Les travaux menés par McDonald et son équipe ont révélé que les jeunes adeptes du cannabis s’exposent à un risque 11 fois plus élevé d’être atteints par des troubles psychotiques, comparativement à leurs pairs abstinents. Cette corrélation, d’une ampleur inédite, surpasse largement les résultats des études antérieures. Par exemple, une méta-analyse datant de 2016, synthétisant les données de dix études distinctes, avait établi que les consommateurs les plus assidus de cannabis encouraient un risque environ quatre fois supérieur de se voir diagnostiquer une schizophrénie ou d’autres affections psychotiques. L’explication de ce phénomène inquiétant réside, en partie, dans l’augmentation considérable de la teneur en principes actifs du cannabis au fil des décennies. Depuis les années 1970-1980, la concentration en THC (tétrahydrocannabinol), molécule psychoactive majeure de cette plante, a connu une hausse vertigineuse, passant de 14 à 19 % en 2017-2018. Cela peut paraître peu, mais c’est en réalité énorme et il n’est pas rare aujourd’hui de trouver certaines variétés hybrides de cette plante atteindre des quantités affolantes de THC. Celles-ci sont le fruit d’une sélection minutieuse opérée spécialement pour que la plante (Cannabis sativa) soit la plus chargée possible en substance active. Ainsi, des variétés comme la Gorilla Glue ou la Wedding Cake atteignent aisément les 30 % de THC.
L’adolescence : une période critique pour le cerveau
L’étude menée par ces scientifiques s’est appuyée sur un vaste corpus de données issues de l’Ontario (États-Unis), collectées entre 2009 et 2012, croisées ensuite avec les archives de santé publique jusqu’en 2018. Cette approche méthodique a permis de suivre l’évolution et l’apparition de diagnostics de troubles psychotiques chez près de 11 300 sujets.
Les résultats de cette analyse approfondie ont mis en lumière une corrélation entre l’usage du cannabis et l’émergence de troubles psychotiques chez les adolescents âgés de 12 à 19 ans. Fait notable, cette association ne se manifestait nullement chez les jeunes adultes de 20 à 33 ans. McDonald, commentant ces découvertes, souligne : « Ces observations s’inscrivent parfaitement dans le cadre de la théorie neurodéveloppementale, qui postule une vulnérabilité accrue des adolescents aux effets du cannabis, en raison de la maturation cérébrale encore en cours ». En effet, l’adolescence constitue une phase charnière du développement neurologique, marquée par des remaniements cérébraux considérables. Cette plasticité neuronale accrue rend le cerveau des jeunes particulièrement sensibles à l’influence des substances psychoactives, expliquant ainsi la prévalence accrue des troubles psychotiques observée dans cette tranche d’âge.
La question complexe de la causalité
Il convient de souligner que cette étude, bien qu’édifiante, ne permet pas d’établir un lien causal irréfutable entre l’usage du cannabis et l’apparition de troubles psychotiques. En effet, l’équipe de McDonald n’a pas intégré dans son analyse certains facteurs potentiellement déterminants, tels que les prédispositions génétiques ou les antécédents traumatiques, rendant ainsi toute conclusion péremptoire hasardeuse.
Le chercheur nuance d’ailleurs ses propos en précisant : « La grande majorité des jeunes consommateurs de cannabis ne développeront pas de troubles psychotiques. Néanmoins, nos données suggèrent que la plupart des adolescents diagnostiqués avec un trouble psychotique ont vraisemblablement un passé de consommation cannabique ». Toujours ce même paradoxe : est-ce l’œuf ou la poule ?
L’examen minutieux des dossiers médicaux a révélé une statistique frappante : sur six adolescents admis en urgence ou hospitalisés pour un trouble psychotique, cinq avaient préalablement déclaré consommer du cannabis dans le cadre d’enquêtes sanitaires nationales canadiennes. Cette corrélation reste troublante et appelle tout de même à une plus grande vigilance de la part des autorités de santé publique et de la communauté scientifique. Surtout au Canada, où le cannabis récréatif est légalisé depuis 2018, bien que ce cadre législatif ne concerne que les personnes âgées de 18 ans ou plus.
https://www.presse-citron.net/ados-et-cannabis-un-cocktail-explosif-pour-la-sante-mentale/
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11 juillet 2024
10 juillet 2024
La découverte d’un système d’administration de médicaments à base de nanoparticules pourrait révolutionner le traitement de la schizophrénie
La schizophrénie est un trouble de santé mentale complexe accompagné d'un large éventail de symptômes tels que des hallucinations, une altération des capacités cognitives et un discours ou un comportement désorganisé. Elle a été associée à des anomalies de la neurotransmission dues au déséquilibre des neurotransmetteurs chimiques. Les stratégies de traitement actuelles contre la schizophrénie impliquent l'administration de médicaments antipsychotiques, qui peuvent provoquer des effets indésirables et sont associés à un risque élevé de maladie cardiovasculaire. De plus, chez les patients, la réponse aux médicaments thérapeutiques est souvent inadéquate car la barrière hémato-encéphalique (BBB), une barrière protectrice des cellules régule strictement le mouvement des ions et des molécules dans le cerveau.
