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31 mai 2025

La Fondation FondaMental recrute 70 professionnels

Dans le cadre du programme gouvernemental PEPR PROPSY* / France 2030, la Fondation FondaMental, en partenariat avec l’Inserm et le CNRS, lance une campagne nationale de recrutement pour renforcer les équipes en psychiatrie au sein de 35 centres spécialisés partout en France.

Une approche innovante au service des patients

Les professionnels recrutés participeront à une médecine de précision en psychiatrie, centrée sur : premier épisode de troubles psychotiques non spécifiques, schizophrénie, troubles bipolaires, troubles dépressifs récurrents, troubles du spectre de l’autisme sans déficit intellectuel.
Ils rejoindront des équipes pluridisciplinaires, au sein de plateformes de recherche et de soin engagées dans une démarche à la fois clinique, scientifique et humaine.

Pourquoi rejoindre l’aventure ?

=> Pour contribuer à une psychiatrie de précision, moteur d’innovation en faveur d’une meilleure prise en charge des patients

=> Pour évoluer au sein d’un réseau hospitalo-universitaire reconnu, avec des possibilités de formation continue et de spécialisation

=> Pour donner du sens à votre parcours en rejoignant une communauté de professionnels engagés.

*Lancé le 18 juillet 2022, le programme de recherche exploratoire en psychiatrie de précision PROPSY est piloté par l’Inserm et le CNRS, avec l’appui de la Fondation FondaMental. Il est doté d’un budget de 80 M€ pour 7 ans alloué dans le cadre du plan d’investissement France 2030. La direction scientifique est confiée au Professeur Marion Leboyer, l’ANR est l’opérateur pour le compte de l’État.Treize projets ciblés ont été retenus pour financement. Ils sont complétés par des appels à projets opérés par l’ANR ou l’Inserm.

Pour en savoir plus : https://pepr-propsy.fr/

La Fondation FondaMental recrute 70 professionnels - Santé Mentale

30 mai 2025

29 mai 2025

Auto-test santé mentale

Comment je me sens ? Un petit test pour analyser ma santé mentale issu de  

"Mon guide utile – santé mentale" [CHU Montpellier-pôle psychiatrie]




28 mai 2025

L’image de la santé mentale "change doucement mais sûrement"

La santé mentale déclarée grande cause nationale 2025, la récente médiatisation de la bipolarité du journaliste Nicolas Demorand, etc. : la maladie psychique sort-elle enfin de l’ombre ? Éléments de réponse avec plusieurs membres du Groupe d’entraide mutuelle l’Etincelle à Molsheim.

« Si notre regard sur les malades changeait, le monde changerait. » Cette citation, Frédéric Loux, président du Groupe d’entraide mutuelle l’Etincelle à Molsheim (GEM), l’aime tout particulièrement car elle s’applique parfaitement à la santé mentale.

Le regard sur la maladie psychique pèse sur les membres du GEM. Chacun a en mémoire une parole reçue de plein fouet illustrant la difficulté de la société à appréhender cette question. Frédéric Loux, de Boersch, se souvient avoir été traité de « fou » pendant sa scolarité. « Tu n’es plus pareille, tu fais peur, tu fais exprès », s’est entendue dire Edith Kayser lorsqu’elle est tombée malade. Ma voisine m’a traitée de rat de la société...

Molsheim. L’image de la santé mentale « change doucement mais sûrement »

27 mai 2025

[Livre] : Génération anxieuse – Comment les réseaux sociaux menacent la santé mentale des jeunes

Jonathan Haidt, Traduit de l’anglais (américain) par Jenny Bussek ; éditions Les arènes ; paru le 16 janvier 2025

Entre poison et drogue, comment les écrans détruisent la santé mentale de nos enfants.


La santé mentale des jeunes s’effondre. Avec un smartphone toujours à portée de main et les réseaux sociaux pour horizon, toute une génération est en danger. Dépression, anxiété, solitude, les chiffres s’emballent : surprotégés dans le monde réel, les adolescents d’aujourd’hui grandissent dans un univers virtuel néfaste pour leur bien-être et leur développement.

