axe sur la coordination interpersonnelle chez les patients schizophrènes, notamment dans l’interaction humain-robot.

09 avril 2024

[Manifestation] : Les assises citoyennes du soin psychique

Les assises citoyennes du soin psychique se tiendront 

les 24 et 25 mai à la Bourse du Travail à Paris.

Le mouvement du Printemps de la psychiatrie organise cette 2e édition pour créer le débat autour de ce que peuvent être les soins psychiques aujourd'hui.

En 2023 une enquête de Santé publique France révélait que 20% des jeunes se déclarent en souffrance psychique, présentant une dépression et/ou des idées suicidaires. Ce chiffre de 20 à 25 % de la population concernée dans sa vie par un problème de santé mentale ou de pathologie psychiatrique est connu de tous. En regard, tout le monde le sait, la psychiatrie publique est à terre et les psychiatres et psychologues libéraux en grande difficulté pour exercer leur travail. 

L'accès aux soins est de plus en plus difficile. Seules les classes socio-culturelles les plus favorisées ont un accès facile aux soins.
Au-delà de l'accès aux soins, il s'agit de débattre des soins que chacun souhaite. Où en est le processus d'accueil de la parole et de la mise en récit de ce qui fait souffrir chacun ?
La psychiatrie de secteur reste un pilier de la psychiatrie publique et n'empêche pas la multiplicité des pratiques, pourvu que tout le monde y ait accès.

L'actualité de ce champ disciplinaire est marquée par un test biologique de dépistage de la bipolarité ainsi qu'un accès à un diagnostic en centre expert, que ce soit pour les enfants ou les adultes. Mais qu'en est-il du soin après ce diagnostic posé ?

Des pratiques ouvertes, dans lesquelles la créativité est à l'œuvre et où le collectif de soins est la pierre angulaire, existent et permettent à beaucoup de patients de continuer à vivre, ceux qui ne rentrent pas dans les critères des innovations de la psychiatrie.
Dans ces collectifs, la fonction soignante de chacun sert à l'autre, le collectif permettant contenance, solidarité et émancipation.
Venez en parler avec nous !

Delphine Glachant
Membre du Printemps de la psychiatrie

NB : n'hésitez pas à regarder le blog du Printemps de la psychiatrie, qui parle de nos prises de position et de la première édition des Assises citoyennes du soin psychique en 2022

08 avril 2024

Troubles schizophréniques : la stigmatisation commence au cabinet médical

Contrairement aux autres troubles psychiatriques, la stigmatisation de la schizophrénie n’a pas diminué en France depuis trois décennies : une majorité de la population générale ne sait pas à quoi correspond précisément cette maladie, et 40% des malades se sentent fortement stigmatisés. Ils « ressentent même le stigmate comme une seconde maladie qui a des conséquences pires que la schizophrénie elle-même, à savoir sur l'estime de soi, sur l'accès aux soins, sur l'humeur, sur la suicidabilité, et d'un point de vue économique sur l'accès à l'emploi, les revenus, le logement », a commenté la Dre Jasmina Mallet (psychiatre, Hôpital Louis-Mourier, Colombes) au cours du  congrès de l’Encéphale, qui a eu lieu à Paris du 24 au 26 janvier 2024. 

Les psychiatres, davantage en cause que les paramédicaux

Les professionnels de santé mentale sont-ils les mieux logés pour lutter contre la stigmatisation et les soins prodigués constituent-ils une bulle protectrice pour les personnes concernées ? Il semble que cela ne soit pas aussi simple : lorsqu’il est demandé aux patients et à leur famille les expériences de stigmatisation qu’ils rencontrent les plus fréquemment, ils citent des expériences en lien avec la qualité des soins en santé mentale et le contact avec un professionnel de santé mentale dans 1 cas sur 4. « Ils classent même ce ressenti au-dessus des représentations négatives véhiculées par les médias », a complété la psychiatre.

Le programme français de recherche Stigma Pro* cherche à évaluer les situations de stigmatisation vécues par les usagers et leurs proches au cours d'un parcours de santé mentale. Lorsqu’ils sont interrogés à ce sujet, les usagers et leurs proches citent à plus de 80 % le fait de ne pas accéder à la décision médicale partagée, d'être infantilisé et d'avoir manqué d'information ou d'explication dans le cadre de leur parcours de soins.

Les résultats d'une enquête menée par la même équipe suggèrent que la stigmatisation par des professionnels de santé mentale est influencée par des facteurs individuels tels que les croyances et les pratiques plutôt que par des facteurs contextuels. Ainsi, parmi eux, les professionnels les moins stigmatisants ne perçoivent pas les personnes atteintes de schizophrénie comme une catégorie distincte mais qu’il existe plus volontiers un continuum entre le normal et le pathologique. Les professionnels qui avaient un sentiment d'utilité professionnelle et d'accomplissement étaient également moins enclins à stigmatiser les patients. En pratique, les psychiatres étiquetaient plus souvent les patients que les infirmiers et les psychologues.

