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10 novembre 2024

Psychose : une thérapie utilisant des avatars semble prometteuse pour aider les patients qui entendent des voix

Entendre des voix est un symptôme courant des troubles psychotiques, notamment de la schizophrénie. Ces voix, parfois malveillantes et autoritaires, peuvent être très angoissantes pour le patient. Les traitements existants sont peu efficaces face à ces hallucinations auditives persécutrices. Une nouvelle thérapie numérique, mise au point par des chercheurs britanniques, propose d’incarner ces voix sous forme d’avatars. Le patient peu dès lors entamer un véritable « dialogue en face à face » avec les voix qui le hantent.

Environ 60% à 70% des personnes atteintes de schizophrénie entendent des voix angoissantes. Ces hallucinations auditives sont pénibles et nuisent grandement à la qualité de vie. La thérapie cognitivo-comportementale peut être utile, mais prend du temps. En outre, les recherches montrent que ses effets sont limités. « Il était donc essentiel que nous commencions à étudier de nouvelles formes de thérapie plus efficaces et plus courtes », a déclaré le professeur Thomas Craig, de l’Institut de psychiatrie, de psychologie et de neurosciences du King's College de Londres...

Psychose : une thérapie utilisant des avatars semble prometteuse pour aider les patients qui entendent des voix - Science et vie

09 novembre 2024

Santé mentale, comment aider un jeune qui va mal ?

Depuis la crise du Covid, les alertes sur la dégradation de la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes se multiplient.

Si le recours à un spécialiste peut s’avérer nécessaire dans certains cas, les pistes qu'évoquent les psychiatres sont à la portée de tous.


Où l'on parle d'un "livre de solutions" de David Gourion, "Le Secret des ados heureux"  (Éd. Odile Jacob, 288 p., 21,90 €).

08 novembre 2024

Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH)

 du lundi 18 au dimanche 24 novembre 2024

Pour la 28ème Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH), LADAPT, l’Agefiph et le FIPHFP proposent de se réunir et de débattre dans toute la France autour d’une thématique :

"Handicap et parcours professionnel : 
comment assurer une vraie égalité des chances ?"

Le temps d’une semaine, l’objectif est de faire se rencontrer entreprises, politiques, associations, société civile et bien entendu demandeurs d’emploi en situation de handicap.

La SEEPH est l’occasion de s’interroger sur les différents dispositifs mis en place pour faciliter l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. C’est un moment d’échange et de partage où l’on peut s’informer et sensibiliser sur le travail des personnes en situation de handicap. Comme pour les éditions précédentes, LADAPT, l’Agefiph et le FIPHFP sont co-organisateurs et proposeront plusieurs rendez-vous communs autour des thématiques sociales et sociétales liées à l’emploi.

Mais la SEEPH, c’est aussi et surtout des actions concrètes pour faciliter le recrutement. Un peu partout en France seront organisés des événements pour favoriser la rencontre entre entreprises et demandeurs d’emploi : HandiMouv’Emploi, forums…

Si vous organisez une action avant, pendant ou même un peu après la SEEPH, soumettez-la ici pour que nous puissions la relayer !

Retrouvez plus d'informations sur la SEEPH.

https://www.semaine-emploi-handicap.com/

07 novembre 2024

Brochures d’information sur les troubles psychiques

Ces recueils d’informations sont le fruit d’une étroite collaboration entre le C’JAAD (Centre d’Evaluation pour Jeunes Adultes et Adolescents) du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, le Réseau Transition (Institut de Psychiatrie), et La Maison Perchée.

Voici quelques sujets traités par l’intermédiaire de ces guides :

– Mieux vivre avec un trouble borderline
– Mieux vivre avec un TDAH
– Mieux vivre avec un trouble schizo-affectif
– Mieux vivre avec la dépression
– Mieux vivre un épisode psychotique
– Mieux comprendre le sommeil à l’adolescence et chez le jeune adulte
– Mieux comprendre la sexualité à l’adolescence et chez le jeune adulte
– Comprendre et lutter contre la stigmatisation des troubles psychiques
– Mieux comprendre l’annonce diagnostique.

Brochures en libre téléchargement sur ce lien.

