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04 février 2024

[Appel à projets de recherche appliquée] : "Troubles psychiques : participation sociale et citoyenne"

Cet appel à projets de recherche appliquée lancé par la Fondation Falret, la Fondation des Amis de l’Atelier et la Fondation Internationale de recherche appliquée sur le Handicap (FIRAH) a pour objectif général de produire des connaissances qui amélioreront la participation sociale et citoyenne des personnes vivant avec des troubles psychiques.

Il concerne les enfants, adultes et personnes âgées vivant avec des troubles psychiques.

Il s’agit donc de dégager des pistes de progrès visant à améliorer la participation sociale et citoyenne dans tous les secteurs d’activités (éducation, emploi, santé, sport, culture, etc.) des personnes vivant avec des troubles psychiques, en s’appuyant et en valorisant leurs compétences et leurs capacités.

Cet appel à projets s’intéressera à des sujets divers comme : les démarches d’accompagnement, l’entourage des personnes, la méconnaissance et les idées fausses sur la santé mentale qui engendrent une stigmatisation des personnes, les politiques publiques, etc.

Les candidats devront proposer un projet de recherche entrant dans le cadre de l’objectif général ci- dessus et prenant en compte les 6 critères de sélection présentés dans les pages suivantes.

Les résultats attendus des recherches ne se limiteront pas à des descriptions ou constatations mais apporteront aussi des recommandations, des solutions et des outils concrets et opérationnels pour impulser du changement. La production de connaissances utiles et utilisables par les acteurs de terrain est au cœur de la démarche attendue de recherche appliquée.


03 février 2024

Troubles psychiatriques : le stress à l'adolescence bouleverse le cerveau !

Une étude révèle qu’un stress intense vécu pendant l’adolescence, période décisive pour la plasticité du cerveau, peut impacter ce dernier, et favoriser l’apparition de problèmes de comportement et de troubles psychiatriques à l'âge adulte.

L’adolescence est une période cruciale pour la plasticité cérébrale. Ce terme désigne la capacité du cerveau à remodeler ses connexions - il est doté d’environ 100 milliers de milliards de connexions - en fonction de l'environnement et des expériences vécues.

Or, des chercheurs ont découvert qu’un stress important vécu pendant l’adolescence pouvait impacter ce fonctionnement. Leur étude a été publiée dans la revue Translational Psychiatry.
Un impact sur les cellules du cerveau

Le cerveau en développement de l’adolescent est très sensible aux expériences sociales et aux insultes environnementales, ce qui influence la façon dont les traits de personnalité émergent”, ont écrit les auteurs.


Ils ont étudié l’impact d’un stress intense sur le cerveau de rongeurs adolescents. “Comme le cerveau humain, le cerveau d'un rat adolescent est très plastique. Cette plasticité se voit au niveau moléculaire et en termes de comportement”, a indiqué Thamyris Santos-Silva, premier auteur de l'article, dans un communiqué.

Les scientifiques ont ainsi découvert que ce stress excessif pouvait, par un processus complexe, entraîner l’apparition de troubles du comportement et de problèmes psychiatriques. Comment ? Selon leurs observations, le stress peut altérer le profil de certains gènes exprimés dans le cerveau et qui jouent un rôle dans la respiration cellulaire. Celle-ci est essentielle car elle permet de créer de l’énergie nécessaire au fonctionnement des cellules humaines, y compris des neurones.

“L'analyse a montré des altérations des gènes (...) chez les animaux stressés. Parmi les dix gènes les plus touchés, plusieurs étaient associés à des voies liées au stress oxydatif (qui agressent les cellules, ndlr) et à la fonction mitochondriale (qui permet la respiration cellulaire, ndlr), un composant cellulaire clé de la production d'énergie pour le cerveau”, a détaillé Felipe Villela Gomes, dernier auteur de l'article et professeur au département de pharmacologie de la FMRP-USP.

Ces changements au niveau des gènes "entraînent des altérations de la connectivité des cellules cérébrales, qui se propagent de manière systémique et peuvent produire des altérations persistantes à l'âge adulte en corrélation avec des troubles psychiatriques”, a résumé sa consœur.



02 février 2024

[Replay] de la conférence "Psychonutrition" au congrès de l'Encéphale (Paris 2024)

Message du Dr FOND

Dans cette conférence j'aborde :
- un état des lieux de la santé mentale en France (données nationales inédites 2021-2023)
- les découvertes biologiques qui ont révolutionné la compréhension des maladies mentales
- les recommandations internationales concernant les nutraceutiques avec un focus sur la dépression et la schizophrénie




01 février 2024

“En France, on manque d’acteurs et d’actrices qui parlent de leurs troubles psychiques”

Article de Télérama publié le 28 janvier 2024 à 14h00

« État de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté. » La définition de la santé mentale selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est un peu flippante. Il y aurait même de quoi devenir anxieux ! Avec de telles exigences de réussite sur le plan personnel et professionnel, et un prisme productiviste très américain, qui peut prétendre être en bonne santé ?

