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11 mai 2022

Trouble psy : l’entretien d’embauche se fait en cuisine

Les entretiens d'embauche dans un bureau, "has been" ? Une asso mise sur un mode de recrutement alternatif, le date cooking, en cuisine, pour faciliter les échanges entre recruteurs et candidats en situation de handicap psychique. Miam ?


Exit les entretiens d'embauche traditionnels dans des bureaux aseptisés. Place au « date cooking » ! Le principe ? Troquer les stylos contre des ustensiles de cuisine et les CV contre des recettes alléchantes. C'est le nouveau concept concocté par l'association Messidor pour faciliter l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap psychique. Le 12 mai 2022, professionnels de tous les horizons et candidats vont travailler de concert au Comptoir des criques de Pont-Evêque (Isère). L'objectif : faciliter les échanges avec les employeurs potentiels tout destigmatisant le handicap psychique. Une initiative au « poêle » !


Inverser la démarche de recrutement


Le principe est simple : six salariés d'entreprises d'univers différents rencontrent six personnes accompagnées par Messidor autour de six recettes. Chaque binôme déguste ensuite le fruit de son labeur. « Ce nouveau format met en confiance les personnes accompagnées, explique l'association. Qui plus est, le lieu choisi leur est familier, ce qui leur permet de s'exprimer pleinement. » D'autre part, cette initiative inverse la démarche de recrutement puisque ce sont les entreprises qui vont à la rencontre des personnes en recherche d'emploi. Résultat : moins de stress pour les candidats et plus de compréhension pour les recruteurs. « Il nous a paru intéressant de faciliter les échanges au travers d'une activité ludique et manuelle en mettant un accent particulier sur les soft skills (ndlr : des compétences personnelles et sociales, orientées vers l'humain) et les compétences transversales », poursuit l'association qui encourage les candidats à mettre les petits plats dans les grands. Chaud devant !


Trouble psy : l'entretien d'embauche se fait en cuisine (handicap.fr)




10 mai 2022

[Opinion] : Cruauté des chiffres de la psychiatrie

L’épidémiologie est cruelle pour les psychiatres, ce qui peut expliquer qu’ils ne soient pas férus de chiffres.

En Europe, 10% des enfants et 25% des adultes ont un trouble mental. Ces chiffres faramineux peuvent résulter d’une inflation des diagnostics et de modifications sociales. Deux explications qui ne suffisent pas à dédouaner les psychiatres, responsables, au moins, des diagnostics, au mieux, de la prévention.

Les malades mentaux ont une mortalité multipliée par deux, leur perte d’espérance de vie était d’environ 11 ans en 1995, elle est de 14 ans aujourd’hui.

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Lire la suite sur le site de Luc Périno :

https://lucperino.com/789/cruaute-des-chiffres-de-la-psychiatrie.html

09 mai 2022

[Étude] : COVID et maladie psychiatrique : la double peine en termes de risque

Une vaste étude offre une image sombre du danger accru encouru pour les adultes ayant des antécédents psychiques ayant nécessité une hospitalisation;


Les adultes présentant de graves antécédents en termes de maladie psychique risquent deux fois plus de mourir de la COVID-19 que les autres s’ils sont contaminés par le coronavirus, selon la plus importante étude menée en Israel et consacrée à l’analyse du rapport entre le virus et la psychiatrie. 


Cette recherche publiée dans le journal à comité de lecture Molecular Psychology s’est basée sur les dossiers médicaux anonymisés de 125 273 Israéliens âgés de plus de 18 ans, qui ont en commun d’avoir été hospitalisés dans une unité psychiatrique.


Des années après leur hospitalisation, ils risquent encore plus que les autres de subir des conséquences graves du coronavirus, indique l’étude. 

Ils ont deux fois plus de risque de décéder des suites de la maladie et le risque d’hospitalisation est également, pour eux, multiplié par deux.


« Cette étude a des implications graves en matière de sécurité publique, et elle montre que les médecins doivent accorder une attention toute particulière aux personnes ayant des antécédents psychiatriques lorsqu’elles sont testées positives », commente auprès du Times of Israel le professeur Mark Weiser, directeur de la division psychiatrique à l’hôpital Sheba, qui a dirigé les recherches pour l’étude.


Aucun autre pays n’a fait d’étude nationale examinant la COVID au regard du cas très précis des personnes ayant été atteintes par des maladies psychiques.

