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Nouvelles

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27 juillet 2022

[Bande dessinée] : "Se rétablir"

Se rétablir

La santé mentale, tout le monde en a une et parfois, elle nous joue des tours.
Le rétablissement est le concept selon lequel on peut mener une existence heureuse et épanouie avec un trouble psychique. On y apprend que se rétablir n’est pas guérir, c’est vivre avec.

Se rétablir, c’est aussi le travail d’une vie : (re)connaître son trouble, le comprendre, l’apprivoiser, trouver du soutien, retrouver son pouvoir décisionnaire…

Ce livre recueille avec humour les témoignages de personnes directement concernées. Qu’elles soient entendeuses de voix comme Romain, bipolaires comme Chloé ou atteintes de TDAH à l’instar de Jonathan, chacune nous prouve que nous ne sommes pas uniquement définis par nos neurodivergences, et qu’avec un accompagnement adapté, il est possible de s’en sortir.

Le projet, raconté par sa créatrice : 

https://www.exemplaire-editions.fr/projets/financement-participatif/se-retablir

Pour commander le livre :



26 juillet 2022

[Replay] : Revoir les meilleurs moments des "Journées Neurosciences-Psychiatrie-Neurologie"

Les JNPN (Journées Neurosciences-Psychiatrie-Neurologie) 2022 ont eu lieu les jeudi 30 juin et vendreid 1° juillet à Paris.

Retrouvez les meilleurs moments !

Vidéo Best of 2022

Les JNPN 2022 sont heureux de partager avec vous cette vidéo des meilleurs moments de ce congrès qui capte l'ambiance générale de cette deuxième édition. De quoi vous donner envie d'être parmi nous l'année prochaine et de participer à cet événement exceptionnel.


REPLAY SESSIONS 2022

Prenez le temps cet été de découvrir les sessions des JNPN 2022 disponibles en Replay sur différents thèmes : la maladie de Wilson, le sport, le sommeil, troubles de l'humeur, le chemsex, la neuroimagerie... et de nombreux autres sujets.


http://xuj6k.mjt.lu/nl3/4F6Zpc-pa648dc4DTOHiNg?m=AM0AAM8EMLwAAAAQUAwAAGH2pJAAAAAATwwAAPMTABIDLgBi1tMY0qJqgrlHTm2Ohx0SGozq8gASC4M&b=7ea817cb&e=6ff8e873&x=oxIUYtnZ8dRiGPrSVqt8ejpvVwu4a5Ysto3dQs29uko

25 juillet 2022

[Vidéo] : Un polar déstigmatisant !

Vous aimez les séries policières ? Celle-ci est faite pour vous !

Astrid et Raphaëlle



Lorsque la commandante Raphaëlle Coste s’adresse au service des archives judiciaires de la police pour les besoins d’une de ses enquêtes, elle ne se doute pas qu’elle va rencontrer une jeune femme aussi brillante que déroutante, Astrid. Encyclopédie vivante des enquêtes criminelles, cette dernière, âgée de 30 ans, a un signe particulier : elle est autiste Asperger, un syndrome qui la rend spéciale, et précieuse dans certaines circonstances. Elle lui prête main forte pour mener à bien ses investigations.

Toutes les informations sur la série :

24 juillet 2022

Plus de 10 % de la population mondiale souffre de troubles mentaux

L’Organisation mondiale de la Santé vient de diffuser un rapport sur l’état psychique de la population à travers la planète. Les chiffres communiqués le 17 juin dernier sont alarmants. Plus de 10 % de la population mondiale souffre de troubles mentaux. Et les suicides constituent aujourd’hui plus d’un décès sur 100… Pour l’OMS, chacun des États membres doit adapter sa politique de santé à cette urgence sanitaire.