Pour surmonter l'obstacle du BBB et faciliter le transport des médicaments thérapeutiques dans le tissu cérébral pour traiter la schizophrénie, les chercheurs ont exploré l'applicabilité de la transcytose médiée par les récepteurs (RMT) à l'aide de la protéine 1 liée au récepteur des lipoprotéines de basse densité (LRP1). Cette recherche a été menée par une équipe dirigée par le professeur agrégé Eijiro Miyako de l'Institut avancé des sciences et technologies du Japon (JAIST), comprenant le professeur Yukio Ago de l'université d'Hiroshima, le professeur Shinsaku Nakagawa de l'université d'Osaka, le professeur Takatsugu Hirokawa de l'université de Tsukuba et Dr Kotaro Sakamoto, scientifique principal principal chez Ichimaru Pharcos Co., Ltd. Leur étude a été publiée dans JACS Au journal le 20 juin 2024.
Les chercheurs se sont inspirés de découvertes antérieures montrant les interactions de la duplication du gène du récepteur 2 du peptide intestinal vasoactif (VIPR2) dans la schizophrénie et de leur propre découverte d'un nouveau peptide, KS-133. Le nouveau peptide, KS-133, possède une activité antagoniste sélective de VIPR2, conduisant à sa régulation négative. Cependant, la principale limitation associée au KS-133 était sa faible perméabilité à travers la BBB.
Pour faciliter le transport efficace du KS-133 dans le cerveau, ils ont développé un peptide ciblant le cerveau, le KS-487, qui pourrait spécifiquement se lier au LRP1 et influencer le RMT. Enfin, les chercheurs ont développé un nouveau système d'administration de médicaments (DDS) à base de nanoparticules dans lequel le peptide KS-133 était encapsulé avec le peptide ciblant KS-487 et ont étudié son efficacité dans le traitement de la schizophrénie.
L’administration de formulations peptidiques via le DDS a entraîné une distribution efficace du médicament dans le cerveau des souris. Les profils de libération de médicaments évalués par analyse pharmacocinétique ont confirmé le rôle du peptide ciblant le cerveau dans le transport du KS-133 dans le cerveau. De plus, l'efficacité du DDS a été évaluée chez des souris atteintes de schizophrénie induite par une activation élevée de VIPR2. Les souris traitées avec les nanoparticules KS-133/KS-487 ont montré une amélioration significative des fonctions cognitives lors de nouveaux tests de reconnaissance d'objets, qui pourraient être attribuées à l'inhibition de VIPR2.
Expliquant les applications réelles et le potentiel de leur étude, le Dr Miyako partage : « Les médicaments existants n'ont que des mécanismes impliquant la modulation des neurotransmetteurs et leurs effets thérapeutiques sont limités, en particulier pour le dysfonctionnement cognitif. Ainsi, notre formulation peptidique pourrait être utilisée comme nouveau médicament pour restaurer le dysfonctionnement cognitif dans la schizophrénie. »
En résumé, cette étude menée par le Dr Miyako et ses co-chercheurs fournit des preuves précliniques d'une nouvelle stratégie thérapeutique ciblant VIPR2 qui pourrait améliorer les troubles cognitifs liés à la schizophrénie. « À l'avenir, nous étendrons notre étude pour inclure des cellules et des modèles animaux, ainsi que des essais cliniques sur des humains, pour confirmer l'efficacité et la sécurité de cette formulation peptidique et promouvoir son développement en tant que nouveau traitement de la schizophrénie d'ici 5 ans. » conclut le Dr Miyako, optimiste quant aux implications à long terme de leur étude.
Nous espérons que la découverte et le développement de nouveaux DDS utilisant des peptides biocompatibles révolutionneront le paysage thérapeutique de la schizophrénie !
https://ma-clinique.fr/la-decouverte-dun-systeme-dadministration-de-medicaments-a-base-de-nanoparticules-pourrait-revolutionner-le-traitement-de-la-schizophrenie
Pour surmonter l'obstacle du BBB et faciliter le transport des médicaments thérapeutiques dans le tissu cérébral pour traiter la schizophrénie, les chercheurs ont exploré l'applicabilité de la transcytose médiée par les récepteurs (RMT) à l'aide de la protéine 1 liée au récepteur des lipoprotéines de basse densité (LRP1). Cette recherche a été menée par une équipe dirigée par le professeur agrégé Eijiro Miyako de l'Institut avancé des sciences et technologies du Japon (JAIST), comprenant le professeur Yukio Ago de l'université d'Hiroshima, le professeur Shinsaku Nakagawa de l'université d'Osaka, le professeur Takatsugu Hirokawa de l'université de Tsukuba et Dr Kotaro Sakamoto, scientifique principal principal chez Ichimaru Pharcos Co., Ltd. Leur étude a été publiée dans JACS Au journal le 20 juin 2024.
