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31 octobre 2024

Michel David : défenseur de la psychiatrie en milieu pénitentiaire

Président de la Fédération Française de Psychiatrie (FFP) depuis février dernier, le psychiatre Michel David est un fin connaisseur d’un univers carcéral mal connu, caricaturé par les fausses représentations et sujet à fantasme.

Aujourd’hui praticien hospitalier à la Fondation Bon Sauveur de la Manche, intervenant à la maison d’arrêt de Coutances, ce farouche défenseur des droits des détenus et de la psychiatrie en général revient sur sa trajectoire professionnelle 

On retrouve dans le portrait de cet intellectuel engagé, passionné de philosophie, les questions qui lui tiennent à cœur, et dont il s’est toujours fait le porte-parole, comme les dysfonctionnements actuels de la psychiatrie dans les prisons ou encore l’atteinte au secret médical, notamment dans le contexte actuel de menace terroriste.

Sur les traces de Michel Foucault...

30 octobre 2024

"Vous m'avez sauvé la vie" : comment l'application LYYNK, dédiée à la santé mentale des adolescents, tente de recréer du lien entre enfants et parents

Voir et télécharger l'application : https://www.lyynk.com/


"C'est l'application que j'aurais aimé avoir il y a quelques années." Harcèlement scolaire, agressions, dépression, troubles alimentaires... Après plusieurs années de détresse, Miel Abitbol, 17 ans, a constaté le manque d'outils dédiés à la santé mentale des adolescents.

L'influenceuse, forte de plus d'1,5 million d'abonnés, a lancé le 12 septembre dernier la plateforme LYYNK, présentée comme "un espace sûr, bienveillant et interactif." Enfants et parents y trouvent des fonctionnalités pour les aider à surmonter ces difficultés : un calendrier émotionnel, un journal intime, un kit de secours et différentes vidéos de prévention.

Lire l'article complet sur https://www.francetvinfo.fr/

29 octobre 2024

[Santé mentale] : Les Invités au Festin au service des personnes en souffrance

La santé mentale est un véritable fléau. À tel point que Michel Barnier a décidé d’en faire une grande cause nationale en 2025. Lors d’un déplacement dans un centre hospitalier à Poitiers, le Premier ministre a déclaré que « la santé mentale touche presque un français sur cinq ». Ce qui représenterait 13 millions de personnes en France, dont trois millions considérées comme « sévères ». Les crises récentes, et notamment le covid-19, ont fait exploser les compteurs. Depuis 1990, en Franche-Comté, l’association "les Invités au Festin" agit dans ce domaine.

Elle peut compter sur une équipe de 45 salariés. Au total, actuellement, 37 résidents sont pris en charge dans les pensions de famille qu’elle gère et une centaine de participants sont accueillis durant « les temps d’entraide mutuelle ». Un suivi est également assuré au domicile de certaines personnes. Ces interventions s’organisent sur l’ensemble du territoire doubien, avec des lieux identifiés à Besançon (place Flore), Pouilley-les-Vignes et dans le Haut-Doubs, sur les territoires de Maîche et Morteau. David Erbs, le directeur de l’association, reconnaît que la dernière crise sanitaire a amplifié le phénomène, avec, notamment, la prise en charge d’un public jeune. « On a senti un franchissement de cap avec la pandémie de covid » explique le responsable. Et de compléter : « dans le cadre de nos groupes d’entraide mutuelle, le soutien à ce public s’est amplifié. Sur les 50 dernières adhésions que nous avons reçues, la moyenne d’âge se situe entre 20 et 30 ans ».

Deux types de public

L’association accompagne, au quotidien, deux types de public. Des personnes éprouvées par des accidents de la vie, qui ont provoqué un choc traumatique, se traduisant par différentes souffrances psychiques ( anxiété, schizophrénie, trouble de la personnalité ou de l’alimentation, …) et des femmes et des hommes, dont la prise en charge est plus lointaine, et remonte à l’adolescence. Ces derniers bénéficient d’un parcours psychiatrique, auquel s’ajoute l’intervention associative. Difficile de parler de guérison, les travailleurs sociaux préfèrent le terme « rétablissement ». Autrement dit, donner les moyens « d’apprendre à vivre, au mieux, avec ses difficultés ». « On ne parle jamais de guérison car la souffrance psychique demeure présente. On arrive à avoir des périodes de rémission, mais la maladie est toujours là » termine David Erbs.