Weiser a déclaré que les résultats concernaient toutefois les populations du monde entier et qu’ils mettaient en exergue la nécessité, pour les autorités, de réduire l’impact du virus sur ce groupe très particulier d’individus.


Il pense que ce risque accru est entraîné en partie par des facteurs qui, en termes de mode de vie, accompagnent souvent des antécédents psychiatriques – obésité, tabac, incapacité à se faire suivre au niveau médical ou absence d’activité physique, entre autres.

Mais des facteurs spécifiques liés à la COVID-19 tiennent aussi un rôle, souligne-t-il. Le taux de vaccination chez les Israéliens présentant des antécédents psychiatriques graves est de 25 % inférieur à celui de la population israélienne en général.


« Nos conclusions suggèrent qu’il faut que des mesures de santé publiques spéciales soient mises en place pour entrer en contact avec ces patients et les faire vacciner, un grand nombre d’entre eux ne venant pas se faire immuniser d’eux-mêmes », ajoute-t-il.


Weiser et ses collègues ont écrit dans l’étude que « des efforts de sensibilisation doivent être réalisés en matière de vaccination en direction des individus présentant des antécédents d’hospitalisation pour un trouble psychiatrique, et en particulier en direction des hommes âgés souffrant de schizophrénie, une catégorie peu susceptible de se faire vacciner qui présente néanmoins un risque élevé de mortalité. »



COVID et maladie psychiatrique : la double peine en termes de risque - Étude - The Times of Israël (timesofisrael.com)

07 mai 2022

Schizophrénie : un groupe multifamille pour prévenir les rechutes

Le GH Paul-Guiraud a mis en place un groupe basé sur la psychoéducation et la systémie pour les patients souffrant de schizophrénie et leurs proches.


Depuis 2021, un groupe multifamille d’orientation psychoéducative et systémique est proposé au Centre médico-psychologique (CMP) de Boulogne-Billancourt (GH Paul-Guiraud), pour les patients atteints de schizophrénie et leurs familles. Cette nouvelle prise en charge a été élaborée par une équipe pluridisciplinaire (infirmière, psychologues, psychiatre), qui anime les séances, parfois avec la participation d’un membre de l’Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam).


La thérapie multifamille (TMF) vise à atténuer l’impact de la pathologie sur le patient et sa famille, à prévenir les rechutes, les ré-hospitalisations et la chronicisation des troubles. Il s’agit de :
– rompre le sentiment d’isolement et de stigmatisation des familles face à la maladie de leur proche ;
– diminuer le fardeau, l’anxiété et la détresse de la famille grâce au partage d’affects et au soutien ;
– informer sur la maladie et aider à mieux la gérer ;
– améliorer la communication entre le patient et sa famille,
– développer les compétences, les ressources et les capacités d’adaptation des familles.


En pratique, chaque groupe fermé accueille 5 à 7 patients avec leurs familles (parents, fratrie adulte) pour 8 séances thématiques de 2 h 30, environ 1 fois par mois. Chaque séance se déroule autour de deux activités qui répondent à des objectifs thérapeutiques définis en amont (développer/renforcer les stratégies de résolution des problèmes, améliorer le bien-être familial ou l’insertion sociale…).

Il s’agit de créer un cadre et un réseau social thérapeutique générateurs de changement et d’apprentissages, en s’appuyant sur le partage d’expériences et de points de vue. Le groupe est particulièrement indiqué lorsqu’il existe un déni des troubles, un haut niveau de stress ou d’épuisement des aidants, un impact élevé des troubles sur les interactions familiales. Présenté au Prix des équipes soignantes en psychiatrie 2021, organisé par la revue avec le soutien de Fondation de France, ce projet a retenu l’attention du Jury.


Schizophrénie : un groupe multifamille pour prévenir les rechutes - Santé Mentale (santementale.fr)

06 mai 2022

[Communiqué de presse] : Cancer et handicap : tous dépistés !

Les personnes en situation de handicap participent deux fois moins aux dépistages nationaux de cancers.


Face à ce constat qui confirme que l’accès aux soins n’est pas le même pour tous, une équipe de recherche coordonnée par la fédération, publie, en avril 2022, un rapport intitulé « Prévention des cancers pour les personnes handicapées vieillissantes en structures médico-sociales et à domicile : promouvoir et accompagner le dépistage ». Elle identifie grâce à cette recherche les raisons de la faible participation aux dépistages et formule des propositions pour y remédier. L’équipe a également créé une palette d’outils adaptés à l’adresse des professionnels de la santé et du médico-social, ainsi que des personnes en situation de handicap et leurs aidants.


