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01 mai 2023

Handicap : des annonces qui manquent d’ambition

La 6e Conférence nationale du handicap (CNH), le 26 avril dernier, sous l’autorité du Président de la République, a été l’occasion pour le Gouvernement de rappeler que « ce rendez-vous fonde l’acte II de notre politique. C’est un jalon sur le chemin de l’effectivité des droits fondamentaux et universels, de l’école à l’emploi, de la maison à la cité. » 

Des annonces concernant la création de nouvelles solutions d’accompagnements pour les adultes et les enfants handicapés d’ici 2030 ainsi que le lancement d’une mission sur l’enfance et le handicap, n’ont pas permis de pacifier les relations, tendues, avec les associations, et notamment le collectif Handicaps qui avait choisi de boycotter la Conférence, tout comme l’Unafam dénonçant "l’inaction du Gouvernement sur le handicap psychique".

Rappelons que l’ambition de cette Conférence était de débattre des orientations et des moyens de la politique concernant les personnes en situation de handicap. Emmanuel Macron l’a souligné, "Nous souhaitons donc que cette CNH soit celle d’un changement de paradigme, à la hauteur des enjeux sociétaux. Qu’elle trouve dans la conscience de chaque citoyen un allié véritable, fondamental, engagé. Qu’elle soit soutenue par une société concernée par le respect des droits fondamentaux de chacun, le bien vivre ensemble de tous les membres qui la constituent, et qui la font avancer".

Selon le Collectif Handicaps, "malgré des mesures intéressantes, le discours du président de la République, n’arrivant souvent pas à dépasser les déclarations d’intention, déçoit par son flou et l’absence d’une programmation budgétaire pluriannuelle".

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30 avril 2023

La solitude peut avoir des effets bénéfiques sur la santé mentale

Mieux encore, elle aurait un véritable pouvoir libérateur !

Les impacts d'un isolement prolongé sur la santé mentale et physique ont été maintes fois prouvés. Pour certains, être constamment seul serait en effet aussi dangereux que la cigarette ou que l'obésité. Mais selon la psychologue Thuy-vy Nguyen, il est primordial de faire la différence entre l'isolement et la solitude. Car pour la spécialiste, se retrouver seul de temps en temps, et par choix, pourrait être bien plus bénéfique que l'on ne le pense.

«En psychologie, les chercheurs définissent l'isolement comme un sentiment de détresse que nous éprouvons lorsque nous n'avons pas ou ne pouvons pas obtenir le type de liens sociaux ou de relations que nous espérons», explique la spécialiste dans les colonnes de Science Alert. «La solitude, c'est quelque chose de différent.» 

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29 avril 2023

Les consommateurs de cannabis ayant une prédisposition génétique à la schizophrénie sont plus susceptibles de présenter des symptômes psychotiques

Une étude publiée dans la revue Bulletin sur la schizophrénie souligne que les facteurs de risque génétiques de la schizophrénie peuvent augmenter la possibilité de ressentir des symptômes psychotiques subcliniques liés au cannabis chez les consommateurs réguliers de cannabis.

On sait que la consommation excessive de cannabis est associée à des expériences de type psychotique, des symptômes de schizophrénie, des troubles cognitifs et une détresse émotionnelle. Des études ont montré que l’administration de constituants psychoactifs du cannabis peut induire des expériences aiguës de type psychotique, notamment des pensées inhabituelles, de la paranoïa, une pensée désorganisée et, dans de rares cas, des hallucinations auditives et visuelles.

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28 avril 2023

9 mai : "Après nous ? Assurer l’avenir de notre proche vulnérable"

"Après nous ? Assurer l’avenir de notre proche vulnérable"


Première webconférence thématique


Mardi 9 mai de 17h00 à 18h30


Dans la continuité du webinaire de janvier sur l'après-soi, nous vous proposons dans le cadre d'un cycle de webconférences, d'approfondir plusieurs thématiques particulières.


Pour cette première session, la webconférence abordera des sujets tels que :


- Le mandat de protection future, les clés de sa réussite.

- Les dispositions pour l'avenir (testament, notion de legs universel...).


Intervenant :

Me Philippe Bourdel, Notaire associé à l’Étude du 25, chargé d’enseignement à l’Université Paris-Dauphine, cofondateur de Fragilis.

Fragilis est un family office dédié aux personnes vulnérables et à leur famille.



Pour information, ce webinaire ne sera pas enregistré.

 Il n'y aura donc pas de replay disponible.