La Maison Perchée propose de nouvelles brochures d'information - Santé Mentale

06 novembre 2024

[18 novembre] De l’inclusion sociale à l’inclusion professionnelle : Etat des recherches sur le handicap

Journée d'étude à l'UNISTRA

Lundi 18 novembre 2024

Faculté de psychologie - Amphi Viaud
12 rue Goethe
67000 STRASBOURG

Michel Deneken, président de l’Université de Strasbourg

Elisabeth Demont, vice-présidente Ressources humaines et dialogue social

ont le plaisir de vous inviter à une journée d'étude dans le cadre de la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées (Seeph)

8h30–9h Accueil

9h–9h30 Introduction, Elisabeth Demont et Laetitia Felder

9h30–11h - Session 1 : Inclusion

« L’ESAT de demain », Sophie Bollinger - Bureau d’économie théorique et appliquée (Beta)

« Accessibilité des environnements urbains et des transports en commun pour améliorer l’inclusivité dans les villes : le projet JUSTICE », Alexis Conesa et Olivier Finance - Laboratoire Image, ville, environnement (Live) et Michel Koebel - Laboratoire sport et sciences sociales (E3S)

« Les technologies d’assistance au handicap », Valentine Gourinat - Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (LinCS)

11h–11h30 - Pause

11h30–12h30 - Session 2 : Parcours professionnel

« Accompagnement du retour à l’emploi après cancer », Julie Daul - Laboratoire de psychologie des cognitions (LPC)

« Emploi protégé : solution alternative ou ségrégative ? », Sarah Richard - Audencia Business School - ex membre Humanis

12h30-14h - Déjeuner offert (sur inscription en bas de page)

14h–15h - Session 3 : Dévoilement

« Voilement et dévoilement de la maladie : faire face au cancer », Anaïk Pian - Lincs

« Dévoilement du handicap chez les étudiant.e.s en situation de handicap invisible », Clémence Bonafé - Laboratoire interuniversitaire des sciences de l’éducation et de la communication (Lisec)

15h-15h30 - Pause

15h30–16h30 - Session 4 : L'identité de personne handicapée

« Les effets du maintien dans le travail sur les remaniements de l'identité dans les maladies neuromusculaires rares », Mélanie Jacquot - Unité de recherche Subjectivité, lien social et modernité (SuLiSoM)

« Les déterminants de l'intention d'effectuer les démarches administrative à la RQTH chez les agents Unistra », Camille Sanrey - LPC

18h–20h - Conférence grand public

« Minorités et majorités au travail : qui bénéficie réellement des politiques de diversité ? », Julia Oberlin - Université Libre de Bruxelles

Consultez le programme complet de la Seeph à l'Université de Strasbourg.

Afin de nous permettre de mieux vous accueillir, merci de vous inscrire avant le 9 novembre 2024 en cliquant ici : je m'inscris

05 novembre 2024

[Congrès] : Nouvelles données en neuropsychiatrie

Johnson & Johnson a annoncé que 23 résumés, présentant des données cliniques et en conditions réelles de son portefeuille en neuropsychiatrie, seront présentés lors du Congrès annuel américain de la psychiatrie et de la santé mentale (Psych Congress) du 29 octobre au 2 novembre à Boston.

Seront notamment présentées de nouvelles données sur la sécurité et l'efficacité du Spravato (esketamine) pour la schizophrénie.

Les présentations incluront aussi des données de sécurité sur cinq ans concernant Spravato sur 35 000 adultes, confirmant son profil de sécurité bien établi ; des insights sur le fardeau de l'anhédonie chez les adultes souffrant de dépression majeure ; ou encore une analyse de 30 000 adultes atteints de schizophrénie, montrant le lien entre rechute des symptômes et risque de décès prématuré.
Johnson & Johnson réaffirme son engagement envers la recherche en santé mentale pour mieux comprendre et traiter des troubles complexes comme la dépression majeure et la schizophrénie', indique le laboratoire.

J&J: va présenter de nouvelles données en neuropsychiatrie - 25/10/2024 à 12:57 - Boursorama

04 novembre 2024

Psychiatrie nutritionnelle : préserver sa santé mentale par l’alimentation

Un régime alimentaire de type méditerranéen, riche en fruits et légumes, réduit de manière significative le risque de dépression. Pour autant, la préservation de la santé mentale doit aussi passer par une supplémentation en vitamine D et en oméga-3, estime le Dr Guillaume Fond (AP-HM, Marseille), qui est intervenu lors des Journées nationales de médecine générale (JNMG 2024), au cours d’une présentation consacrée à la psychiatrie nutritionnelle [1].

