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01 juin 2023
[Alsace] : Le Kiwanis offre du matériel informatique à Schizo Espoir
31 mai 2023
Elon MUSK : vers le transhumanisme ?
L'autorité suprême américaine sur les questions de matériel médical, la FDA, vient de donner le feu vert à Neuralink, d'Elon Musk, pour des essais humains. Cette entreprise cherche à implanter des ordinateurs dans des cerveaux vivants, avec des premiers résultats contestés sur des chimpanzés.
Avez-vous vu les Gardiens de la Galaxie Vol.3 ? Le dernier film de James Gunn porte en grande partie sur le personnage de Rocket Raccoon, un raton-laveur rendu intelligent après avoir été le sujet d'expérimentations atroces.
Sans transition, parlons de Neuralink, le projet d'Elon Musk, qui vise à implanter des ordinateurs dans nos cerveaux. Le but serait autant d'affecter les capacités du cerveau en question que de permettre au sujet d'accéder directement à internet ou à des appareils connectés. Selon Musk, les puces Neuralink pourraient permettre de soigner la dépression, l'obésité, la schizophrénie, la navigation internet ou la communication télépathique.
Très cyberpunk, mais aussi sans danger, selon le patron de Tesla et SpaceX, qui dit avoir tellement confiance en ce projet qu'il serait prêt à l'appliquer à ses propres enfants. Ce n'est sûrement pas l'avis des 1500 singes morts dans les quatre dernières années dans les laboratoires de Neuralink.
Un pas de plus vers le transhumanisme
Aujourd'hui, la FDA, pour Food and Drug Administration, l'organisation qui régule la sécurité alimentaire et médicale américaine, a autorisé Neuralink à débuter des expérimentations humaines. L'entreprise ne recrute pas encore de volontaires et n'a pas encore dévoilé la forme que prendrait cette étude, ni son but précis. Il faut s'attendre à plus d'informations dans les jours ou semaines à venir.
L'idée d'une interface directe entre notre cerveau biologique et le monde informatique est aussi terrifiant que passionnant : ce serait un premier pas vers le transhumanisme, ou la transformation du corps humain par la technologie, un thème central de la science-fiction. Dans cette même science-fiction, cela mène rarement à une fin heureuse. Seriez-vous prêt à implanter un ordinateur dans votre cerveau ?
Elon Musk a reçu le feu vert pour implanter des ordinateurs dans des cerveaux humains (mensup.fr)
30 mai 2023
"Papa, je suis schizophrène…" : médecin et père d’un enfant malade, il témoigne pour défendre la psychiatrie publique
29 mai 2023
[Réflexion] : Le pouvoir des mots
La psychiatrie est un monde qui écope de nombreuses critiques. Beaucoup de services de psychiatrie sont dans un état déplorable, des alertes de pénurie de soignants remontent tous les jours, les pratiques d’isolement ne sont toujours pas de dernier recours. Cette situation est intolérable. Mais nous n’aurons pas des soignants par un coup de baguette magique. Alors ? Il est l’heure d’oser d’autres formes de soins et d’accompagnements. Côté patient et entourage, on attend le déploiement des pépites qui nous ont été présentées dans le cadre du fonds d’innovation organisationnelle en psychiatrie. Portons ces mots haut et fort. Faisons connaître ces bonnes pratiques.
Il y a aussi les mots qui ne sont pas prononcés… Une situation qui efface les personnes. Le psychiatre Lucien Bonnafé a dit : "On juge du degré de civilisation d’une société à la façon dont elle traite ses fous". A l’heure où nous clôturons cette lettre, nous nous interrogeons. Quel degré de civilisation dans une société qui amalgame troubles psychiques et violence, qui ne pose pas le sujet de la compensation du handicap psychique, qui efface les usagers de la psychiatrie des discours politiques, qui précarise les familles et jette à la rue, voire en prison ceux qui n’en ont plus ?