27 avril 2023

Réduire ou arrêter les antipsychotiques dans la schizophrénie, une pure folie ?

Une réduction (voire un arrêt) très progressif des antipsychotiques apporte des bénéfices non négligeables et peut donc représenter une stratégie pertinente pour certains patients, répondant ainsi à leur demande fréquente et rarement satisfaite. Article en accès libre.

Malgré l’efficacité incontestable des traitements antipsychotiques dans les phases aiguës de psychose, près de 60 % des patients arrêtent leurs traitements dans les 6 mois suivant une hospitalisation. D’autres patients demandent avec insistance à leur psychiatre qu’il réduise leur traitement. Une demande à laquelle nous sommes souvent réticents car nous sommes habitués à accueillir en hospitalisation les patients qui ont rechuté après l’arrêt du traitement. Pour autant, la déprescription des antipsychotiques (i.e. la réduction pouvant aller jusqu’à l’arrêt) pourrait être une stratégie thérapeutique pertinente chez certains patients. Nous souhaitons passer en revue les raisons qui peuvent nous faire hésiter à la proposer et sensibiliser notre communauté aux biais cognitifs que les expériences de rechute des patients que nous suivons sont à même de générer (…)

Article en libre accès : Réduire ou arrêter les antipsychotiques dans la schizophrénie, une pure folie ? Information psychiatrique, Volume 99, numéro 4, Avril 2023



26 avril 2023

Les associations menacent de boycotter la Conférence nationale du handicap présidée par Emmanuel Macron

Un collectif de 52 associations demande le report de la rencontre en raison de « l’absence d’information sur les mesures qui seront annoncées et leur financement ».

Emmanuel Macron présidera ce mercredi 26 avril à l’Élysée la sixième Conférence nationale du handicap (CNH), un grand rendez-vous que les associations menacent de boycotter, fustigeant un « manque apparent d’ambition » pour améliorer les droits et la vie quotidienne des personnes handicapées.

La conférence, qui a lieu tous les trois ans et a pour mission de donner le cap des politiques publiques du handicap, devrait évoquer la scolarisation des enfants, l’emploi, l’accessibilité, et d’autres aspects de la vie quotidienne, comme la santé ou la facilitation de démarches administratives.

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25 avril 2023

Trouble bipolaire : le long chemin du diagnostic… et ses conséquences

Plus des 2/3 des personnes concernées par un trouble bipolaire estiment que le retard de diagnostic a eu de lourdes conséquences sur leur vie personnelle et professionnelle. A l’occasion de la Journée mondiale des troubles bipolaires, le 30 mars 2023, Bipolarité France et ses partenaires publient les résultats d’une grande enquête sur le long chemin du diagnostic. 10 recommandations à destination des pouvoirs publics et des professionnels de santé visent à réduire ce délai et améliorer la prise en charge des patients.

La littérature scientifique pointe un délai compris entre 8 et 10 ans pour diagnostiquer un trouble de la bipolarité (1), mais certains témoignages parlent de 10 ans, 15 ans, voire 20 ans… Face à ce constat, l’association Bipolarité France, avec 3 partenaires (Unafam, Fondation Pierre Deniker et Bipolar UK), ont voulu interroger les personnes concernées. 1204 personnes diagnostiquées pour un trouble bipolaire ont ainsi répondu à une vaste enquête réalisée en ligne du 20 décembre 2022 au 19 février 2023 (2). Les résultats permettent de dresser un état des lieux, à partir duquel ont été élaborées 10 recommandations à destination des pouvoirs publics et des professionnels de santé pour réduire le temps de diagnostic et améliorer la prise en charge des patients.

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Lire l'article complet.

Lire le rapport d'enquête
L’importance du diagnostic chez les personnes atteintes d’un trouble bipolaire, Rapport d’enquête, Bipolarité France, mars 2023, en pdf.

24 avril 2023

Des progrès dans la recherche sur la schizophrénie infantile – étude en Israël

L'étude révèle que certains jeunes patients sont porteurs de mutations génétiques que l'on retrouve chez les personnes souffrant de problèmes de développement, cognitifs et sociaux.

La plupart des personnes atteintes de schizophrénie sont diagnostiquées à la fin de l’adolescence ou au début de la vingtaine. Un adulte sur 222 dans le monde souffre de cette maladie mentale.

Il existe cependant une forme plus rare et plus grave de la maladie, qui touche un enfant de moins de 13 ans sur 40 000. Il s’agit de la schizophrénie infantile – ou COS – dont on connaît mal les causes.