Dans la prise en charge de la dépression, « cette supplémentation est également à proposer avant de prescrire des antidépresseurs », au même titre que les changements de mode de vie visant à encourager l’activité physique et une alimentation riche en fruits et légumes, a commenté le psychiatre auprès de Medscape édition française.

« Selon les études, il faut entre quatre et huit semaines avant d’avoir un effet bénéfique sur les symptômes dépressifs », précise le psychiatre, qui recommande d’administrer 15 µg/jour de vitamine D et au maximum 2 g/ jour d’omega-3, idéalement à partir d’extraits de microalgue, une alternative à l’huile de poisson. La supplémentation en zinc, plus habituelle, est également recommandée.

"Il vaut mieux apporter tous les jours les nutriments dont le cerveau à besoin, plutôt que d’attendre d’avoir des symptômes cliniques" (Dr Guillaume Fond)

Une discipline encore peu reconnue

Selon lui, cette supplémentation est aussi à envisager, en plus d’une alimentation saine et de l’activité physique, en prévention des symptômes dépressifs. « Il vaut mieux apporter tous les jours les nutriments dont le cerveau à besoin, plutôt que d’attendre d’avoir des symptômes cliniques et opter pour des cures à des doses élevées ».

Si la psychiatrie nutritionnelle est encore peu reconnue dans le milieu médical, cette discipline, très active en recherche clinique, accumule les preuves de l’impact de l’alimentation sur la santé mentale. Cette approche s’appuie sur les découvertes concernant les interactions entre le cerveau et l’intestin, chacun exerçant une influence mutuelle, notamment via le microbiote intestinal.

Des études ont ainsi pu faire le lien entre la perte de biodiversité bactérienne au sein du microbiote et la hausse du risque d’anxiété et de dépression. L’alimentation moderne « ultra-transformée, riche en sucre et en graisses saturées » fait partie des facteurs d’appauvrissement du microbiote, rappelle le Dr Fond.

« Notre mode de vie moderne nous a déconnecté de notre environnement, ce qui se traduit par un effondrement de la biodiversité chez les bactéries de notre intestin. » Aujourd’hui, en occident, « une personne en bonne santé sur quatre a un microbiote intestinal altéré ».

La meilleure alimentation pour la protection de la santé mentale est celle de type méditerranéenne.

Ce constat a amené les chercheurs à s’intéresser à l’effet potentiel des probiotiques sur la santé mentale. Des études ont montré que certaines souches bactériennes probiotiques, dites psychobiotiques, peuvent avoir un impact sur le stress, l’anxiété et la dépression. L’efficacité des probiotiques dans la dépression a aussi été démontré dans plusieurs méta-analyses.

1.Fond G, Psychiatrie: Hygiénodiététique et psychiatrie, JNMG 2024, présentation du 10 octobre 2024, Paris, France

Psychiatrie nutritionnelle: préserver sa santé mentale par l’alimentation

03 novembre 2024

Dépression : des impulsions magnétiques ciblées sur deux régions du cerveau réduisent les symptômes en 5 jours

Une nouvelle thérapie basée sur la stimulation magnétique a atténué les symptômes chez des patients souffrant de dépression résistante aux traitements standards, en seulement 5 jours. Il s’agit d’une thérapie accélérée visant à diffuser des champs magnétiques simultanément au niveau de deux régions cérébrales. L’approche pourrait potentiellement étendre la gamme d’alternatives thérapeutiques pour les cas de dépression sévère, surtout ceux à tendance suicidaire.

Affectant environ un adulte sur vingt, la dépression constitue l’une des principales causes d’invalidité dans le monde. Bien qu’il existe des traitements, notamment les antidépresseurs et la psychothérapie, ils ne sont efficaces que pour moins d’un patient sur trois. Étant donné que la maladie est caractérisée par la sous- ou suractivité de certaines régions cérébrales, il a été suggéré que les patients résistants aux traitements standards pourraient être pris en charge par le biais de techniques alternatives, dont la neuromodulation.

.../...


02 novembre 2024

[Santé mentale] : "J'ai fait le test, c'est trop bien"... Prendre ChatGPT comme psy, est-ce une si bonne idée ?

Sur Instagram et TikTok, plusieurs influenceuses racontent utiliser ChatGPT en guise de psychologue. L’idée est-elle intéressante ou complètement conne ? Enquête de 20minutes.