28 mai 2023
[Recherche] : La carence en vitamine D affecte les neurones en développement dans la schizophrénie
Des neuroscientifiques de l’Université du Queensland ont découvert comment la carence en vitamine D affecte les neurones en développement dans la schizophrénie, en utilisant une nouvelle technologie.
Le professeur Darryl Eyles s’est appuyé sur les recherches antérieures de son laboratoire du Queensland Brain Institute reliant la carence maternelle en vitamine D et les troubles du développement cérébral, tels que la schizophrénie, pour comprendre les changements fonctionnels qui se produisent dans le cerveau.
La schizophrénie est associée à de nombreux facteurs de risque développementaux, à la fois génétiques et environnementaux. Bien que les causes neurologiques précises du trouble soient inconnues, ce que l’on sait, c’est que la schizophrénie est associée à un changement prononcé dans la façon dont le cerveau utilise la dopamine, le neurotransmetteur souvent appelé «molécule de récompense» du cerveau.
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27 mai 2023
5 juin : Ciné-débat "Tout pour être heureux"
autour du film :
Jérôme, père de famille d’un naturel optimiste, craint de revivre avec sa fille ce qu’il a connu avec Cédric, son frère aîné. Beau gosse, intelligent, d’un milieu privilégié… Cédric avait tout pour être heureux. Pourtant à l’adolescence, il a basculé dans une addiction fatale aux stupéfiants et à l’alcool.
Jérôme décide de partir à la rencontre de femmes et d’hommes que l’on entend rarement : les sœurs et les frères des personnes dépendantes. Ensemble, ils vont briser les silences, rompre avec les clichés, soulager les blessures, y mêler le rire et l’espoir.
De la Champagne à la Normandie, de Paris à New York et Barcelone, la quête de Jérôme l’entraîne dans un voyage qui libère la parole… un voyage inédit au cœur des familles. »
La billetterie est ouverte !
https://www.cinema-star.com/saint-exupery/reserver/F570494/D1685556000/VF/
26 mai 2023
Déconstruire les préjugés autour des troubles schizophréniques
2 : (particulièrement d’actualité) les personnes avec une schizophrénie sont plus souvent victimes de violences que responsables d’actes violents. Quand la violence arrive, elle est souvent liée à d’autres facteurs que la schizophrénie elle-même (toxiques par exemple..)
3 : on entend parfois que la schizophrénie est liée aux parents (surtout la mère). C'est très culpabilisant et faux ! C’est un trouble neurodeveloppemental dont les causes sont multiples [facteurs génétiques, environnementaux (toxiques, stress...), interactions entre ces facteurs...]
4 : il est faut de croire que les personnes avec une schizophrénie ne peuvent pas travailler. Il existe des accompagnements efficaces pour l’emploi avec les approches de réhabilitation psychosociale, en complément des soins habituels.
5 : il est faux de penser que la schizophrénie ne se traite pas. On peut espérer une rémission grâce à une approche personnalisée incluant les traitements, la remédiation cognitive, les approches TCC, l’éducation thérapeutique…
Au final quelques rappels qui sont nécessaires, quand on voit comment les troubles schizophréniques sont encore mal connus et stigmatisés dans les médias.
25 mai 2023
[30 mai + 21 juin] : Webinaire sur la Prestation de compensation du handicap (PCH)
Pour mieux comprendre et favoriser l’accès à cette aide, vous êtes invité à un webinaire qui se déroulera en deux temps :
Intervenants : Professeur Christine Passerieux, Cyril Desjeux directeur scientifique de Handéo, Roselyne Touroude Vice-Présidente Unafam.
• Les altérations des fonctions mentales, cognitives, psychiques et leurs retentissements
• Les modalités d’accès à la PCH aides humaines, en particulier au soutien à l’autonomie
• Bien comprendre pour bien remplir le dossier de demande à la MDPH et préparer la visite d’évaluation du professionnel de la MDPH.