Renforcer la communication en 2025

L’association veut profiter de la mobilisation nationale de 2025 pour davantage faire parler d’elle, mettre en lumière le travail qu’elle mène et faire changer le regard qui pèse sur les patients. Des campagnes publicitaires fortes, avec des messages chocs, seront déployées sur le territoire et sur différents supports et vecteurs de communication. D’autres aspects seront également abordés comme les formations que l’association dispense et les actions qu’elle mène pour le mieux vivre de son public.

Santé mentale : les Invités au Festin au service des personnes en souffrance

28 octobre 2024

[Santé mentale] : Méfiez-vous de la mode et de la banalisation

La question des troubles de santé mentale semble avoir envahi les médias et les réseaux sociaux ces dernières années. Pas étonnant : la pandémie de Covid-19 est passée par là, faisant exploser les problèmes psychologiques. Mais de quoi parle-t-on exactement lorsque l’on parle de « santé mentale » ? Qu’est-ce qui entre dans la catégorie des troubles ? Qui est concerné ? Faisons le point.

Thèmes abordés :

Une épidémie de souffrance mentale
Comment s’appelle la santé mentale ?
Terminologie ambiguë
Combien de personnes sont touchées par des troubles psychologiques ?
Quelles sont les réponses apportées ?
Mieux informer la population

ll est essentiel de fournir une information claire et vulgarisée sur les troubles psychologiques à la population générale, et notamment aux parents, aux enseignants ou aux travailleurs sociaux, afin que l’attention « citoyenne » puisse faciliter leur identification, si possible précocement.

C’est par exemple ce qui est proposé dans les programmes éducatifs de premiers secours en santé mentale, soutenus par les pouvoirs publics depuis plusieurs années.

Le domaine de la santé mentale est riche et complexe et ne doit pas être simplifié ni encore moins galvaudé. Surtout, les troubles psychologiques et la psychiatrie, et leurs besoins, ne doivent pas être modestement occultés, car les enjeux de santé publique qui leur sont associés sont majeurs.

27 octobre 2024

Les 1000 premiers jours de vie : Fondations de notre santé mentale

C'est le thème de la conférence TEDX de Joanna Smith

Découvrez comment le stress survenu au cours de nos 1000 premiers jours de notre vie - qui vont de notre conception à l'âge de 2 ans environ - influence le développement de notre cerveau, et, plus précisément, de certaines compétences précises dont nos 1000 premiers jours représentent une période sensible.

Ou comment transmettre, en moins de 18 minutes et en langage compréhensible au grand public, les neurosciences affectives, l'attachement, l'impact des relations très précoces... et surtout, donner, grâce à cette compréhension, les clés permettant de réguler, à l'âge adulte, l'impact de ce stress très précoce.




26 octobre 2024

[Livre] : La vérité sur les troubles psychiques au travail

La vérité sur les troubles psychiques au travail.
Dépression, anxiété, bipolarité, TOC, schizophrénie : la vie active est possible !

Claire Le Roy-Hatala , édition Payot , paru le 2/10/24

3 millions de personnes en France sont touchées par un trouble psychique invalidant (anxiété généralisée, dépression, bipolarité, schizophrénie, bordeline, TOC, etc.) et 20 % considèrent que ces troubles ont un impact dans leur vie professionnelle. Ce livre s'attaque au tabou de la santé mentale dans les entreprises où l'on persiste à dire que les troubles mentaux n'y figurent pas. Nourri de nombreux témoignages, cet ouvrage très documenté propose des clés de compréhension et des solutions concrètes à destination des employés comme des dirigeants.