« La dépression et l’anxiété ont augmenté de 25 % au cours de la première année de la pandémie. Alors que l’on recensait déjà près d’un milliard de personnes souffrant de troubles psychiques. » Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus ouvre le dernier rapport de l’institution, diffusé le 17 juin 2022, en insistant sur les répercussions psychiques dues au Covid-19. Et sur « son terrible bilan en termes de santé mentale ». 


Une personne sur huit touchée par des troubles mentaux


La dernière étude d’envergure sur l’état de la santé psychique dans le monde, réalisée par l’OMS, datait de plus de 20 ans. Ce nouveau rapport* met en avant l’ampleur des troubles mentaux à travers la planète. En effet, ces troubles touchent aujourd’hui « une personne sur huit. Et le suicide représente plus d’un décès sur 100 ». A titre d’exemple, les conclusions données par l’Organisation mondiale de la santé montrent que la schizophrénie concerne environ 1 adulte sur 200. « Les personnes souffrant de troubles schizophréniques ou d’autres troubles psychiques sévères meurent en moyenne 10 à 20 ans plus tôt que la population générale. Et la plupart du temps de maladies physiques évitables. »


Au-delà de ces chiffres inquiétants, l’OMS met en avant les conséquences dramatiques pour l’économie de chaque pays. Les problèmes de santé mentale sont en effet « extrêmement couteux ». Notamment en raison des « pertes de productivité » qu’ils entraînent. Or, d’après le rapport, les réponses apportées par les gouvernements restent « insuffisantes et inadaptées ». 

 

Pour améliorer la situation de la santé mentale à travers le monde, l’Organisation internationale a établi en 2013 un plan d’action globale, que chaque État membre s’est engagé à respecter. Or, l’étude publiée en juin 2022 met en évidence les difficultés d’application de ce programme. « Bien des pays n’ont pas les moyens de mettre en œuvre chacune des actions décrites dans le rapport. » 


Pour pallier ces manquements dans les politiques de santé internationales, l’OMS préconise plusieurs leviers d’amélioration. Parmi ces recommandations figurent le renforcement « des soins de santé mentale. De façon à ce que tout le spectre des besoins dans ce domaine soit couvert. Par un réseau de services et d’accompagnements accessibles, abordables et de qualité ». En conclusion, la santé mentale « doit se voir accorder plus d’importance. Et susciter un plus large engagement, à repenser les environnements influant sur la santé mentale. Tout en renforçant les systèmes qui en sont chargés » .


* Rapport mondial sur la santé mentale: transformer la santé mentale pour tous. Vue d'ensemble (who.int)




https://www.vivamagazine.fr/plus-de-10-de-la-population-mondiale-souffre-de-troubles-mentaux/

23 juillet 2022

[Controverse] : La dépression ne serait pas liée à de faibles taux de sérotonine dans le cerveau

Les conclusions  d'une nouvelle étude récemment publiée restent pour l'instant très controversées et sont loin de convaincre toute la communauté scientifique.

Depuis les années 1960, la plupart des scientifiques s'accordent à penser que les symptômes de la dépression sont causés, entre autres, par un déséquilibre chimique dans le cerveau. On observe par exemple un dysfonctionnement de certains neurotransmetteurs comme la sérotonine (aussi connue sous le nom de 5-hydroxytryptamine ou 5-HT). Des traitements contre la dépression –à l'image des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)– ont ainsi pour but «d'augmenter la disponibilité de sérotonine dans le cerveau», rappelle New Scientist.

Une récente analyse de dix-sept études, publiée le 20 juillet 2022 dans la revue Molecular Psychiatry, vient toutefois remettre en question ce consensus scientifique. Effectués par des chercheurs de l'University College London et menée par la psychiatre Joanna Moncrieff, ces travaux de recherches se sont penchés, entre autres, sur «les molécules présentes dans le liquide céphalorachidien où la sérotonine se décompose» ou encore «les niveaux de récepteurs de la sérotonine et leur degré d'activité» chez les personnes souffrant de dépression.
Selon les conclusions des chercheurs, il n'y a aucune preuve qu'une faible activité ou quantité de sérotonine provoque une dépression. «La conclusion de notre article est que nous ne savons pas à quoi servent les antidépresseurs ISRS», commente Joanna Moncrieff. "L'une des possibilités serait qu'ils agissent par le biais d'un effet placebo"