• Le soutien à l’autonomie : comment est-il défini ?
• A quoi ça sert, pour les personnes handicapées psychiques, pour les familles ?
• Qui peut apporter ce soutien à l’autonomie ?
• En quoi la PCH soutien à l’autonomie est complémentaire d’autres aides, d’autres modalités de soutien ?
24 mai 2023
29 mai : Cinquième édition du Psychodon : Sensibiliser le public à la maladie psychique
Pour cette 5e édition, Le Psychodon voit les choses en grand pour sensibiliser le grand public sur les troubles de santé mentale et psychique qui touchent 12 millions de personnes en France.
Une campagne pour libérer la parole
Du 29 mai au 12 juin, le Psychodon lance une campagne aux côtés de l’agence de communication Rébellion pour libérer la parole sur les maladies psychiques. Cette campagne prendra la forme d’une vidéo de sensibilisation.
Durant le week-end du 11 au 12 juin prochains, le Psychodon appelle à une mobilisation citoyenne sur la santé mentale. L’objectif est de rassembler autour de la campagne de 2023 : “La santé mentale, ce n’est pas que dans la tête”.
La Marche Ensemble pour La Santé Mentale
Avec La Marche Ensemble, le Psychodon organise le 11 juin dans plusieurs villes de France, comme Paris, Lyon et Marseille une grande marche pour dire non à la stigmatisation des personnes concernées par un trouble psychique. La Marche Ensemble réunira les usagers en santé mentale, les familles, aidants, associations et les professionnels du soin.
Le Psychodon s’installe à l’Olympia
Le 12 juin, le Psychodon s’installe à l’Olympia à l’occasion d’une grande soirée festive et caritative. De grands noms de la chanson française s’associeront à Yannick Noah, parrain du Psychodon, pour chanter pour la santé mentale. L’objectif est de soutenir les appels aux dons pour la recherche, la prévention, l’accompagnement des personnes malades, des familles et des aidants. L’intégralité des recettes sera reversée au Psychodon, Agir pour la santé mentale. Pour plus d’informations : ICI
23 mai 2023
Un marqueur du cerveau pourrait indiquer un risque de suicide plus élevé.
Chaque jour aux États-Unis, 130 personnes en moyenne se suicident. En 2021, 12,1 millions d'Américains ont sérieusement envisagé le suicide, selon les Centers for Disease Control and Prevention ; 3,5 millions d'entre eux ont même fait un plan.
Pour les proches laissés pour compte après un suicide, le chagrin est souvent assombri par le regret et la culpabilité : pourquoi ne savaient-ils pas que les choses allaient si mal ? Auraient-ils pu l'arrêter ?
Bien que de nombreux facteurs de risque de suicide soient bien connus (dépression, douleur chronique, violence familiale, présence d'armes à feu), on ne sait pas toujours pourquoi certaines personnes, et pas d'autres, passent de l'idéation à la planification d'une tentative.
Comme indiqué dans l'article publié dans le Journal of Affective Disorders , les chercheurs ont découvert que des connexions importantes dans le cerveau différaient entre les anciens combattants ayant des antécédents de tentatives de suicide - avant même qu'ils n'aient tenté de mettre fin à leurs jours - et ceux présentant des niveaux similaires de symptômes psychiatriques, mais sans une histoire de suicide.
Les différences résidaient dans la connectivité fonctionnelle entre les réseaux cérébraux impliqués dans le contrôle cognitif (ajuster notre comportement ou nos choix pour s'adapter à une certaine tâche ou à un objectif) et le traitement de la pensée autoréférentielle (réfléchir à ce que nous avons fait aujourd'hui ou à quelque chose d'embarrassant qui s'est passé il y a des années ou penser à ce que nous devons faire demain).
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Source : Gina DiGravio et Andrew Thurston pour l'Université de Boston
DOI de l'étude originale : 10.1016/j.jad.2023.04.061