Cette enquête implacable explore les facteurs invisibles qui menacent le cerveau et l’équilibre des jeunes : fragmentation de l’attention, dépendance aux écrans, baisse de l’estime de soi, manque de sommeil, disparition des interactions sociales réelles. S’appuyant sur les dernières recherches scientifiques et des graphiques percutants, ce livre révèle l’ampleur du problème.

Mais Jonathan Haidt ne s’arrête pas là. Il propose des solutions concrètes et audacieuses pour inverser la tendance. Ce livre est un cri d’alarme et un appel à passer l’action.

• Pour les parents : favoriser une enfance centrée sur le jeu, la liberté, les activités extérieures, les amitiés réelles et l’autonomie.
• Pour les écoles : organiser des jeux libres et interdire les smartphones.
• Pour les gouvernements et les géants de la tech : instaurer une véritable « majorité numérique ».

25 mai 2025

"On en fait tous les jours"… Oui, on fait encore des électrochocs en France, et c’est efficace

Les séances d’électrochocs, appelés électroconvulsivothérapie, sont couramment prescrites en France en cas de dépression sévère et résistante aux traitements médicamenteux

L'essentiel

L’électroconvulsivothérapie (ECT), anciennement appelée électrochocs, est encore pratiquée quotidiennement en France.
Ce traitement vise à soigner des personnes souffrant de dépressions sévères et résistantes aux traitements médicamenteux.
Contrairement aux idées reçues (et à ce qui était pratiqué à l’époque), l’ECT est réalisée sous anesthésie générale au bloc opératoire. Elle est donc « tout sauf spectaculaire », assure le psychiatre David Masson.

Quand on vous dit « électrochocs », vous visualisez sûrement un homme aux cheveux hirsutes et au pyjama délavé en train de convulser, tenu par quatre colosses. Une image probablement issue de films comme Vol au-dessus d’un nid de coucou. Et vous pensez aussi que cette pratique est révolue ? Eh bien détrompez-vous.

Les électrochocs, appelés aujourd’hui électroconvulsivothérapie (ECT) ou sismothérapie, sont pratiqués quotidiennement en France. Près de 115 centres*, dont 20 hospitalo-universitaires, ont recours aux ECT, notamment pour soigner des dépressions résistantes. « On en fait tous les jours dans l’hôpital où je travaille, atteste le psychiatre hospitalier Hugo Baup. Mais on a changé l’appellation car cela faisait peur. »

Une série d’impulsions électriques

Le principe des électrochocs reste inchangé : une impulsion électrique brève est délivrée entre deux électrodes positionnées à la surface du cuir chevelu. « Cela entraîne une petite crise d’épilepsie de quelques secondes qui va donner lieu à des cascades de neurotransmetteurs dans le cerveau et activer la neuroplasticité », explique le docteur Baup, auteur de Comment ça va, toi ? Le guide pratique de la santé mentale (Larousse).

En très résumé : cela va réveiller certaines zones du cerveau qui ne sont plus assez stimulées du fait de la dépression, comme la motivation, l’envie de vivre, le sommeil ou l’alimentation. Le médecin va en quelque sorte « réanimer le cerveau », d’après le docteur Baup, qui aime comparer la sismothérapie à un défibrillateur.

« C’est tout sauf spectaculaire »

Deux choses diffèrent toutefois par rapport aux électrochocs d’antan : le consentement libre et éclairé du malade est requis, et le traitement est réalisé sous anesthésie générale. Une différence notable car une fois endormie, la personne soignée n’aura pas de crise convulsive avec des mouvements incontrôlés.

« L’intervention est très encadrée d’un point de vue médical, insiste le psychiatre David Masson. Elle a lieu au bloc opératoire, le patient est anesthésié, on lui donne l’impulsion électrique puis on l’emmène en salle de réveil. C’est très court et tout sauf spectaculaire. »

Dépression grave et résistante

La sismothérapie est majoritairement prescrite pour soigner des dépressions sévères et résistantes. En raison du risque associé à l’anesthésie générale, il s’agit d’un traitement de seconde intention, après l’échec d’au moins deux antidépresseurs. Le nombre de séances varie selon chaque patient et se situe en moyenne entre 10 et 20, à raison de deux à trois par semaine. « Les études montrent une efficacité de 60 à 80 %, alors qu’on est à moins de 50 % pour les antidépresseurs », souligne le docteur Masson. « C’est le traitement le plus efficace dans la dépression résistante », assure le docteur Baup.