Les chercheurs se sont inspirés de découvertes antérieures montrant les interactions de la duplication du gène du récepteur 2 du peptide intestinal vasoactif (VIPR2) dans la schizophrénie et de leur propre découverte d'un nouveau peptide, KS-133. Le nouveau peptide, KS-133, possède une activité antagoniste sélective de VIPR2, conduisant à sa régulation négative. Cependant, la principale limitation associée au KS-133 était sa faible perméabilité à travers la BBB.
Pour faciliter le transport efficace du KS-133 dans le cerveau, ils ont développé un peptide ciblant le cerveau, le KS-487, qui pourrait spécifiquement se lier au LRP1 et influencer le RMT. Enfin, les chercheurs ont développé un nouveau système d'administration de médicaments (DDS) à base de nanoparticules dans lequel le peptide KS-133 était encapsulé avec le peptide ciblant KS-487 et ont étudié son efficacité dans le traitement de la schizophrénie.
L’administration de formulations peptidiques via le DDS a entraîné une distribution efficace du médicament dans le cerveau des souris. Les profils de libération de médicaments évalués par analyse pharmacocinétique ont confirmé le rôle du peptide ciblant le cerveau dans le transport du KS-133 dans le cerveau. De plus, l'efficacité du DDS a été évaluée chez des souris atteintes de schizophrénie induite par une activation élevée de VIPR2. Les souris traitées avec les nanoparticules KS-133/KS-487 ont montré une amélioration significative des fonctions cognitives lors de nouveaux tests de reconnaissance d'objets, qui pourraient être attribuées à l'inhibition de VIPR2.
Expliquant les applications réelles et le potentiel de leur étude, le Dr Miyako partage : « Les médicaments existants n'ont que des mécanismes impliquant la modulation des neurotransmetteurs et leurs effets thérapeutiques sont limités, en particulier pour le dysfonctionnement cognitif. Ainsi, notre formulation peptidique pourrait être utilisée comme nouveau médicament pour restaurer le dysfonctionnement cognitif dans la schizophrénie. »
En résumé, cette étude menée par le Dr Miyako et ses co-chercheurs fournit des preuves précliniques d'une nouvelle stratégie thérapeutique ciblant VIPR2 qui pourrait améliorer les troubles cognitifs liés à la schizophrénie. « À l'avenir, nous étendrons notre étude pour inclure des cellules et des modèles animaux, ainsi que des essais cliniques sur des humains, pour confirmer l'efficacité et la sécurité de cette formulation peptidique et promouvoir son développement en tant que nouveau traitement de la schizophrénie d'ici 5 ans. » conclut le Dr Miyako, optimiste quant aux implications à long terme de leur étude.
Nous espérons que la découverte et le développement de nouveaux DDS utilisant des peptides biocompatibles révolutionneront le paysage thérapeutique de la schizophrénie !
https://ma-clinique.fr/la-decouverte-dun-systeme-dadministration-de-medicaments-a-base-de-nanoparticules-pourrait-revolutionner-le-traitement-de-la-schizophrenie
09 juillet 2024
[Insolite] : Comment fonctionne le cerveau d'un ambidextre ?
Il y a environ 90 % de droitiers sur Terre. Les 10 % restants sont gauchers. Toutefois, il existe un très petit groupe de personnes qui sont ambidextres. Elles ne sont ni l'un ni l'autre, ou plutôt, elles sont les deux à la fois. Qu'ont donc ces individus dans la tête pour posséder un tel talent ?
Étymologiquement, "ambidextre" signifie "avoir deux mains droites". Ce n'est pas à prendre au sens littéral. Outre le fait qu'il est impossible d'avoir deux mains droites, ici, il faut comprendre "être adroit des deux mains". Cela peut être avec la même habileté et sans préférence manuelle. Il y a des gens qui grandissent avec cette faculté, et d'autres qui ont dû la développer par nécessité (par exemple, une personne blessée ayant perdu l'usage de sa main dominante). Dans tous les cas, la source de l'ambidextrie, c'est la capacité d'adaptation de notre cerveau.
Définition et explication : pourquoi certaines personnes sont-elles ambidextres ?
À défaut de connaître avec certitude la ou les causes de l'ambidextrie, nous en connaissons la raison. Très tôt dans la vie, nous développons ce que nous appelons la main dominante, avec laquelle nous préférons effectuer nos tâches quotidiennes. Ce qui décide cette main dominante, c'est le processus de "latéralisation du cerveau". Figurez-vous que l’hémisphère gauche de notre cerveau contrôle la main droite, et l’hémisphère droit, la main gauche. Un gaucher dominant est donc dominant du cerveau droit, et inversement. La particularité des ambidextres, c'est que leurs hémisphères gauche et droit fonctionnent simultanément. Il existe toutefois des ambidextres partiels, qui ont appris à se servir d'une main pour certaines tâches, et de l'autre pour le reste.
