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31 janvier 2023

Une étude révèle un comportement qui permettrait de soigner la dépression et l'anxiété

Si le fait de suivre une thérapie peut permettre de réduire voire soigner ses troubles anxieux et dépressifs, faire preuve d'altruisme et de gentillesse auraient également un impact positif sur la santé mentale, selon une étude de l'université de l'Ohio.

La gentillesse serait-elle la clé du bonheur ? Pas nécessairement, mais cette qualité pourrait en revanche réduire l’anxiété et la dépression chez les personnes qui en souffrent. C’est en tout cas ce que montre une étude menée menée l'année dernière par des chercheur·euses de l’Ohio State University et publiée dans The Journal of Positive Psychology. Selon elleux, “l’accomplissement de bonnes actions conduit à des améliorations notables de la santé mentale qui ne sont pas observées dans deux autres techniques thérapeutiques couramment utilisées pour traiter cette condition”, comme le rapporte Version Femina.
Les liens sociaux et la gentillesse permettent de réduire les troubles anxieux et dépressifs

Selon David Cregg, en charge de l’étude, liens sociaux et gentillesse sont connectés, mais pas interchangeables : être entouré·e ne suffit pas à réduire les troubles anxieux et dépressifs, ces connexions doivent s’accompagner de bonnes actions. “Le lien social est l’un des ingrédients de la vie associé au bien-être. Faire preuve de gentillesse semble être l’un des meilleurs moyens de promouvoir ces connexions”, explique-t-il dans un communiqué. Cette étude montre notamment que les actes de gentillesse permettent de réduire les troubles anxieux et dépressifs tout simplement car cela permet de se concentrer sur autre chose et d’apaiser l’esprit.

Jennifer Cheavens, professeure à l’université de l’Ohio et co-autrice de l’étude, explique : “On pense souvent que les personnes qui souffrent de dépression ont assez de choses à penser, on ne veut pas leur en rajouter en leur demandant en plus d’aider les autres. Mais les résultats de cette étude montrent que c’est faux. [...] Faire preuve de gentillesse et se concentrer sur les besoins des autres aide à se concentrer sur autre chose et pourrait même aider les personnes qui souffrent de dépression et d’anxiété à se sentir mieux”.

Faire preuve de gentillesse une fois ne suffit pas

Pour les besoins de cette étude, les chercheur·euses se sont concentré·es sur 122 habitant·es de l’Ohio qui souffraient de stress et de troubles anxieux et dépressifs modérés à sévères. Iels les ont divisé·es en trois groupes, deux groupes de thérapie cognitive comportementale et un groupe de réévaluation cognitive et d’activités sociales. Le premier groupe a suivi des activités thérapeutiques tandis que le groupe social devait organiser deux activités d’ordre social par semaine. Le dernier groupe devait effectuer un acte de pure gentillesse deux jours par semaine, défini comme “une action, petite ou grande, au bénéfice de l’autre ou pour rendre une personne heureuse, qui implique un engagement de son temps ou de son argent”. Certaines personnes ont donc préparé des gâteaux pour leurs ami·es, d’autres organisé des promenades ou encore laissé des mots gentils sur des post-it pour leurs colocs.

Après dix semaines de recherche, les trois groupes ont montré des résultats positifs et les personnes ont toutes pu observer une réduction de leurs troubles anxieux et dépressifs. Cependant, le groupe qui a montré les meilleurs résultats est celui qui devait effectuer des actes de gentillesse plusieurs fois par semaine. “Les actes de gentillesse ont montré un avantage [par rapport aux autres groupes] en aidant les participant·es à se sentir plus connectés aux autres, ce qui est un facteur important du bien-être”, explique David Cregg. 
Si être gentil·le ne permet pas nécessairement de guérir complètement ses troubles dépressifs ou anxieux, David Cregg estime que “quelque chose d’aussi simple qu’aider les autres peut faire des miracles pour aider les personnes malades à soigner leurs troubles anxieux et dépressifs comparé à certains traitements”.


30 janvier 2023

Plaid-Care : une recherche pour dégager les leviers d’une psychiatrie peu coercitive

La recherche Plaid-Care (Psychiatrie et libertés individuelles) étudie le fonctionnement des établissements psychiatriques n’ayant pas ou peu recours à des mesures de contrainte, afin de dégager les leviers d’une discipline plus respectueuse des libertés individuelles.