Si ces séances suffisent parfois à obtenir une rémission totale, elles doivent, pour d’autres personnes, être renouvelées en cas de retour des symptômes. Certaines vont même bénéficier d’une séance mensuelle pendant plusieurs mois ou années. « Ces électrochocs d’entretien permettent d’éviter le risque de rechute », précise le psychiatre Hugo Baup. Mais la dépression n’est pas la seule maladie concernée. L’ECT peut aussi être prescrite dans certaines formes de schizophrénies avec des hallucinations résistantes au traitement, ou en cas d’état maniaque très agité résistant dans le cadre d’un trouble bipolaire.

Des pertes de mémoire souvent temporaires

Si le traitement peut donner lieu à une confusion et une désorientation au réveil, des courbatures et des maux de tête peuvent également être ressentis. Mais le principal effet secondaire est plus handicapant. Il s’agit de troubles de la mémoire. « Les patients peuvent oublier des informations récentes ou les moments d’ECT », souligne le docteur Masson. La plupart du temps, ces troubles de la mémoire disparaissent après la dernière séance.

Comme pour toute anesthésie générale, il existe un risque mortel, mais rarissime. « C’est moins mortel qu’un accouchement », illustre le psychiatre Hugo Baup.

Des réticences de patients

En raison de la connotation négative des électrochocs, de nombreuses personnes se montrent réticentes à y consentir. « Certains voient ça comme de la torture ou quelque chose d’extrêmement barbare », témoigne le docteur Baup. Aux psychiatres de les convaincre de l’intérêt de ce traitement. « On leur explique en quoi ça consiste vraiment et on répond à leurs questions sur le fonctionnement, qui sont totalement légitimes », explique David Masson.

Le médecin a été marqué par l’un de ses premiers patients, souffrant d’une dépression extrêmement sévère, et que l’ECT « a totalement transformé ». « Personnellement, si un jour je me trouve dans un tel état, j’y aurais recours », assure le psychiatre. Mais encore faut-il y avoir accès. A Nancy, où le docteur Masson travaille, aucune sismothérapie n’est pratiquée. Il faut se rendre à Strasbourg, à 160 km de là, pour y avoir recours.

« On en fait tous les jours »… Oui, on fait encore des électrochocs en France, et c’est efficace

24 mai 2025

Dassault Systèmes collabore avec la Fondation FondaMental

Dassault Systèmes et la Fondation FondaMental ont annoncé leur collaboration pour la création d'un entrepôt de données de santé (HDW) national dédié à la psychiatrie à l'échelle nationale. Cette collaboration s'inscrit dans les priorités de santé publique de la France à l'horizon 2025 pour structurer et exploiter des données cliniques complexes dans un cadre souverain et hautement sécurisé.

Il permet aussi d'améliorer la compréhension, le diagnostic et le traitement des troubles psychiatriques. Dassault Systèmes, à travers sa marque OUTSCALE, répond aux besoins croissants de sécurité des données de santé pour le traitement et l'analyse. Il soutient le travail de la Fondation FondaMental sur des maladies complexes telles que les troubles bipolaires, la schizophrénie, la dépression résistante aux traitements et les troubles du spectre autistique.

'Le Cloud souverain OUTSCALE, certifié pour l'hébergement de données de santé et qualifié SecNumCloud 3.2 par l'ANSSI, répond aux plus hauts standards de protection des données sensibles, notamment de santé' indique le groupe. ' Cet entrepôt de données de santé sécurisé ouvre la voie à un nouvel élan collectif autour des données de santé, au bénéfice de tous. Elle incarne une ambition audacieuse : construire, ensemble, une médecine plus personnalisée, prédictive et centrée sur l'humain, pilotée par l'IA et le Cloud, véritable modèle de référence pour d'autres institutions qui souhaitent s'engager dans cette transformation ', a déclaré Philippe Miltin, Directeur général d'OUTSCALE de Dassault Systèmes.