Enfant gaucher ou droitier : à quel âge peut-on "devenir" ambidextre ?
Les ambidextres naturels, qui se servent de leurs deux mains avec la même habileté, sont très rares (environ 1 % de la population mondiale). C'est à travers nos expériences sensorielles et motrices que nous choisissons notre main dominante. Cela demande un peu de temps. Durant les premiers mois de sa vie, un bébé se sert des deux mains. Mais en grandissant, l'enfant commence à développer sa préférence pour attraper ses jouets, manger avec sa petite cuillère, etc. On estime que le processus s'achève vers 6 ou 7 ans. Mais la plasticité du cerveau est étonnante. Quel que soit votre âge, si vous vous entraînez à pratiquer une tâche avec votre main non dominante, vous finirez par y arriver. C'est juste que vous n'y êtes pas parvenu "naturellement".
Quels autres avantages et inconvénients à être ambidextre ou ambidextre partiel ?
Être un ambidextre authentique a l'air génial. C'est un don qui nous distingue des autres et peu compter de nombreux avantages. Certains grands hommes ou artistes étaient ambidextres, comme Benjamin Franklin, Albert Einstein ou Léonard de Vinci. Mais cette qualité peut avoir de graves inconvénients. En ayant des capacités motrices plus développées que la moyenne, certains enfants auraient, hélas, plus de mal à développer leurs capacités mentales. Il peut s'agir de difficultés en langage ou en mathématiques. Mais ils peuvent aussi souffrir de troubles de l'attention et d'hyperactivité (TDAH), à ne pas confondre avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA), bien que les deux peuvent coexister. Dans le pire des cas, ces personnes peuvent souffrir de schizophrénie. Il est donc important de consulter un neuropsychologue.
Comment fonctionne le cerveau d'un ambidextre ? - Ça m'intéresse (caminteresse.fr)
Étymologiquement, "ambidextre" signifie "avoir deux mains droites". Ce n'est pas à prendre au sens littéral. Outre le fait qu'il est impossible d'avoir deux mains droites, ici, il faut comprendre "être adroit des deux mains". Cela peut être avec la même habileté et sans préférence manuelle. Il y a des gens qui grandissent avec cette faculté, et d'autres qui ont dû la développer par nécessité (par exemple, une personne blessée ayant perdu l'usage de sa main dominante). Dans tous les cas, la source de l'ambidextrie, c'est la capacité d'adaptation de notre cerveau.
Définition et explication : pourquoi certaines personnes sont-elles ambidextres ?
À défaut de connaître avec certitude la ou les causes de l'ambidextrie, nous en connaissons la raison. Très tôt dans la vie, nous développons ce que nous appelons la main dominante, avec laquelle nous préférons effectuer nos tâches quotidiennes. Ce qui décide cette main dominante, c'est le processus de "latéralisation du cerveau". Figurez-vous que l’hémisphère gauche de notre cerveau contrôle la main droite, et l’hémisphère droit, la main gauche. Un gaucher dominant est donc dominant du cerveau droit, et inversement. La particularité des ambidextres, c'est que leurs hémisphères gauche et droit fonctionnent simultanément. Il existe toutefois des ambidextres partiels, qui ont appris à se servir d'une main pour certaines tâches, et de l'autre pour le reste.
Enfant gaucher ou droitier : à quel âge peut-on "devenir" ambidextre ?
Les ambidextres naturels, qui se servent de leurs deux mains avec la même habileté, sont très rares (environ 1 % de la population mondiale). C'est à travers nos expériences sensorielles et motrices que nous choisissons notre main dominante. Cela demande un peu de temps. Durant les premiers mois de sa vie, un bébé se sert des deux mains. Mais en grandissant, l'enfant commence à développer sa préférence pour attraper ses jouets, manger avec sa petite cuillère, etc. On estime que le processus s'achève vers 6 ou 7 ans. Mais la plasticité du cerveau est étonnante. Quel que soit votre âge, si vous vous entraînez à pratiquer une tâche avec votre main non dominante, vous finirez par y arriver. C'est juste que vous n'y êtes pas parvenu "naturellement".
Quels autres avantages et inconvénients à être ambidextre ou ambidextre partiel ?
Être un ambidextre authentique a l'air génial. C'est un don qui nous distingue des autres et peu compter de nombreux avantages. Certains grands hommes ou artistes étaient ambidextres, comme Benjamin Franklin, Albert Einstein ou Léonard de Vinci. Mais cette qualité peut avoir de graves inconvénients. En ayant des capacités motrices plus développées que la moyenne, certains enfants auraient, hélas, plus de mal à développer leurs capacités mentales. Il peut s'agir de difficultés en langage ou en mathématiques. Mais ils peuvent aussi souffrir de troubles de l'attention et d'hyperactivité (TDAH), à ne pas confondre avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA), bien que les deux peuvent coexister. Dans le pire des cas, ces personnes peuvent souffrir de schizophrénie. Il est donc important de consulter un neuropsychologue.