Ces dernières années, de plus en plus de personnalités (Justin Bieber, Stromae, Britney Spears, Blanche Gardin) ont évoqué publiquement leur santé mentale et les pathologies qui les minent : dépression, anxiété, schizophrénie, bipolarité, addictions… 

D’innombrables films ou séries (des Sopranos à En thérapie) ont traité du sujet, contribuant à libérer la parole sur ce qui est toujours considéré par beaucoup comme un tabou. Selon l’OMS, encore, un milliard de personnes dans le monde sont concernées par des troubles psychiques. En décembre dernier, sur l’invitation du festival du cinéma européen des Arcs, Télérama a participé à un atelier sur la santé mentale, devant et derrière l’écran. Il était animé par le psychiatre et créateur du festival Pop & Psy, Jean-Victor Blanc, qui a répondu à nos questions. 



30 janvier 2024

[Newsletter] : Dernières nouvelles des aidants - numéro 1-2024

Ouverture le 1er novembre 2023 d’une Plateforme d’accompagnement et de Répit (PFR67) pour les aidants de personnes en situation de handicap du Bas-Rhin par l’ARSEA, avec le soutien de l’ARS Grand Est.

Agenda des évènements aidants dans le Bas-Rhin
Action de répit pour les jeunes aidants

Être aidant - Udaf 67 Bas-Rhin


Renseignements et inscription repitparental.crejh@gmail.com

29 janvier 2024

[8 février] : Web K’Fé Patients – Les Experts de la maladie

Pour ce nouveau Web K’fé, l’Espace Ressources ETP Grand Est vous propose d’échanger avec des patients experts, patients partenaires, pairs aidants en visioconférence pendant 2 heures, 

le 8 février 2024 de 14h à 16h.

Nous aurons la chance et l’honneur d’avoir à nos côtés :

Françoise Castany – Association Activ’Diab

Leila Hartmann-Bouhmida – Association Française du Gougerot Sjögren et des Syndromes Secs (AFGS et Syndromes Secs)

Laurent Lefebvre – Association Unafam

Suite à de nombreuses demandes, cet évènement sera enregistré afin de mettre un replay à disposition sur notre chaine You Tube. Dans ce cadre, nous vous recommandons de prendre connaissance de l’autorisation d’enregistrement audiovisuel pour plus d’informations.

L’inscription (obligatoire) est ouverte à tous (cliquez ci-dessous)

28 janvier 2024

[Livre] : Dix chocolats

"DIX CHOCOLATS" le premier roman de Karine Deraedt est un témoignage de résilience. Il traite principalement de la dépression et du chemin thérapeutique qui permet de s'en libérer.

Voici un texte fort, sans concession et sans misérabilisme, qui plonge le lecteur dans un étonnant voyage temporel introspectif. Plus l'héroïne démêle ses souvenirs, plus le passé s'éclaire, et plus le présent s'autorise un avenir.

C’est le prix "Thérese Gabriel" décerné par l’APAC et la Fondation de France qui permet aujourd’hui de financer l’auto-édition de ce roman atypique et prometteur.

Récit : 

Laure a vingt-huit ans quand elle hospitalisée en psychiatrie. Elle raconte quatre mois d’isolement hors du temps, détaille le glauque et le sinistre des murs, décrits les patients et autres naufragés sur le fil, mais surtout elle avoue l’intense sentiment de sécurité que ce refuge lui offre.
"Il faut au moins dix chocolats pour effacer le goût d’une merde" lui dit la thérapeute de l’hôpital.

Nous l’accompagnons alors sur ce double chemin, où passé et thérapie s’entremêlent pour s’éclairer l’un l’autre. Les souvenirs s’enchaînent, l’histoire se reconstitue à rebours, comme un bâtiment menacé d’effondrement qui irait questionner ses fondations.

Roman intimiste et poignant, écrit dans un style brut qui vous emporte, Dix chocolats questionne les limites de l’amour filial mais aussi la responsabilité de ceux qui ne disent mots, et donc consentent à être les complices des bourreaux.

Dix chocolats... et si c’était le goût de la résilience ?

27 janvier 2024

La psychiatrie, premier dossier chaud de Catherine Vautrin

Ce mercredi 17 janvier, en séance publique à l'Assemblée nationale, la toute nouvelle ministre du Travail et de la Santé Catherine Vautrin a été soumise à un baptême du feu. Elle a dû, en effet, apporter des réponses à des dizaines de députés sur le thème de « l'état de la psychiatrie en France ».

L'exercice était périlleux, tant la psychiatrie apparait comme le parent pauvre d'un secteur en souffrance, la santé. Durant une après-midi, Catherine Vautrin a été sommée d'expliquer aux différents groupes politiques élus comment elle comptait sauver du naufrage un secteur qui part à vau l'eau.