CP-cancerEThandicap-04042022.pdf (ancreai.org)

05 mai 2022

[Interview] : Parcours de vie ? parcours de soin ?

"Il faut soutenir la personne dans son parcours de vie, pas seulement dans son parcours de soin"... 


Interview du Pr Frank Bellivier [chef du département de psychiatrie et de médecine addictologique du groupe hospitalier Saint-Louis, Lariboisière, Fernand-Widal (AP-HP), délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie depuis 2019] à l'occasion de la journée mondiale des troubles bipolaires (30 mars).



« Il faut soutenir la personne dans son parcours de vie, pas seulement dans son parcours de soin » | Fondation FondaMental (fondation-fondamental.org)

04 mai 2022

Après le Téléthon, voilà le Psychodon !

Résultat de l'appel à projets "jeunes et santé mentale" du Psychodon…  

Rendez-vous le

Jeudi 5 mai à 18h 

sur le live Facebook pour élire les 5 lauréats qui monteront sur la scène de l'Olympia le 13 juin 2022 ! 

 Lien du live —> fb.me/e/1K3maEWnE

Mais qu'est-ce que le Psychodon ???



03 mai 2022

Irresponsabilité pénale : un texte de loi inacceptable qui stigmatise les personnes vivant avec des troubles psychiques

COMMUNIQUE DE PRESSE

Nous découvrons avec stupeur et consternation le décret N°2022-657 d’application de la loi publiée fin janvier, réformant le régime de l'irresponsabilité pénale en cas de consommation de produits psychoactifs. Dans son préambule ce décret introduit une petite phrase lourde de conséquences, précisant que l’article 706-120 du CPP s’applique « lorsque le trouble mental ne résulte pas d'une intoxication volontaire de la personne constitutive de ces nouvelles infractions, mais qu'il résulte, par exemple, de l'arrêt par celle-ci d'un traitement médical ». 

Contrairement au projet initial, il a été rajouté une deuxième circonstance pouvant conduire à la responsabilité du patient à savoir l’arrêt de son traitement médical.

Nous déplorons qu’un décret si lourd de conséquence pour les patients n’ait pas été concerté en amont avec les professionnels, les usagers et leurs familles. L’introduction dans ce décret d’application de la notion d’arrêt du traitement médical qui n’existe pas dans le Code de Procédure Pénale représente une régression et n’est pas admissible d’autant que le Conseil d’Etat dans son avis sur la loi rendu en juillet 2021 spécifiait sur cette question : "l'arrêt du traitement psychoactif ne pourra pas davantage être incriminé".

Pourtant le législateur a choisi de pénaliser l’arrêt du traitement et établit de fait un lien de causalité entre cet arrêt et le passage à l’acte. Ce point constitue d’une part un raisonnement simplificateur concernant la dynamique d’un passage à l’acte et d’autre part ne tient pas compte du fait que les patients n’ont pas toujours conscience de leurs troubles ce qui est une caractéristique de certaines maladies mentales. L’arrêt du traitement n’intervient pas alors suite à l’exercice de la libre volonté du patient. Garder cette disposition revient à accepter de punir les patients parce qu’ils sont malades.

Cet ajout constitue par ailleurs une atteinte grave aux droits du patient. Tout patient a le droit de choisir de suivre ou non un traitement médicamenteux. De nouveau les personnes souffrant de troubles psychiques sont stigmatisées et n’ont plus cette liberté élémentaire. Cela créée une contrainte démesurée pour les patients souffrant de troubles psychiques à moins que la prochaine étape soit de pénaliser l’arrêt par exemple des traitements anti diabétiques ou anti-épileptiques ...

Nous dénonçons avec la plus grande force cette dérive inquiétante contraire aux droits et libertés et qui stigmatise une fois de plus les personnes vivant avec des troubles psychiques.

Télécharger le communiqué de presse.


02 mai 2022

[Témoignage] : Le quotidien de Camille et Jason, schizophrènes et en couple

“Il me soutient beaucoup dans la maladie”. Camille et Jason sont schizophrènes. Ils sont en couple depuis 5 mois et racontent leur quotidien.

“Il m’aide à combattre mes hallucinations en les ridiculisant”

Jason et Camille sont tous les deux schizophrènes. Depuis 5 mois, ils sont en couple. Partager la même maladie leur permet de mieux se comprendre et de se soutenir au quotidien.

A voir sur le site du média Brut (5mn).