Comment fonctionne le cerveau d'un ambidextre ? - Ça m'intéresse (caminteresse.fr)
08 juillet 2024
Psychiatrie : la pair-aidance pour aller mieux ?
En psychiatrie, les médiateurs de santé pairs forment un trait d'union entre patients et soignants. En partageant leur vécu, ils libèrent la parole et véhiculent un message d'espoir. Des pièces maitresses qui militent pour un statut officiel.
"Nous nous parlons d'égal à égal." En avril 2023, Guillaume Carré, qui souffre d'un trouble psychique, a poussé les portes de la Maison Perchée, association parisienne de protection de la santé mentale non-médicalisée, pour pouvoir échanger sur sa pathologie avec d'autres malades.
De l'importance de la pair-aidance
"J'ai rejeté l'institution psychiatrique après des hospitalisations douloureuses. Au sein de l'association, il existe une entraide mutuelle entre membres, tes problèmes résonnent avec ceux des autres", témoigne-t-il auprès de l'AFP. Ce principe d'entraide entre malades, baptisé pair-aidance, est expérimenté professionnellement depuis une dizaine d'années en France, avec l'introduction des médiateurs de santé pairs au sein de l'institution psychiatrique. Aujourd'hui, ils sont 162 au sein de structures hospitalières.
Transmettre un message d'espoir
Fondée en 2020 par quatre personnes concernées par des maladies psychiques, la Maison Perchée est basée sur ce principe. L'association épaule les jeunes âgés de 18 à 40 ans vivant avec un trouble psychique, ainsi que leur entourage. Elsa Decool, 41 ans, est bénévole à la Maison Perchée et médiatrice de santé pair au centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris. Diagnostiquée bipolaire en 2012, elle veut transmettre un "message d'espoir aux patients", montrer qu'elle "s'en est sortie", leur apprendre "à identifier leurs symptômes". Son métier de pair-aidante l'a aidée à "accepter" son "passé", la "pathologie" et les "souffrances vécues".
"Accompagner sans juger"
"Il existe une dizaine de pair-aidants professionnels à Sainte-Anne", explique Stéphane Cognon, médiateur de santé pair au centre hospitalier depuis cinq ans. "Le but est d'accompagner les patients pour les rendre autonomes, le tout de manière horizontale et non verticale comme cela peut se faire avec certains soignants", détaille-t-il. "Etre écouté par un pair libère la parole des patients. On les accompagne sans les juger, alors qu'ils sont souvent infantilisés par l'institution psychiatrique et leurs proches, et stigmatisés par la société", ajoute Stéphane Cognon.
Un échange de vécus
Cette méthode fondée sur un échange de vécus vise au "rétablissement, à savoir la promotion par les pairs-aidants d'un 'vivre avec la maladie' de qualité et qui ait du sens", souligne Eve Gardien, maître de conférences en sociologie à l'université Rennes 2. "L'origine institutionnelle de la pair-aidance est récente mais la pratique informelle date de plusieurs siècles", rappelle-t-elle. "Des pair-aidants ont été rémunérés pour la première fois en France en 2012, avec le programme Un chez soi d'abord, destiné aux personnes sans-abri souffrant de troubles psychiques", détaille-t-elle. Cette pratique est également courante dans le champ des addictions, l'exemple le plus connu étant celui des Alcooliques Anonymes.
Trait d'union entre patients et soignants
Pour se former, il existe actuellement deux licences en France, une à Paris, l'autre à Bordeaux ainsi que plusieurs DU (diplômes universitaires). David Masson, psychiatre au centre psychothérapique de Nancy, travaille avec une pair-aidante depuis trois ans : "Elle facilite le processus de rétablissement, montre que c'est possible d'aller mieux", explique-t-il. Mais cette collaboration lui a aussi permis de "réfléchir" à sa pratique. "La pair-aidante m'a par exemple fait comprendre que, pour les patients, les entretiens avec le psychiatre n'étaient pas toujours évidents. C'est comme un trait d'union entre le patient et le professionnel", dit-il. C'est "un outil complémentaire au savoir des soignants", confirme Frank Bellivier, délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie.
À quand un statut officiel ?