Thèmes soulevés :

- Moyens supplémentaires demandés face à un état des lieux catastrophique...

- Ressources humaines : comment favoriser le recrutement de personnels : infirmiers psychiatriques, pédopsychiatres, praticiens hospitaliers en psychiatrie...

- Coût des consultations notamment en psychologie

- Unités pour malades difficiles (UMD) à développer

- Pratiques des soins sans consentement

- Psychiatrie Outre-Mer quasi-absente

- Proposition de solution à la déshérence en psychiatrie

"Les centres experts en psychiatrie sont des centres de jour expérimentaux qui permettent d'éviter à un an la moitié des hospitalisations. Il existe 53 centres experts financés de manière expérimentale, le reste est autofinancé. Il faut faire rentrer ce dispositif dans l'offre de soins de notre pays"...

26 janvier 2024

Prévenir la rechute : quid de la clozapine et des antipsychotiques à action prolongée ?

Une méta-analyse en réseau originale publiée en ligne dans Lancet Psychiatry* évalue l’efficacité des antipsychotiques de seconde génération dans la schizophrénie en intégrant à la fois des essais randomisés contrôlés et des études observationnelles. Hélène Verdoux, professeur de psychiatrie à l’université de Bordeaux, nous en propose une synthèse.

Cette méta-analyse concerne 90 500 personnes dont les données d’utilisation des antipsychotiques sont issues des registres suédois et finnois, et 10 000 participants à des essais randomisés. Le critère de jugement était une rechute dans les 6 mois après l’instauration de l’antipsychotique, définie comme une hospitalisation dans les études observationnelles.

Dans les données des cohortes observationnelles collectées dans les registres, les cinq molécules (commercialisées en France) les plus efficientes sont :
– la clozapine
– l’olanzapine à action prolongée
– l’aripiprazole à action prolongée
– l’olanzapine par voie orale
– l’halopéridol à action prolongée.

L’efficacité des antipsychotiques par rapport au placebo dans les essais randomisés est 2,58 fois supérieure à leur efficience dans la « vraie vie ». Dans les essais contrôlés, les formes orales ont une efficacité supérieure à celle mise en évidence dans les études observationnelles.

Quand les données des deux types d’études sont combinées, la clozapine arrive en tête de classement suivie par l’olanzapine par voie orale, puis par l’olanzapine à action prolongée (pour les molécules commercialisées en France). A noter l’absence de donnée sur l’amisulpride dans cette étude.

Cette étude confirme donc l’intérêt de la clozapine et des antipsychotiques à action prolongée pour la prévention de la rechute. Elle permet aussi de rappeler que les études pharmaco-épidémiologiques sont particulièrement intéressantes pour évaluer l’efficience des antipsychotiques, qui est surévaluée dans les essais randomisés contrôlés du fait de la faible représentativité des participants.

*Efficacy and effectiveness of antipsychotics in schizophrenia: network meta-analyses combining evidence from randomised controlled trials and real-world data, Lancet Psychiatry 2024 Jan 9:S2215-0366(23)00366-8.

25 janvier 2024

Accompagner les personnes en situation de grande précarité présentant des troubles psychiques

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Mis en ligne le 18 janv. 2024

Veiller à ce que les personnes en situation de grande précarité et présentant des troubles psychiques aient accès à un parcours de santé, d’insertion sociale et de vie citoyenne : c'est tout l'objet des recommandations de bonnes pratiques publiées aujourd'hui par la Haute Autorité de santé.

- Repérer les vulnérabilités psychosociales et anticiper les difficultés

- Accès à un « chez soi » et accompagnement, conditions de la qualité des interventions

- « Aller vers » l’autre et « rester avec »

- Construire une réponse publique coordonnée à la hauteur des besoins

L’accompagnement des personnes présentant des troubles psychiques et en situation de précarité ainsi que la prévention des ruptures de vie qui conduisent à ces situations requièrent, en outre, une approche transdisciplinaire et coordonnée, privilégiant le travail en réseau, l’échange et le partage d’informations. La HAS encourage les pouvoirs publics à soutenir au niveau national et territorial, la mise en place de réponses globales et coordonnées en évaluant les besoins (sociaux et de santé) des personnes en situation de grande précarité, en prévoyant la généralisation et le financement pérenne des dispositifs coordonnés pertinents, ou encore en favorisant l’accès aux droits par la simplification administrative.

La mise en œuvre effective de l’ensemble de ces recommandations suppose également que les professionnels disposent de moyens et d’un soutien à la hauteur des besoins de terrain, dans un contexte marqué par des tensions particulières sur les métiers du travail social et du soin.

Le risque d’épuisement professionnel étant majeur face à ces situations, la HAS appelle enfin à développer les dispositifs de soutien et de formation pour les professionnels.