Les établissements psychiatriques présentent d’importantes disparités en matière de coercition : tandis que des établissements y recourent fréquemment, d’autres ne l’emploient qu’exceptionnellement. Outre les inégalités relatives au respect des droits, ces disparités induisent une perte de chances pour une partie des patients et pèsent sur le système de santé. L’étude d’établissements moins coercitifs, aujourd’hui peu visibles et investigués, peut permettre de dégager les leviers d’une psychiatrie plus respectueuse des libertés individuelles. Dans ce contexte, la recherche Plaid-Care, menée avec une équipe multidisciplinaire (sciences infirmières, sociologie, géographie, anthropologie), a pour objectif de mieux comprendre le fonctionnement des établissements moins coercitifs, afin d’identifier :

– les acteurs, les outils, les savoirs, les compétences ainsi que les formes d’organisation, de coordination et de coopération ;

– les effets des politiques de moindre recours sur les parcours de soins, et sur le vécu des patients et des professionnels.

Méthodologie

Financée par l’Institut pour la recherche en santé publique (Iresp), l’étude se déroulera de novembre 2021 à octobre 2023 et comprendra :

– une revue de littérature nationale et internationale ;

– l’étude intensive de quatre établissements, ou pôles, moins coercitifs et bénéficiant d’une certaine antériorité ;

– l’étude de trois établissements de la région Auvergne-Rhône-Alpes, engagés dans un processus de transformation et de limitation du recours à la coercition.

Les outils d’investigation consisteront en entretien semi-directifs, observations et entretien de validation.

L’étude a reçu un avis favorable du Comité d’éthique Terre d’éthique (CHU de Saint Etienne). Résultats attendus : novembre 2023.

• Plaid-Care, Psychiatrie et libertés individuelles. Etude d’établissements caractérisés par un moindre recours à la coercition. Contacts : Sébastien Saetta, coordinateur de la recherche, Sebastien.Saetta@chu-st-etienne.fr et grsipsy@gmail.com

29 janvier 2023

Enquête parents "Handicaps et vie quotidienne". Faites entendre votre voix.

Vous êtes parents d’une personne avec handicap intellectuel, autisme, polyhandicap ou handicap psychique ? 

Participez en ligne à l’enquête Unapei pour faire entendre votre voix.

La société évolue. Les aspirations des personnes en situation de handicap et de leurs proches aussi. Et vous, quelles sont vos attentes en 2023 ?

Parce que chaque parcours est unique et que chaque expérience est riche d’enseignements, l’Unapei vous propose de contribuer individuellement à une grande enquête. Elle vous invite, en une vingtaine de minutes*, à participer à une démarche essentielle.

Vous êtes mère, père ou beau-parent d’une personnes en situation de handicap ? Faites part de l’impact de son handicap sur votre vie personnelle et/ou professionnelle, de vos attentes concernant les aides et démarches administrative, de vos difficultés quotidiennes, des soutiens dont vous avez besoin…

Une fois collectés et analysés, les résultats de cette enquête permettront à l’ensemble des associations du réseau Unapei d’alimenter leurs politiques associatives et de toujours mieux porter la voix des familles auprès des pouvoirs publics. N’hésitez pas à faire connaitre cette initiative à d’autres parents.  Merci pour votre participation !

Je participe




28 janvier 2023

L’EMDR pour traiter le stress post-traumatique. Cette thérapie peut-elle être utilisée pour le traitement d’autres troubles psychiatriques ?

L’EMDR est une psychothérapie par mouvement oculaires qui cible les mémoires traumatiques des individus.

C’est en 1987 que l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing ou « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires ») est pour la première fois décrite dans des publications scientifiques par la psychologue américaine Francine Shapiro.

De nombreuses études cliniques contrôlées et randomisées montrent que l’EMDR est efficace pour traiter les troubles de stress post-traumatique, donnant de très bons résultats par rapport à l’absence de traitement ou à d’autres approches pharmacologiques ou psychothérapeutiques. En outre, plusieurs méta-analyses ont ensuite confirmé l’efficacité clinique de cette approche. Ces recherches et évaluations ont permis de montrer des améliorations comparables pour l’EMDR à celles obtenues avec les thérapies cognitives et comportementales qui sont aussi indiquées pour le traitement des troubles de stress post-traumatique.

Ces résultats prometteurs ont poussé des équipes de recherche à étudier les effets de l’EMDR pour le traitement d’autres troubles psychiatriques. Dans ce contexte, l’intérêt de l’EMDR est à nuancer : plusieurs études sont limitées par des biais méthodologiques et les résultats sont mitigés. Il est important de souligner que l’EMDR n’est pas une approche thérapeutique miracle qui pourrait « tout soigner ». En effet, la technique cible les traumatismes psychiques – or ces derniers ne sont pas forcément caractéristiques de tous les troubles psychiatriques.