S'il n'existe pas de statut officiel pour les médiateurs de santé pairs, ce dernier souhaite l'établissement d'un "cahier des charges" de la pratique. Certaines équipes soignantes sont formées à l'accueil d'un pair-aidant, comme à Sainte-Anne, mais il faudrait "généraliser la formation au sein des hôpitaux" et que le "ministère de la Santé se réapproprie ce métier", assure encore Frank Bellivier. Pour Marie-Jeanne Richard, présidente de l'Unafam (Union des familles et amis de personnes malades et/ou handicapés psychiques), "il faut qu'ils soient plus nombreux et aient un statut précis. On est encore au stade du bricolage, il n'y a pas de grille de salaire par exemple".
Psychiatrie : la pair-aidance pour aller mieux? (handicap.fr)
"Nous nous parlons d'égal à égal." En avril 2023, Guillaume Carré, qui souffre d'un trouble psychique, a poussé les portes de la Maison Perchée, association parisienne de protection de la santé mentale non-médicalisée, pour pouvoir échanger sur sa pathologie avec d'autres malades.
De l'importance de la pair-aidance
"J'ai rejeté l'institution psychiatrique après des hospitalisations douloureuses. Au sein de l'association, il existe une entraide mutuelle entre membres, tes problèmes résonnent avec ceux des autres", témoigne-t-il auprès de l'AFP. Ce principe d'entraide entre malades, baptisé pair-aidance, est expérimenté professionnellement depuis une dizaine d'années en France, avec l'introduction des médiateurs de santé pairs au sein de l'institution psychiatrique. Aujourd'hui, ils sont 162 au sein de structures hospitalières.
Transmettre un message d'espoir
Fondée en 2020 par quatre personnes concernées par des maladies psychiques, la Maison Perchée est basée sur ce principe. L'association épaule les jeunes âgés de 18 à 40 ans vivant avec un trouble psychique, ainsi que leur entourage. Elsa Decool, 41 ans, est bénévole à la Maison Perchée et médiatrice de santé pair au centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris. Diagnostiquée bipolaire en 2012, elle veut transmettre un "message d'espoir aux patients", montrer qu'elle "s'en est sortie", leur apprendre "à identifier leurs symptômes". Son métier de pair-aidante l'a aidée à "accepter" son "passé", la "pathologie" et les "souffrances vécues".
"Accompagner sans juger"
"Il existe une dizaine de pair-aidants professionnels à Sainte-Anne", explique Stéphane Cognon, médiateur de santé pair au centre hospitalier depuis cinq ans. "Le but est d'accompagner les patients pour les rendre autonomes, le tout de manière horizontale et non verticale comme cela peut se faire avec certains soignants", détaille-t-il. "Etre écouté par un pair libère la parole des patients. On les accompagne sans les juger, alors qu'ils sont souvent infantilisés par l'institution psychiatrique et leurs proches, et stigmatisés par la société", ajoute Stéphane Cognon.
Un échange de vécus
Cette méthode fondée sur un échange de vécus vise au "rétablissement, à savoir la promotion par les pairs-aidants d'un 'vivre avec la maladie' de qualité et qui ait du sens", souligne Eve Gardien, maître de conférences en sociologie à l'université Rennes 2. "L'origine institutionnelle de la pair-aidance est récente mais la pratique informelle date de plusieurs siècles", rappelle-t-elle. "Des pair-aidants ont été rémunérés pour la première fois en France en 2012, avec le programme Un chez soi d'abord, destiné aux personnes sans-abri souffrant de troubles psychiques", détaille-t-elle. Cette pratique est également courante dans le champ des addictions, l'exemple le plus connu étant celui des Alcooliques Anonymes.
Trait d'union entre patients et soignants
Pour se former, il existe actuellement deux licences en France, une à Paris, l'autre à Bordeaux ainsi que plusieurs DU (diplômes universitaires). David Masson, psychiatre au centre psychothérapique de Nancy, travaille avec une pair-aidante depuis trois ans : "Elle facilite le processus de rétablissement, montre que c'est possible d'aller mieux", explique-t-il. Mais cette collaboration lui a aussi permis de "réfléchir" à sa pratique. "La pair-aidante m'a par exemple fait comprendre que, pour les patients, les entretiens avec le psychiatre n'étaient pas toujours évidents. C'est comme un trait d'union entre le patient et le professionnel", dit-il. C'est "un outil complémentaire au savoir des soignants", confirme Frank Bellivier, délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie.
À quand un statut officiel ?
S'il n'existe pas de statut officiel pour les médiateurs de santé pairs, ce dernier souhaite l'établissement d'un "cahier des charges" de la pratique. Certaines équipes soignantes sont formées à l'accueil d'un pair-aidant, comme à Sainte-Anne, mais il faudrait "généraliser la formation au sein des hôpitaux" et que le "ministère de la Santé se réapproprie ce métier", assure encore Frank Bellivier. Pour Marie-Jeanne Richard, présidente de l'Unafam (Union des familles et amis de personnes malades et/ou handicapés psychiques), "il faut qu'ils soient plus nombreux et aient un statut précis. On est encore au stade du bricolage, il n'y a pas de grille de salaire par exemple".