25 octobre 2024

Schizophrénie et cinéma : un médecin psychiatre décrypte les clichés du cinéma

Rencontre : "Très souvent à l'écran, on va voir la schizophrénie représentée comme un trouble violent" : un médecin psychiatre décrypte les clichés du cinéma

A l'occasion de la semaine d'information sur la santé mentale, AlloCiné a rencontré le médecin psychiatre Jean-Victor Blanc pour rectifier les représentations que la fiction peut donner de la schizophrénie.

Depuis toujours, le cinéma se trompe. Et nous aussi. La schizophrénie, ce n’est pas Fight Club, Split, Black Swan ou Shutter Island. A l’occasion de la Semaine d’information sur la Santé Mentale, on a demandé à Jean-Victor Blanc, médecin psychiatre et expert en santé mentale pour Dr Good et Culture Pop & Psy, de nous éclairer sur ce trouble très -et même trop- souvent mal représenté à l’écran.

Jean-Victor Blanc : La schizophrénie, c'est un trouble psychiatrique qui concerne environ 1 à 2% de la population. C'est à peu près comme le trouble bipolaire. C'est une pathologie qui va avoir plusieurs types de symptômes qui, globalement, vont refléter une perte d'intégrité psychique. Ça veut dire qu'on va avoir des émotions qui vont être incohérentes avec les idées ou les comportements. Et cela va s'exprimer par plusieurs types de symptômes

Quels sont les différents types de symptômes ?

Il y a les symptômes productifs, notamment des hallucinations mais également des idées délirantes, souvent de tonalités persécutives, c'est-à-dire que la personne peut avoir l'impression qu'on lui veut du mal.

À côté de ça, il y a des symptômes qu'on appelle négatifs qui vont marquer un certain retrait : retrait de la vie affective, retrait de la vie sociale, et des difficultés à rentrer en contact avec l'entourage.

Enfin, le troisième type, les symptômes de désorganisation ou dissociatif, qui vont marquer justement ce décrochage entre les émotions et les idées. Par exemple, rigoler alors qu'on pense à quelque chose de triste ou avoir un comportement inadapté au contexte.

Où est-ce que la fiction fait fausse route dans les représentations qui sont faites de la schizophrénie ?

Très souvent, à l'écran, on va voir la schizophrénie représentée comme un trouble violent, des personnes qui vont être dangereuses. Par exemple, on va avoir un personnage qui va prendre des médicaments, qui les arrête d'un coup et devient un fou meurtrier comme ce qu'on voit dans Joker. Tout ça, c'est évidemment faux.

On sait que les personnes atteintes de schizophrénie vont être plus souvent victimes de violences plutôt que auteurs de crimes et de violences. On sait également que moins de 5% des crimes sont commis par des personnes concernées par un trouble schizophrénique.

Ce qu'on voit rarement dans les films, c'est ce qu'on appelle le rétablissement. C'est-à-dire qu'on peut vivre avec un trouble schizophrénique et être équilibré, réussir à avoir une vie sociale, avoir un travail, parfois dans un environnement protégé, mais parfois dans un milieu ordinaire.

On confond aussi schizophrénie et double-personnalité...

Oui, très souvent la schizophrénie est confondue avec le trouble dissociatif de l'identité. Le fait d'avoir plusieurs personnalités, c'est ce qu'on voit par exemple dans Fous d'Irène qui est très drôle mais malheureusement pas du tout juste et complètement à côté de la plaque en termes de représentation de la schizophrénie.

Quels conseils donneriez-vous aux gens qui lisent ces lignes ?

Mon conseil, lorsque vous regardez un film ou une série qui parle de la schizophrénie, c'est de vous renseigner : est-ce que c'est finalement un tableau juste ou pas ? Parce qu'on sait que voir des films qui vont être stigmatisants peut augmenter cette stigmatisation des troubles psychiques et donc de la schizophrénie.

Et si vous vous posez des questions, n'hésitez pas à en parler en premier lieu à votre médecin traitant qui pourra, si besoin, vous adresser à un psychiatre pour déterminer si vous avez besoin d'une aide spécifique ou pas. Enfin, il existe des associations comme schizo oui, comme Positive Minders ou encore l'UNAFAM, dont la vocation est d'aider les personnes concernées leur entourage à mieux vivre avec ce trouble.