Cependant, ces dernières années, des progrès ont été faits pour mieux comprendre des pathologies comme la schizophrénie et la dépression, montrant qu’un souvenir traumatique peut parfois être un facteur déclenchant ou aggravant. Dans ce contexte, l’EMDR pourrait donc être utile pour compléter d’autres approches thérapeutiques et pharmacologiques proposées à certains patients, améliorant un peu plus leur santé mentale en travaillant sur le ou les traumatismes associés à leur pathologie...

27 janvier 2023

[Diplôme] : "Devenir une personne experte en situation de handicap"

L'APF France Handicap annonce :

Dans le cadre de notre partenariat avec la Chaire UNESCO Santé Sexuelle & Droits Humains, nous vous invitons à candidater pour le diplôme 

"Devenir une personne experte en situation de handicap"

Initié par l’Université Paris-Diderot, il est également proposé par les Universités de la Réunion et de Saint-Étienne. 

Les objectifs pédagogiques du programme 2022-2023 : 
  • Maîtriser des fondamentaux sur le handicap : se repérer dans le système sanitaire, social et médico-social ; déterminer les besoins et les droits. 
  • Intervenir en éducation thérapeutique (ETP). 
  • Intervenir comme médiateur en santé/pair-aidant. 
  • Accompagner la sexualité des personnes en situation de handicap. 
  • Améliorer son parcours social et professionnel. 
Notre association intervient dans plusieurs modules et fait partie du jury d’évaluation des étudiants et contribue aux réflexions des responsables universitaires relatives au contenu et à l’évolution du diplôme. 
 
Peuvent candidater : les personnes en situation de handicap, leurs proches ou bien encore les professionnels du champ médico-social, sanitaire, social et de l’éducation. Les participants pourront être accompagnés de leur aidant. 
Un tarif préférentiel réduit à 50 % est proposé par l’Université de Paris aux adhérents d’APF France handicap. 
 
>> Je m'inscris via : C@nditOnLine

Il faut créer votre compte et ensuite téléphoner à Madame Luise Mury, Gestionnaire Service Formation Continue de l'UFR Médecine – Université Paris Cité, pour qu’elle puisse vous inscrire, car la période d’ouverture d’inscription est officiellement fermée : +33(0)1 57 27 85 12 
 
 
>> Je télécharge la plaquette de présentation





26 janvier 2023

[Guide] : La prestation de compensation du handicap aide humaine

L’extension de la prestation de compensation du handicap (PCH) aux personnes atteintes de troubles psychiques, cognitifs, intellectuel, du spectre autistique (TSA) ou d’autres troubles neuro-développementaux (TND), précisée par le décret du 19 avril 2022, est effective depuis le 1er janvier 2023. 

La PCH peut ainsi couvrir des besoins d’aide humaine dans le domaine du « soutien à l’autonomie », notamment pour les personnes ayant un handicap cognitif ou psychique. 
En ce début d’année, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) publie donc un guide à destination des personnels des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) dont l’objectif est « d’assurer une application harmonisée de ce nouveau texte sur le territoire national. » Au-delà, le guide se veut pragmatique, apportant des repères notamment en termes de démarche d’évaluation, de cotation des activités et d’actes essentiels au regard du « soutien à l’autonomie » et présente des exemples concrets de situations.

Dossier technique – Mise en œuvre du décret n° 2022-570 du 19 avril 2022, articles 2 et 3 – Guide à destination des équipes pluridisciplinaires des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), CNSA, décembre 2022. A télécharger sur https://www.lemediasocial.fr



25 janvier 2023

24 janvier 2023

[27 janvier] : J’aide un.e proche… Quels sont mes droits ?

Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles du Bas-Rhin (CIDFF67), en lien avec la ville d’Erstein organise un atelier 

"J’aide un proche… Quels sont mes droits ?". 

Vendredi 27 janvier 2023 de 14 heures à 16 heures

Cet atelier est à destination des proches aidant.e.s.

Ci-dessous la présentation de l’évènement :

 

Evènement

J’aide un.e proche…Quels sont mes droits ?

Vendredi 27 janvier 2023 de 14 heures à 16 heures,

à la Maire d’Erstein, 1 place de l’Hôtel de Ville – 67150 ERSTEIN

 

Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles du Bas-Rhin (CIDFF67), organise en lien avec la ville d’Erstein un atelier à destination des proches aidant.e.s.