Une analyse controversée

Pour d'autres chercheurs, cette nouvelle étude présente cependant des limites non négligeables. Selon Johan Lundberg, de l'Institut Karolinska (Suède), les recherches menée par Joanna Moncrieff ne font pas état d'une distinction entre les personnes souffrant de dépression chronique et celles qui présentent des épisodes dépressifs, «dont l'état au moment de l'évaluation pourrait affecter le fonctionnement de leur système sérotoninergique».

«Il est essentiel d'analyser séparément les données des études qui examinent les mêmes patients lorsqu'ils sont malades et lorsqu'ils sont en rémission, afin de disposer de conditions optimales pour examiner l'hypothèse», soutient Lundberg.

«Il faut reconnaître que la 5-HT n'est probablement qu'un des facteurs contribuant à la dépression», avance de son côté Paul Albert, spécialiste des neurosciences à l'Université d'Ottawa, au Canada. «Compte tenu de l'important effet placebo dans le traitement de la dépression, il est probable que la contribution d'autres systèmes, notamment la dopamine qui est impliquée dans l'effet placebo, soit plus importante que celle de la 5-HT.»

Du côté du Royal College of Psychiatrists qui regroupe d'éminents psychiatres britanniques, les spécialistes rappellent que «l'efficacité des antidépresseurs varie selon les personnes, et les raisons en sont complexes». Surtout, les médecins exhortent la population à «ne pas arrêter de prendre [leurs] antidépresseurs sur la base de cette étude, et [encouragent] toute personne ayant des inquiétudes concernant son traitement à contacter son médecin généraliste».



22 juillet 2022

[Actualité] : Daniel Karol quitte l’Établissement public de santé d’Alsace du Nord (Epsan)

Après 18 années à la tête de la plus grande structure hospitalière spécialisée d’Alsace, Daniel Karol, quitte l’Établissement public de santé d’Alsace du Nord (Epsan). Yasmine Sammour, directrice de l’hôpital civil de Strasbourg et directrice déléguée du pôle psychiatrie, devrait lui succéder.


Santé. Daniel Karol quitte l’Établissement public de santé d’Alsace du Nord (Epsan) (dna.fr)




20 juillet 2022

Connaissez-vous la socio-esthétique, qui permet à certain.e.s patient.e.s de se (re)découvrir ?

Cette activité de médiation corporelle consiste à réaliser des soins auprès de personnes fragilisées par une atteinte de leur intégrité physique (maladie, handicap, vieillesse, etc) et /ou psychique (maladies mentales, addictions, etc), mais aussi auprès de personnes en détresse sociale (au chômage, en détention, etc).


Il s'agit en fait d'une spécialisation du métier d’esthéticienne ou de cosméticienne : elle nécessite l'obtention d'un CAP d’esthétique-cosmétique et plusieurs années de pratique préalable, avant la réalisation d'une formation qualifiante, reconnue par le Ministère de la Santé, qui justifie de connaissances et de compétences complémentaires relatives aux pathologies rencontrées dans les milieux médicaux et sociaux. Les socio-esthéticiennes peuvent ainsi accompagner des personnes aux pathologies plus ou moins lourdes. 


Les séances de socio-esthétique s'inscrivent dans un parcours de soins défini par les équipes des établissements, médicaux, médico-sociaux et sociaux. Elles sont le plus souvent gratuites pour les bénéficiaires et s'adressent à tous les publics : hommes et femmes, enfants, adolescents, adultes et personnes âgées.