Résumé :
Alors que la santé mentale des Français est au plus bas, certains décident de se tourner vers l’intelligence artificielle (notamment ChatGPT) pour trouver du soutien psychologique.
Si le chatbot a de nombreux atouts (gratuité, disponibilité, rapidité), le prendre pour son psy présente aussi des risques non négligeables.
"Chez un utilisateur qui est en souffrance psychologique et qui n’a pas de proche à qui se confier, cette pratique risque de l’isoler davantage. Et on sait que l’isolement est un facteur très aggravant pour la santé mentale", prévient Joséphine Arrighi de Casanova, vice-présidente du collectif MentalTech et responsable santé mentale chez Qare.

Lire l'enquête :

01 novembre 2024

Santé mentale N°291 – Dossier : Déprescrire ?

« Tout prescripteur doit être un déprescripteur potentiel » (Queneau). 

En psychiatrie, la déprescription est une stratégie dont la pertinence est insuffisamment considérée. Cette approche concerne à la fois les doses de psychotropes, leur durée d’utilisation, les sevrages induits par les décroissances ou arrêts inadéquats et la iatrogénie.
Comment accompagner les patients qui le souhaitent vers une décroissance médicamenteuse ? Différentes pratiques, dont la pharmacie clinique, ouvrent de nouvelles perspectives de prescriptions davantage partagées au sein des équipes de soin, qui redonnent du pouvoir d’agir à l’usager.

SOMMAIRE

Articles payants

La déprescription des psychotropes, un vrai sujet !

Auteur(s) : Fabrice Berna, professeur de psychiatrie, Patrice Queneau, professeur émérite de thérapeutique

En instaurant un traitement, tout prescripteur doit d’emblée se poser la question de sa réduction ou de son arrêt. En France, le sujet de la déprescription suscite un intérêt néanmoins bien tardif. Enjeux et pistes pour se mettre en mouvement…

Pratiques inspirantes pour la déprescription

Auteur(s) : Maeva Musso, psychiatre et pédopsychiatre

Pourquoi les difficultés majeures liées au sevrage des psychotropes n’ont-elles pas suscité plus tôt un intérêt pour la déprescription ? Exemples européens et repères pour changer de regard en psychiatrie…

Promouvoir la décision médicale partagée

Auteur(s) : Bernard Pachoud, psychiatre et professeur de psychopathologie

Le modèle de la décision médicale partagée (DMP) reste encore méconnu et peu mis en œuvre en psychiatrie. Ce processus modifie le mode de choix et d’ajustement du traitement médicamenteux et, plus largement, les objectifs de la consultation et la fonction médicale, appelée à soutenir la quête de chaque patient sur la façon de vivre avec une maladie chronique.

Déprescription en CMP…

Auteur(s) : Geneviève Hénault, psychiatre

La question de la déprescription se situe au carrefour de multiples contraintes. Dans le contexte actuel de la psychiatrie publique, comment accompagner des patients vers la décroissance médicamenteuse, alors que cette démarche nécessite un cadre solide et sécurisant ?
Le collectif soignant et le médicament

Auteur(s) : Sébastien Hardy, pharmacien, Didier Penverne, psychiatre

Une unité hospitalière a mis en place une démarche collective pour aller vers une prescription la plus adaptée au contexte et au projet de vie et de soin du patient. Le pharmacien reste un acteur clé de cette stratégie qui vise un usage plus mesuré et plus sobre du médicament.
Déployer la pharmacie clinique en psychiatrie

Auteur(s) : Tonya Tartour, Delphine Moreau, Étienne Nouguez et Camille Lancelevée, sociologues

La pharmacie clinique se traduit par la mise en place d’un « panier d’activités » qui varie selon les établissements : conciliation médicamenteuse, analyse avancée d’ordonnances, historiques médicamenteux ou encore éducation thérapeutique du patient (ETP). Focus sur les enjeux en psychiatrie.
« Pas de renouvellement sans consultation ! »

Auteur(s) : Benjamin Dujardin, IPA

À l’EPSM Lille métropole, une nouvelle organisation autour de la prescription de clozapine a été mise en place, coordonnée par un infirmier en pratique avancée (IPA). Ce professionnel rencontre des patients qui n’ont pas eu contact direct avec les soins depuis des mois voire des années…

Numéro 291 – Octobre 2024 - Santé Mentale