Dassault Systèmes: collaboration avec FondaMental - EasyBourse

23 mai 2025

Schizophrénie : les préjugés condamnent à 7 ans d'errance

3/4 des Français associent schizophrénie et dangerosité, un biais qui alimente la stigmatisation et condamne les patients à 7 ans d'errance, freinant l'accès aux soins. 

Pour changer la donne, PositiveMinders lance une campagne de sensibilisation choc à l'occasion des Journées de la schizophrénie, du 15 au 22 mars 2025. Sur un ton parodique et satirique, elle vise à détourner des faits divers pour mettre en avant  les "faits ordinaires"  de personnes vivant avec ce trouble psychique, technicien en radiologie, jardinier, comptable, enseignant...

Médias : quand le sensationnalisme renforce les préjugés

Misant sur le sensationnel, certaines chaînes « contribuent à renforcer la crainte de la population à l'égard des troubles psychiques, en assimilant tous les schizophrènes à des 'malades dangereux', capables de tuer des gens etc...

« Les schizophrènes, plus souvent victimes de violences qu'auteurs »

Les chiffres montrent que les patients atteints de schizophrénie sont davantage victimes de violences qu'auteurs. 

Des préjugés ancrés dans l'opinion publique et le milieu médical

Ces clichés sont aussi présents dans le milieu médical, « probablement en raison d'un manque de formation »... 

« 7 ans d'errance, 7 ans de souffrance »

Ces préjugés condamnent les personnes concernées à sept ans d'errance diagnostique. « Sept ans de souffrance ! », clame PositiveMinders, qui dénonce « des effets dévastateurs sur leur rétablissement ».

« Une vie épanouissante » grâce à une prise en charge adaptée

« Cette maladie survient souvent entre 15 et 25 ans, une période où le rôle des parents et de l'entourage est clé pour repérer les premiers signes et favoriser une prise en charge rapide. Sans cette vigilance, l'errance aggrave l'isolement des patients et de leurs familles », déplore l'association.

Des programmes et centres de dépistage précoce

Face à ce constat, de plus en plus de centres de dépistage précoce voient le jour à travers le pays.

Schizophrénie : les préjugés condamnent à 7 ans d'errance

22 mai 2025

PSYKONOS : un test sanguin contre l'errance thérapeutique

Il pourrait arriver sur le marché dans deux ans et aider les patients bipolaires à venir à bout de l’errance thérapeutique liés à leurs troubles, estimée entre huit et 10 ans. 

Le test sanguin de diagnostic différentiel du trouble bipolaire et de la dépression, breveté par les chercheurs Raoul Belzeaux (psychiatre à Montpellier) et Nicolas Glaichenhaus (chercheur en immunologie à Marseille), est basé sur le dosage des cytokines, biomarqueurs de l’inflammation. Développé par la start-up Psykonos depuis 2013, il entrera dans sa phase finale d’ici à quelques semaines, avec le lancement de l’étude clinique sur 623 patients dans 10 centres experts hospitaliers, dont le CHU de Montpellier. L’analyse des biomarqueurs sera croisée avec un diagnostic psychiatrique. 

Un protocole clinique façonné avec la collaboration de la HAS, « car le test, estimé à 250 euros, fera l’objet d’une demande de remboursement auprès de l’Assurance maladie » précise Grégory Perraud, directeur général de Psykonos, qui rappelle le rôle majeur des associations de patients et aidants - Bipolarité France, Positive Minders, et Argos 2001- dans le recherche. Dernier défi pour la start-up, qui espère une levée de fonds à hauteur de 3 millions d’euros : lancer une recherche additionnelle, plus courte, fondée sur l’analyse de 8000 à 10 000 autres marqueurs sanguins, afin d’optimiser le test.

Référence : Le Point 15 mai 2025 n°2755