Psychiatrie : la pair-aidance pour aller mieux? (handicap.fr)
07 juillet 2024
[Santé mentale] : La prison, un lieu de soin ?
Pourquoi trouve- t-on une part si importante de personnes présentant des problèmes psychiatriques parmi la population incarcérée ? C’est la question que se sont posée Thomas Fovet, chercheur et psychiatre en établissement pénitentiaire à Lille, et Camille Lancelevée, sociologue et spécialiste du milieu carcéral à Strasbourg.
"Vous placez des gens fragiles dans l’environnement riche en facteurs de stress qu’est la prison : tout est réuni pour faire émerger des troubles psychiatriques".
"Vous placez des gens fragiles dans l’environnement riche en facteurs de stress qu’est la prison : tout est réuni pour faire émerger des troubles psychiatriques".
Lire le magazine : https://www.calameo.com/read/0051544503213b5a7935d
Tout le sommaire ici :
Obésité : tout savoir sur les nouveaux traitements · Inserm, le magazine n°61 · Inserm · La science pour la santé
Tout le sommaire ici :
Obésité : tout savoir sur les nouveaux traitements · Inserm, le magazine n°61 · Inserm · La science pour la santé
06 juillet 2024
[Vidéo] : Joseph à la folie
Joseph est fou. Fou d'amour pour sa famille. Mais sa famille est séparée. Fou d'admiration pour son père. Mais son père est malade. Fou d'inquiétude pour l'avenir. Que deviendra-t-il quand sa mère ne sera plus là ? Le documentaire interroge la place de la folie dans la société, et questionne, au travers du parcours singulier de Joseph, les enjeux collectifs de la marginalité, de la dépendance et de la responsabilité.
Disponible jusqu'au 02/01/2025
Réalisé par : Eden Shavit
https://www.france.tv/france-3/nouvelle-aquitaine/l-heure-d/6178220-joseph-a-la-folie.html
Disponible jusqu'au 02/01/2025
Réalisé par : Eden Shavit
https://www.france.tv/france-3/nouvelle-aquitaine/l-heure-d/6178220-joseph-a-la-folie.html
05 juillet 2024
Médicaments : six génériques immédiatement retirés du marché pour cause d'efficacité mal évaluée
Six médicaments génériques sont immédiatement retirés du marché français à compter de ce mercredi. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a indiqué suspendre leur autorisation de mise sur le marché (AMM) et demander leur rappel auprès des pharmaciens.
Deux laboratoires sont visés. Il s'agit d'Arrow avec l'olanzapine, un traitement de la schizophrénie pour lequel trois conditionnements sont concernés, et de la névirapine, utilisée en cas d'infection au VIH. Et d'Almus, pour l'antidiabétique metformine et l'antidouleur tramadol.
"Ces rappels ne devraient pas avoir d'impact sur la prise en charge des patients dans la mesure où plusieurs médicaments comparables peuvent être utilisés comme alternative et qu'ils sont disponibles en quantité suffisante pour traiter les patients", affirme l'ANSM dans un communiqué.
L'ANSM précise que le retrait de ces six médicaments peut n'être que provisoire, si les fabricants fournissent de nouvelles études satisfaisantes montrant leur efficacité.
Médicaments: six génériques immédiatement retirés du marché pour cause d'efficacité mal évaluée (latribune.fr)
Deux laboratoires sont visés. Il s'agit d'Arrow avec l'olanzapine, un traitement de la schizophrénie pour lequel trois conditionnements sont concernés, et de la névirapine, utilisée en cas d'infection au VIH. Et d'Almus, pour l'antidiabétique metformine et l'antidouleur tramadol.
"Ces rappels ne devraient pas avoir d'impact sur la prise en charge des patients dans la mesure où plusieurs médicaments comparables peuvent être utilisés comme alternative et qu'ils sont disponibles en quantité suffisante pour traiter les patients", affirme l'ANSM dans un communiqué.
L'ANSM précise que le retrait de ces six médicaments peut n'être que provisoire, si les fabricants fournissent de nouvelles études satisfaisantes montrant leur efficacité.
Médicaments: six génériques immédiatement retirés du marché pour cause d'efficacité mal évaluée (latribune.fr)
03 juillet 2024
Ancrage : des techniques pour aller mieux...
Ces techniques visent à soulager les états de détresse émotionnelle et à lutter contre la dissociation. Ces techniques doivent être répétées très régulièrement, notamment en dehors des crises, pour être efficaces.
Cliquer sur le tableau pour l'agrandir...
02 juillet 2024
Ados et cannabis : un cocktail explosif pour la santé mentale
Une étude canadienne vient d’établir un lien entre la consommation de cannabis chez les adolescents et le développement de certains troubles mentaux.