 

Vous aidez un proche (parent, grand-parent, enfant, oncle/tante, amis, voisin,… ) ?

Vous vous questionnez sur vos droits?

Venez découvrir cet atelier où nous aborderons les droits des aidant.e.s, ainsi que les dispositifs d’aides, les congés spéciaux, le droit au répit ou comment se protéger tout en protégeant mon.ma proche.

 

Lors de cet atelier du 27 janvier à 14 heures, une juriste ainsi que le référente de l’action du CIDFF seront présentes pour vous présenter les différents dispositifs et pour répondre à vos éventuelles questions.

 

Renseignement et inscription : Ilona Staerle – istaerle@cidff67.fr - 

07 66 85 95 03 – 03 88 32 03 22

23 janvier 2023

[Récompense] : L'association Animal'Hom reçoit un trophée !

Prix initiatives Région Alsace – Banque populaire Alsace Lorraine Champagne

Quatre associations bas-rhinoises ont été récompensées par le « Prix Initiatives Région » et le « Fonds ACEF pour la Solidarité » 2022 et ont reçu chacune, un chèque de 3 000 € ainsi qu'un magnifique Trophée.

Le Prix Environnement a été attribué à Animal’Hom de Krautwiller, représentée par Sandrine Choffardet, directrice dont la ferme pédagogique a pour vocation à renouer le lien social de personnes en situation de handicap psychique en leur apportant autonomie, mieux-être et santé.

BAS-RHIN : quatre trophées et 12 000 € remis par les Prix Initiatives Région Alsace et le "Fonds Acef pour la Solidarité" 2022 (bpalc.fr)



22 janvier 2023

Handéo publie un référentiel pour l’accompagnement du handicap psychique

Les services et établissements certifiés Cap’Handéo garantissent aux personnes en situation de handicap et à leur famille un accompagnement spécifique répondant à leurs attentes, besoins, compétences et habitudes de vie. Un nouveau référentiel Cap’Handéo intéresse aujourd’hui la certification en France pour les établissements et services médico-sociaux qui accompagnent les personnes en situation de handicap psychique.

Construit à l’initiative et avec le soutien de l’Unafam, le référentiel « Cap’Handéo ESSMS handicap psychique » constitue la seule certification en France pour les établissements et services médico-sociaux qui accompagnent les personnes en situation de handicap psychique. La certification « Cap’Handéo Services et établissements – Handicap psychique » aide à identifier les services et établissements médico-sociaux accompagnant des personnes d’au moins 16 ans en situation de handicap psychique pour que chacun puisse bénéficier d’un accompagnement sur mesure, précis et adapté.

Un référentiel exigeant

Une évaluation des besoins en soin de la personne

L’évaluation de la personne en situation de handicap psychique est une étape fondamentale afin de proposer un cadre structuré, personnalisé et cohérent avec la personne, ses capacités, aspirations et les attentes ainsi que les risques liés à la situation de handicap.Elle permet d’aider la personne à faire des choix, de rechercher son adhésion et de favoriser sa réhabilitation au regard des facteurs environnementaux et personnels qui peuvent faciliter ou faire obstacle à l’accompagnement de ces choix.

Un accompagnement promouvant des dynamiques de réhabilitation et de coordination renforcées avec l’environnement de la personne

L’établissement ou le service propose un accompagnement structuré, personnalisé et cohérent avec la personne, ses particularités et son environnement. Les interventions s’inscrivent dans un processus de réhabilitation et de rétablissement au service de l’autonomie et de l’autodétermination des personnes. La coordination mise en place participe à la dynamique de mobilisation et d’innovation des réponses sur le territoire.

Une reconnaissance de l’expertise des familles

Les proches aidants sont associés à l’évaluation afin qu’ils puissent formaliser les difficultés rencontrées, les aides nécessaires, leurs préférences quant aux modalités d’intervention. Les interventions proposées prennent en compte l’expertise et les compétences des proches aidants, leurs besoins, leurs attentes et leurs avis pour accompagner les personnes. Les proches aidants se voient proposer des temps d’information, de formation afin le cas échéant de les guider dans l’accompagnement au quotidien et les soutenir leurs savoir-faire.

Des professionnels formés et accompagnés

Les professionnels sont accompagnés à leur entrée dans la structure et reçoivent une formation sur les spécificités liées au handicap psychique. La structure met en œuvre un plan de développement des compétences des intervenants et des cadres ainsi que des temps de consolidation des pratiques professionnelles.



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