« Il faut s'interroger sur la stigmatisation implicite, celle qu'on ne contrôle pas, qu'on n'a pas forcément conscience d'avoir » , a proposé Jasmina Mallet. Les études montrent que les praticiens peuvent avoir un niveau significatif de stigmatisation implicite : « Il peut influencer la manière dont il interagit avec les patients, les décisions cliniques qu'il prend, et finalement la qualité des soins prodigués. » Afin de lutter contre cette stigmatisation, y compris à sa propre échelle, « la formation et l'éducation continue sur les troubles psychiatriques et la stigmatisation associée sont cruciales. Cela comprend l'apprentissage sur les expériences vécues par les personnes atteintes de troubles psychiatriques, leur perspective et leur parcours de rétablissement ». Il faut également améliorer sa communication et son empathie. Enfin, l'exposition directe et le contact avec des personnes ayant une expérience vécue de troubles psychiatriques peuvent déconstruire ses propres préjugés. 

Une réflexion personnelle serait donc nécessaire chez chaque professionnel de santé. Des outils comme le test d'association implicite (TAI) peuvent aider à identifier ces biais et à travailler sur eux. 

*STIGMA pro : résister au stigma dans le handicap psychique - Ari (ari-accompagnement.fr)

Troubles schizophréniques : la stigmatisation commence au cabinet médical (medscape.com)

06 avril 2024

Entre clichés et stigmatisation, la dure réalité de la schizophrénie

TÉMOIGNAGE. 

Rémi, schizophrène, et Philippe Nuss, psychiatre spécialisé dans la prise en charge de ce trouble, racontent le vrai visage de cette maladie, bien loin des stéréotypes.

Par Nathan Tacchi, Publié le 22/03/2024

En France, 600 000 personnes sont atteintes de schizophrénie, un trouble psychique très invalidant, mêlant des symptômes allant du délire aux hallucinations en passant par le retrait social. Cette pathologie complexe qui brouille les frontières entre réalité et imaginaire se symptomatise bien différemment en fonction des patients. Le psychiatre spécialisé dans la prise en charge des personnes atteintes de schizophrénie Philippe Nuss parle par ailleurs de « maladies hétérogènes » de la schizophrénie, tant les symptômes diffèrent selon les patients.

A retrouver sur le magazine Le Point.


04 avril 2024

[Psychonutrition] : Message du Dr Guillaume Fond

Je reçois chaque jour de très nombreuses demandes concernant la psychonutrition, auxquelles je ne peux malheureusement pas répondre individuellement.

Pour pouvoir aider un maximum de personnes, j'ai rédigé un ebook expliquant les bases de la psychonutrition qui peut être récupéré sur le site suivant :

https://www.psychonutrition.co/

N'hésitez pas à partager avec un maximum de personnes, c'est gratuit.

01 avril 2024

Un test sanguin pour différencier dépression et trouble bipolaire

Les laboratoires de biologie médicale Synlab, en partenariat avec Alcediag, lancent un test sanguin pour distinguer les dépressions unipolaire et bipolaire. Basé sur un séquençage nouvelle génération (NGS) de l’ARN dans le sang, couplé à un algorithme basé sur l’intelligence artificielle, il peut réduire drastiquement le délai de diagnostic des troubles bipolaires : de 8 ans en moyenne à moins d’un mois.

Les études montrent qu’il faut en moyenne 8 à 10 ans pour diagnostiquer les troubles bipolaires (1), avec des écarts importants : selon une enquête menée en 2023 par l’association Bipolarité France, 20 % des répondants ont eu la confirmation du diagnostic plus de 15 ans après l’apparition des premiers symptômes. Dans ce contexte, un diagnostic précoce et précis, permettant la mise en place d’un traitement approprié, est la clé pour éviter une chaîne d’événements lourds de conséquences sur la santé mentale et physique des patients, sur leur qualité de vie et celle de leurs proches.

Lancé début avril par les laboratoires Synlab, en partenariat avec Alcediag, le test myEDIT-B est un outil d’aide au diagnostic qui permet de différencier la dépression et les troubles bipolaires. Intégré au processus clinique, il vient compléter les outils diagnostics habituels. Disponible sur prescription d’un psychiatre, dans les laboratoires du réseau Synlab France, il s’adresse aux patients de 18 ans et plus, actuellement traités pour un Episode Dépressif Caractérisé (EDC), modéré ou sévère. Les résultats sont ensuite transmis sous 4 semaines au psychiatre qui confirmera son diagnostic au patient lors d’une consultation.

« Jusqu’à présent, le diagnostic en psychiatrie repose essentiellement sur des entretiens cliniques, mais l’émergence de la psychiatrie de précision marque un tournant. Elle repose sur la découverte de biomarqueurs objectifs qui viendront compléter le diagnostic clinique. Ainsi, le test myEDIT-B permet, par une simple prise de sang, de différencier la dépression, des troubles bipolaires, des dépressions unipolaires, avec une très bonne sensibilité et spécificité. Ceci devrait permettre de proposer une prise en charge adaptée et plus précoce pour les patients atteints de troubles bipolaires.

Pr Chantal Henry, Psychiatre, PU-PH au GHU Paris psychiatrie et neurosciences et Directrice Scientifique de la Fondation Pierre Deniker