Connaissez-vous la socio-esthétique, quand le contact et les liens aident à guérir ? | Santé Magazine (santemagazine.fr)

19 juillet 2022

[Livre] : Idées reçues sur la schizophrénie

Idées reçues sur la schizophrénie

Bernard Granger, Jean Naudin ; Editeur Le cavalier bleu ; parution 25/08/22

Schizophrénie : tout le monde a déjà entendu ce terme qui est passé dans le langage courant sans que l'on sache précisément ce qu'il recouvre. Rien d'étonnant d'ailleurs, car la plupart des travaux sur la schizophrénie revêtent d'emblée un caractère spécialisé.

Cet ouvrage se propose de répondre aux questions les plus simples que le public se pose à propos d'une maladie qu'il sait grave et stigmatisante : à quels signes reconnaît-on la schizophrénie ? Quels sont les causes, les traitements ? Que peut faire l'entourage pour aider le patient ? Et pour le patient lui-même, comment vivre avec cette maladie ? Faut-il renommer la maladie ?

Bernard Granger et Jean Naudin mettent en commun leur expérience de praticiens et d'enseignants pour analyser les mécanismes de cette maladie mentale et en détailler les traitements.





14 juillet 2022

Fondation FondaMental – Newsletter Juin 2022

Interview "Psychoses auto-immunes : On est peut-être devant la pointe immergée de l'iceberg" (Laurent Groc)

Podcast "Cannabis et schizophrénie : Les symptômes qui doivent alerter" (Dr Baptiste Pignon)


Point recherche (15 juin) "Les effets secondaires survenus sous antidépresseurs sont influencés par l’âge et le sexe" (Dr Antoine Yrondi)


Point recherche (29 juin) "56,3 % des patients vivant avec une schizophrénie ont une mauvaise compréhension du vaccin contre la COVID-19" (Pr Delphine Capdevielle) 


Pour vous inscrire à la Newsletter, cliquer sur le lien :

Fondation FondaMental | (fondation-fondamental.org)




13 juillet 2022

[Article] : Schizophrénie et grossesse

Publication dans la revue Molecular Psychiatry d’une méta-analyse synthétisant les données concernant le risque augmenté de complications de grossesses et de morti-natalité chez les femmes ayant une schizophrénie. Les résultats appellent une action des pouvoirs publics pour éviter la transmission intergénérationnelle des inégalités.


Résumé de l'étude :

La grossesse est un moment clé de la vie pour enrayer la transmission intergénérationnelle des inégalités de santé. La schizophrénie expose l’individu atteint à de multiples risques pour la santé, et le fœtus est également concerné chez les femmes enceintes. Nous avons publié récemment les données Françaises de plus de 3 millions de femmes ayant accouché en France entre 2013 et 2016, montrant que malgré les efforts notre système de soin pour effacer les inégalités, les enfants de femmes avec schizophrénie sont encore plus souvent prématurés, avec des retards de croissance ou morts-nés. Nous avons souhaité synthétiser l’ensemble des données internationales pour analyser les différents systèmes de soin et proposer une feuille de route pour améliorer la santé des mères avec schizophrénie et de leurs enfants. Nous avons pour cela analyser plus de 40 millions de naissance entre 1999 et 2021 recueillies par 26 études nationales conduites dans 11 pays à revenus élevés.


Nos résultats ont confirmé que les mères avec schizophrénie présentaient davantage de diabète gestationnel, d'hypertension gestationnelle, de pré-éclampsie, d’hémorragies (antepartum et postpartum), de décollement du placenta, de menace de travail prématuré et de rupture prématurée des membranes, de césarienne, de souffrance fœtale, d’accouchement prématuré et très prématuré, d’une petite taille pour l'âge gestationnel et d’un faible poids de naissance, de malformations congénitales et des mortinaissances. Leurs nouveau-nés présentaient des risques plus élevés de décès néonatal, post-néonatal et de mortalité infantile.


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Dr Guillaume FOND @guillaumefond Hôpitaux Universitaires de Marseille, Responsable Centre Expert Schizophrénie et Dépression Résistante, Responsable Service d'Information Médicale Psychiatrie.