"Très souvent à l'écran, on va voir la schizophrénie représentée comme un trouble violent" : un médecin psychiatre décrypte les clichés du cinéma - Actus Ciné - AlloCiné (allocine.fr)

Santé mentale : les clichés véhiculés par les films et séries (psychologies.com)

Schizophrénie : une représentation cliché (psychologies.com)

24 octobre 2024

[Recherche] : Vers un nouveau traitement de la schizophrénie

Anavex Life Sciences Corp. annonce des résultats préliminaires encourageants sur les biomarqueurs de l'étude de phase 2 en cours sur ANAVEX®3-71 pour le traitement de la schizophrénie.

L'ANAVEX®3-71 oral est un double agoniste du récepteur SIGMAR1 et un modulateur allostérique positif M1 ayant des effets agonistes. Ce nouveau mécanisme d'action offre la possibilité de traiter tous les domaines de symptômes de la schizophrénie sans les effets secondaires des antipsychotiques standard. ANAVEX®3-71 a déjà démontré des effets pro-cognitifs durables et des améliorations comportementales dans des modèles animaux de maladies neurodégénératives, une capacité à prévenir le déclin cognitif dans des modèles animaux, et a montré des signaux de sécurité robustes chez des volontaires sains à des doses uniques allant de 5 à 200 mg une fois par jour.

Des recherches récentes sur les fondements génétiques de la schizophrénie ont révélé des liens entre ce trouble psychiatrique et les maladies neurodégénératives, suggérant que ces troubles pourraient partager certains mécanismes. Avec ANAVEX®3-71 oral, en plus de l'activité du récepteur muscarinique M1, l'activité combinée du récepteur SIGMAR1 pourrait offrir un nouveau mécanisme d'action qui pourrait traiter plusieurs domaines de symptômes sans les effets secondaires moteurs associés aux antipsychotiques traditionnels. La partie B de l'étude de phase 2 contrôlée par placebo, actuellement en cours, qui comprend un plus grand nombre de participants et une durée de traitement plus longue, fournira des données plus complètes sur l'efficacité et l'innocuité d'ANAVEX®3-71 dans la schizophrénie. Anavex attend les données de la partie B de l'étude de phase 2 contrôlée par placebo au cours du premier semestre 2025.

Anavex Life Sciences Corp. annonce des résultats préliminaires encourageants sur les biomarqueurs de l'étude de phase 2 en cours sur ANAVEX®3-71 pour le traitement de la schizophrénie - Zonebourse

23 octobre 2024

Infections respiratoires : sous antipsychotiques, les patients sont plus vulnérables aux formes sévères

Face au Covid, les personnes avec des troubles du spectre de la schizophrénie sont plus susceptibles d’avoir une forme sévère de l’infection avec hospitalisation. De manière générale, et ce même avant la pandémie, ces patients présentent un risque plus élevé d’infection respiratoire et de mortalité associée. Pourtant, du fait du manque de preuves, les troubles du spectre schizophrénique ne sont pas pris en compte dans les politiques vaccinales priorisant les populations à risque (grippe, pneumocoque), alors que la pneumonie est l’une des comorbidités avec la plus haute mortalité...

Infections respiratoires : sous antipsychotiques, les patients sont plus vulnérables aux formes sévères | Le Quotidien du Médecin (lequotidiendumedecin.fr)

22 octobre 2024

[Livre] : Le guide ULTIME de l'autisme

Enfin, comprendre facilement ce qu'est l'autisme et comment vivre avec !

Une BD pour TOUS !

Piranhate Anaëlle (Auteur), publié le 2 mai 2024

"Le guide ULTIME de l'autisme" est une invitation à tous - enfants, parents, amis ou personnes autistes elles-mêmes - à découvrir le monde de l'autisme de manière simple et belle. C'est un livre qui nous ouvre les yeux, nous fait réfléchir et nous apprend à mieux comprendre et accepter les différences de chacun.