Une étude menée pendant dix ans par des chercheurs de l’université hébraïque de Jérusalem et de plusieurs hôpitaux israéliens, en collaboration avec des collègues de l’université Columbia de New York, a permis d’identifier une possible base génétique de la COS. Les résultats publiés dans le journal "Schizophrenia Research, Feb 2023" pourraient permettre d’améliorer le diagnostic, d’offrir un conseil génétique précoce et de mettre au point de nouveaux traitements médicamenteux.

23 avril 2023

[Podcast] France Inter : "Troubles bipolaires : le désespoir des patients, l’espoir des médecins"

Les troubles bipolaires touchent 40 millions de personnes dans le monde, dont environ un million en France. Des avancées scientifiques récentes permettent de mieux diagnostiquer la bipolarité et donc de mieux la soigner. Un véritable espoir pour les patients et les médecins.

Deux états extrêmes, deux émotions d’une intensité démesurée : un bonheur outrancier ou une tristesse abyssale. C’est le quotidien de ceux qui souffrent de troubles bipolaires. Cette maladie psychique touche environ un million de personne en France, 40 millions à travers le monde. L’OMS la classe au 6e rang des handicaps.

Des espoirs et des avancées médicales

Face à cette pathologie et au manque d’informations qui l’entoure encore, les proches sont parfois démunis et se sentent bien seul pour accompagner, soutenir, comprendre les bipolaires.

Il faut en moyenne 7 à 10 ans pour diagnostiquer des troubles bipolaires. Mais désormais, la recherche avance pour aller plus vite dans la détection de la maladie. Ces dernières années, des études ont ouvert des pistes très prometteuses, que ce soit dans la génétique ou dans l’immunologie. “Dans les troubles de l’humeur bipolaire, il y a dérégulation du système immunitaire. Donc le principe est simple, vous faites une prise de sang en sortant de chez votre médecin, et à l’aide de certaines mesures, on peut vous proposer une probabilité de diagnostic, c’est ce qu’on fait dans de grand grand nombre de spécialités médicales“, explique le professeur Raoul Belzeaux.

Mieux accompagner

A la tête de la fondation Fondamental, le professeur Marion Leboyer, elle-aussi psychiatre, est à l'origine de découvertes qui permettent de mieux comprendre les mécanismes qui déclenchent les troubles bipolaires : "Chez environ 40% des patients bipolaires, on constate ce qu'on appelle une inflammation de bas niveau, c'est-à-dire que dans leur sang, dans leur système digestif, au niveau du système nerveux, il y a des marqueurs de l'inflammation. C'est un grand progrès car ça permet de tester un certain nombre d'innovations thérapeutiques".

Mieux diagnostiquer pour mieux accompagner ceux qui souffrent. Les aider aussi à se comprendre et comprendre cette maladie qui les frappe. C’est ce que fait l’association Argos 2001. L'une de ses membres bénévoles, Nathalie Lewertowski, organise une fois par mois une marche près de Paris. Elle emmène avec elle une vingtaine de patients et leurs proches dans les allées paisibles du bois de Vincennes.

22 avril 2023

L’ocytocine pour soigner des troubles psychiques ?

Les effets de l'ocytocine sur le cerveau sont complexes. Des études scientifiques ont porté sur son efficacité pour traiter des troubles psychiques, comme la phobie sociale, les troubles du spectre autistique, la dépression post-partum, les addictions, l’anorexie, l’anxiété, la dépression chronique, le syndrome de stress post-traumatique ou encore la schizophrénie. Les chercheurs ont administré l’ocytocine à des patients, sous forme de comprimés ou de spray nasal. Toutefois, à l’heure actuelle, les résultats s’avèrent décevants. Cela s'explique en grande partie par le fait que la molécule de synthèse de l’ocytocine est trop grosse pour passer la barrière gastro-intestinale, qu’elle s’altère vite, et qu’elle est rapidement métabolisée. Les recherches continuent pour trouver une solution à ces problèmes d’administration.

Pourquoi manque-t-on d’ocytocine ?

L’ocytocine est impliquée dans la fabrication de lait et des contractions utérines. Elle est donc indispensable à la mère, et même à tous les être humains. En effet, l’ocytocine va au-delà du simple fait de la stimulation du lait. Elle est aussi à l’origine des hormones contre le stress et dont la production peut être impactée en cas de stress, de dépressions, d’anxiétés sévères. C’est pourquoi, chez les sujets qui stress beaucoup, le taux d’ocytocine est drastiquement en berne.