Parmi l’immense liste de substances psychoactives, le cannabis est souvent vanté pour sa neurotoxicité relativement faible et ses vertus thérapeutiques prometteuses sur certaines maladies. Un grand nombre de pays ont d’ailleurs déjà dépénalisé ou légalisé son usage. Pourtant, une recherche canadienne* menée par l’épidémiologiste André McDonald et ses collègues de l’Université McMaster (Hamilton) a été publiée le 22 mai et ses résultats sont sans appel.
Parmi l’immense liste de substances psychoactives, le cannabis est souvent vanté pour sa neurotoxicité relativement faible et ses vertus thérapeutiques prometteuses sur certaines maladies. Un grand nombre de pays ont d’ailleurs déjà dépénalisé ou légalisé son usage. Pourtant, une recherche canadienne* menée par l’épidémiologiste André McDonald et ses collègues de l’Université McMaster (Hamilton) a été publiée le 22 mai et ses résultats sont sans appel.
Il y a bien un risque accru pour la santé mentale des adolescents qui en consomment, et ceux-ci sont plus à même de développer des troubles psychotiques.
*Age-dependent association of cannabis use with risk of psychotic disorder | Psychological Medicine | Cambridge Core.
*Age-dependent association of cannabis use with risk of psychotic disorder | Psychological Medicine | Cambridge Core.
01 juillet 2024
[Témoignage] : Atteint de schizophrénie et ex-toxicomane, il obtient un doctorat honoris causa
Luc Vigneault sème l’espoir grâce à un parcours d’exception.
Il est impossible de ne pas être profondément touché par l’histoire de Luc Vigneault, atteint d’une schizophrénie qui l’a poussé dans la drogue et la misère, mais qui depuis son rétablissement accomplit de grandes réalisations, au point de recevoir un doctorat honoris causa le 19 juin 2024, à l’Université Laval.
«J’en ai ouvert, des portes, et ce n’était pas facile», lance Luc Vigneault, premier pair-aidant en santé mentale au Québec, dont il représente un leader dans la francophonie par son engagement au sein du ministère de la Santé et des Services sociaux, de la Commission des droits de la personne et de l’Organisation mondiale de la Santé.
Cette profession, portée par des gens formés qui ont eux-mêmes souffert de troubles mentaux graves, est désormais considérée comme l’une des meilleures pratiques en santé mentale. Ils accompagnent les patients, forts de leur vécu et porteurs d’espoir.
«En fait, je ne dirais pas “ouvrir”, je dirais “défoncer”», renchérit à ses côtés le Dr Marc-André Roy, pour qui la remise de ce doctorat honoris causa à M. Vigneault, par la Faculté de pharmacie de l’Université Laval, «c’est la célébration d’un parcours exceptionnel et d’une contribution sociale et scientifique remarquable».
«Pour moi, c’est surtout la célébration du rétablissement, ajoute M. Vigneault. C’est le message que ça envoie. Ça vient dire à toute personne qui a un trouble de santé mentale: ce n’est pas une fatalité, on peut avoir une vie pleinement épanouie en dépit des troubles mentaux.»...
Atteint de schizophrénie et ex-toxicomane, il obtient un doctorat honoris causa: Luc Vigneault sème l’espoir grâce à un parcours d’exception | JDM (journaldemontreal.com)
Il est impossible de ne pas être profondément touché par l’histoire de Luc Vigneault, atteint d’une schizophrénie qui l’a poussé dans la drogue et la misère, mais qui depuis son rétablissement accomplit de grandes réalisations, au point de recevoir un doctorat honoris causa le 19 juin 2024, à l’Université Laval.
«J’en ai ouvert, des portes, et ce n’était pas facile», lance Luc Vigneault, premier pair-aidant en santé mentale au Québec, dont il représente un leader dans la francophonie par son engagement au sein du ministère de la Santé et des Services sociaux, de la Commission des droits de la personne et de l’Organisation mondiale de la Santé.
Cette profession, portée par des gens formés qui ont eux-mêmes souffert de troubles mentaux graves, est désormais considérée comme l’une des meilleures pratiques en santé mentale. Ils accompagnent les patients, forts de leur vécu et porteurs d’espoir.
«En fait, je ne dirais pas “ouvrir”, je dirais “défoncer”», renchérit à ses côtés le Dr Marc-André Roy, pour qui la remise de ce doctorat honoris causa à M. Vigneault, par la Faculté de pharmacie de l’Université Laval, «c’est la célébration d’un parcours exceptionnel et d’une contribution sociale et scientifique remarquable».
«Pour moi, c’est surtout la célébration du rétablissement, ajoute M. Vigneault. C’est le message que ça envoie. Ça vient dire à toute personne qui a un trouble de santé mentale: ce n’est pas une fatalité, on peut avoir une vie pleinement épanouie en dépit des troubles mentaux.»...
Atteint de schizophrénie et ex-toxicomane, il obtient un doctorat honoris causa: Luc Vigneault sème l’espoir grâce à un parcours d’exception | JDM (journaldemontreal.com)
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